posté le 01/09/10

"Blast", tome 1 : "Grasse carcasse", Manu LARCENET

     Il s’appelle Polza Mancini et il fait face aux deux policiers chargés de l’interroger, tout au long de sa garde à vue, au sujet de « ce qu’il a fait à Carole », actuellement en coma artificiel suite à ses opérations. Sa « grosse carcasse » les dégoûte, Polza le sait, mais il ne se fait pas prier pour raconter sa vie à deux enquêteurs qui, lorsqu’ils sont seuls, s’interrogent sur sa santé mentale. Son enfance sur les routes avec son frère et son père, ce père qu’il n’avait pas vu depuis dix ans et qu’il retrouve, moribond, sur un lit d’hôpital. C’est peu après qu’il est soumis, pour la première fois, à l’incroyable expérience de perte de conscience/ouverture au monde qu’est le « Blast ». Dans la foulée, alors que son père vient juste de mourir, Polza largue les amarres : l’écrivain qu’il était devient clochard par choix, accro aux barres chocolatées et à l’alcool…

 

   Il a fallu que « Blast » me saute dans les bras à la bibliothèque pour que je me plonge dans cet album très sombre qui ne m’attirait guère et qui, je dois l’avouer, me laisse dubitative…

   En noir et blanc respectant les couleurs au lavis des planches d’origine, l’album recèle quelques belles surprises graphiques, des paysages notamment, dont le trait et les couleurs en demi-teintes rendent à merveille l’âpreté. 

   Quant au fond… On l’aura compris, il est à l’image de la forme, noir. Et pas toujours explicite : certes le père, gisant décharné au long bec d’oiseau auquel répondrait ensuite la figure du héron, apparaît comme l'image inversée du fils, mais les surgissements intempestifs de sculptures de l’île de Pâques, le hibou qui écrase soudain une page entière, restent énigmatiques. Au fil du récit, Larcenet, dans une prose parfois aussi forte et troublante que son trait, assène quelques considérations bien senties sur la difficulté à être, dans sa différence, et les malaises inhérents à notre société. Soit, mais encore… Que dire aussi du « Blast », cet état de la conscience ressenti à deux reprises par le héros, et dont la traduction graphique, avec cette irruption soudaine de dessins d’enfants colorés, contrastant par leur naïveté avec la tonalité du contexte, suscite un certain malaise ? 

 

   « Blast » distille une atmosphère aussi pesante, voire poisseuse, que la « grasse carcasse » qu’il étudie, tourne autour de cette personnalité en nous laissant davantage de questions que de réponses, puisqu’au terme même de ce premier volume nous ne sommes pas plus avancés que les policiers dans l’enquête qu’ils mènent.

   Larcenet, comme je l’apprends dans l’interview qu’il a donnée à Bodoï et dont je vous recommande la lecture, éclairante, a mis beaucoup de lui dans cette BD :

 "Dans la série Blast, je souhaite mettre tous les ingrédients que j'ai toujours voulu faire figurer dans un livre. Je crois que c’est mon chef d'œuvre, il faut que j’y aille à fond, que j’en sois le plus fier possible. Je souhaite en faire cinq tomes, et j’espère que le public me suivra."

    De mon côté, je suis restée en surface de l’histoire que j’ai survolée sans m’y intéresser vraiment et avec pas mal de perplexité. Mais cette impression sera peut-être à nuancer ultérieurement, lorsque les albums suivants m’auront permis d’intégrer ce premier volet dans une perspective globale.

 

« Blast », tome 1 : « Grasse carcasse », Manu LARCENET

Editions Dargaud (204 p)

Paru en novembre 2009

 

D'autres avis (plus positifs que le mien) recensés chez BoB.

 


Commentaires

 

1. chiffonnette  le 01-09-2010 à 19:43:47  (site)

J'ai eu beaucoup de mal aussi, mais le dessin m'a permis de restée peut-être plus accrochée que toi. J'attends le second pour me faire une idée définitive!

2. val-m-les-livres  le 01-09-2010 à 23:16:09  (site)

J'ai beaucoup aimé mais tu as raiosn, difficile de juger vraiment tant qu'on n'a pas lu l'intégralité de la BD. J'ai trouvé que cela ressemblait vraiment à de l'art.

3. Sassenach  le 02-09-2010 à 09:02:31  (site)

Le graphisme ne m'attire pas du tout ... et puis, comme ce n'est qu'un premier tome, je préfère attendre d'en avoir plusieurs à lire !

 
 
 
posté le 29/08/10

"Le dernier des Weynfeldt", Martin SUTER

     Dernier descendant de la riche lignée suisse des Weynfeldt, Adrian, cinquante-quatre ans, mène une existence particulièrement aisée et régulière. Son métier d’expert en art, s’il ne lui est pas indispensable, l’occupe, autant que la fréquentation de ses cercles d’amis, la plupart davantage intéressés par ses largesses que par lui.
   Dans cette vie dont l’immuable ordonnancement semble le rassurer, Adrian a la surprise de voir un soir débarquer Lorena, belle jeune femme qui lui rappelle Daphné, son amour de jeunesse. Ex-mannequin sans le sou, Lorena, le lendemain de la nuit qu’elle passe chez Adrian, tente de se suicider. Et si, grâce à Adrian, elle renonce à sa tentative de se précipiter du haut du balcon, c’est pour que son hôte lui promette de, désormais, veiller sur elle.
   Séduit, Adrian est prêt à tout pour Lorena. Cette attraction s’exerce sur lui au moment-même où il doit négocier la vente du fameux tableau de Vallotton, «Femme nue devant une salamandre », dont le propriétaire, Baier, a bien du mal à se séparer…

   « Le dernier des Weynfeldt », c’est d’abord la peinture psychologique, fouillée, d’un homme hors du commun, Adrian. Sa bonté paraît souvent bien proche de la naïveté, tant le lecteur a l’impression que ses proches abusent de sa générosité, trop heureux qu’il est de pouvoir partager les biens dont sa naissance l’a si largement pourvu. Mais, au-delà de la façon dont Adrian structure son existence et ses relations, on pressent autre chose, une forme de désarroi mélancolique sous-jacent qui ne demande qu’à refaire surface. Cette étude de caractère s’intègre avec bonheur à une trame romanesque qui, sans être foncièrement originale (une jeune femme tentée de profiter de l’attrait qu’elle exerce sur un homme riche), bénéficie de facteurs la renouvelant : le personnage d’Adrian est en effet suffisamment atypique (comme Lorena le constatera) pour que le lecteur ne devine pas forcément comment il va réagir aux événements se produisant autour de lui ; la thématique artistique (vrai et faux tableau) pimente l’intrigue, dont elle constitue un facteur déterminant et lui donne aussi une autre dimension en posant la question de l’authenticité, qu’on peut éventuellement étendre aux individus.
   J’ai lu « Le dernier des Weynfeldt » avec plaisir, découvrant un auteur et une écriture, de qualité, au travers d’une histoire qui a suscité en moi intérêt et curiosité (et même si le dénouement, qui m’a plu sur le fond, a soulevé en moi quelques réserves d’ordre technique quant à sa vraisemblance). Il n’est donc pas du tout exclu que je m’aventure dans d’autres romans de Martin Suter !

 

« Le dernier des Weynfeldt », Martin SUTER
titre original, « Der letzte Weynfeldt » - paru en Suisse en 2008
Editions Christian Bourgeois (340 p) pour la traduction française (2008)
Disponible aussi en poche, aux éditions Points.

 

D'autres avis chez BoB.

 


Commentaires

 

1. kathel  le 29-08-2010 à 21:38:18  (site)

Un auteur que j'aime bien, et puis on n'a pas tant que ça l'occasion de lire les auteurs suisses ! Je te recommande aussi "Le diable de Milan" et "Un ami parfait".

2. keisha  le 30-08-2010 à 08:34:20  (site)

Jamais lu mais encore une fois les blogs sont positifs pour cet auteur! A noter pour un passage en bibli!

3. A_girl_from_earth  le 30-08-2010 à 23:55:07  (site)

J'ai cet auteur dans ma PAL depuis quelques années, il faudrait que je l'en ressorte! A un moment ça me disait vraiment de le lire mais l'envie est passée.Sourire

4. Aifelle  le 31-08-2010 à 06:50:59  (site)

Je n'ai jamais lu Martin Sutter. J'y pense régulièrement et puis .. j'oublie.

5. Pincureuil  le 31-08-2010 à 14:40:39  (site)

C'est aussi le seul Suter que j'ai lu et il m'avait donné envie de découvrir ses autres romans. Il a su traiter de manière originale une histoire au départ plutôt courante...

6. harfang  le 03-09-2010 à 08:55:09  (site)

ahlala voila un de mes auteurs préférés (voir article dans mon blog)
En particulier La face cachée de la lune et Small world. Son dernier est dans ma pile de livres à lire et j'attends de finir La voix du couteau (découvert ici) pour le commencer. C'est vraiment un auteur ewtra en particulier ses premiers romans qui étaient je trouvent plus forts.

 
 
 
posté le 27/08/10

"Truman Capote", un film de Bennett Miller

     En novembre 1959, une famille est assassinée sauvagement dans sa maison du Kansas. Truman Capote, écrivain célèbre, décide de s’emparer de ce fait divers pour se lancer dans l’écriture d’un roman pas comme les autres, une œuvre de non-fiction. Dans ce but, il se rend sur place en compagnie de son amie journaliste, Nell Harper Lee. Il rencontre le shérif chargé de l’enquête, puis, directement, les coupables présumés, Perry Smith et Dick Hickock, lorsque ceux-ci ont été arrêtés…

 

   J’avais pourtant lu bien des critiques élogieuses sur ce film mais, que voulez-vous, quand le cœur n’y est pas… Bref, ce n’est que cette semaine que, ayant en main le DVD, à la médiathèque, j’ai ressenti l’envie soudaine de le voir (et comme c’est justement celle qui me faisait défaut, j’ai sauté sur l’occasion).

   La prestation de Philip Seymour Hoffman m’a bluffée ! Voix, gestuelle…, l’acteur ne joue pas Capote, il l’est, du moins le spectateur en a-t-il la certitude (confirmée a posteriori, lorsqu’on sait que P. Seymour Hoffman s’était longuement documenté sur le personnage avant de l’incarner). Je ne me souvenais plus des relations de Harper Lee, l’auteur de « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » avec Capote (petite surprise, au passage, pour la prononciation anglaise… on a l’air fin, avec notre [troumanncapote] !), j’avais même oublié qu’il était le jeune Dill de son roman.

    Bref, en dehors de ça, quid du film ? Il prend son temps, mais ce n’est pas gênant car la densité du personnage de Capote, tout ce qui affleure derrière le non-dit, ce qui interpelle le spectateur, donne suffisamment de tension pour qu’on ne s’y ennuie pas. Impossible, en effet, d’assister passivement à ce qui se joue entre Capote et Perry Smith, l'un des deux criminels, cette attirance qu’éprouve l’auteur et toute l’ambigüité d’une relation de longue durée où l’écrivain se nourrit d’une vie, qu'il demande à l'homme de lui raconter, et de son drame final. Le drame final, justement ! Présent dès les premières images du film,  il n’apparaît plus, ensuite, de la manière à laquelle on pourrait s’attendre : l’enquête n’est pas décrite, le procès se limite à la seule scène du verdict (alors que les films américains sont friands de tout ce qui se passe dans les prétoires), et pourtant on ne décroche pas, on continue à s’intéresser au parcours/enquête de Capote. Et au moment où on se demande quand, enfin, il sera question de ce qui s’est réellement passé ce soir-là, on se rend compte que Capote en est au même point que nous et là…

    Rarement un film m’aura autant donné l’impression de lire entre les images les conflits intérieurs d’un homme : puissant et évocateur, « Truman Capote » me poussera bien évidemment à m’intéresser à « De sang-froid », le livre que l’écrivain tira de ces quelques longues années consacrées à l'étude approfondie du drame et de ses protagonistes, dont le film ne fournit qu’un aperçu en le situant dans son contexte, puisqu’il semble que l’œuvre ait infléchi radicalement la manière qu’avaient les écrivains d’appréhender le réel.

 

A découvrir, si vous ne l’avez déjà fait !

(et maintenant, il ne me reste plus qu’à voir « Scandaleusement célèbre », paru la même année sur le même thème, pour comparer les deux approches)

 

« Truman Capote », un film de Bennett Miller (2006)

Scénario de Dan Futterman, d’après le livre « Truman Capote » de Gerald Clarke

Durée : 1H50

 


Commentaires

 

1. keisha  le 27-08-2010 à 10:12:20  (site)

Bon, alors, on doit prononcer comment? ^_^

2. Cécile de Lecture Emoi  le 27-08-2010 à 10:19:00  (site)

Je suis bluffée par ce magnifique billet, Brize, Bravo !

Et surtout, je retrouve parfaitement ce que j'ai ressenti lorsque j'ai vu ce film. Je ne connaissais alors rien de Truman Capote (j'assume...) si ce n'est ce qui figurait sur le magnifique livret qui accompagnait ce DVD prêté par une amie "bibliothèque tournante".

En fait, c'est un film sur T.Capote dont toute la personnalité extrêmement trouble se révèle lors de l'écriture laborieuse du roman De sang-froid, en liaison directe et simultanée avec ce fait divers qui l'a inspiré.

Je lui donc d'avoir, depuis, "De sang-froid" et "Ne tirez pas sur les oiseaux moqueurs" dans ma PAL !

3. In Cold Blog  le 27-08-2010 à 11:08:19  (site)

J'avais tant aimé ce film que j'ai lu dans la foulée la biographie de Gerald Clarke qui avait servi de base au scénario. Je te la conseille, elle est passionnante (et pour une extase totale garantie, tu peux la lire en parallèle avec le recueil des lettres de Capote : "Un plaisir trop bref").
En ce qui concerne Scandaleusement célèbre, sorti à peu près à la même période, il n'a pas à rougir, malgré l'époustouflant Philip Seymour Hoffman.
(désolé, je crois que je me suis un peu emballé) smiley_id118878

4. mango  le 27-08-2010 à 14:36:05  (site)

J'ai vu récemment ce DVD et comme toi j'ai été conquise par ce film et le jeu de l'acteur. Les cinq oscars sont totalement mérités!

5. Aifelle  le 27-08-2010 à 16:19:30  (site)

Et bien malgré tous ces avis extrêmement positifs, je n'ai toujours pas envie de le voir.

6. Petite Fleur  le 27-08-2010 à 17:05:43  (site)

J'avais adoré ce film, où on découvrait à la fois ce personnage, cette histoire vraie et cet auteur bluffant. Du coup, comme toi, je me suis procurée le livre. Mais là, grosse déception : impossible de le finir tellement ça n'avance pas ! Peut être parce que je savais déjà justement l'effet recherché à cause du film ? Je ne sais pas. Par contre, j'ai adoré "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" d'Harper Lee.

7. Bene  le 28-08-2010 à 11:02:59  (site)

Un coup de coeur énorme pour ce film! Je l'ai vu dès sa sortie et il m'a beaucoup marqué!

8. wonderful  le 28-08-2010 à 12:09:57  (site)

je me suis endormie (je suis rouge de honte). Ton billet me confirme que j'aurais dû lutter...

9. brize  le 28-08-2010 à 20:18:41  (site)

@ Keisha : Aïe… c’est que j’ai oublié mes cours de phonétique, moi ! Donc je vais la jouer phonétique à ma façon et ça donne quelque chose comme [tRoumannKaipoti], mais c’est vraiment de l’à peu près. Pour tout te dire, la première fois qu’il a prononcé son nom (et après, on a dû l’entendre deux ou trois fois, mais uniquement le nom de famille), je n’avais absolument pas compris ce qu’il avait dit (merci les sous-titres) !

