posté le 20/03/11

Salon du Livre 2011

C'est sur mon nouveau blog

(pas ici... comment, vous n'avez pas mis

votre Google Reader ou votre Netvibes à jour ?)

que je vous raconte mon petit tour au Salon du Livre !

 


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posté le 13/03/11

Migration !

 "Sur mes brizées" déménage !

Désormais, ça se passe ici .

A très bientôt  !

 


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posté le 10/03/11

"La vie très privée de Mr Sim", Jonathan COE

    Rien ne va plus pour Maxwell Sim. A quarante-huit ans, il émerge difficilement de la dépression où l’a plongé six mois plus tôt le départ de sa femme, Caroline, accompagnée de leur fille. En congé maladie, il a provisoirement quitté son emploi de chef du service après-vente d’un grand magasin. Et là, il est en Australie, effectuant un voyage prévu de longue date et offert par Caroline, afin qu’il se rapproche enfin de son père, toujours distant avant même qu’il s’exile au loin.

   Mais le rapprochement n’est pas manifeste. Rien à voir avec cette scène observée par Max dans un restaurant : une jeune femme chinoise et sa fille jouant aux cartes en partageant une intimité et un bonheur qui l’impressionnent.

   Dès lors, c’est cette image qu’il a en tête et c’est à son aune qu’il mesure la qualité de ses relations avec autrui.

   Dans l’aéroport, alors qu’il s’apprête à prendre l’avion pour rentrer en Angleterre, il fait la connaissance de Poppy, qui exerce un métier pour le moins étonnant. C’est la première d’une série de rencontres (de gens nouveaux et d’anciennes connaissances perdues ou non de vue) qui vont, de fil en aiguille, l’amener à entamer un voyage original, en même temps qu’il poursuit un parcours plus personnel, cherchant à se (re)trouver lui-même…


   Si Mr Sim est déprimé, je peux vous assurer qu’il n’est pas déprimant ! L’auteur a pris le parti de lui laisser la parole et Max s’adresse donc directement au lecteur auquel il conte son histoire dans son style à lui (enfin, il vous dirait son absence de style), spontané, primesautier, ce qui donne énormément de tonus au récit.

   Les rencontres se succèdent (mention particulière pour la dernière, surprenante et réjouissante !), jalonnant le récit comme ces quelques textes extérieurs qui viennent s’y insérer (une lettre, une nouvelle et deux récits-confessions) et tissent avec le destin du narrateur des liens intimes en jetant des ponts vers les chemins de révélations à venir. On ne s’ennuie pas une seconde à suivre les déambulations d’un Mr Sim empêtré dans une solitude dont il a terriblement conscience, qui fait écho à celle de son père et le renvoie en permanence à cet environnement du XXIème siècle où les échanges, tant commerciaux qu’entre les personnes, semblent pourtant le maître mot.

   Par le biais d’un roman vif, où l’humour et la volonté d’avancer déjouent les pièges de l’amertume, Jonathan Coe se livre à une réflexion frontale sur nos modes de communication en particulier et notre modernité en général, sans oublier de s’intéresser à celui qui est au cœur de ses préoccupations, l’humain.

 

  Distrayant et plein de sens, parfaitement (et habilement) construit : une réussite !


« La vie très privée de Mr Sim », Jonathan COE

Editions Gallimard (449 p)

Paru en janvier 2011

 


Commentaires

 

1. Allie  le 10-03-2011 à 13:31:54  (site)

Je l'avais noté lorsque sa sortie en français a été annoncée. Ça m'a l'air très divertissant et j'ai bien aimé ce que j'ai lu de Jonathan Coe.

2. George  le 10-03-2011 à 14:41:59  (site)

il me tente beaucoup mais je vais attendre sa sortie en poche, sauf si je me risque en bibliothèque et que je tombe dessus de façon inopinée !!

3. Cynthiaaa  le 10-03-2011 à 14:47:14  (site)

Comme George je vais tenter de me montrer raisonnable en attendant sa sortie poche. Ce sera dur !

4. Kathel  le 10-03-2011 à 16:35:36  (site)

Je suis ravie qu'il est t'ai plu, j'espère le trouver à la bibli... ce doit être le genre de lecture qui fait du bien.

5. Ys  le 10-03-2011 à 19:56:39  (site)

Je suis preneuse ! Même si je m'étais promis de lire "La pluie avant qu'elle tombe" avant son tout dernier... mais les billets tentateurs ont souvent raison de mes bonnes décisions ;-)

6. brize  le 10-03-2011 à 20:33:39  (site)

@ Allie, George, Cynthia, Kathel et Ys : Si vous le souhaitez, je peux en faire un livre voyageur, n’hésitez pas à me le demander (et dans ce cas il partirait en premier chez toi, Cynthia, il sera tout content de faire un petit tour en Belgique !).
@ Kathel : Je l’ai acheté car il y avait trop de monde devant moi sur la liste d’attente à la bibliothèque et il y a si peu de livres qui m’attirent en ce moment (…) que celui-ci, je voulais pouvoir le lire maintenant, je sentais qu’il me plairait (c’est le billet de Fashion qui me l’avait donné à penser).

7. manu--  le 10-03-2011 à 20:56:21  (site)

Pareil, je vais être raisonnable et attendre la sortie en poche, vu que j'avais acheté le précédent en grand format et je l'ai lu alors qu'il était déjà en poche :-/

8. Aifelle  le 11-03-2011 à 07:21:14  (site)

Un auteur que je n'ai pas encore lu. Contrairement à toi, je suis tentée par beaucoup de romans en ce moment et je n'arrive pas à tous les caser.

9. Béné  le 11-03-2011 à 07:59:06  (site)

Je le lirais sûrement !

10. Sassenach  le 11-03-2011 à 08:59:16  (site)

Déjà noté ... et vu à la biblio mais bien sûr je ne pouvais pas l'emprunter à ce moment-là (je venais chercher une réservation !)