@ Cécile : Merci !
« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », je l’ai déjà lu et aimé, même si j’ai préféré la seconde partie à la première, que j’ai trouvée un peu lente (au point que je me demandais pourquoi ce roman était considéré comme un chef d’œuvre, mais ensuite, j’ai été conquise).
Quant à « De sang-froid », je viens de l’emprunter à la bibliothèque (je pouvais l’acheter… mais je craignais de le voir ensuite traîner sur mes étagères Clin doeil1 !) : on verra si je le lis ou pas mais j’y jetterai au moins un œil.

@ In Cold Blog : Pas étonnant que tu t’emballes : j’ai pensé à toi en regardant le film, car je sais que « In Cold Blood » t’a inspiré lorsque tu as choisi le nom de ton blog.
Pour la biographie, elle m’intéresserait sûrement mais, normalement, je m’efforce d’avoir lu au moins une œuvre de l’auteur si je veux lire sa biographie et là, je n’ai rien lu de T.C. Mais peut-être pas pour longtemps car je viens d’emprunter « De sang-froid » : on verra si je le lis dans la foulée ou non.

@ Mango : Incontestablement !

@ Aifelle : J’étais EXACTEMENT dans le même cas que toi ! Aussi, lorsque l’envie m’a soudain prise de voir le DVD en l’apercevant à la médiathèque, j’ai battu le fer tant qu’il était chaud et je l’ai regardé le soir même!

@ Petite Fleur : Beaucoup aimé « Ne tirez pas… » aussi ! Et « De sang-froid », je viens de l’emprunter, donc on verra bien : j’en lirai au moins des passages.

@ Bené : Oui, finalement, si je l’avais vu à sa sortie au cinéma, il m’aurait beaucoup plu. Comme quoi on croit parfois qu’on ne va pas aimer et on passe à côté d’œuvres qui nous plairaient beaucoup (ça m’a fait la même chose avec « Le secret de Brokebain Mountain » : pas envie d’aller le voir au ciné… mais coup de cœur lorsque je l’ai vu à la télé).

@ Wonderful : Mais je comprends qu’on puisse s’endormir, car le film est lent, c’est un fait et on n’est pas toujours réceptif à ce genre-là : la preuve, il m’a fallu attendre 4 ans pour me sentir dans les dispositions ad hoc !

10. hathaway  le 29-08-2010 à 15:26:41  (site)

Et dire que je ne l'ai toujours pas vu... Il va falloir remédier à cela vite vite vite !

11. Sassenach  le 29-08-2010 à 17:13:28  (site)

L'acteur est excellent dans le rôle et le film est fascinant ... tout passe par le jeu des acteurs alors il valait mieux choisir un bon acteur Sourire

12. brize  le 29-08-2010 à 19:22:18  (site)

@ Hathaway : J'ai pris mon temps moi aussi !

@ Sassenach : Sur ce coup-là, tout le monde est d'accord : il n'y a pas eu d'erreur de casting !

13. Titine75  le 30-08-2010 à 11:47:20  (site)

J'ai beaucoup d'affection pour le personnage de Truman Capote et "In cold blog" est pour moi un immense chef-d'oeuvre de la littérature américaine. Tout ça pour te dire que j'ai adoré ce film (que j'ai en DVD of course!!!) et la prestation de Hoffman qui est extraordinaire. "In cold blood" a changé la littérature mais aussi la vie de Capote qui n'a jamais pu s'en sortir après. Comme tu vois, je pourrais en parler des heures !!!

14. brize  le 30-08-2010 à 13:26:56  (site)

@ Titine75 : Ah, mais on aurait dû/pu en parler hier Sourire1 !

15. dasola  le 30-08-2010 à 13:51:40  (site)

Bonjour, j'ai vu les deux films. J'ai une petite préférence pour le Scandaleusement célèbre avec Toby Jones (plus proche physiquement, me semble-t-il du vrai Truman Capote) et il y Daniel Craig en brun dans le rôle Perry Smith qui est très bien. Les deux films valent la peine d'être vus. Bonne journée.

16. brize  le 31-08-2010 à 20:29:03  (site)

@ Dasola : "Scandaleusement célèbre" ne figure pas au catalogue de ma médiathèque, donc il va falloir que j'attende une rediffusion. J'avoue que le choix de Daniel Craig m'étonne, tant il diffère physiquement de l'acteur interprétant lui aussi Perry Smith dans "Truman Capote" , mais ce n'est qu'un a priori.

17. harfang  le 03-09-2010 à 08:57:20  (site)

Ce film est vraiment extra en particulier grâce à l'acteur génial qu'est Philip Seymour Hoffman. Il est absolument incroyable.

 
 
 
posté le 25/08/10

Coup de cœur pour le tome 1 de "La Zone", d'Eric STALNER

    Dans une Grande-Bretagne post-apocalyptique où la nature semble avoir repris tous ses droits, un petit village d'Ecosse s’est reconstruit sur les ruines du passé et vit comme avant la révolution industrielle. A l’écart, avec un puma pour seule compagnie, il y a Lawrence. Lawrence et ses étagères bourrées de livres et, surtout, sa connaissance du monde du dehors où il voyagea dix ans plus tôt, un monde contaminé dont les autorités du village, religieuses entre autres, refusent d'entendre parler . D’ailleurs les livres, porteurs de savoir et germes potentiels de perturbations, n’y ont pas plus la cote que Lawrence et c’est tout juste si les habitants savent lire. La jeune Keira, pas davantage que les autres, alors que Lawrence cherche à l’instruire.
   Mais elle et ses deux compagnons, Jared et Thomas, ne cherchent qu’une chose : découvrir ce qui existe au-delà des limites du village, grâce à une carte détenue par Lawrence, dont ils viennent d’apprendre l’existence…


 

   Tout, strictement tout m’a plu dans cette BD ! 
   Le graphisme, bien sûr, qui m’avait attirée vers elle (car je n’ai réalisé qu’ensuite, les références à ses œuvres précédentes ne figurant pas, c’est étonnant, dans cet album, qu’Eric Stalner est le coauteur et dessinateur, entre autres, de la série « La croix de Cazenac »), avec des planches superbes : le dessin, classique, est d’une grande finesse et les couleurs, travaillées, parfaitement adaptées ; la mise en page fait la part belle aux vues d’ensemble (en intérieur, où on a par exemple droit à des bibliothèques comme on les aime et en extérieur, avec un village à l’ancienne, la nature qui a envahi les villes etc.) véritables petits tableaux insérés dans la trame du récit.


    Et l’histoire, dont je craignais, malgré ses prémices prometteuses, qu’elle ne me change guère des nombreux récits post-apocalyptiques que j’ai déjà pu lire. Eh bien si, elle m’a surprise  car je n’avais pas imaginé tout ce qui allait m’être révélé (et dont je me garderai bien de vous parler) dans ce premier tome, au fil de péripéties qui m’ont tenue en haleine jusqu’au bout.


 

   Autour d’un héros un peu mystérieux, auquel on s’intéresse immédiatement, « La Zone » conte une histoire plus originale qu’il n’y paraît, menée tambour battant et servie par un graphisme d’excellente tenue : un album que je suis ravie d’avoir acheté (sur la foi de sa seule bonne mine, après l’avoir feuilleté en librairie) et dont j’attends la suite avec impatience !
(et en allant sur le site officiel de l’auteur, j’apprends que le tome 2 est annoncé pour novembre : super !)

 

« La Zone » - tome 1 : « Sentinelles » - Eric STALNER
éditions Glénat
paru en avril 2010

 


Commentaires

 

1. keisha  le 25-08-2010 à 09:57:51  (site)

Ouch une série dont seul un tome est sorti! je suis convaincue mais j'attendrai qu'il y en ait plus à lire, c'est trop frustrant!

2. Sandrine(SD49)  le 25-08-2010 à 12:16:28  (site)

je note mais je vais attendre pour pouvoir lire plusieurs tomes sans attendre une suite

3. Sassenach  le 25-08-2010 à 13:10:53  (site)

Je vais donc attendre un peu que la suite soit parue mais j'aime bien Stalner. Et est-ce par hasard que tu as mis la planche où on voit cette superbe pièce/bibliothèque ? mdr !

4. Aifelle  le 25-08-2010 à 17:28:10  (site)

Je vais regarder s'il est à la bibliothèque.

5. Hathaway  le 25-08-2010 à 21:14:37  (site)

Le genre de dessins que j'aime! Je la note, je suis à la recherche de BD en ce moment !

6. emmyne  le 25-08-2010 à 21:22:08  (site)

Tes coups de coeur BD sont des valeurs sures pour moi, ne chipotons pas, noté-souligné ( et si après je pleure en attendant la suite, ce sera de ta faute Sourire)

7. fabi (la-ronde-des-post-it)  le 26-08-2010 à 09:12:59  (site)

je note!!

8. Pincureuil  le 26-08-2010 à 10:46:11  (site)

Les dessins me plaisent, mais comme les autres je crains d'être frustrée après la lecture du premier tome !

9. SBM  le 26-08-2010 à 16:06:23  (site)

Ben cé koi tesse ça, je connais pas !? Ça m'a l'air tout à fait recommandable, m'en vais chercher ça...

10. val-m-les-livres  le 26-08-2010 à 17:16:59  (site)

Noté!

11. brize  le 26-08-2010 à 18:21:21  (site)

@ Keisha, SD49, Pincureuil : De mon côté, j’ai l’habitude d’avoir quelques séries que je collectionne et là, ça faisait un moment que je n’en avais pas entamé une nouvelle, donc je suis toute contente !

@ Sassenach : Tu verras, ce n’est pas la seule…

@ Aifelle : De toute façon, comme c’est Stalner, tu peux faire une suggestion d’achat : les bibliothécaires connaissent.

@ Hathaway : Moi aussi, c’est le genre de dessin que j’aime (même si j’arrive à lire d’autres BD qui ne sont pas dans ce style, mais parfois je dois faire un effort pour aller vers elles).

@ Emmyne : J’assume Rire !

@ SBM : J’espère qu’elle te plaira à toi aussi !

@ Val-m-les-livres, Fabi : Sourire1

12. A_girl_from_earth  le 30-08-2010 à 23:52:55  (site)

On dirait que tu es tombée sur une perle. Le graphisme est plaisant en effet. Je note mais je vais attendre un peu pour au moins pouvoir lire 2 tomes à la suite, sinon c'est rageant d'attendre les parutions!

13. chiffonnette  le 01-09-2010 à 19:45:18  (site)

Noté, renoté et surnoté, c'est le genre de BD que j'adore!

14. Bibliomanu  le 02-09-2010 à 23:04:06  (site)

Je ne sais plus où donner de la tête et je ne te dis pas merci ;O)

 
 
 
posté le 24/08/10

Pique-nique de la Blogoboule : le retour !

 

     La fin des vacances signifie aussi le retour du Pique-nique de la Blogoboule, organisé dimanche 29 août et pour la quatrième année consécutive, dans un parc parisien,

par Caro[line] !

 

     Pour ma part, ce sera la troisième fois que j'y participerai et je me réjouis d'avance de retrouver des blogueurs (bon, il y a surtout des blogueuses !) que je connais et d'en rencontrer d'autres « en vrai » : plus qu'à souhaiter que, cette fois encore, le beau temps soit de la partie.

.

     Tous les renseignements relatifs à cette manifestation hautement recommandable  ici !

 


Commentaires

 

1. Pickwick  le 24-08-2010 à 10:01:32  (site)

Mes billets de train en poche, j'arrive ! Longtemps que je ne suis pas montée à Paris en plus !

2. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 24-08-2010 à 10:04:53  (site)

amusez vous bien!!

3. Stephie  le 24-08-2010 à 10:08:50  (site)

J'ai hâte de te revoir !!!

4. Aifelle  le 24-08-2010 à 13:02:20  (site)

J'espère que le ciel sera avec vous et que tu nous feras un petit compte-rendu.

5. Hathaway  le 24-08-2010 à 13:16:40  (site)

J'ai hâte de voir vos comptes rendus à toutes ! Belle journée !

6. keisha  le 24-08-2010 à 16:00:56  (site)

Ne possédant pas le don d'ubiquité, je n'y serai pas.. Je vais rater l'occasion de voir des blogueuses que j'ai déjà ratées pour books...
Amusez vous bien!
(d'un autre côté, dans les 5 heures de trajet en tout pour y aller, ça fait beaucoup...)

7. Caro[line]  le 24-08-2010 à 17:00:24  (site)

A dimanche, Brize !!

8. Acr0  le 24-08-2010 à 19:35:04  (site)

Je ne pourrai point venir mais en tout cas, je vous souhaite tout plein de bon temps Sourire

9. brize  le 24-08-2010 à 20:21:38  (site)

@ Pickwick : Tu fais partie des nouvelles rencontres que je me réjouis de faire Sourire1 !

@ La Sardine : Pas de problème, c’est prévu Fou !

@ Stéphie : Moi aussi Sourire!

@ Aifelle et Hathaway : Je n’avais pas, les années précédentes, fait de compte-rendu, mais je ne manquerai pas de vous signaler celui de Caro[line] dans mon blog-it.

@ Keisha : Oui, ça fait vraiment loin pour toi ! En tout cas, j’avais eu le plaisir de faire ta connaissance à cette occasion l’année dernière, c’est déjà ça de pris !

@ Caro[line] : Et d’ici là, on va prier le dieu Météo (s’il existe !) !

@ Acr0: Dommage… et merci !

10. val-m-les-livres  le 24-08-2010 à 21:57:40  (site)

Je ne connaissais pas ce pique-nique. Dommage car il est un peu tard pour que je m'organise mais ça doit être très sympa.

11. brize  le 25-08-2010 à 21:17:54  (site)

@ Val-m-les-livres : Ben oui, c'est dommage !

12. liliba  le 02-09-2010 à 16:13:38  (site)

Ah grrr, c'est à chaque fois le we où je récupère mes enfants de leurs camps scouts... j'ai bien pensé à vous !

 
 
 
posté le 21/08/10

"Anna Karénine", Tolstoï

    Chez les Oblonski, ce matin-là, rien ne va plus. Darie Alexandrovna vient de découvrir que son époux, le prince Stépane Arcandievitch, la trompe avec l’ancienne institutrice française de leur cinq enfants et elle envisage de le quitter. Stépane Arcandievitch, lui, ne sait quelle attitude adopter pour éviter d’envenimer la situation. Arrivé à son bureau, il a l’heureuse surprise de voir surgir son ami Lévine. Celui-ci a quitté ses terres pour Moscou, dans l’intention de demander enfin en mariage la belle-sœur de Stépane, la jeune Kitty, dont il est secrètement amoureux. Mais il ne tarde pas à se rendre compte que Kitty n’est pas insensible au charme du beau comte Vronski, qu’elle côtoie régulièrement.
   Vronski, de son côté, croise inopinément le chemin de la belle Anna Karénine, la sœur de Stépane Arcandievitch, qui vient rejoindre son mari à Moscou : la rencontre ne laisse aucun des deux indifférent…

   « 
Anna Karénine » m’a d’emblée séduite par son entrée directe dans le vif du sujet (on débarque littéralement chez les Oblonski) et sa manière d’aborder de front les personnages : justesse des notations, finesse de l’analyse des caractères, avec un auteur tout en empathie, donnent une impression de vraisemblance, le sentiment de pénétrer dans l’intimité des situations et des gens. Par moments, l’auteur se permet d’aller encore plus loin, en indiquant ce que tel ou tel protagoniste aurait voulu dire… pour finalement exprimer autre chose, des mots qui ne sont pas fidèles au fond de sa pensée : et j’ai trouvé que c’était infiniment réaliste, ces propos qui nous échappent, non conformes à ceux que nous avions formulés intérieurement et toutes ces incompréhensions qui peuvent résulter de telles difficultés ou erreurs de communication.
   A cette remarquable peinture psychologique, insérée dans une trame romanesque à souhait qui explique l’engouement que ce roman ne manqua pas de susciter, « 
Anna Karénine » allie une peinture sociologique dont je ne doute pas qu’elle ait passionné les lecteurs contemporains, puisque les questions socio-politiques évoquées étaient d’actualité. Pour ma part, autant j’ai été sensible à tout ce qui concernait les relations de l’aristocratie avec le peuple (à cet égard, les états d’âme de Lévine, reflets de ceux de Tolstoï, sont passionnants), autant d’autres sujets abordés me sont totalement passés au-dessus, soit parce qu’ils ne m’intéressaient pas, soit parce que je ne faisais pas l’effort de les comprendre. Mais ces passages sont, somme toute, assez peu nombreux et n’entravent guère le cours principal du roman. Et ils sont, largement, contrebalancés par les descriptions des lieux où l’action se déroule, de la campagne russe souvent, à mon sens jamais trop longues et toujours particulièrement évocatrices.
   J’ai lu la première moitié de ce long roman avec enthousiasme, savourant une œuvre qui me rappelait certaines peintures du 19
ème siècle dont le classicisme n’a d’égal que la beauté, liée à l’harmonie de la composition et des couleurs. Au passage j’ai remarqué, parfois, que le cours des choses s’infléchissait subitement de manière radicale (je pense à la fin de certaines des parties du roman), sans que l’auteur s’appesantisse dessus alors qu’il nous avait comblé de détails sur la situation antérieure : le procédé m’a surprise mais il s’avère finalement assez efficace car dynamique.


   Arrivée à mi-parcours, mon engouement a manifesté un léger fléchissement... mais grâce à l'envoi simultané d'un SOS à la blogosphère   qui a suscité de très sympathiques encouragements  (relayés par une période de
canicule pluies estivales propice à la lecture), je me suis replongée illico et avec intérêt dans le roman, fermement résolue à ne pas le lâcher avant la fin.


   Bilan fort positif (malgré un épilogue, heureusement rapide, dont le caractère métaphysico-spirituel m'a lassée, même si je sais qu’il reflète bien les préoccupations de Tolstoï), puisque j’ai découvert une œuvre majeure de la littérature, ainsi que je m’étais promis de le faire et un auteur dont le talent n’est pas à démontrer, comme j’ai pu le constater. J’en garderai le souvenir de personnages étudiés avec un soin tel que je l’ai rarement observé dans mes lectures : aucun ne peut nous être vraiment antipathique, tant il nous est permis de les approcher de près avec leurs forces et leurs doutes (ceux de Lévine, par moments, m'ont beaucoup touchée), voire leurs failles et tant Tolstoï fait preuve d'humanité dans leur traitement. Des images fortes de séquences marquantes (la course de chevaux, une agonie et une naissance, entre autres…) me resteront en mémoire et le sentiment de m’être, à plusieurs reprises, promenée dans la campagne russe, pour mon plus grand bonheur.

« Anna Karénine », Tolstoï
éditions Folio classique (858 p pour le roman proprement dit)

 

Les avis de Bladelor et Keisha (qui ont achevé de me décider à lire ce roman).

 


Commentaires

 

1. Sandrine(SD49)  le 21-08-2010 à 21:43:06  (site)

Ravie que nos encouragements aient été efficaces smiley_id172957 j'essaierai de faire aussi bien que toi .... un jour smiley_id118699

2. bladelor  le 21-08-2010 à 22:55:04  (site)

Ah, je suis ravie ! ;-)

3. Petite Fleur  le 21-08-2010 à 23:57:10  (site)

Bravo !!!! Je l'ai récupéré sur mon livre électronique, mais je pense que je commencerai par "Guerre et Paix", à choisir... Tu n'as plus qu'à le lire aussi pour me dire si j'ai raison :-)

4. Cécile Lecture Emoi  le 22-08-2010 à 02:04:53  (site)

Il est dans ma PAL, mais il m'impressionne, et j'avoue craindre de ne pas être à la hauteur ... En tous les cas : Bravo ;-)

5. Aifelle  le 22-08-2010 à 07:12:35  (site)

Enfin ! le voilà ce billet tant attendu, victoire, tu as triomphé, tu peux dire que tu as lu un incontournable de la littérature mondiale .. (tu as fini par avoir le soleil en Normandie !).

6. keisha  le 22-08-2010 à 07:38:34

Yes! (ou plutôt Da!)
Tu as aussi remarqué les "accélarations" du récit, des pages pour une scène, puis hop, le temps passe, moi aussi j'aime bien. Les paysages russes aussi (quel talent ce Tolstoi pour intéresser à ce genre de scènes!)
Quand tu auras repris ton souffle, tu prendras bien un petit Guerre et paix, non? ^_^

7. manu--  le 22-08-2010 à 07:42:21  (site)

Génial ! Tu es non seulement arrivée au bout mais en plus tu as aimé ! Ca m'encourage à laisser ce roman sur ma LAL.

8. mango  le 22-08-2010 à 09:10:05  (site)

Tu as terminé: bravo! J' apprécie aussi chez Tolstoï cette plongée rapide dans l'histoire et cette impression de vraisemblance si utile pour bien suivre les nombreux personnages! L'été aura donc été propice à la lecture de ce chef d'œuvre:

9. Mélopée  le 22-08-2010 à 12:17:13  (site)

Oula la je veux bien te croire qu'il t'en aura fallu des encouragements pour persévérer sur du Tolstoï. Quelle fierté ce doit être d'en être venue à bout ! Sourire

10. kathel  le 22-08-2010 à 13:15:01  (site)

Bravo ! Tu as aimé cet incontournable et tu donnes envie de le lire ou de le relire : mission accomplie ! Tu vas pouvoir te pencher sur du plus facile, mais que tu vas peut-être trouver trop fade.

11. Restling  le 22-08-2010 à 13:39:32  (site)

Et bien voilà, avec tant d'encouragements, c'était sur que tu allais y arriver ! :-)
Et maintenant, tu me donnes envie de m'y atteler à mon tour, en plus, il est dans ma PAL donc il faut juste que je me ménage un peu de temps.
C'est drôle ce que tu dis sur l'épilogue, celui de Guerre & Paix m'a lassée aussi.

12. hathaway  le 22-08-2010 à 14:24:25  (site)

C'est bien que tu aies pu reprendre ta lecture et surtout la terminer! Et en plus, ça t'a plu ! Il faut moi aussi que je lise ce livre dont on dit tant de bien !

13. Tulisquoi  le 22-08-2010 à 15:59:39  (site)

Bravo d'avoir été jusqu'au bout ! Finalement ça valait la peine de lancer ce SOS Sourire

14. George  le 22-08-2010 à 17:22:23  (site)

Donc tu es parvenue au bout de cette lecture... d'abord bravo, ensuite ton billet, effectivement, me donne envie de m'y mettre à mon tour !!!! smiley_id147765smiley_id147765smiley_id147765smiley_id147765smiley_id147765

15. val-m-les-livres  le 23-08-2010 à 16:23:54  (site)

Ah bravo! Ca valait la peine!

16. brize  le 24-08-2010 à 09:32:56  (site)

@ SD 49 : Et je suis certaine que tu liras ce roman sans problème !

@ Bladelor : Je me suis rendu compte que je n’avais pas mis de commentaire après la lecture de ton billet : comme quoi, même quand on ne dit rien, l’idée fait son chemin !

@ Petite Fleur : J’ai apercu pas plus tard qu’hier “Guerre et paix” en librairie : plus du double d’”Anna Karénine”! Euh… sans moi (d’autant plus que j’avais déjà essayé quand j’étais jeune) !

@ Cécile : Ce n’est pas une lecture difficile, mais il faut être un peu endurant… et accepter quelques longueurs (mais là, chacun ne le ressentira pas de la même manière : tout ce qui était en campagne me charmait).

@ Aifelle : Oui, je suis très contente d’avoir lu un chef d’œuvre de la littérature, c’est-à-dire une œuvre qui dure et il n’y en a pas tant !

@ Keisha : Je crois bien que ce que j’ai préféré ce sont les scènes dans la nature alors que cela aurait pu être ennuyeux !
Et pour « Guerre et paix », voir ma réponse à Petite Fleur !

@ Manu : Oui, sans conteste, il faut le laisser sur ta LAL.

@ Mango : Farpaitement !

@ Mélopée : Mais, tu sais, ce n’est rien quand on regarde « Guerre et paix » : c’est deux fois plus gros qu’ »Anna Karénine », alors je tire mon chapeau à celles qui sont en train de le lire !

@ Kathel : Bingo ! J’ai poursuivi avec un roman de Martin Suter, que j’avais déjà entamé avant, mais là je peine à trouver de quoi retenir mon attention…

@ Restling : Après „Guerre et paix“, „Anna Karénine“ te paraîtra très facile (rapide) à lire.

@ Hathaway : Oui, c’est une lecture qui vaut le coup.

@ Tulisquoi : Rien de tel que de chouettes encouragements de lecteurs avisés pour se remotiver !

@ George : Je suis certaine qu’il te plairait !

@ Val-m-les-livres : Oui, un roman incontournable et dont je garderai, je pense, un souvenir fort.

17. Pickwick  le 24-08-2010 à 09:59:46  (site)

Lu il y a un bout, lorsque j'étais dans ma période russe... mais je dois bien reconnaitre ne pas en avoir gardé un souvenir impérissable 10 ans après, même de la tragédie finale... vraiment dommage pour moi !

18. kp78  le 24-08-2010 à 12:02:34

Bravo, voilà qui est fait et en plus cela donne envie ! Pour changer un peu d'univers, je pense que cela fait du bien de se forcer un peu sinon on lit toujours la même chose ! Pour ma part, en challenge personnel je devais lire "l'idiot" de Dostoïevski et ce n'est pas fait.. Honte à moi mais je ne désepère pas de m'y mettre un jours...

19. dasola  le 24-08-2010 à 12:31:35  (site)

Bonjour Brize, bravo pour être arriver à lire ce gros pavé. Personnellement, je ne m'y risque pas. En revanche, je me distrait bien avec "Quelle époque" d'Anthony Trollope qui vient d'être publié pour la 1ère fois en français: 800 page!!! qui se lisent bien. J'en suis à la page 360. Bonne journée.

20. brize  le 24-08-2010 à 20:29:45  (site)

@ Pickwick : Je ne sais pas si c’est dommage : ce n’est pas parce qu’un roman est reconnu comme un chef d’oeuvre qu’on y est forcément réceptif (et, tu sais, ce n’est finalement pas ce qui est considéré comme le plus marquant dans ce roman qui me restera, je pense… mais on pourra en reparler de vive voix dimanche !).

@ KP78 : Oui, je suis certaine que tu le liras !
(et, au fait, du coup je n’ai pas lu « La Religion »… car j’ai fait un choix entre ces deux pavés).

@ Dasola : Ah, mais Trollope est un classique, aussi ! Et j’avoue n’avoir jamais rien lu de lui. En tout cas, voilà encore un bon pavé !

21. Sassenach  le 25-08-2010 à 13:08:56  (site)

Je n'ai pas eu l'occasion de t'encourager mais je viens là te féliciter pour avoir lu ce pavé Sourire De mon côté, je n'ai pas encore sauté le pas avec les classiques russes ... ils me font encore trop peur Clin doeil

22. MamzelleMelo  le 26-08-2010 à 09:45:52  (site)

Faut que je le lise, faut que je le lise !

23. zarline  le 26-08-2010 à 12:14:03  (site)

Je sue sur Guerre et Paix depuis plusieurs mois. Je bloque à chaque fois sur les scènes de bataille décrites avec autant de détails que les personnages et ça me parait très très long. Je pense cependant tenter Anna Karénine dans quelques années. Il m'a l'air quand même plus "accessible" que Guerre et Paix.

24. brize  le 26-08-2010 à 18:13:38  (site)

@ Sassenach : Celui-ci, je suis certaine que tu en viendrais facilement à bout car ce n’est pas aride mais, au contraire, très romanesque (et tu peux toujours sauter les passages qui ralentissent éventuellement ta lecture).

@ Mamzelle Melo : Tu peux le faire !

@ Zarline : Je suis convaincue que „Anna Karénine“ est BEAUCOUP plus accessible ! D’ailleurs, je n’ai pas du tout l’intention de me lancer un jour dans la lecture de « Guerre et paix » : trop lourd pour moi !

25. A_girl_from_earth  le 30-08-2010 à 23:50:06  (site)

Mon commentaire à venir prochainement dès que j'ai un moment. Finalement tu l'auras fini avant moi.Clin doeil

 
 
 
posté le 14/08/10

"Harold", Louis-Stéphane ULYSSE

   États-Unis, début des années 60.

  Chase Lindsey, éleveur d’oiseaux, recueille un corbeau dont le nom, Harold, est inscrit sur une bague rivée à l’une de ses pattes. Il est frappé par sa surprenante intelligence mais aussi par son caractère farouche, voire agressif. Peu de temps après, il est contacté par Ray Berwick, dresseur à Hollywood, auquel il va prêter main forte sur le tournage des « Oiseaux » d’Hitchcock.

  Sur place, Chase est fasciné par la nouvelle actrice fétiche du réalisateur, Tippi Hedren. Mais il n’est pas le seul à l’être : Harold aussi tombe sous son charme et, dès lors, manifeste vis-à-vis de la jeune femme un inquiétant comportement protecteur.

  Chase fait aussi la connaissance d’Eva Beaumont, la doublure lumière de Tippi, moins séduisante que l’actrice mais dont il devient proche.

  Autour d’eux gravite tout le petit monde d’Hollywood, dont un certain nombre d’individus plus ou moins recommandables, que Berwick et Chase finissent par côtoyer…

 

 

   « Harold » est un roman d’atmosphère, un roman qui, insensiblement, devient de plus en plus tendu et noir, à l'image du corbeau dont il porte le nom, ombre menaçante planant sur tout le récit.

   Au fil de chapitre courts, ramassés sur eux-mêmes, Louis-Stéphane Ulysse campe avec efficacité des personnages réels ou imaginaires : ils se côtoient en étant aussi crédibles les uns que les autres, de même que les trucages sur une pellicule ne se laissent pas deviner car tout paraît vrai (je pense aux trucages présents dans « Les oiseaux », d’Hitchcock, tels qu’ils sont évoqués dans le roman : j’avais revu le film il y a peu et je m’y étais laissée totalement prendre).

   Le début du roman, après les pages présentant l’histoire antérieure de Harold et distillant déjà une certaine inquiétude, se situe dans un cadre naturel avec la ferme où Chase élève ses oiseaux, puis le tournage des extérieurs des « Oiseaux », à Bodega Bay. Mais progressivement l’environnement urbain s’impose et c’est Hollywood qui se retrouve sur le devant de la scène, avec ses mœurs gangrénées par la mafia qui semblent réussir à contaminer certains des protagonistes. L’auteur intègre habilement les incidents (réels) du tournage des « Oiseaux » et les relations (là aussi avérées, au moins pour l’essentiel) du réalisateur avec l’actrice Tippi Hedren, soit des éléments présentant un intérêt documentaire pour tout cinéphile amateur, à une trame romanesque relevant, elle, de son imagination, mais qui s’y adapte parfaitement, comme si elle se contentait de les prolonger.

   Au fur et à mesure, le thème principal, par cercles concentriques, s’élargit à des domaines adjacents (la mafia et le cinéma, avec l’émergence de la pornographie et de la violence ; le poids des événements socio-politiques du moment) par le biais d’incidents annexes représentant autant de micro-récits (ce qui pourra gêner certains lecteurs, car le nombre des intervenants, parfois éphémères, s’en trouve augmenté d’autant) : ils l’inscrivent dans un contexte historique marqué et cet environnement va lui aussi, en retour, interférer dramatiquement dans l’histoire racontée. L’écriture, au plus près des instants vécus, colle aux êtres et aux situations, elle est précise et dense, à la fois retenue et percutante, c’est elle aussi qui donne sa couleur au récit et elle m’a plu immédiatement.

 

   « Harold », roman pas ordinaire, m’a permis de découvrir un auteur que je ne connaissais pas et que je ne risque pas d’oublier : servi par une plume d’une qualité indéniable, il illustre à sa manière, troublante, une certaine période des Etats-Unis, où le glamour hollywoodien n’était qu’un trompe l’œil.