11. dasola  le 11-03-2011 à 09:56:01  (site)

Bonjour Brize, dès que j'ai vu que ce roman était paru, je me suis précipitée pour l'acheter et j'ai en effet passé un excellent moment en compagnie de Maxwell Sim. Le roman fait 450 pages, il aurait pu en faire le double, c'était bien parti. Bonne journée.

12. clara brest  le 11-03-2011 à 12:36:58  (site)

J'ai toujours très envie de le lire !!!

13. keisha  le 11-03-2011 à 17:45:08  (site)

Message aux bibliothécaires qui ont mis la main dessus : "je l'attends!"... ^_^

14. sybilline  le 11-03-2011 à 23:58:45  (site)

Comme j'ai adoré le dernier Coe - et le seul que j'aie lu - j'ai bien envie de lire celui-ci !

15. leiloona  le 13-03-2011 à 08:31:27  (site)

Il y a des auteurs que la majorité des gens aime ... et qu'on ne prend pas le temps de découvrir : c'est le cas pour Coe. Il faut que je m'y mette, surtout que j'ai son poche "La maison du sommeil" dans ma pal ...

16. wonderful  le 13-03-2011 à 11:56:31  (site)

J'ai hâte!

17. Morgouille  le 20-03-2011 à 20:33:49  (site)

Je viens de découvrir Coe avec son premier roman "La femme de hasard" et il m'a beaucoup plu. Je dois dire que tous les avis positifs sur ce titre-ci me donne bien envie de continuer ma découverte ! Sourire

18. *Valérie*  le 08-04-2011 à 12:47:25  (site)

Je pense découvrir (enfin) cet auteur cette année.

19. Natttyyy  le 19-05-2011 à 02:57:02  (site)

J'hésitais à l'acheter mais là tu me convins Sourire
Belle critique!

 
 
 
posté le 05/03/11

Le Livre de poche fait fort...

... en publiant trois romans que j'avais beaucoup aimés

et auxquels j'espère bien que vous ne résisterez plus

(cliquez sur les couvertures pour accéder à mes avis, très élogieux, évidemment !).

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. emmyne  le 05-03-2011 à 21:36:55  (site)

Jamais lu Pierre Lemaitre, mais les deux autres romans, bien d'accord, interdit d'y résister !

2. Sandrine(SD49)  le 05-03-2011 à 22:21:58  (site)

bien m'dame à vos ordres : Les lieux sombres est dans ma PAL depuis jeudi ;-)

3. Aifelle  le 06-03-2011 à 06:48:26  (site)

Il n'y a que le Pierre Lemaitre que je n'ai pas encore lu. Je suis plongée dans le dernier Ron Rash "Séréna" il est costaud aussi.

4. keisha  le 06-03-2011 à 08:23:24  (site)

Je confirme que Un pied au paradis est très très bien!!!

5. clara brest  le 06-03-2011 à 11:27:59  (site)

Eh bien, ça va être dur de résister !

6. Restling  le 06-03-2011 à 13:04:42  (site)

Je viens de lire Les lieux sombres que j'avais offert à mon père en grand format (cadeau intéressé ^^) et j'ai adoré !

7. gerry  le 06-03-2011 à 20:24:10  (site)

merci pour l'info, les lieux sombres me tente beaucoup

8. Ys  le 06-03-2011 à 21:29:56  (site)

déjà en poche le Ron Rash : misère, ça doit donc faire un an qu'il est sur ma LAL !

9. Cynthiaaa  le 06-03-2011 à 21:43:39

Effectivement, je crois que deux de ces titres s'ajouteront très bientôt à ma PAL ^^

10. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 06-03-2011 à 22:04:05  (site)

merci pour l'info!!
"Les lieux sombres" me tente bien! Sourire

11. Sassenach  le 07-03-2011 à 09:08:07  (site)

Et c'est 3 titres que j'ai déjà notés Sourire Chouette !

12. Pincureuil  le 07-03-2011 à 09:17:27  (site)

Je préfère la couverture de l'édition "normale" d'Un pied au paradis...et je n'ai toujours pas lu les deux autres, pourtant ce n'est pas faute d'avoir vu des billets enthousiastes!

13. manu--  le 09-03-2011 à 10:11:03  (site)

Le Ron Rash est déjà dans ma PAL. Et Les lieux sombres devraient suivre.
Par contre, Cadre noir sûrement pas !

14. *Valérie*  le 09-03-2011 à 17:46:29  (site)

Je note le Ron Rash. Pour Lemaitre, il faut déjà que je lise Robe de marié. Quant aux Lieux Sombres, j'ai raté mon rendez-vous avec cette histoire, peut-être parce que le format audio ne convenait pas.

15. brize  le 10-03-2011 à 09:22:53  (site)

@ Emmyne : Oui, „interdit“, soyons fermes !

@ SD49 : Il te plaira, j’en suis certaine !

@ Aifelle : Je n’ai malheureusement pas accroché à „Serena“…

@ Keisha : Tu as raison, il faut enfoncer le clou !

@ Clara Brest : Voire même… impossible !

@ Restling : Ah, le coup du cadeau intéressé, je connais aussi (en même temps, ça veut dire qu’on a sélectionné !) !

@ Jerry : Laisse-toi tenter !

@ Ys : C’est pô bien, ça (mais ça ne m’étonne pas, tu es trop sollicitée) !

@ Cynthia : Ben oui, c’est en poche, faut pas hésiter (dit la vile tentatrice) !

@ La Sardine : Des trois, c’est mon préféré.

@ Sassenach : Et tu avais bien fait !

@ Pincureuil : Ah oui, la couverture initiale était superbe ! Celle-ci, bof…

@ Manu : Pourtant, ce roman-ci est très différent de „Robe de marié“, plus fouillé psychologiquement, plus vraisemblable et intéressant, je trouve.

@ Valérie : Je crois que je n’aurais pas non plus accroché en livre audio.

16. Cynthiaaa  le 10-03-2011 à 14:44:59  (site)

Et bien voilà, "Les lieux sombres" est dans ma PAL et j'ai réussi à convaincre ma maman d'acheter "Cadres noirs" pour pouvoir lui emprunter ^^

17. wonderful  le 13-03-2011 à 11:58:10  (site)

Ouaip! j'ai les lieux sombres... ll a été livré avec un coupe file et grille toute ma pal! je le commence ce matin (ce midi!)