 

« Harold », Louis-Stéphane ULYSSE

Editions Le Serpent à plumes (341 p)

Livre reçu dans le cadre d’un partenariat de BoB avec les éditions Le Serpent à plumes.

A paraître le 26 août 2010

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 14-08-2010 à 21:06:19  (site)

Voilà un livre qui semble vraiment intéressant !

2. SBM  le 14-08-2010 à 21:08:38  (site)

A chaque fois que je croise un roman sur Hollywood, je pense à "La conspiration des ténèbres" de Theodore Roszak, un chef d'œuvre absolu sur lequel je fais une fixette. L'as-tu lu ?

3. kathel  le 14-08-2010 à 21:44:53  (site)

Rien que la couverture me l'avait déjà fait remarquer... si en plus le roman tient la route, il me faut le noter !

4. keisha  le 15-08-2010 à 07:45:01  (site)

j'hésitais à le lire, celui là... En fait je n'ai jamais vu ce film d'Hitchcock, trop la trouille... Mais tu vas presque me convaincre...
Bonnes vacances!

5. manu--  le 15-08-2010 à 08:35:36  (site)

Je suis tentée mais j'ai peur que tous les récits connexes me perdent un peu d'autant plus que je ne suis pas cinéphile.

6. bene  le 15-08-2010 à 12:41:37  (site)

Je suis d'accord avec toi! mon article ne saurait tarder!

7. 3meraude  le 18-08-2010 à 22:49:49

Il me semble en avoir déjà parlé avec toi (probablement sur mon blog!) mais si j'ai trouvé le tout très sympathique, un peu angoissant, j'ai vraiment trouvé que la fin partait en queue de poisson...
mais bon, ça reste un bouquin sympa !
J'ai eu l'autre livre de serpent à plumes, sur Andy Warhol mais je ne me suis pas encore penchée dessus...
en tout cas,bravo à leur graphiste pour les couvertures !! :-)

8. brize  le 21-08-2010 à 20:24:14  (site)

@ Clara Brest : Il l’est sans conteste !

@ SBM : Un pavé (il me semble) que je n’ai pas lu, mais dont j’ai entendu parler (entre autres chez toi, je pense).

@ Kathel : Original, il ne plaira pas à tout le monde mais il tient la route.

@ Keisha : Tu peux voir le film d’Hitchcock sans problème (c’est une trouillarde qui te le dit) ! Et laisse-toi convaincre de lire « Harold » : je serais curieuse d’avoir ton avis.

@ Manu : Les nombreux fils qui se rattachent au fil principal peuvent gêner-déconcerter (ça dépendra du lecteur), mais le fait de ne pas être cinéphile n’est pas, à mon avis, un obstacle.

@ Bené : Affaire à suivre, donc : j’attends ton billet !

@ Emeraude : Oui, j’avais mis un commentaire sur ton blog. Et je persiste : pour moi, la fin ne part pas en queue de poisson, parce que cela voudrait dire qu’il n’y a pas de fin en bonne et due forme or il y en a une et avec un épilogue à la suite, pour couronner le tout.
Et, comme toi, j’aime beaucoup la couverture (pas encore vu celle de l’autre roman que tu évoques) !

9. Sassenach  le 25-08-2010 à 13:07:17  (site)

Tu parles d'Hollywood ... vlan, ça y est, tu m'as convaincue !!! Que je suis faible, moi !!!! mdr Clin doeil

10. brize  le 26-08-2010 à 18:14:31  (site)

@ Sassenach : Faible peut-être... mais moi je suis contente de t'avoir convaincue !

 
 
 
posté le 13/08/10

"Manière de voir" interroge les utopies !

                                                               

  

 

   Si lorsque vous entendez le mot "utopie", vous dressez immédiatement l'oreille, alors ce numéro d'août-septembre de "Manière de voir" est pour  vous !

   Vous trouverez ici une présentation de son contenu, avec un sommaire détaillé, qui vous en donneront une idée assez précise, de même que le compte-rendu qu'en a fait Gilles Lapouge dans Le Monde Diplomatique.

 

   Bonne lecture ! (de mon côté, j'ai commencé à en lire quelques articles, histoire de changer un peu de Tolstoï !  Et je vous rassure, je lis aussi des articles plus relax, comme les "séries d'été " diu Nouvel Obs !)

 


Commentaires

 

1. Marc Bibliotheca  le 13-08-2010 à 15:15:12

Un numéro très intéressant.

Le Monde DIplomatique est une référence pour moi, Manière de voir nous permet de retrouver le meilleur du Diplo par thème.

Ce numéro-ci est très bien fait.

2. La Nymphette  le 13-08-2010 à 21:42:46  (site)

Ca me plait beaucoup! je vais me le procurer je pense!

3. brize  le 14-08-2010 à 19:50:45  (site)

@ Marc : Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de numéro de "Manière de voir" (du coup, j'ai raté le numéro ayant pour thème "Mauvais genres", mais je vais peut-être me le commander) et je redécouvre ce magazine avec plaisir.
Et bienvenue "Sur mes brizées" Sourire1 !

@ La Nymphette : Je pense qu'il t'intéressera !

édité le 14-08-2010 à 19:51:44

4. liliba  le 14-08-2010 à 21:58:02  (site)

Je ne connais pas ce magazine... Quand au mot Utopie, ah... tout un programme ! Je file lundi au point presse le plus proche !

5. Pincureuil  le 16-08-2010 à 14:16:40  (site)

ça a l'air passionnant, mais aïe aïe aïe le temps me manque cruellement...

 
 
 
posté le 11/08/10

Besoin d'encouragements !

      Je profite de ma pause de blog pour relever un petit challenge perso : lire (enfin !) une oeuvre de Tolstoï, à savoir  "Anna Karénine" (je m'étais, il y a bien longtemps, cassé les dents sur "Guerre et paix"). Même que j'ai brûlé mes vaisseaux en emportant en vacances (où j'ai, au moins jusqu'à la fin de cette semaine, après je ne sais pas, une connexion internet) un seul roman (qui fut vite lu, et dont je vous parlerai bientôt) + celui-ci.

    Sauf que...

   Il y a 858 pages dans mon édition Folio (et je ne vous parle pas de la police de caractère : c'est pas écrit bien gros, tout ça !). Là, j'en suis, très précisément, à la page 388 et mon enthousiasme initial a cédé la place à un petit coup de mou, suite aux pages consacrées à la question agricole, parce que, même si j'aime beaucoup Lévine, le fait qu'il soit le porte-parole de Tolstoï, malgré l'intérêt socio-historique que cela présente, n'est pas ce qui me motive le plus dans ma lecture. Et puis, je crois que je m'essouffle un peu et pourtant j'hésite à entrecouper cette lecture avec autre chose (de toute façon, là, je n'ai rien sous la main), car j'aimais bien l'idée d'y rester immergée le temps nécessaire.

   Alors, si par hasard vous avez déjà lu ce roman (ou si vous en avez déjà attaqué un d'une telle ampleur... ou si vous en avez envie, tout simplement !) , n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire d'encouragement .

 

   Bon, je vous laisse : l'Homme regarde the match à la télé (boycottée jusque là, mais ce soir je suis magnanime) et je vais me vautrer dans le canapé à côté, en compagnie de Tolstoï : j'espère être à nouveau emportée par ce roman (la suite dans le billet qui lui sera, j'y crois encore, prochainement consacré !) !

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 11-08-2010 à 21:48:38  (site)

Je ne l'ai pas lu, ni aucun livre ce cet auteur mais je suis de tout coeur avec toi!

Courage....

2. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 11-08-2010 à 21:54:58  (site)

outch!!
pas lu, mais bon courage!!!

3. Cécile de Lecture Emoi  le 11-08-2010 à 22:27:20  (site)

Ah !!! J'ai le même dans ma PAL !!!
Allez, brize , du courage ! Et puis, tu n'as pas le choix. Pour 2 raisons :
- tu n'as rien d'autre sous la main smiley_id117208

-maintenant que tu nous as fait cet aveu, tu ne peux plus nous décevoir !Hey

4. bladelor  le 11-08-2010 à 22:48:41  (site)

Allez Brize ! Allez Brize ! Je t'encourage à distance ! Si cela peut te consoler, j'ai eu du mal moi aussi avec ce roman (même édition que toi) et j'ai passé plus de 15 jours dessus mais je ne le regrette absolument pas. C'est un vrai bijou qui a marqué ma vie de lectrice. Prends le temps qu'il te faut mais va au bout. Et si tu dois couper avec autre chose, choisis quelque chose de totalement différent, par exemple de la BD...

5. Aifelle  le 12-08-2010 à 05:58:26  (site)

Je l'ai lu il y a une trentaine d'années, peut-être même plus, je ne me souviens pas qu'il était aussi long. Si tu le laisses, tu ne le reprendras pas, ne fais pas çà ... survole les questions agricoles, çà va repartir. (à très bientôt)

6. keisha  le 12-08-2010 à 07:07:44  (site)

J'arriiiive! Quand il s'agit de soutien pour les pavés tolstoiens, je suis la pom pom girl de service. (en ce moment je soutiens les filles qui lisent Guerre et paix)
Evidemment je ne suis pas du tout désintéressée! J'ai lu Anna K en janvier et Guerre et paix en avril, tu vois le niveau d'addiction que je veux absolument partager.
Que te dire? N'hésite pas à couper avec du plus léger, sinon tu vas encore plus "saturer", même si tu ne lis que quelques dizaines de pages par jour, ce n'est pas grave, il faut juste se maintenir "chaud" dans l'histoire.
Bon, les pages sur l'agriculture et tutti quanti? Ben oui. Vois ça en diagonale si tu ne comprends pas (mais je signale que le style de T est toujours là). Attends de voir la suite de l'idylle de Lévine, c'est sympa. Allez, courage!

7. Sandrine(SD49)  le 12-08-2010 à 08:17:33  (site)

Allez courage, je compte sur toi pour me donner envie de le lire l'été prochain ;-)))

8. BiblioMan(u)  le 12-08-2010 à 08:39:58  (site)

Je salue l'exploit ! Seulement je me demande si tu vas intégrer dans ta chronique à venir des "Buutttttttt" ou des "non mais c'est pas vrai, regarde-moi ce nul" ou "fais la passe, mais fais la passseuuuhhh!". Parce que lire Tolstoï devant à côté du match, là, je dis bravo pour l'acharnement smiley_id239870, la détermination smiley_id239853 et la persévérance quand tu serais prêt à tout lâcher smiley_id176240. D'où ma participation à tous ces encouragements !

9. Gwe(naelle)  le 12-08-2010 à 08:43:19  (site)

Allez Brize, courage! Je ne l'ai pas lu non plus et je t'admire d'autant plus de t'accrocher à ce genre de pavé. Si ça se trouve, tu vas réussir à me donner envie de faire pareil!

10. CecileSBlog  le 12-08-2010 à 09:01:04  (site)

J'ai lu Middlemarch - 1100 pages. Il faut couper avec du plus léger mais pas trop long non plus. Une journée de pause de temps en temps ça aide je te promets. En tout cas, bon courage !

11. Aliénor  le 12-08-2010 à 09:38:12  (site)

Bon courage ! Il est dans ma PAL également !

12. mango  le 12-08-2010 à 09:44:45  (site)

Et comment si je t'encourage! J'ai lu ce livre sans effort dans ma belle jeunesse mais hélas elle est loin et je peine désormais terriblement à finir "Guerre e tPaix"! On s'est fixé à plusieurs la date du 31 décembre comme ultime date butoir... et j'entends déjà Keisha rigoler doucement! Allez tu auras fini ton gros pavé très bientôt: j'y crois!

13. Petite Fleur  le 12-08-2010 à 16:41:20  (site)

Je n'ai jamais lu du Tolstoï, mais je pencherais plutôt pour "Guerre et paix" quand je commencerai. Un jour, lorsque ma PAL aura baissé ... (si si j'y crois ! j'y arrive même un peu). En tout cas, je lirai donc "prochainement" ton billet sur celui ci avec grand intérêt. Alors courage !!!

14. kathel  le 12-08-2010 à 16:48:03  (site)

Je l'ai lu il y a un bon moment, mais dans mon souvenir, il n'était pas aussi long... aucune chance qu'il ait été rallongé entre temps, pourtant !
Bref, je t'encourage à poursuivre, il y a encore beaucoup de belles pages devant toi !

15. manu--  le 12-08-2010 à 17:59:40  (site)

Je t'encourage !!! Tu dois absolument le finir pour la bonne et simple raison que tu dois me motiver à le lire à ton tour ;-)

16. Tulisquoi  le 12-08-2010 à 18:52:54  (site)

J'ai lu récemment Les disparus. 931 pages en J'ai lu, écrites aussi en petits caractères. J'ai eu la chance d'avoir autre chose sous la main pour couper un peu. Courage à toi ! Et bonne lecture...

17. brize  le 12-08-2010 à 19:13:20  (site)

@ Clara Brest et La Sardine (ET A TOUS !) : POUR VOTRE SYMPATHIQUE SOUTIEN : smiley_id117194 !

@ Cécile : Bien vu ! Publier ce petit billet c’était aussi, plus ou moins, renoncer à la possibilité d’abandonner le roman en douce smiley_id119173!

@ Bladelor : Les quinze jours, j’y arriverai, c’est sûr et c’est bien parti pour que je les dépasse ! Pour le moment, je coupe cette lecture avec celle de magazines divers (Nouvel Obs, Le Mensuel, « Manière de voir »). Je verrai si je récupère autre chose en repassant par la case maison samedi.
En tout cas, merci pour tes encouragements ! Tu fais partie de celles dont les billets m’ont donné envie de me lancer dans cette lecture et, malgré ce petit coup de mou, je ne regrette pas de m’être lancée dans l’aventure !

@ Aifelle : Tu as tout à fait raison de dire que si je le laisse, je ne le reprendrai pas ! Pour la longueur, c’est peut-être parce que tu ne l’avais pas lu en poche, donc il devait comporter moins de pages, si elles étaient plus grandes.
Je te dirai la semaine prochaine, quand on se verra, où j’en suis smiley_id1464964 !

@ Keisha : Ah ! Je t’attendais, sur ce coup-là smiley_id121599! J’ai même failli t’envoyer directement un mail, et puis je me suis dit qu’un petit soutien de la (très) sympathique communauté blogosphérique ne me ferait pas de mal smiley_id118694!
Parce que c’est ton billet, le dernier je crois que j’aie lu au sujet de « Anna Karénine », qui m’avait décidée à l’acheter pour le lire.
Pour les pages sur l’agriculture et tutti quanti, ce n’est pas tant une question de compréhension que d’intérêt : un peu, ça va, mais par moments, comme tu le dis très bien, je sature.
Quant à entrecouper avec autre chose, pour le moment je lis par ailleurs des revues diverses. Je prendrai éventuellement quelque chose en repassant chez moi, des nouvelles peut-être, je verrai.
Et « quelques dizaines de pages par jour », compte tenu de leur densité (c’est écrit petit), c’est déjà mon rythme actuel ! Y’a plus qu’à le maintenir !

@ SD49 : On va tâcher !

@ BiblioMan(u) : D’abord, le canapé était perpendiculaire à la télé, le son pas fort du tout et le mari (et la fille) très discrets : donc je n’ai pas eu de mal à rester du côté de chez Tolstoï ! Bon, au bout d’un moment, c’est vrai, je suis allée lire au lit… et comme il y avait un nouveau passage moins prenant, j’ai éteint pour ne pas m’endormir dessus smiley_id118681!
Merci pour tes encouragements en tout cas, avec tous ces smileys d’enfer Hey!

@ Gwenaëlle : Qui sait ? Et merci pour tes encouragements !

@ CécileSsBlog : Ah oui, « Middlemarch », c’est un sacré pavé (pas lu) ! Tu as raison : si je coupe, je ne prendrai pas du trop long (des nouvelles, peut-être).