 
 
 
posté le 27/02/11

"Jeunes femmes en uniforme", Tereska TORRES

Présentation de l’éditeur :

   Caron, Nellie, Muriel et les autres font partie de ces femmes qui ont tout quitté pour rejoindre le général de Gaulle à Londres. Elles ont vingt ans, parfois moins, sont bretonnes, parisiennes, paysannes, journalistes et sont les premières engagées des Forces françaises libres. Conscientes que la mort peut les faucher à chaque instant, fières de contribuer à l’effort commun, la guerre, l’urgence et les rencontres nées de l’exil vont leur faire découvrir une nouvelle vie…

   Ce roman, publié aux Etats-Unis en 1951, provoqua un scandale lors de sa publication, parce qu’il décrit la vie de plusieurs jeunes femmes soldats et ne les représente pas en images d’Epinal. L’auteur, à l’époque, par crainte de choquer également, ses compatriotes, s’était opposée à une parution en France. Elle le fait aujourd’hui dans une version française originale et inédite. Elle y dresse le portrait nuancé de quelques jeunes filles qui firent preuve d’un courage quotidien remarquable pendant le Blitz en 1940 et 1941.


   A dix-neuf ans, Tereska Torrès est l’une des premières à s’engager à Londres dans les Forces françaises libres. Elle y rencontre Georges Torrès qu’elle épouse le 24 mai 1944. Engagé dans la division Leclerc, il est tué sur le front des Vosges. En 1948, elle se marie avec l’auteur américain Meyer Levin. Tereska Torrès a raconté ses années de guerre dans son journal Une Française libre. On lui doit également de nombreux romans.

 

   J’étais curieuse de découvrir cette facette de la seconde guerre mondiale, la vie des volontaires françaises en Angleterre alors que la France est sous l’Occupation. Malheureusement, l’intérêt et la richesse du matériau ne suffisent pas à faire un bon roman. « Jeunes Femmes en uniforme » m’a déçue par la pauvreté de son style et, plus généralement, le manque d’envergure de la narration

   Certes, tout est évoqué, mais j’attendais des descriptions fortes, aussi bien de l’environnement matériel (les ravages du Blitz dans Londres) que de l’état d’esprit des personnages (les émotions habitant ces jeunes filles exilées en Angleterre pour servir leur pays) et j’ai trouvé que l’auteur peinait à restituer tout cela. Je n’ai perçu que des images et des sentiments en pointillés.

   L’auteur s’attarde sur les troubles adolescents d’Ursula (seize, ans, elle a menti sur son âge en s'engageant) qui s’éveille à l’amour auprès d’une femme plus âgée, mais de ces émois je n’avais cure. Les autres protagonistes ne sont qu’esquissées, leur vie au quotidien et leurs amours aussi, alors que toutes ces femmes me paraissaient détenir un inépuisable potentiel romanesque : elles sont confrontées à l’exécution routinière de leurs tâches dans une situation extraordinaire dont elles s’imaginent au début qu’elle sera de courte durée, avec cet espoir persistant de la création d’une deuxième ligne de front, qui tardera tant à venir.

   Au lecteur de suppléer à ces carences en faisant travailler son imagination à partir des éléments qui lui sont fournis. Parfois, cependant, affleure dans le roman ce qu’on aurait aimé y trouver plus souvent, davantage de profondeur dans le propos, l’évocation de ces mouvements du cœur qui rythmaient la vie de chacune de ces femmes au parcours d’exception, comme dans ce passage :

   « Les aventures amoureuses de ses amies prenaient tant d’importance parce qu’elles étaient coupées de leur passé.

   Ce passé de jeune fille, autrefois dans une autre vie, semblait avoir été un rêve. Une existence sans guerre, sans rationnement i bombardements, ni black-out. Elles parlaient parfois entre elles dans les chambrées, se souvenant de ce temps où l’on pouvait ouvrir les fenêtres lorsque la lumière était allumée, où l’on mangeait des œufs frais, des oranges. Elles en parlaient comme des naufragées attendant l’arrivée, au large, d’un navire »

Ou bien dans celui-ci,

   « Avec les deux filles de garde sur le toit, elles contemplent un brasier monstrueux qui s’élance vers le ciel, du côté des docks une épaisse fumée noire : la rue des journaux brûle.

   Elles regardent ce Londres héroïque qui résiste à Hitler.

   En bas, près de la cuisine, d’autres femmes attendent en silence la fin du bombardement.

   Un sentiment de fierté immense déborde de toutes les femmes.

   C’est pour cela que je me suis engagée. »

 

   Ce roman n’a donc pas répondu à mes attentes mais je n’en ai pas pour autant terminé avec Tereska Torrès. Je compte en effet m’intéresser (et ce d’autant plus facilement qu’il figure au catalogue de ma bibliothèque) au journal qu’elle avait tenu de 1939 à 1945, « Une Française libre » (paru aux éditions Phébus), en espérant qu’il me conviendra mieux.

 

« Jeunes Femmes en uniforme », Tereska Torrès

éditions Phébus, domaine français (187 p)

Paru en février 2011

 


Commentaires

 

1. Sassenach  le 27-02-2011 à 14:05:22  (site)

Flûte, l'idée de départ me tentait bien mais vu ce que tu en dis, je suis déjà nettement moins enthousiaste !!! A voir s'il est à la biblio quand même !

2. Aifelle  le 28-02-2011 à 06:58:43  (site)

Quel dommage ! le sujet était pourtant riche de promesses.

3. brize  le 05-03-2011 à 20:41:31  (site)

@ Sassenach et Aifelle : peut-être seriez-vous moins sévères que moi, à voir...

4. Béné  le 11-03-2011 à 08:00:41  (site)

Je m'étais dis que je le lirais mais là tu me refroidis un peu !

5. Nanne  le 12-03-2011 à 19:43:05  (site)

Je me doutais un peu de la banalité contenue dans cet ouvrage, alors que le thème était porteur. J'en ai lu quelques passages à la librairie et cela ne m'avait pas convaincue ... Pour une fois, j'ai eu de la chance ! Je pense que son journal est beaucoup plus intéressant.

 
 
 
posté le 17/02/11

Exposition William Vance à Versailles (jusqu'au 23 février)

    J’ai eu la chance d’assister samedi 5 février à une interview de William Vance, le dessinateur de bande dessinée autour duquel une exposition est organisée actuellement à Versailles (après celles sur Pellerin puis Juillard).

   L’interviewer était Guillaume Pahlawan, commissaire de l’exposition et il a mis à profit ces 45 mn d’entretien pour retracer la carrière de ce grand artiste de la BD, qui a eu la gentillesse de venir spécialement d’Espagne, où il vit, pour cette rencontre.

 

   Né en Belgique en 1935, William s’appelait alors (bon, vous me direz que ça n’a pas changé, c’est toujours son vrai nom) van Custen , nom qui se prêta plus tard à la transformation en pseudo Vance (à partir de van C, pas très heureux à l’oreille et parce que la mode était aux pseudos basés sur les initiales des auteurs). Tout petit déjà (et parce qu’il était belge et baignait donc dans la culture BD), il avait décidé de devenir dessinateur de BD, plus précisément c’est à 10 ans et en regardant, chez ses grands-parents, l’album « Tintin au Congo » qu’il affirma son ambition.

   A 15 ans, William entre aux Beaux-Arts à Bruxelles, pour en sortir à 17 ans seulement. Il reconnaît que ses facilités en matière de dessin ne l’ont pas poussé à étudier longtemps, alors que cela lui aurait été utile. Mais comme il était un excellent imitateur, il n’a eu de cesse de combler ses lacunes éventuelles en allant regarder chez les autres comment pouvait être exécuté tel ou tel élément.

   Il fait ses premières armes dans la publicité, en illustrant des pubs de frigos, de voitures etc. et apprécie de pouvoir s’entraîner de cette manière. Il gardera pendant un temps un pied dans la publicité, alors même que son activité aura sérieusement démarré dans la BD, préférant avoir deux fers au feu, principe de précaution qui sera le sien pendant le reste de sa carrière.

   En 1962, il se marie avec Petra, qui deviendra la coloriste attitrée de tous ses albums (il a plusieurs fois, au cours de l’interview, salué la qualité de son travail et l’attachement existant au sein de ce couple soudé par le cœur et une passion commune était perceptible).

 

   Entre 1962 et 1964, il compose ses premiers récits de bande dessinée, 4 pages au sujet d’un personnage plus ou moins célèbre, qui paraissent dans le magazine Tintin. Il y en aura environ 60 au total et à la même époque il dessine aussi des illustrations pour des contes.

   Sa première série, sur un scénario de Duval, est consacrée à un corsaire, « Howard Flynn ». Il se lance seul dans la deuxième, « Ringo », un cow-boy cette fois-ci.

   En 1936, il est abordé par Greg (connu en France essentiellement comme le père d’Achille Talon) pour dessiner la série « Bruno Brazil », l’histoire d’un agent secret, plus complexe qu’on ne le croit. Au bout d’un moment, Vance trouve qu’il y a un peu trop de personnages (les membres du commando entourant Bruno Brazil, si j’ai bien compris), du coup il suggère à Greg d’un liquider quelques uns. Greg le prend au mot mais après, ajoute Vance en se marrant (et la salle avec lui), « il a mis la gomme ! » et les blessés et les morts ont commencé à s’accumuler autour du héros.

   Vance souligne l’importance qu’a revêtue pour lui la prépublication de toutes ses séries (18 albums au total) dans le magazine « Femmes d’aujourd’hui », « Bob Morane » en particulier, une série qu’il a reprise, au rythme soutenu d’une planche par semaine.

   Il quitte la Belgique pour l’Espagne, dont il tombe amoureux, raison pour laquelle il crée la série historique « Ramiro », une histoire médiévale espagnole très bien documentée.

 

   Plus tard, et alors que Greg, parti pour les USA, avait arrêté « Bruno Brazil » et que Vance avait achevé « Bob Morane », il est mis en contact avec Van Hamme (scénariste de la série « Thorgal », déjà lancée). C’est ainsi que démarre « XIII », en prépublication dans Spirou puis chez Dupuis, avec un tirage de 12000 exemplaires pour le premier volume, en 1984 (époque à laquelle j’ai découvert la série). La suite, on la connaît : à partir du tome 4, les tirages sont en augmentation exponentielle, au point d’atteindre, pour les derniers, les chiffres records de 450 000 (entre temps, je m’étais un peu lassée, trouvant que l’auteur tirait trop sur la corde et faisait à tort traîner son récit en longueur : même lui le reconnaît, qu’il n’a pas toujours été au top, si j’en crois ce qu’il dit dans le documentaire sur la série vu ultérieurement).

   A noter que, dans le tome 1, le pays où se déroulait l’action n’était pas précisément situé. C’est Vance qui a insisté pour que la BD soit réaliste et se passe aux USA, sinon, selon lui, ça ne fonctionnerait pas. A l’époque, les documents dont il avait besoin pour que ses dessins collent le plus avec la réalité n’étaient cependant pas aussi faciles à se procurer, a-t-il souligné, que maintenant avec internet.

   Sa collaboration avec le scénariste Van Hamme n’a jamais présenté de difficulté, chacun respectant le travail de l’autre et lui faisant entièrement confiance. En gros, deux appels téléphoniques par album suffisaient.

   Avec « XIII », donc, le succès arrive (14 millions d’albums vendus). Mais Vance vit en Espagne, déjà isolé. « Je me tiens peinard », précise-t-il avec bonhomie. Il reconnaît pourtant que, à une période, il frôle la dépression, traînant devant des pages à dessiner alors que les éditeurs sont pressés de faire sortir des albums.