@ Alienor : Promis, si tu l’extirpes de ta PAL, je viendrai t’encourager à mon tour (mais peut-être que tu n’auras pas besoin d’encouragements !) !

@ Mango : J’ai choisi plus facile que toi, car « Guerre et paix » me paraît bien plus difficile à aborder ! J’avais vu que tu avais scindé ta lecture et je suis certaine que tu en viendras à bout.

@ Petite Fleur : Et le pire, c’est que le billet ne sera sans doute pas évident à rédiger smiley_id118871!

@ Kathel : Comme je le disais à Aifelle, tu l’as peut-être lu dans une édition grand format, ce qui expliquerait le nombre de pages inférieur.
Jusqu’à présent (et jusqu’à ce petit moment de lassitude), il y a eu énormément de choses qui m’ont plu et, surtout, une impression persistante de lire un roman d’une exceptionnelle qualité. J’ai un peu de mal sur la durée, peut-être parce que je me suis moins tenue à ma lecture ces derniers jours.

@ Manu : Voilà une excellente raison Rire1!

@ Tulisquoi : Ah oui ! « Les disparus », c’est quelque chose ! Vraiment pas léger du tout, dans tous les sens du terme ! Je t’admire d’avoir réussi à le lire car je l’ai moi-même feuilleté et l’effet a été très dissuasif.

18. doriane99  le 12-08-2010 à 19:30:47  (site)

Comme toi j'ai eu un "petit coup de mou" lorsque j'ai lu ce passage, mais ça reste un très beau livre (même si quelques coupures n'auraient pas été superflues à mon avis)... Suis contente de l'avoir lu !
(encouragements un tantinet "tièdes", je sais...) ;-)

19. A_girl_from_earth  le 13-08-2010 à 01:06:02  (site)

Tiens c'est amusant, je suis dessus moi aussi et je peste pas mal sur Facebook pour m'encourager!Sourire Ceci faisait suite à mon échec de la lecture commune de Guerre et Paix, et je voulais tout de même lire un Tolstoï cette année pour voir de quelle plume il était fait.
J'en suis à la moitié, j'ai commencé il y a 15 jours environ, j'ai fait une pause cette semaine là et j'espère le terminer ce week-end! Bon courage!Sourire

20. bene  le 13-08-2010 à 07:47:27  (site)

Bon courage parce qu'avec ce pavé tu en aura besoin. Mais je pense que l'histoire est très bien, c'est Tolstoï quand même. Tu nous diras!!

21. Restling  le 13-08-2010 à 12:50:24  (site)

Courage Brize !!!smiley_id147752
J'ai lu Guerre et Paix pendant mes vacances et j'ai adoré (mais je dois dire que par moments, j'étais un peu à la peine). Maintenant, il me reste à lire Anna Karénine mais je vais laisser reposer un peu. C'est quand même très intense comme lecture. Allez courage Brize !!!smiley_id147763

22. brize  le 13-08-2010 à 14:41:18  (site)

b>@ Doriane : Mais non, pas si tièdes que ça ! Je retiens que tu es contente de l’avoir lu, c’est l’essentiel !

@ A Girl From Earth : Ah oui, ça c’est marrant ! Il te reste la moitié et tu comptes finir ce week-end : j’en conclus que tu ne vas guère faire de pauses et, dans un sens, je crois que c’est ce qu’il y a de mieux. Depuis que j’ai ralenti mon rythme (occupations de vacances diverses, le soir notamment), je constate que ce n’est pas bon.
Bonne fin de lecture, en tout cas !

@ Béné : Oui, je vous dirai quoi smiley_id117960!

@ Restling : Chapeau pour « Guerre et paix » smiley_id117184. Je suis certaine que la lecture de « Anna Karénine » te paraîtra très facile à côté ! Et merci pour tes chaleureux (et so smilesques smiley_id117187 ) encouragements !

23. George  le 14-08-2010 à 15:56:46  (site)

Un roman dans lequel j'aimerais bien me plonger aussi mais avec les mêmes réticences que toi...
bon courage, il faut te dire qu'après tu seras hyper calée sur la question agricole !!! Clin doeil

24. liliba  le 14-08-2010 à 21:59:20  (site)

Lu il y a... ouhhhh, 20 ou 25 ans... mais j'avais adoré !
Bon courage, tu verras, ça va passer vite et tu en redemanderas ensuite !

25. Pincureuil  le 16-08-2010 à 14:15:28  (site)

Je ne l'ai pas lu, mais ça ne m'empêche pas de t'encourager, puisque moi ce fut avec Guerre et paix que j'ai tenté Tolstoï...j'imagine donc bien ce qu'une telle lecture peut donner !

26. wilmo  le 17-08-2010 à 09:03:47

j'ai lu la version "twitter" de Anna Karénine, et heu, comment dire.... j'ai bien aimé!

27. Cryssilda  le 18-08-2010 à 02:21:52  (site)

Hé bien, ton message date d'il y a quelques jours, tu as pu avancer depuis? Bon courage en tous cas, je suis de près l'avancée de A_Girl qui a l'air de s'en dépatouiller aussi bien que toi Sourire))

28. val-m-les-livres  le 20-08-2010 à 22:13:50  (site)

Je ne sais pas où tu en es mais accroche-toi. Il y a bien longtemps que j'ai lu ce roman mais je l'avais beaucoup aimé.

29. wonderful  le 20-08-2010 à 22:33:37  (site)

Alors Madame, t'en es où dans ton pavé???

30. brize  le 21-08-2010 à 20:13:09  (site)

@ George : Mon billet à paraître te convaincra peut-être de passer outre tes résistances !

@ Liliba : Je ne pense pas que j’en redemanderais (au moins dans l’immédiat), mais le bilan est plus que positif !

@ Wilmo : La version « twitter »… c’est cela, oui Rire !

@ Cryssilda, Val-m-les-livres et Wonderful : Il a été fini dans la soirée du mardi 17, mais je n’avais pas de connexion internet cette semaine (dernière escapade estivale) !

31. kalistina  le 26-08-2010 à 00:59:36

J'espère que ce coup de mou n'a pas trop duré et que la suite de la lecture te fut plus agréable!
Je l'ai lu à peu près à la même période que toi, et je l'ai dévoré, j'ai adoré, de la première à la dernière page. Un énorme coup de coeur pour moi!

32. brize  le 26-08-2010 à 18:17:48  (site)

@ Kalistina : Le coup de mou n'a pas duré et j'ai achevé ma lecture (cf mon billet du 21 août). C'est bien que ce roman ait été un coup de coeur pour toi !

33. zarline  le 27-08-2010 à 16:31:06  (site)

Je vide peu à peu mon GR et je tombe enfin sur ton billet après avoir déjà lu ton billet coup de coeur sur ce livre. Je me retrouve tout à fait. Je lis au grand max une dizaine de pages par jour de Guerre et Paix et je bloque à chaque fois que Tolstoi fait ses petites leçons d'histoire sociale, militaire etc. J'en suis à la page 1056 (précis, hein, je les regarde passer de près) et il me reste environ 400 pages. J'espère le terminer un jour mais en ce moment, avec la rentrée littéraire et toutes les autres tentations, je sature vraiment. Allez, on garde espoir ;-)

 
 
 
posté le 02/08/10

"Le tueur à la cravate", Marie-Aude MURAIL

   Quatrième de couverture :

   Grâce à quelques clics et une adresse mail bidon, Ruth Cassel a pu s’inscrire sur le site perdu-de-vue.com et y déposer une vieille photo de classe en noir et blanc trouvée dans les affaires de son père. La manip n’a qu’un seul but : l’aider à différencier les deux blondes aux yeux noisette sur la photo, Marie-Eve et Eve-Marie, respectivement la mère de Ruth et sa sœur jumelle, décédées à vingt ans d’intervalle.

   Très vite, comme s’ils n’avaient attendu que ce signal, des anciens de la terminale C3 se manifestent. L’ex-beau gosse de la classe, une prof de philo à la retraite, une copine des jumelles et, en prime, un grand-père dont Ruth ne soupçonnait pas l’existence, s’empressent de répondre. Tout pourrait s’arrêter là… Mais la photo de classe a réveillé de terribles souvenirs. Les e-mails évoquent un meurtre commis l’année de la terminale, celui d’Eve-Marie. Ils parlent d’un étrangleur récidiviste, le Tueur à la cravate. Bien plus effrayant, ils mettent en cause l’une des personnes que Ruth aime le plus au monde, son propre père, Martin Cassel…

 

   Avec ce roman, Marie-Aude Murail a voulu faire un thriller pour adolescents. Il m’est difficile de l’apprécier comme le ferait le lectorat ciblé car des thrillers j’en ai lu tant et plus, aussi ai-je rapidement subodoré, au moins en partie, ce qui se profilait à l’horizon de l’intrigue…

   Il reste que j’ai apprécié la lecture du roman, vif et rondement mené comme toujours chez l’auteur, avec des personnages assez bien dessinés (excepté pour les policiers, que j’ai trouvés franchement caricaturaux) et souvent attachants, le tout agrémenté de touches d’humour bienvenues.

 

   Mais ce que j’ai le plus aimé (car ce roman n’est pas mon préféré de l’auteur), c’est le journal de bord de l’écrivain annexé au roman (70 pages), qu’elle a tenu pour répondre à la question si souvent posée : « D’où ça vous vient, l’inspiration ? ». Le lecteur s’y retrouve en prise directe avec un auteur soucieux d’être toujours ouvert sur le monde qui l’entoure, où elle puise ses idées d’écriture. A peine sortie de son précédent roman (« Malo de Lange, fils de voleur »), elle vit une existence quasi normale (ses occupations d’écrivain vendant son livre occupent une part non négligeable de son temps), réfléchit au prochain, détermine des axes possibles, se documente à droite à gauche (et en profite pour découvrir internet et ses réseaux sociaux) et décortique des Mary Higgins Clark pour voir comment fonctionne la mécanique des thrillers, puisque c’est l’axe qu’elle compte privilégier cette fois. L’embryon d’histoire naît, avec encore diverses trames possibles, l’auteur envisage des personnages, s’interroge (et si elle n’y arrivait plus…), écrit certains fragments puis, une fois le processus créatif en passe d’être vraiment entamé, abandonne le journal pour s’y immerger sans retenue.

Passionnant !


« Le tueur à la cravate », Marie-Aude MURAIL

Editions L’école des loisirs – collection Médium (362 p)

Le roman est suivi de : « Comment naît un roman (ou pas) - Journal de bord du Tueur à la cravate ».

Paru en mars 2010.

 

L'avis de Cathulu.

 


Commentaires

 

1. cathulu  le 02-08-2010 à 12:06:12

J'ai largement préféré le journal de bord au roman mais c'est vrai que j'ai dépassé l'adolescence!Sourire

2. Karine:)  le 04-08-2010 à 22:26:00  (site)

Étant une éternelle ado, je suis quand même tentée... anyway, je trouve toujours tout... un peu plus ou un peu moins... Clin doeil)

3. BiblioMan(u)  le 05-08-2010 à 17:13:52  (site)

Je vais aller taper à la porte des collègues !

4. lael  le 09-08-2010 à 18:08:42  (site)

il m'attend, j'ai hâte!! en attendant ton billet m'éclaire et donne envie surtout ce fameux journal de bord! une idée originale

5. Stephie  le 10-08-2010 à 09:57:49  (site)

J'ai plein de livres de MAM en retard, bouhou !

6. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 10-08-2010 à 10:51:24  (site)

je suis à fond dans MAM en ce moment!!! et pour l'instant, je ne m'en lasse pas!!
celui ci ne m'échappera pas, c'est sûr! SourireSourire

7. Cynthiaaa  le 10-08-2010 à 16:22:21

Une auteure que je ne connais pas encore...
Ce journal de bord a l'air intéressant, plus que le roman-même

8. Hathaway  le 11-08-2010 à 10:20:47  (site)

Un peu comme KarineSourire, étant une éternelle ado je suis tentée. De plus je n'ai toujours rien lu de l'auteure et il faudrait vraiment que je m'y mette !
(Bon été!)

9. bene  le 11-08-2010 à 20:41:35  (site)

j'ai craqué aussi! elle est terrible Desplechin!

10. bene  le 11-08-2010 à 20:42:18  (site)

Murail je voulais dire! je pensais à un autre roman qui m'avait aussi passionné!

11. brize  le 12-08-2010 à 14:32:21  (site)

@ Cathulu : C’est vrai qu’on a du mal à apprécier comme le ferait un adolescent (ceci dit, ma fille, fan de Murail, m’a quand même dit que ce n’était pas son préféré et aussi qu’elle savait dès le départ qui était le coupable)…
J’ai retrouvé le lien vers ton billet (suis un peu paresseuse, pendant les vacances) !

@ Karine : Là, tu trouveras, c’est sûr !

@ BiblioMan(u): Je ne sais pas trop si tu en as déjà lu de l’auteur. Si ce n’est pas le cas, suis leurs conseils (ou ceux des blogueurs) pour découvrir leurs préférés (moi, c’est « Simple », au moins pour le moment). Mais si c’est le Journal de bord qui t’intéresse, pas d’hésitation à avoir.

@ Laël : Je suis certaine que le Journal de bord te plaira autant qu’à moi : il nous permet de nous sentir très proches de l’auteur, et comme c’est un auteur qu’on aime, c’est un vrai bonheur.

@ Stephie : C’est pô bien, ça ! Allez, hop, on en case un entre deux lectures adultes, vite fait, bien fait !

@ La Sardine : Oui, j’ai vu que Murail avait su te séduire, toi aussi, et j’en suis ravie !

@ Cynthia : J’avais offert le livre à ma fille cadette (au cours d’une de nos virées en librairie) et c’est elle qui m’a convaincue de le lire, avec ce fameux Journal comme argument. Et, honnêtement, c’est une lecture donc j’aurais pu, sinon, me passer, en tout cas ce n’est pas un des romans de Murail que je recommanderais comme je le fais pour d’autres.

@ Hathaway : Si tu n’as rien lu de l’auteur, je te conseille de la découvrir plutôt avec d’autres titres, comme « Simple » ou « Oh, boy ! », par exemple.
Et bon été à toi aussi !

@ Béné : Lapsus bien compréhensible ! Mais de Desplechin, je ne connais que « Verte ».

12. bene  le 13-08-2010 à 07:48:07  (site)

Tu n'as plus qu'à lire Pome, ils vont de pair.

 
 
 
posté le 28/07/10

Exposition "DREAMLANDS" au centre Pompidou (jusqu'au 9 août)

Dreamlands – Des parcs d’attraction aux cités du futur :


"[…] l'exposition Dreamlands développe un propos inédit : montrer comment les modèles de foires internationales, d'expositions universelles et de parcs de loisirs ont influencé la conception de la ville et de ses usages.
Démultipliant la réalité par la pratique de la copie, jouant d'une esthétique de l'accumulation et du collage souvent proche du kitsch, ces mondes clos et parallèles ont en effet inspiré les démarches artistiques, architecturales et urbanistiques au XXe siècle, au point de s'ériger en possible norme de certaines constructions contemporaines."

Extrait de la présentation figurant sur le site de l’exposition (où vous trouverez tous les détails pratiques pour une visite éventuelle).

 

   Voilà une exposition que j’ai failli rater : j’avais aperçu des affiches, mais pas eu l’occasion de lire des articles à son sujet, si bien que je l’avais presque oubliée ! Et franchement, je vous la recommande vivement, pour peu que l'architecture vous attire (même si on est obligé de débourser 12 € pour l’entrée Musée-Expositions, puisqu’il n’y a pas de billet pour l’exposition uniquement ; à noter cependant que l’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans). La scénographie est superbe et le parcours proposé très intéressant (un bémol toutefois pour les deux dernières salles, qui ne nous ont pas convaincues, ma fille cadette et moi).

   Allez, plutôt qu’un long discours, une vidéo pour vous donner une idée de ce que vous pourrez y voir :

 


Exposition Dreamlands au Centre Pompidou
envoyé par centrepompidou. - Films courts et animations.