 

   Mais le dessinateur visiblement heureux d'être présent parmi nous n'avait rien de triste. Souriant, il affichait, malgré la fatigue due à des ennuis de santé auxquels il a seulement été fait allusion, un sens de l'humour manifeste, ponctuant de petites remarques malicieuses l'évocation de son parcours. Ainsi lorsqu'il a tenu à remercier les collectionneurs présents dans l'assemblée, qui avaient prêté les  planches présentées dans l'exposition (Vance en a réalisé 4000  au total ), car, a-t-il affirmé, « ils les traitent mieux que moi ! ».

 

   J’ai complété cette belle interview en allant voir l'exposition. Passage rapide compte tenu de l'affluence, complété par une visite tranquille quelques jours plus tard. Consacrée pour moitié à XIII, elle regorge de planches originales à l’encre de chine. Dans une salle annexe, j’ai pris le temps (52 mn très précisément) de regarder l’intéressant documentaire consacré à la série XIII.

 

   Une expo qui mérite un détour de la part des amateurs, à voir jusqu’au 23 février (tous les détails pratiques ici).

 


Commentaires

 

1. choco (et son grenier)  le 20-02-2011 à 13:51:12  (site)

Bel historique du dessinateur !

 
 
 
posté le 12/02/11

"Terrienne", de Jean-Claude MOURLEVAT (avis adulte + avis ado)

    Etienne Virgil, un écrivain âgé de soixante et onze ans, croise le chemin d’Anne Collodi, une auto-stoppeuse de dix-sept ans, avec laquelle il se surprend à parler immédiatement à cœur ouvert.

   A deux reprises, Virgil dépose Anne à l’orée d’une route menant vers le village de Campagne. Mais quand il veut retrouver ce carrefour, celui-ci a disparu… comme la sœur d’Anne, Gabrielle, un an auparavant, juste après son mariage avec le séduisant Jens, volatilisé lui aussi.

   A la recherche de sa sœur, Anne va passer dans un monde étrange et dangereux, où les Terriens sont regardés comme des créatures inquiétantes et méprisables…


Mon avis :

   J’ai ouvert « Terrienne », commencé à lire les premières lignes et j’ai été immédiatement captivée par l’histoire et le style, dont la fluidité rend insensible le passage d’un monde à l’autre, du réel à l’étrange, sans qu’on cesse d’y croire.

   Mourlevat raconte une histoire extraordinaire, dépeignant un univers parallèle qui n’est pas sans rappeler certaines visions futuristes, mais en s’amusant en même temps à inverser les propos des contes puisque nous voilà, nous autres Terriens, du côté des créatures fantastiques. Le changement de perspective permet d’éclairer avec bonheur nos vies terrestres, en leur conférant soudain un relief inaccoutumé.

   Emportée par un récit prenant et surprenant, où l’amour et les amitiés ont un rôle capital, j’ai lu « Terrienne » quasiment d’une traite.

   Original, intelligent et sensible, « Terrienne » touche à ce qu’il y a de plus humain en nous, de l’appétit de vivre et de mordre à pleines dents le monde qui nous entoure à l’ennui le plus fatal quand la société vient à en gommer toutes les aspérités.

   Un livre pour ressentir et réfléchir : une réussite !


L’avis d’Ariane :

   Une fois de plus, quelques pages suffisent à Jean-Claude Mourlevat pour nous emporter dans son monde. Une petite route, un scarabée, et nous voilà embarqués aux côtés d’une adolescente peu banale dans un roman oscillant entre les genres. Ni vraiment science-fiction, ni vraiment fantastique, Mourlevat crée un monde intriguant et inclassable. L’histoire est captivante, les héros attachants, bref, rien qui ne change de ce à quoi l’auteur nous avait habitués. La tension narrative est bien présente, les péripéties s’enchaînant parfaitement, tout en laissant une place à la poésie et à la création d’une ambiance froide et fascinante. On notera notamment la référence au groupe Keane, dont j’apprécie personnellement beaucoup la musique. Je préfère ne rien dire en ce qui concerne l’histoire, car je n’en connaissais moi-même rien avant de m’y plonger et cela n’a rendu ma lecture que plus passionnante.
   Mourlevat offre donc de  nouveau une œuvre bien particulière, forte en rebondissements et en idées intéressantes. En effet, le monde parallèle où Anne passe a des allures de dystopie, rapprochant ainsi le roman d’une œuvre d’anticipation.
   L’intrigue est bien menée de bout en bout, et le décalage entre la réalité et le fantastique est saisissant tant l’œuvre est ancrée dans notre époque.
   De Mourlevat, j’avais déjà lu entre autres « Le Combat d’Hiver » et « Le Chagrin du Roi Mort », ce dernier étant sans doute celui que j’ai le plus apprécié. « Terrienne » ne fait que renforcer mon admiration pour cet auteur.


« Terrienne », Jean-Claude MOURLEVAT

Editions Gallimard Jeunesse (387 p)

Paru en janvier 2011


Les avis de : Theoma , Stephie ...

 


Commentaires

 

1. Karine:)  le 13-02-2011 à 03:42:46  (site)

Le chagrin du roi mort a été un grand moment de lecture pour moi (non mais cette bibliothèque... j'en rêve encore...) Celui-ci est bien noté, du coup.

2. Stephie  le 13-02-2011 à 09:04:11  (site)

Je me suis régalée de bout en bout ! Sympa d'avoir vos deux avis ;-)

3. *Valérie*  le 13-02-2011 à 17:53:31  (site)

J'ai comme l'impression qu'on ne va pas pouvoir résister longtemps à celui-là.

4. Theoma  le 13-02-2011 à 18:10:25  (site)

Ravie que tu partages mon enthousiasme ! J'ai bcp bcp bcp aimé !

5. Sassenach  le 13-02-2011 à 19:08:48  (site)

Je n'avais pas été totalement convaincue par ma lecture du Combat d'hiver et du coup, j'hésite à lire autre chose de cet auteur ! J'ai eu plusieurs fois dans les mains Le chagrin du roi mort et je l'ai reposé à chaque fois ! Peut-être celui-ci me tentera plus !

6. freude  le 14-02-2011 à 19:54:47  (site)

On entend décidément beaucoup de bien de ce livre, noté !