 


Commentaires

 

1. dasola  le 29-07-2010 à 08:26:33  (site)

Bonjour Brize, la vidéo est bien mais de là à aller voir l'expo: bof. Bonne journée.

2. kp78  le 29-07-2010 à 08:52:34

L'idée de départ est intéressante et aborde un sujet où il y a certainement matière à dire. En regardant la vidéo on a l'impression tout de même qu'il n'est question que de Las Vegas ! C'est loupé pour moi en tout cas car je ne serai pas rentrée d'ici la fin de l'expo : déménage-t-elle en province ; )

3. brize  le 29-07-2010 à 09:13:31  (site)

@ Dasola : En matière d'expositions parisiennes, il y a suffisamment de choix pour que chacun y trouve son bonheur Sourire1 !

@ KP78 : Fausse impression ! Regarde sur le site, le "Dossier pédagogique" (à droite, sous "Autour de Dreamlands") et tu auras un aperçu complet de l'exposition, qui te permettra de mieux comprendre de quoi il retourne qu'avec la vidéo .
Je voulais être plus précise dans mon article mais à chaque fois que je voulais le reprendre pour faire des ajouts, il y avait un bug avec la vidéo déjà insérée (les titres en dessous se dupliquent...) donc j'ai laissé tomber.

édité le 29-07-2010 à 09:15:29

4. harfang  le 29-07-2010 à 10:25:58  (site)

Ça m'a l'air bien intéressant.
Est-ce que les cabanes en bois que l'on voit sur la façade de Beaubourg font parties de cette expo ?
Too bad je pars ce WE en vacances... je ne pourrais pas y aller.

5. Aifelle  le 29-07-2010 à 13:26:50  (site)

Si toutefois je vais à Paris d'ici le 9 Août, je viens d'en repérer une à Marmottan qui m'emballe plus ..

6. brize  le 29-07-2010 à 21:18:54  (site)

@ Harfang : Non, les cabanes en bois font partie d'une autre exposition, celle de Tadashi Kawamata (présentée elle aussi sur le site du centre Pompidou).
Bonnes vacances Sourire !

@ Aifelle : Ah, ah ! Il faudra que j'aille voir à quelle exposition tu fais allusion !

7. harfang  le 30-07-2010 à 12:31:51  (site)

merci et à en septembre !!!

8. KUTIK  le 02-08-2010 à 19:08:51

La vidéo donne envie de voir l'expo mais je n'aurais pas le temps d'ici samedi où nous partons à Berlin. Merci pour l'article.

9. La Nymphette  le 04-08-2010 à 10:28:36  (site)

Je voulais y aller hier soir, sauf que... le centre G POMPIDOU est fermé le mardi! :-) Appelez-moi super-boulette!

10. sophielit  le 30-08-2010 à 19:22:46  (site)

J'y suis allée, et j'ai aimé !
Une seule déception, les fameux bâtiments en biscuits pour chien... Mais à côté de ça, il y avait des installations extraordinaires !

 
 
 
posté le 27/07/10

"Flashforward", Robert J. SAWYER

     Une expérience scientifique jamais menée, comportant une collision de particules proche de celles du Big Bang, et voilà que toutes les humains, pendant deux minutes, s’évanouissent. Le phénomène provoque de nombreuses catastrophes avec quantité de morts et de blessés, mais la pire n’est peut-être pas immédiatement perceptible. Parce que, pendant ce laps de temps où ils ont perdu conscience, les hommes se sont trouvés projetés 20 ans plus tard, dans leur propre futur : cette fenêtre poussée leur a laissé entrevoir ce que le monde et, surtout, eux-mêmes seraient alors devenus.

   Mais est-il souhaitable, voire même supportable, d’apercevoir son futur (sa destinée ?) ? Ou de ne rien apercevoir, parce que, à ce moment-là, on aura déjà disparu ?

   Ces questions frappent chacun de plein fouet et en particulier les responsables de l’expérience, Lloyd Simcoe, en instance de mariage avec sa belle collègue japonaise Michiko et Theo Procopides, qui découvre que, dans 20 ans, il viendra juste d’être assassiné…

 

   C’est après avoir regardé les deux premiers épisodes de la série TV éponyme (cf note in fine) que j’ai décidé de lire le roman qui l’avait inspirée : je savais que cette série ne comporterait qu’une saison et que sa clôture n’avait pas été très appréciée et j’étais curieuse de voir comment l’auteur avait traité une thématique particulièrement bien trouvée (fascinante, pour tout dire). Difficile, en effet, de ne pas se mettre à la place des protagonistes en se demandant comment on réagirait dans de pareilles circonstances !

   J’ai donc plongé avec enthousiasme dans ce récit… dont l’écriture m’a tout de suite refroidie : tellement plate/insipide que cela rejaillissait d’emblée sur les personnages, dont les comportements ne parvenaient pas à me toucher (même dans les passages a priori les plus émouvants). Néanmoins, l’intérêt pour l’histoire, ou plutôt les histoires, chacun des principaux protagonistes (notamment Théo, qui cherche à éviter son propre assassinat) menant la sienne, a perduré, alors que l’étude psychologique des individus concernés continuait à me paraître insuffisante : on les voit agir, l’auteur explique leur comportement mais celui-ci semble parfois trop mécanique, comme s’ils agissaient non pas (non plus ?) mus par des pulsions mais conduits par leurs raisonnements à infléchir leur existence (puisque l’avenir m’a montré cela, j’en déduis que je dois faire ceci, car tout est déjà écrit) et je jugeais cette attitude peu crédible.

   En outre, même si je tournais les pages aisément, je constatais certaines défaillances dans le raisonnement : Lloyd affirme catégoriquement, théorie scientifique (du cube de Minkowski) à l’appui, que passé, présent et futur sont d’ores et déjà déterminés. Mais il est pourtant facile à quiconque a levé un coin du voile de son futur de prendre une décision qui bouleversera radicalement celui-ci et d’infirmer la théorie exposée (démonstration dans le roman). D’autres théories scientifiques sont d’ailleurs évoquées dans le roman et je dois avouer que certains passages techniques les présentant (comme ceux qu’on trouve dans les ouvrages de SF du genre hard science mais, chez Greg Egan où j’en ai déjà rencontré, ils me semblaient distillés plus habilement et j’en comprenais mieux l’esprit) me sont largement passés au-dessus, en même temps que, et là c’est plus ennuyeux, ils nuisaient pour moi à la dynamique du récit.


   Au final, « Flashforward » fut une lecture malgré tout distrayante, car la curiosité liée aux trajectoires des divers protagonistes, avec leurs péripéties, m’a menée sans difficulté au bout de ce roman, qui se tient. Je garderai le souvenir de certaine prospective futuriste spectaculaire (je ne peux pas en dire plus) mais le roman n’a pas répondu à mes attentes : je n’ai été convaincue ni par son approche des personnages ni par le développement des situations initiales.


   Et comme BiblioMan(u) l’a lu aussi, je vous invite à faire comme moi : aller de ce pas voir ce qu’il en a pensé !


N.B. : Au sujet de la série « Flasforward »

   D’après les deux seuls épisodes que j’ai vus, la série suit un fil distinct du roman, à partir de prémisses similaires : il y a bien eu évanouissement conjoint de tous les humains, projetés dans le futur (je ne sais plus à quelle échéance), mais ce qui a provoqué le phénomène est inconnu et l’action se focalise autour d’un groupe d’enquêteurs et non pas de scientifiques. Qui plus est, sur des vidéos tournées pendant ce black-out, on distingue (à deux reprises, je crois) des personnages qui se meuvent normalement au milieu de tous ces corps étendus autour d'eux, sans avoir l’air du tout étonnés par ce qui se passe. Dès lors, apparemment, en même temps que se déclinent des histoires-quêtes individuelles, c’est la recherche du pourquoi de l’incident qui doit être le fil conducteur de la série (et si vous l’avez vue, n’hésitez pas à compléter mes propos).


« Flashforward », Robert J. SAWYER

Editions Milady (381 p)

Paru en avril 2010

 


Commentaires

 

1. manu--  le 28-07-2010 à 21:54:51  (site)

J'avoue que le sujet ne me tente pas des masses et si en plus, tu es déçue, je préfère passer. Je n'ose pas imaginer l'horreur d'être projeté dans son avenir !

2. MamzelleMelo  le 29-07-2010 à 20:07:53

Je n'ai vu que les quatre premiers épisodes pour l'instant et je ne savais pas que c'est adapté d'un livre.
Néanmoins, je resterais cantonnée à la série, qui pour le moment, me plaît beaucoup !
Merci pour ton avis éclairant !

3. brize  le 29-07-2010 à 21:22:55  (site)

@ Manu : C'est bien ce qu'a ressenti toute une partie de la population !

@ MamzelleMelo: La série me tentait mais j'ai eu peur qu'elle s'attarde trop sur les histoires individuelles, au fil des épisodes, au détriment d'une action centrale (c'est souvent ce qui arrive, je trouve et ça m'agace quand on piétine ainsi, c'est comme ça d'ailleurs que j'avais lâché "Lost").

4. El Jc  le 01-08-2010 à 05:52:44  (site)

Bon faisons mine de rien, et passons notre chemin l'air de rien...

5. Theoma  le 15-08-2010 à 20:06:58  (site)

La série, malheureusement ne tient pas la route. J'ai vu une quinzaine d'épisodes avant de laisser tomber. ça tourne en rond ! Ils ont dû faire une longue pause en raison de la panne d'inspiration des scénaristes. ça se ressent cruellement ! Dommage, car j'adore Joseph Fiennes.

6. brize  le 24-08-2010 à 20:23:57  (site)

@ El J.C : : Allez, tu peux, sans problème !

@ Theoma : C'est EXACTEMENT ce que je craignais ! Merci pour l'info !

 
 
 
posté le 16/07/10

"Felicitad", Jean MOLLA

    Felicitad, c'est le nom de la capitale de la Grande Europe, gouvernée par le Président à vie (rien de tel que la permanence pour garantir stabilité et sécurité). Le bonheur n'y est pas qu'un état d'esprit, mais un devoir civique, d'ailleurs il y a un ministre du bonheur obligatoire. Il s'appelle Claude Buisson et, en cette soirée de Noël, il a la surprise de se voir convoqué au palais présidentiel pour un Conseil extraordinaire. Sur place, il retrouve d'autres dignitaires de l'État, dont Bérard, ministre de la Sûreté intérieure. Et il découvre, comme eux, des images étonnantes prouvant que quelques parumains, ces humanoïdes obtenus par le biais de manipulations génétiques et destinés à vivre au service des hommes, sont capables de tuer, un comportement littéralement inconcevable.

   Pour traquer les trois d'entre eux qui ont échappé à la capture, Bérard décide de mettre sur l'affaire son agent le plus compétent, Alexis Dekcked...

 

   Avec « Felicitad », préparez-vous à embarquer dans un très bon roman d'anticipation jeunesse ! Le rythme de l'enquête est enlevé et l'auteur la fait habilement progresser, sur fond de complots divers subtilement ourdis, en même temps qu'il nous dévoile le monde dans lequel elle prend place.

   J'ai retrouvé dans ce roman ce que j'aime dans la SF : un univers de fiction mais parfaitement cohérent, bâti à partir d'extrapolations politico-technico-scientifiques plausibles et permettant de soulever des interrogations pertinentes sur nos modes de vie (qu'est-ce que le bonheur, quand les plaisirs de la consommation et du divertissement occupent le devant de la scène en occultant toute velléité de sortir du rang et quand une grande partie de la population, ceux qui ne font pas partie des Citoyens, se trouve exclue de la vie dite normale ?) et sur l'essence de ce que nous sommes (qu'est-ce qui nous définit comme humains ?). Certes, ces questionnements sont récurrents en SF, mais le roman s'adresse à un public jeune, qui est encore en train de les découvrir. Et même un lecteur adulte comme moi, s'il pressent les chemins que le roman peut prendre, ne devinera pas tout et goûtera le récit, fort bien mené et centré sur un héros au comportement particulièrement intéressant puisqu'il semble avoir conservé un œil un peu critique sur le système dans lequel il œuvre.

   Bref, un roman SF jeunesse prenant et tout à fait recommandable !

 

« Felicitad », Jean MOLLA

éditions Gallimard Jeunesse – collection Pôle fiction (316 p)

paru en juin 2010

 

Repéré chez Isil... un peu oublié ensuite, mais Fashion me l'avait remis en mémoire.

 


Commentaires

 

1. saxaoul  le 16-07-2010 à 22:10:40  (site)

J'aime pas trop la SF mais celui-ci est vraiment excellent. Du même auteur mais dans un genre complétement différent j'ai beaucoup aimé Sobibor.

2. freude  le 18-07-2010 à 20:09:34  (site)

Je ne suis pas trop SF non plus, mais ton billet donne envie, ça me fait un peu penser à blade runner.

3. kp78  le 19-07-2010 à 13:25:45

Ton billet donne vraiment envie ! Je retournerai bien vers la SF que j'ai laissée depuis un moment : faute d'idées de lecture sans doute. On ne parle pas trop de SF dans le monde de la lecture et c'est dommage.
Je le note.

4. Cécile de Lecture Emoi  le 20-07-2010 à 22:22:40

Noté ! Pour moi, et pour fiston qui avait adoré ses romans junior (Duel de sorciers, de mémoire)

5. BiblioMan(u)  le 22-07-2010 à 17:47:12  (site)

Je le veux ! Je le veux ! ... je l'aurai !Rire1, bon du calme : ça a l'air vraiment bien, je crois qu'un petit détour en librairie en sortant du boulot s'impose.

Je l'aura...

6. Bibliomanu  le 22-07-2010 à 21:13:01  (site)

Je l'ai !

7. mango  le 24-07-2010 à 11:37:35  (site)

Voilà un temps fou que je n'ai pas lu de SF! Celui-ci me conviendrait bien!

8. brize  le 26-07-2010 à 20:52:40  (site)

@ Saxaoul : Ma fille a lu aussi « Sobibor », qu’elle a trouvé très bien.

@ Freude : Et pour cause : la dédicace figurant en tête du roman précise : « En hommage à Philip K.Dick et à Ridley Scott, évidemment. » !

@ KP78 : Il y a (malheureusement) un certain nombre de réfractaires à la SF parmi les lecteurs, raison pour laquelle, hors des blogs spécialisés, tu en trouves peu et raison pour laquelle aussi GeishaNellie avait lancé son « Défi SF » (pour motiver les troupes).

@ Cécile : Il devrait vous plaire à tous les deux (ma fille adolescente a bien aimé aussi).

@ BiblioMan(u) : Faut croire que j’ai été très convaincante ! Bon, maintenant, j’attends ton billet !

@ Mango : Oui, il est parfait pour une petite incursion SF !

9. MamzelleMelo  le 29-07-2010 à 20:09:29  (site)

Il me tente ! Je ne te dis pas merci pour la peine, parce que ca en fait un de plus !

10. brize  le 29-07-2010 à 21:25:35  (site)

@ MamzelleMelo : Diable (démon-tentateur-et-fier-de-l'être !)

11. Cynthiaaa  le 10-08-2010 à 16:20:07

Je rejoins Saxaoul, Sobibor est excellent !
Je garde ce titre-ci dans un coin de ma tête Clin doeil

12. SBM  le 10-08-2010 à 19:48:24  (site)

Que j'ai aimé ce livre ! C'était il y a déjà quelques temps, mais c'est vraiment un très bon roman sf pour adolescents, et un exercice d'admiration en forme d'hommage très réussi.

13. Sassenach  le 25-08-2010 à 13:05:08  (site)

Je l'ai eu dans les mains à la biblio avant les vacances mais comme je n'avais pas le temps, j'ai été obligée de le laisser ... je l'emprunterai plus tard vu que je sais qu'il m'attend sagement Sourire

14. Isil  le 01-09-2010 à 22:48:32  (site)

Oh mais j'en ai raté des billets intéressants Frog
Excellent en effet. Un bel hommage qui a son identité propre. Pas si facile mais pari réussi.
Cela me remet également Sobibor en mémoire, conseillé par mes nièces.

 
 
 
posté le 08/07/10

"Fille noire, fille blanche", Joyce Carol OATES

    Quinze ans plus tard, Genna se souvient de la mort de sa camarade de chambre à l’université, Minette Swift, en 1975, dont elle se sent responsable.

   Minette est noire et fascine Genna, jeune Blanche issue, contrairement à elle, d’un milieu aisé et dotée de parents qui furent profondément impliqués dans les mouvements contestataires de la fin des années 60, quand elle-même était gamine. Mais alors que Genna fait tout pour se lier avec Minette, celle-ci, lorsqu’elle ne l’ignore pas totalement, reste en permanence sur la réserve et ne fait montre d'aucune amabilité. Auprès de ses autres condisciples, Minette témoigne d'ailleurs d'une attitude revêche et irascible. De là à  susciter une hostilité latente à son égard et même des réactions racistes, il pourrait n’y avoir qu’un pas…

 

   Premier roman que je lis de Joyce Carol Oates, auteur (prolifique et) réputé, « Fille noire, fille blanche » me laisse un sentiment mitigé.

   J’en ai apprécié l’écriture et la puissance d’évocation des personnages, la finesse de l’analyse de Genna notamment, jeune fille « transie d’amour », comme elle finit elle-même par se décrire, face à une Minette imposante et inaccessible, qui semble opposer aux autres un mur de défenses infranchissable, le nez dans ses livres ou dans les paquets de biscuits ou de confiseries envoyés par sa mère.

   Deux aspects du roman, cependant, m’ont gênée.

   Le premier, et qui fut le plus gênant, c’est l’impression que j’ai rapidement eue de voir l’histoire piétiner. Certes, le roman n’est pas long, mais pendant les deux cents premières pages il ne s’y passe pas grand-chose. Une situation est exposée au lecteur (Genna voulant à tout prix devenir l’amie de Minette, qui n’en a cure), mais il n’y a pas d’histoire proprement dite. Or (ma bibliothécaire préférée vous le dirait !) j’aime bien qu’il y ait une histoire, moi, dans le roman que je lis. On m’objectera qu’il y a une certaine tension dramatique. Sans doute. Mais, bon, pour le lecteur sur ses gardes, rien de très tangible cependant, les incidents relatés étant sujets à interprétation. Bref, j’ai eu longtemps l’impression de faire du sur place et seule la qualité de l’écriture et une certaine curiosité pour l’évolution des protagonistes (vous me direz que tout ça n’est déjà pas mal) m’ont incitée à poursuivre ce parcours où l’on se borne, comme la narratrice, à ne découvrir de Minette que ses faits et gestes, sans la connaître plus intimement.

   Et au final le roman (deuxième aspect qui m'a gênée) n’a, pour moi, tenu qu’en partie ses promesses. L’issue, on la connaissait déjà puisque la narratrice l’annonce d’emblée. Mais, tout compte fait, elle ne revient pas, alors que c’est justement là que je l’attendais, sur cette relation (ou son absence) Genna/Minette. Non. Elle l’analyse comme étant l’autre versant d’une histoire sous-jacente, celle de la relation de Genna avec son père, qui effectivement se dessine en filigrane tout au long du roman. Cette relation-ci ne manque pas d’intérêt, j’en conviens, et elle constitue vraisemblablement le socle sur lequel se sont forgés la personnalité et le comportement de Genna. Mais elle prend, de manière surprenante, le pas sur les liens si difficiles à nouer avec Minette, si bien que des interrogations, à mon sens, se trouvent éludées : ma lecture en a eu un goût d’inachevé car j’aurais bien voulu, enfin, dépasser l’apparence revêche de Minette pour apprendre à la connaître et avec elle sa communauté noire d’appartenance.

 

   « Fille noire, fille blanche » est un roman s’attachant davantage, à mon avis, à l’histoire individuelle d’une jeune fille blanche marquée par son éducation et fascinée par sa condisciple noire, laquelle n’est sûrement pas le prototype de la fille aimable, qu’un récit illustrant les tensions raciales rencontrées encore aux États-Unis en 1975. En revanche, l’évocation du passé activiste et parfois trouble (Veronica, dans sa période hippie, se souciait peu de la présence d’un enfant à ses côtés...) de ses parents, avec l’incidence qu’il eut sur le développement personnel de Genna, permet certainement d’illustrer les difficultés rencontrées par certains jeunes de sa génération dans des cas similaires.

   Et si ce roman m’a un peu ennuyée par moments, un peu frustrée à d’autres, j’ai cependant été particulièrement sensible à sa qualité littéraire: la preuve en est que je l’ai refermé avec en tête des images marquantes de ses personnages et des situations qu’ils avaient vécues, comme si je venais de voir un film, car l’auteur avait réussi à me faire passer de l’autre côté des pages, auprès des acteurs du roman. J’ai l’impression que je n’oublierai pas ces images de sitôt et comment l’enchaînement inéluctable des faits, conditionné par la volonté passionnée de vouloir bien faire de Genna (comme son père aurait aimé qu’elle fasse ?) a déterminé le destin de chacun des personnages.

 

« Fille noire, fille blanche », Joyce Carol OATES

Editions Philippe Rey (378 p)

Paru en octobre 2009

 

Bien d’autres avis chez BoB .

 


Commentaires

 

1. KUTIK  le 08-07-2010 à 18:12:22

J'avais essayé de lire ce roman mais je n'avais pas accroché. J'ai lu d'autres romans de Joyce Carol Oates. Celui qui m'a marquée, c'est : "Nous étions les Mulvaney". Oates est très particulière, d'un livre à l'autre elle change complètement de style. C'est très déroutant. C'est une écriture qui dérange.

2. clara brest  le 08-07-2010 à 18:39:19  (site)

C'était également mon premier Oates et je n'avais franchement aimé. Mais depuis, j' ai lu " les femelles" et j'ai beaucoup aimé !

3. Ys  le 08-07-2010 à 22:02:16  (site)

Je l'ai noté celui-là, il me tente bien, mais j'ai noté aussi pleiiiin d'autres livres de Joyce Carol Oates alors je ne sais plus où donner de la tête...

4. emmyne  le 08-07-2010 à 22:26:13  (site)

Un jour, c'est certain, je le sais, je lirai Joyce Carol Oates...depuis le temps que je veux la découvrir. Mais par lequel commencer ??? J'avoue que celui-ci ne me tente pas plus que ça.

5. Aifelle  le 09-07-2010 à 06:54:56  (site)

Je ne suis pas très attirée par ce livre, j'avais aimé "les Mulvaney" il y a longtemps.

6. manu--  le 09-07-2010 à 08:54:24  (site)

J'adore Oates et j'en ai lu beaucoup. Celui-ci est celui qui m'a le moins accroché, notamment à cause de la fin.

7. **Fleur**  le 09-07-2010 à 09:05:49  (site)

Un peu mitigée également ! Je ne garderai pas un grand souvenir de cette lecture...

8. In Cold Blog  le 09-07-2010 à 13:43:44  (site)

M'est avis que le tien (d'avis) est mitigé parce que tu t'attendais à trouver un roman sur le racisme/la ségrégation et que tu as en as eu un sur la relation ambigüe d'une fille et de son père. Car tu as aimé le style, et tu gardes des images vives à l'esprit, c'est donc que tu as aimé quand même. Enfin, je dis ça, je dis rien smiley_id119152

9. Pickwick  le 09-07-2010 à 18:01:16  (site)

Plusieurs avis mitigé sur ce roman, je crois que je vais passer. Surtout que ma PAL ne manque pas de Oates !

10. brize  le 10-07-2010 à 09:05:07  (site)

@ Kutik : Chez ceux qui connaissent déjà Oates, ce titre ne semble pas avoir fait l’unanimité. En tout cas, avec ce que tu dis sur son écriture, je serai vigilante lors du choix de mon prochain roman d’elle. Les Mulvaney a fait cette année l’objet d’une lecture commune sur les blogs et beaucoup, comme toi, l’ont aimé.

@ Clara : Pour le moment, ce sont « Les chutes », qui m’attireraient, c’est celui que j’avais noté avant de me décider pour « Fille noire, fille blanche », dont je pensais (à tort) qu’il serait moins intimiste.

@ Ys : Oui, avec cet auteur, le choix est pléthorique !

@ Emmyne : Je crois qu’il faut que tu prennes le temps de feuilleter ceux qui te tomberont sous la main pour choisir le thème qui, au moment où tu voudras franchir le pas, correspondra le plus à ton humeur du moment : parce que chez Oates, il y a l’embarras du choix !

@ Aifelle : Oui, les Mulvaney semblent faire l’unanimité.

@ Manu : Après avoir rédigé mon billet, j’ai relu ceux qui étaient déjà parus et le tien m’avait rassurée en me faisant me sentir moins seule, car la plupart étaient très élogieux.

@ Fleur : Je crois que, si je n’avais pas voulu absolument le lire parce que c’était mon premier de Oates, j’aurais abandonné rapidement ce roman, trop lent à mon goût. Mais finalement, c’est peut-être bien que je me sois forcée… on verra le souvenir qu’il m’en restera dans quelque temps.

@ In Cold Blog : C’est pas faux (et ton commentaire sur mon billet tortueux/torturé m’a fait rire) ! N’empêche que ça manquait d’action, quand même (au moins pendant les deux premiers tiers et ça fait beaucoup) !

@ Pickwick : Oui, le mieux est de privilégier les romans que tu possèdes déjà.

11. ChoupynettedeRestin  le 10-07-2010 à 12:57:57  (site)

Cela doit être un peu comme dans La fille tatouée. Oates aime prendre son temps pour planter le décors, les personnages. Je comprends que tu te sois un peu ennuyée du coup. J'avais aussi trouvé le début de La fille.. laborieux.

12. Restling  le 10-07-2010 à 16:40:21  (site)

Je fais partie de celles qui ont beaucoup aimé mais je reconnais que ce n'est pas mon préféré de l'auteure.

13. val-m-les-livres  le 11-07-2010 à 21:20:33  (site)

Je viens de la découvrir moi aussi avec un roman qui n'est pas sorti en France (My sister my love). J'ai aimé son écriture si particulière et l'histoire était très intéressante.

14. keisha  le 19-07-2010 à 14:46:30

J'ai carrément abandonné...

15. brize  le 24-07-2010 à 19:44:50  (site)

@ Choupynette : Heureusement, le roman n’est pas trop long, mais j’ai vu qu’elle en avait écrit de beaucoup plus denses.

@ Restling : C’est ce qui semble ressortir parmi les lecteurs de cet auteur.

@ Val-m-les-livres : Oui, c’est visiblement un auteur de talent.

@ Keisha : M’étonne pas : j’aurais pu en faire autant.

16. liliba  le 14-08-2010 à 22:00:37  (site)

Bizarrement, ce livre ne me tente absolument pas...

17. Sassenach  le 25-08-2010 à 13:03:35  (site)

Je ne peux que te conseiller d'en lire d'autres car elle a un style très changeant et elle peut aussi bien écrire une satire sociale qu'une histoire d'horreur ou bien de la littérature jeunesse ! En tout cas, elle me surprend toujours, même si je n'ai pas forcément un coup de coeur à chaque fois !

 
 
 
posté le 05/07/10

"La Centrale", Elisabeth FILHOL

    Yann, le narrateur, a moins de 30 ans et fait partie de ces travailleurs intérimaires qui migrent tous les trois ou quatre mois d’une centrale nucléaire à l’autre, embauché pour des travaux sensibles intervenant lors de chaque arrêt de tranche. Exposé aux radiations, il fait l’objet d’un contrôle permanent très strict car s’il dépasse la dose tolérée, son contrat est interrompu pour six mois.

   Or il vient justement d’être victime d’un incident technique au cours duquel il pourrait avoir reçu une dose excessive de radiations…

 

   L’incident dont est victime Yann est le grain de sable dans un système précaire où le travail s’effectue continuellement dans des conditions particulièrement risquées, malgré toutes les précautions prises. Ce n’est déjà pas la moindre des qualités de ce roman d’ouvrir les yeux du lecteur sur une population de travailleurs intérimaires très spéciale et méconnue.

   Ce faisant, c’est aussi toute leur approche de la vie que le lecteur appréhende, une vie vécue dans des conditions exceptionnelles puisque ces hommes, itinérants, sont souvent logés dans des campings, partageant des caravanes ou des mobilhomes où chacun bénéficie d’un espace très réduit.

   Je craignais un peu le documentaire social et le thème ne me paraissait guère se prêter au roman si bien que j’ai commencé ma lecture sans conviction, par simple curiosité (et parce que ce roman m’attendait sur le présentoir de la bibliothèque). Et pourtant, je n’ai eu aucune difficulté à m’intéresser à Yann, l’écoutant me parler de ses pérégrinations présentes et passées, reconstituant au fil des souvenirs évoqués la trame de son existence, comment son parcours personnel/professionnel l’avait amené à bifurquer soudain vers ce drôle de métier. Je le regardais, lui et son compagnon de route de naguère, Loïc, puis ses camarades de fortune, soumis aux contraintes d’un métier où le danger, omniprésent, donne un relief étrange aux jours qui s’écoulent, où les voyages d’une centrale à l’autre, quasiment d’une traite, ont des allures de migrations hors du temps.

   Au fil de phrases parfois longues et rythmées comme les pensées de ces hommes en mouvement, Elizabeth Filhol rend compte intensément de ces parcours hors normes, qu’elle interroge tout autant que le concept même du nucléaire industriel, dont elle dénonce la banalisation.

   Et par le biais de destins individuels elle parvient aussi à toucher l’universel, tant ces hommes nous renvoient à nous et à ce que nous attendons de nos existences : c’est là pour moi la marque du talent.

 

Extrait (un passage que j’aime beaucoup) :

"Il fait nuit. Derrière les parois de la caravane, le vent souffle de l’ouest et traverse les peupliers plantés en bordure du terrain. Rien ne semble devoir troubler le calme. […] Jean-Yves a sorti sa bière de réserve. On est assis sur la banquette, rideaux tirés. Il parle. Ça fait du bien. Il a une présence, quand il parle, qui emporte l’adhésion. Il n’y a rien d’autre à faire qu’à l’écouter, à s’intéresser, à y mettre son grain de sel de temps en temps, mais ça n’est pas obligatoire, c’est comme on veut, comme on le sent, la conversation il l’entretient très bien tout seul. Je tire profit de la situation, de cet élan qu’il communique aux autres, rien qu’à l’entendre, à le voir agir, par simple contact, come les surfaces d’échange primaire-secondaire, dans le respect et l’étanchéité des circuits, qui vous remet sur pied et vous redonne envie d’entreprendre. Même si après coup, hors de ce champ d’énergie, l’effet se dissipe, c’est toujours ça de pris, ce moment-là, dans l’odeur de viande qui remplit l’habitacle, l’envie de faire et la faim qui va avec. Le vent souffle dehors, des images muettes défilent sur l’écran. Là-dessus, la voix de Jean-Yves prend toute sa place, à sa mesure, puissante, chaleureuse, sans risque pour moi de devoir combler les silences. J’aime l’écouter, le regarder, ça me repose. Quand chez d’autres c’est un monologue qui n’en finit pas et ne vaut que par le flux continu qui se répand et soulage celui qui parle, ou alors simplement il s’en régale et celui d’en face qui l’écoute et a la même faim n’a qu’à faire abstinence, quand d’autres font irruption et déversent à vos pieds les tonnes dont ils sont excédentaires, comme devant les grilles de la sous-préfecture, les revendications en moins, quand ils vous parlent et vous pourriez être n’importe quoi de vivant ou non, n’importe quelle surface réfléchissante, ils parleraient pareil, Jean-Yves lui a une façon d’occuper le terrain qui vous soulage de devoir le faire, et en même temps vous interpelle et bizarrement toujours ce qu’il dit vous concerne, et quand l’intérêt baisse, d’instinct il redresse la barre, il a un savoir-faire pour ça, si bien qu’au final c’est le compagnon idéal des timides, des taiseux, et des jours de blues."