7. la ronde des post-it (lasardine)  le 16-02-2011 à 18:27:51  (site)

j'ai noté ce titre, je ne vois que des avis enthousiastes à son propos!

8. Noukette  le 17-02-2011 à 23:53:13  (site)

Un de mes auteurs chouchous ! J'ai hâte de lire celui ci !

9. leiloona  le 18-02-2011 à 16:11:45  (site)

Il est sur ma liste des livres à lire ... mais vu tous ceux que j'ai à la maison, ce ne sera pas pour tout de suite. Clin doeil

10. MamzelleMelo  le 20-02-2011 à 15:09:46  (site)

Je ne lis pas ta chronique en entier car c'est ma prochaine lecture mais je vois qu'il a 3 parts de tartes, c'est plutôt bon signe. J'ai hâte de découvrir la plume de cet auteur !

 
 
 
posté le 09/02/11

Vous n'avez plus aucune raison...

... de ne pas le lire, maintenant qu'il est disponible en poche :

Il m'avait enchantée !

 (je vous en parlais ici )

 


Commentaires

 

1. La Pyrénéenne  le 10-02-2011 à 07:44:47  (site)

Je l'ai acheté !

2. George  le 10-02-2011 à 09:28:47  (site)

j'en prends note !!!

3. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 10-02-2011 à 10:25:02  (site)

c'est un de mes prochains achats, c'est sûr!

4. Slo  le 10-02-2011 à 11:09:58

Ce fut mon premier Foenkinos l'été dernier et j'ai beaucoup aimé. J'ai trouvé ça très frais !

5. Cynthiaaa  le 10-02-2011 à 13:23:28

Si si je n'en ai une de raison, j'en ai encore 3 autres de l'auteur qui m'attendent dans ma PAL Clin doeil)

6. Titine75  le 10-02-2011 à 14:13:57  (site)

j'ai mis aujourd'hui mon article en ligne sur "La délicatesse" et j'ai été enchantée par ma lecture.

7. Reka  le 10-02-2011 à 14:43:40  (site)

Il a rejoint ma PAL ce lundi ! Je me réjouis de finir le livre que j'ai en cours, j'enchaine avec "La délicatesse", pour sûr ! Sourire

8. niki  le 10-02-2011 à 15:38:47  (site)

mais je vide ma PAL moi - c'est trop injuste si je dois encore y ajouter un livre
smiley_id239871

9. Kathel  le 10-02-2011 à 20:31:53  (site)

Peut-être quand ma PAL aura un peu maigri ! ;-)

10. manu--  le 10-02-2011 à 21:25:46  (site)

Si même toi, tu es séduite, qu'est-ce que j'attends ? Il est dans ma PAL depuis un an !

11. bene  le 11-02-2011 à 11:15:25  (site)

Je n'ai jamais lu Foenkinos, peut être est-ce l'occasion du coup !

12. brize  le 11-02-2011 à 11:30:50  (site)

@ La Pyrénéenne : Très bien Sourire !

@ George : Oui, pour une prochaine escapade en librairie, par exemple Clin doeil1 !

@ La Sardine : Je suis certaine qu’il te plaira !

@ Slo : C’est avec lui aussi que j’ai découvert l’auteur (bon, maintenant, j’ai tellement peur d’être déçue que je n’ose pas lire ceux d’avant !).

@ Cynthia : C’est une excellente raison (sauf que „La délicatesse“ fut le premier titre de l’auteur à m’attirer, donc les autres sont-ils aussi bien … ? j’dis ça, j’dis rien !) !

@ Titine75 : Sur ce livre-là, pas de problème, nous sommes parfaitement en phase !

@ Reka : J’espère qu’il te plaira !

@ Niki et Kathel : Allez… il est tout petit !

@ Manu : Ah, non ! Là, tu exagères ! (et j’aime bien le „même toi“Rire1 !)

@ Bene : C’est le premier roman de l’auteur qui m’ait attirée et je n’ai pas regretté de le découvrir avec lui !

13. dasola  le 13-02-2011 à 14:15:17  (site)

Bonjour Brize, j'ai en effet beaucoup lu de bien sur ce roman. Rien que le titre donne envie. Je le note pour un avenir plus ou moins proche. Bon dimanche.

14. Noukette  le 17-02-2011 à 23:53:49  (site)

Acheté ! ;-)

 
 
 
posté le 09/02/11

"Balavoine parmi nous", Fabien LECOEUVRE (l'avis d'Ariane)

    Si certaines blogueuses (et je les comprends) se targuent d’ « aimer les auteurs morts », j’ai pour ma part la chance d’héberger une jeune personne singulière, qui idolâtre littéralement un chanteur mort (en 1986, on s'en souvient, à l’âge de 33 ans et au début de sa gloire), Daniel Balavoine, au point de regretter de n’être pas née dans les années 50.

   C’est donc à une amatrice très éclairée, j’ai nommé Ariane, que je cède aujourd’hui la parole pour vous présenter la dernière biographie en date de l’artiste.


   Vingt-cinq ans après sa mort, une nouvelle biographie de Balavoine voit le jour. Alternant narration et témoignages, elle retrace les grandes lignes de la vie du chanteur de manière touchante. 
   Fabien Lecœuvre a choisi d’écrire des chapitres courts, de quelques pages seulement, contenant une ou plusieurs citations de Balavoine à propos d’un même sujet ainsi qu’un commentaire expliquant le contexte. Les morceaux d’interviews ont donc une place primordiale, le narrateur se rendant discret et faisant simplement le lien entre les différents extraits de témoignages.

   L’approche rappelle celle de « Balavoine » par Gilles Verlant (1), et le contenu demeure assez semblable. Cependant, on note des différences au niveau des interviews. Cette biographie met en effet fortement en avant les propos de Balavoine, les plaçant au centre de chacun des chapitres. Du coup, les citations sont longues et donc plus complètes que dans l’œuvre de Gilles Verlant. Les épisodes contés évoquent tour à tour concerts, rencontres et carrière de manière générale. Au fil des pages, Balavoine apparaît, plus humain que jamais. Il semble revivre à travers ses propres paroles, la retranscription étant vivante et les extraits soigneusement choisis. 
   Si les fans de Balavoine connaissent déjà la plupart des évènements narrés, ils demeurent toujours aussi savoureux. Ils sont tantôt majeurs - ou du moins emblématiques, tels que son altercation avec Mitterand - tantôt mineurs - morceaux d’interview sans conséquences, mais aidant à mieux connaître Balavoine à la fois en tant qu’homme et en tant qu’artiste. Le tout s’enchaîne de manière assez fluide et se lit agréablement.
   On trouve même, au milieu du livre, quelques pages de photos en guise d’interlude.


   Fabien Lecœuvre fait donc un sympathique cadeau aux fans, ainsi qu’aux simples curieux.
   On note cependant que cette biographie peut faire double emploi avec celle de Gilles Verlant, et qu’il vaut mieux n’en acheter qu’une des deux. J’ai une préférence pour celle de Gilles Verlant, que je trouve plus riche de par les différents points de vue : en effet, on y trouve de nombreux témoignages des proches. La mise en page est elle aussi plus agréable, avec des mises en surbrillance et des « bulles » contenant des paroles de chansons. L’esprit des deux biographies reste cependant le même, et on lit les deux avec plaisir.  

                                                                                                                                                                                       Ariane

 

  1. (1) « Balavoine », Gilles Verlant (éditions Albin Michel – 2002)

« Balavoine parmi nous », Fabien LECOEUVRE

Editions du Rocher (197 p)

Paru en janvier 2011

 


Commentaires

 

1. manu--  le 09-02-2011 à 17:50:30  (site)

Balavoine a été une des premières personnalités dont le décès m'a véritablement marquée (avec Patrick Roy et Dalida)
Je me rends compte maintenant que c'était un homme investi dans de nombreux combats mais je ne suis pas fan des biographies.

2. Meria  le 10-02-2011 à 08:50:01  (site)

Ariane a peut-être lu mon commentaire sur Babelio : moi qui suis fan de Balavoine, je n'ai pas été emballée par cette biographie.

3. Cynthiaaa  le 10-02-2011 à 13:24:51

J'aime beaucoup le répertoire de Balavoine mais de là à lire sa biographie, je n'en sais trop rien encore...

4. *Valérie*  le 10-02-2011 à 16:50:39  (site)

Le joue de l'anniversaire de la mort de Balavoine, j'ai été étonnée de voir qu'il était très populaire parmi mes élèves de seconde. Et je me suis bien gardée de leur dire que l'année de sa mort, j'étais justement en seconde, comme eux maintenant!

5. Tamara  le 10-02-2011 à 17:47:04  (site)

Très chouette billet, miss Ariane ! J'aime beaucoup ce chanteur aussi mais je suis bien moins calée que toi sur sa vie et son oeuvre (j'étais en CM1 en 1986, je chantais L'Aziza dans la cour de récré avec mes copines... enfin, sous la forme marseillaise : La Pizza... la pizza, je te veux avec des anchois... No comment, j'étais jeune ! :-).

 
 
 
posté le 07/02/11

"Arrietty, le petit monde des chapardeurs" (film d'animation)

    Arrietty vit avec ses parents sous le plancher d’une maison, où ils se sont aménagés un joli petit chez-eux. Régulièrement, son père part en expédition du côté des habitants de la maison, dont ils ne doivent surtout pas être vus. Car Arrietty et sa famille sont des « Chapardeurs », de tous petits êtres qui, subrepticement, viennent chercher dans le monde des humains de quoi subvenir à leurs besoins (un morceau de sucre par exemple, qu'on ne rapporte pas sans mal).

   Mais un jeune garçon vient emménager dans la maison et, à peine arrivé, aperçoit Arrietty dans le jardin. Dès lors, il n’a de cesse de la revoir, en même temps que l'impitoyable servante n’a, elle, qu’une seule obsession : débarrasser les lieux de ces petites personnes, dont elle a deviné l’existence.


   Si vous avez déjà vu le film intitulé « Le petit monde des Borrowers », vous comprendrez tout de suite de quoi il s’agit, puisque ce film d’animation japonais s’inspire lui aussi de la série de romans « The Borrowers », de Mary Norton, adaptée cette fois par les studios Ghibli, avec Miyazaki pour la rédaction du scénario.

 

   Sans être palpitantes, les aventures d’Arrietty et des siens tiennent suffisamment la route (et n’ont rien de convenu dans leur dénouement) pour accompagner ce qui, pour moi, représente l’essentiel : une immersion-bonheur dans un univers dont le merveilleux passe par le contraste permanent entre la petite taille des protagonistes et le gigantisme de leur environnement, le tout porté par un graphisme et des couleurs de toute beauté (comme vous le prouvent les images illustrant ce billet).

 

   A noter aussi une jolie bande son aux accents celtes, due à une Française, Cécile Corbel, une Bretonne harpiste et chanteuse repérée de loin par l’équipe japonaise : j’avais découvert son existence dans un article de Télérama qui raconte cette expérience hors du commun (seul reproche, cette BO est diffusée de manière trop forte pendant tout le film et ce n’est pas un mauvais réglage en salle puisque les voix, elle, étaient diffusées à un volume normal)

 

   Bref, de quoi passer une heure ½ délicieuse, qui vous rappellera l’époque où vous auriez tant voulu avoir des petits compagnons comme les Borrowers pour habiter la maison de poupée de vos rêves (et dans ce rôle, celle qu'on nous propose dans le film est parfaite) !


« Arrietty, le petit monde des chapardeurs », un film d’animation japonais d’Hiromasa Yonebayashi

Sorti en janvier 2011

 


Commentaires

 

1. Petite Fleur  le 07-02-2011 à 19:08:04  (site)

Mon prochain billet y est justement consacré mais dans les grandes lignes j'ai trouvé ce film tout a fait charmant : pas niais, mais pourtant simple, pas aussi noir que les ghibli habituels, un conte dans lequel on se laisse porter.

2. Georgr  le 07-02-2011 à 19:41:00  (site)

il faut absolument que j'emmène mes enfants le voir !!!!

3. Gwe(naelle)  le 07-02-2011 à 20:54:41  (site)

Je l'ai vu samedi et suis tombée sous le charme... C'est trop mignon!

4. sylire  le 07-02-2011 à 21:16:46  (site)

J'espère qu'il va passer chez moi, j''habite une petite ville.

5. Aifelle  le 08-02-2011 à 06:49:09  (site)

Je voulais le voir, et puis il y a eu des sorties plus intéressantes à mes yeux et finalement je l'ai raté.

6. A_girl_from_earth  le 09-02-2011 à 20:14:03  (site)

J'ai beaucoup apprécié ce moment détente/bouffée d'air pur moi aussi. Je suis assez fan des animés de Miyazaki et j'avais un petit peur ici en voyant les extraits, mais j'ai été séduite, comme d'habitude...

7. bene  le 11-02-2011 à 11:14:40  (site)

Il fait parti des films que je dois voir prochainement !

8. wonderful  le 13-03-2011 à 12:02:24  (site)

Je l'ai vu en souvenir de mon plaisir d'enfance... ce livre m'avait donné envie d'avoir un ami minuscule... Et puis j'avais adoré la façon dont était décrite la récupération systématique de nos objets du quotidien pour faire les meubles de la maison...

9. brize  le 13-03-2011 à 12:12:30  (site)

@ Wonderful : Tu me donnerais envie de lire le livre !

 
 
 
posté le 03/02/11

"Interface", M.T. ANDERSON

    Semblable à tous les adolescents de son âge, Titus ne pense qu’à faire la fête. Cette fois, c’est à l’occasion d’une virée sur la Lune. Une soirée d’enfer, tous connectés sur la même musique et les uns aux autres, grâce à l’interface, qui permet d’être branché en permanence sur tout ce qui vous entoure, des offres promotionnelles commerciales fonctions de votre profil d’acheteur aux bavardages avec les copains, la vie, quoi.

   Dans la soirée, Titus repère Violet, une fille très belle mais qui semble un peu en retrait, comme si l’ambiance lui était peu familière et qu’elle observait…

 

   On découvre au fur et à mesure à quoi ressemble ce monde (un cauchemar, à nos yeux, mais les ados élevés ainsi n’ont aucun recul et ils s’éclatent) dans lequel le texte nous immerge totalement, avec ce que le port de l’interface induit. Le contexte, national et international, est esquissé rapidement mais cela suffit pour que le lecteur situe les adolescents concernés dans une vision d’ensemble elle aussi digne d’intérêt. L’irruption de Violet et un incident survenant au cours de la soirée provoquent une série de conséquences déterminantes pour la suite du récit, court mais très dense. C’est réaliste, jamais mièvre (et le fait que ce soit un roman pour adolescents ne gêne pas le lecteur adulte, tant le contenu est percutant), cruellement vraisemblable, en particulier pour ce qui concerne la manière dont Titus évolue par rapport à l’attitude critique de Violet.

 

   Aucune démonstration ici, pas de message asséné mais une incitation, vive, à la réflexion sur nos modes de vie : l’auteur scrute notamment nos modes de consommation modernes (et le rôle tenu par l’éducation), mais il élargit aussi la perspective car ses interrogations ont une dimension politique (le divertissement et l’acquisition de biens matériels comme moyens de centrer l’individu sur lui-même dans un monde où règne l’inégalité) et même humaine au sens large, plus philosophique (qu’est-ce qui nous constitue ? qu’en est-il de notre rapport à l’autre ? qu’est-ce qui fait notre vie ?).

 

   Fascinant, effrayant, terrible, « Interface » propose une vision prospective coup de poing de notre monde.

   Un roman d’anticipation jeunesse marquant !


« Interface » est le cinquième ouvrage paru dans la toute récente collection de poche Pôle fiction fantastique, de Gallimard, après « La voix du couteau » de Patrick Ness, « Felicitad » de Jean Molla, « Genesis » de Bernard Beckett et « Le combat d’hiver » de Jean-Claude Mourlevat (pas chroniqué, honte à moi, alors que je l’ai beaucoup aimé lui aussi) : un sans-faute !


« Interface », M.T. ANDERSON

Editions Gallimard – collection Pôle fiction (294 p)

Paru en 2004 dans la collection Scripto et en janvier 2011dans la présente édition


L’avis de : Cuné

 


Commentaires

 

1. BiblioMan(u)  le 03-02-2011 à 16:03:11  (site)

Pas encore lu mais ton avis me pousse bien à le faire. C'est vrai que cette collection est bien fichue !

2. keisha  le 03-02-2011 à 17:21:14

Ouch, la tarte entière! Là je vacille...

3. Sassenach  le 04-02-2011 à 09:15:44  (site)

Je l'ai noté chez Cuné ... ça a l'air d'être un roman jeunesse assez marquant ! Cela fera peut-être un futur classique du genre Clin doeil

4. clara brest  le 04-02-2011 à 11:35:27  (site)

Fichtre! Un livre marquant, bon je note !

5. *Valérie*  le 04-02-2011 à 12:26:57  (site)

Je ne l'aurais pas noté mais 4 camemberts et je ne résiste plus.

6. brize  le 06-02-2011 à 12:07:12  (site)

@ BiblioMan(u) : Oui, la sélection est top !

@ Keisha, Sassenach, Clara Brest, Valérie : Depuis la mort de maman, je n’arrive pas à lire (j’avais lu „Le Signal“ antérieurement), pourtant j’ai trois super romans empruntés à la bibli à ma disposition : „Parti tôt, pris mon chien“, de Kate Atkinson, „Le camp des morts“, de Craig Johnson et „Serena“, de Ron Rash.
„Interface“ était plus court, immédiatement prenant et je l’ai donc lu sans difficulté, ça a aussi joué dans mon appréciation, j’en ai conscience.

7. Karine:)  le 13-02-2011 à 03:41:38  (site)

Oh, une tarte au complet! Tu me donnes faim, là. Et aussi envie de lire ce livre... je pense que j'ai aimé tous les livres de cette collection.

 
 
 
 

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