 

« La Centrale », Elisabeth FILHOL

Editions P.O.L (141 p)

Paru en mars 2010

Prix France Culture – Télérama

 

L’avis de Keisha.

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 05-07-2010 à 10:11:48  (site)

Un livre que je veux lire absolument !!!!

2. keisha  le 05-07-2010 à 10:40:21  (site)

Peu vu sur les blogs, et c'est dommage. les lecteurs ont peur?

3. Aifelle  le 05-07-2010 à 13:40:24  (site)

Comme Clara, je veux le lire absolument, c'est juste une question de temps.

4. choco (et son grenier)  le 05-07-2010 à 14:10:55  (site)

non, même pas peur Sourire
ça me tente bien en effet !

5. cathulu  le 05-07-2010 à 18:49:36

Le thème me tente mais j'hésite un peu à cause des lonnnnnnnnngues phrases!Sourire

6. brize  le 05-07-2010 à 21:58:34  (site)

@ Clara, Aifelle et Choco : Allez, y’a plus qu’à !

@ Keisha : Non, je ne pense pas qu’ils aient peur (ils ne sont pas comme ça, les lecteurs), juste que ça ne leur dit pas trop de lire un roman sur ce thème.

@ Cathulu : Trèèèèès bonne remarque ! Parce que, du coup, j’ai repris le roman (pas encore rendu à la bibli) et j’ai vérifié : en fait, il n’y en a pas tant que ça, des longues phrases (d’ailleurs fort bien balancées, donc ça ne gêne pas), si bien que, tout compte fait, j’ai remplacé dans mon billet « des phrases souvent longues » par « des phrases parfois longues », ce qui est beaucoup plus conforme à la réalité !

7. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 06-07-2010 à 19:33:50  (site)

je l'ai eu en main à la médiathèque tout à l'heure, j'ai hésité, et puis j'ai passé mon chemin ^^
je crois que je vais re considérer la question Clin doeilClin doeil

8. brize  le 06-07-2010 à 20:26:58  (site)

@ La Sardine : il est très court, raison de plus pour ne pas hésiter à aller te faire ta propre opinion à son sujet !

9. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 06-07-2010 à 20:52:47  (site)

allez! comme d'hab', j'te fais confiance Clin doeil
je l'emprunte dès que possible Rire

10. mango  le 07-07-2010 à 09:51:47  (site)

Sans ton billet, je serais totalement passée à côté de ce livre dont a priori je n'aime ni le titre, ni la couverture, ni le sujet mais si tu dis qu'il est intéressant et surtout bien écrit, naturellement ça change tout!
Et alors, à quoi ça sert les blogs autrement?

11. Pincureuil  le 10-07-2010 à 09:34:39  (site)

Il est vrai que les critiques que j'ai lues sont excellentes, mais j'avais peur de ne pas être accrochée par le thème ; ce que tu en dis me rassure, je vais l'ajouter à ma LAL...

12. kathel  le 12-07-2010 à 11:32:37  (site)

Ce livre m'intrigue depuis sa sortie, il va falloir que je le trouve à la bibli...

13. brize  le 24-07-2010 à 19:26:19  (site)

@ La Sardine : Un emprunt = pas de risque, mais ça te permettra au moins d’y jeter un œil !

@ Mango : Tu devrais le trouver sans difficulté à ta bibliothèque : en tout cas, je suis contente d’avoir attiré ton attention sur lui !

@ Pincureuil : Oui, le thème accroche plus qu’il n’y paraît, enfin ça a été le cas pour moi.

@ Kathel : Comme il a eu un prix, ils ont dû l’acheter.

édité le 24-07-2010 à 19:26:38

14. sybilline  le 05-08-2010 à 00:04:44  (site)

Le thème de ce roman/document me parait tout à fait passionnant et je ne manquerai pas d'aller à ta suite à la rencontre de ces hommes dangereusement exposés.
Merci pour ton beau billet !

15. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 17-08-2010 à 10:19:17  (site)

mon billet est en ligne aujourd'hui!
merci de m'avoir convaincue Brize!! je suis très contente de cette lecture qui m'a fait découvrir beaucoup de choses!

 
 
 
posté le 03/07/10

"Millénium" : bientôt en POCHE !

 Le 1er septembre,

 

 tous ceux et celles qui attendaient que la fameuse trilogie de Stieg Larsson,

 "Millénium", sorte en poche, vont être (enfin) satisfaits : le pemier tome,

"Les hommes qui n'aimaient pas les femmes",

paraît dans la collection Babel noir !

 

Qu'on se le dise !

 


Commentaires

 

1. LVE  le 03-07-2010 à 15:24:14  (site)

Ah, marrant, je me posais justement la question de cette sortie en regardant ce midi un reportage sur la trilogie sur Canal+. En même temps, j'ai déjà vu les trois films, alors je ne suis pas certain de lire les livres...

2. Lillyetseslivres  le 03-07-2010 à 15:31:18

C'est une bonne nouvelle. Je pense que je l'achèterai et que je saurai enfin pourquoi cette trilogie a suscité un tel engouement.

3. Aifelle  le 03-07-2010 à 20:17:26  (site)

J'ai appris la nouvelle aussi cette semaine et je l'ai mise dans mon blog-it.

4. wonderful  le 04-07-2010 à 08:19:54  (site)

Ah! Si Millénium arrive, ça veut dire que "La Princesse des glaces" ne saurait tarder...

5. Mlle Pointillés  le 04-07-2010 à 23:12:31  (site)

Yeees!! Trop bonne nouvelle!
(je m'étais promis d'attendre la sortie poche pour les lire...! ^^)

Merci pour l'info! Clin doeil

6. Petite Fleur  le 05-07-2010 à 10:34:41  (site)

Quel courage de réussir à attendre la sortie en poche lorsqu'on est terriblement tentée. J'ai eu la chance de pouvoir les emprunter, alors... En tout cas, le visuel est gardé, c'est bien je trouve. On reste dans l'ambiance.

7. choco (et son grenier)  le 05-07-2010 à 14:11:38  (site)

Damned ! Voilà qui va relancer un peu plus l'engouement !

8. brize  le 05-07-2010 à 21:05:49  (site)

@ LVE : Sur Canal ? Pas « Horreur boréale » sur 13ème Rue, plutôt ?
Si tu as vu toute la série des films sur Canal, dans l’ensemble très fidèle aux livres, effectivement, ce n’est pas certain.

@ Lilly : Si ça se trouve, tu te le demanderas encore après shocked !

@ Aifelle : Oups ! Focalisée sur les billets de ton blog, je n’avais même pas vu ton blog it et j’ai appris la nouvelle en recevant le fascicule des Nouveautés Actes Sud.

@ Wonderful : A surveiller !

@ Mlle Pointilles : Je savais que cette parution en poche était guettée par beaucoup ! (et bienvenue « Sur mes brizées » Sourire1 !)

@ Petite Fleur : Je m’étais fait offrir le tome 1 le Noël suivant la parution de la trilogie, puis j’ai lu les deux autres en bibliothèque. Et oui, pour le visuel, c’est OK.

@ Choco : Un engouement qui n’avait d’ailleurs pas faibli, si on en croit la place des romans dans le top des ventes, où les livres continuent à figurer malgré le temps passé depuis leur sortie !

édité le 05-07-2010 à 21:07:15

9. harfang  le 06-07-2010 à 12:25:41  (site)

TOO MUCH
j'ai été assez étonnée d'un tel succès pour cette trilogie. Certes c'est amusant mais... dans le premier tome on a l'impression que l'auteur a voulu tout mettre. Du policier, du politique, du sex, du BDSM,de la psycho de bas étage et en plus on a eu droit à une mise en avant des produits mac assez pénible (bien que je sois mac moi-même) comme si il y avait un sponsor derrière. Le second plus soft est celui qui a le moins plus (c'est celui que j'ai préféré car justement il était plus posé et plus réfléchi). Du policier on passe à l'espionnage... mais c'est toujours un peu "abracadabrantesque"

10. brize  le 06-07-2010 à 12:35:08  (site)

@ Harfang : Moi aussi, un tel succès me surprend... Ce ne sont pas des romans policiers que je place dans le panthéon de mes préférés, comme "Shutter Island", par exemple, même si j'en ai apprécié la lecture (après un démarrage du premier assez lent).
J'ai moi aussi préféré le tome 2, mais ce que tu dis m'étonne parce que, au hasard des commentaires, il m'avait semblé que c'était souvent le cas.

11. harfang  le 06-07-2010 à 15:06:45  (site)

Shutter Island... j'ai vu le film mais pas encore lu le livre. C'est prévu comme lecture de vacances au mois d'aôut...
Encore une bonne lecture de prévue !

12. brize  le 06-07-2010 à 20:25:33  (site)

@ Harfang : L’inconvénient, bien sûr, c’est que là, tu sais déjà tout… De mon côté, je n’avais RIEN vu venir (il m’a semblé qu’on pouvait plus facilement pressentir ce qu’il en était dans le film, mais les dés étaient pipés puisque je savais de quoi il retournait), donc tu imagines le choc ! Bonne (future) lecture, en tout cas !

13. Aliénor  le 07-07-2010 à 17:01:42  (site)

Merci de l'info !

14. harfang  le 08-07-2010 à 14:57:24  (site)

c'est vrai qu'on sait déjà l'intrigue quoique il me semble que l'on peut l'interpréter dans un sens ou dans l'autre. De toutes façons les livres sont souvent meilleurs car plus fouillés.
Je te dirais ça une fois lu.

15. freude  le 09-07-2010 à 09:16:11  (site)

C'est quand même un peu poussé de la part d'Actes Sud de retarder autant les parutions en poche de ses grands succès.

16. Pickwick  le 09-07-2010 à 18:03:26  (site)

J'espère que les 2 autres tomes suivront rapidement, ils m'avaient semblé bien meilleurs que le 1er !

17. Miss Alfie  le 09-07-2010 à 23:10:22  (site)

Cool ! Comme ça, si ma chef ne me rend pas le tome 2 qui est chez elle depuis plus d'un an, je pourrai le racheter sans me ruiner !

18. brize  le 10-07-2010 à 09:09:57  (site)

@ Aliénor : De rien !

@ Harfang : Affaire à suivre, donc !

@ Freude : En tout cas, ça a surpris tout le monde, car de nombreux lecteurs attendaient la version poche… et ne la voyaient pas venir !

@ Pickwick : Le second a été mon préféré !

@ Miss Alfie : Pas sympa, la chef ! C’est agaçant, les gens qui oublient de vous rendre les bouquins qu’on leur a prêtés !

19. Mlle Pointillés  le 12-07-2010 à 00:04:14  (site)

A votre avis, dans quel ordre vaut-il mieux procéder: d'abord les livres? ou d'abord les films?....(j'hésite, j'hésite...)

Merci pour le message de bienvenue! ^^

20. brize  le 24-07-2010 à 19:31:29  (site)

@ Mlle Pointillés: Je vous conseille de commencer par les livres, pour vous faire vos propres images, sans être "parasitée" par celles de l'adaptation cinématographique et aussi parce que, même si l'adaptation est fidèle, elle ne rend pas compte de manière exhaustive des romans.

21. ulaz  le 04-08-2010 à 08:34:19  (site)

Tu as raison de le spécifier ! Il était quand même temps !

 
 
 
posté le 01/07/10

"Clara Malraux", Dominique BONA

    On connaît André Malraux, aussi bien l’écrivain que l’homme politique, mais bien peu (et je faisais partie de ceux-là) ignorent totalement l’existence de celle qui, quinze ans durant, fut son épouse et, même après leur divorce, ne renonça jamais à porter le nom de Malraux, comme elle ne renonça jamais à aimer l’homme dont elle le tenait.

   C’est sur cette femme remarquable, au sens propre du terme, que Dominique Bona, biographe réputée, a choisi de braquer à son tour (d’autres l’avaient fait avant elle) son projecteur.

   Car Clara (1887-1982), malgré les apparences, ne fut pas seulement « la femme de… ». Elle a d’abord la particularité d’être née Goldschmidt, fille de juifs allemands de bonne condition qui ont émigré en France en 1881. Cela lui vaudra une culture parfaitement bilingue, lui permettant de s’illustrer ultérieurement dans des travaux de traduction, travaux qu’elle sera aussi capable d’effectuer pour la langue anglaise car son aptitude aux langues est manifeste. Elle est cultivée, dotée d’un esprit vif et clairvoyant, qu’André Malraux finira par apprécier de moins en moins puisque lorsque les autres l’admireront, Clara n’hésitera pas à lui reprocher âprement ce qu’elle considère comme des erreurs ou des compromissions indignes. Et enfin, elle possède un certain talent d’écriture, qui ne semble pas avoir suscité l’intérêt de son époux, alors qu’il n’hésite pas à encourager Louise de Vilmorin à se lancer (mais on notera que la postérité reconnaît celle-ci alors qu’elle ne fait guère de cas des écrits de Clara…).

 

   Dominique Bona a pris le parti de confronter en permanence la vie de Clara à celle d’André Malraux, systématiquement évoquée, en moins détaillé bien sûr, en contrepoint de la sienne, y compris une fois que leurs chemins se sont séparés. Comment l’en blâmer cependant lorsqu’on sait à quel point Clara ne put se déprendre de cet homme, sa vie durant, au point que quatre des six volumes de son autobiographie tournent autour de lui ? Au demeurant, l’auteur se garde bien d’afficher une préférence pour l’un ou l’autre. Elle s’attache au contraire à faire apparaître Malraux le plus objectivement possible et pas uniquement au travers de la vision qu’en donne Clara, sans pouvoir s’aider du témoignage direct de l'intéressé, qui contrairement à Clara avait en horreur toute communication personnelle (d’où le titre de ses « Antimémoires »), le moi lui paraissant totalement indigne d’intérêt.

 

   Présentation analytique objective d’une individualité forte et dont l’énergie combative se manifestera jusqu’à la fin de sa vie (à soixante et onze ans, elle a participé avec fougue à Mai 68 !), « Clara Malraux » est une biographie intéressante car, par le biais d’un personnage (et même, vous l’aurez compris, de pratiquement un et demi, compte tenu de la place qu’y occupe André Malraux), elle permet de se repasser le film de notre histoire contemporaine : davantage que témoin, le couple en fut acteur à part entière, Clara aussi, même si son absence de carrière littéraire ou politique de premier plan avait déjà conduit l’Histoire, nécessairement sélective, à oublier son nom.

 

 

« Clara Malraux – Nous avons été deux », Dominique BONA

éditions Grasset (469 p)

paru en avril 2010

 

Repéré chez Mathilde.

Pierre Assouline en parle (avec une évocation plus précise de la vie de Clara) ici.

 


Commentaires

 

1. Thalie2  le 01-07-2010 à 22:22:55  (site)

J'avais très envie de lire cette biographie, tu me confirmes cette envie. Un beau billet. Au plaisir de te lire, à bientôt Clin doeil

2. clara brest  le 02-07-2010 à 07:24:53  (site)

D'ahbitude, les biographies ne m'intéressent gère mais, j'avoue que tonbillet titille ma curiosité et l'envie de le lire !

3. mango  le 02-07-2010 à 08:26:39  (site)

Très envie de lire cette biographie aussi. La vie des femmes d' hommes célèbres m'intéresse oujours mais Clara Malraux semble avoir été plus que cela!

4. Aifelle  le 02-07-2010 à 22:17:05  (site)

J'ai lu un livre sur elle il y a longtemps, je ne sais plus de qui, c'était en effet une femme très intéressante.

5. kp78  le 03-07-2010 à 09:54:57

Ton billet donne bien envie de découvrir cette dame ! Et de replonger dans une partie de l'histoire pas si éloignée que ça.

6. Pincureuil  le 03-07-2010 à 10:03:42  (site)

Contente que tu aies apprécié cette lecture, de mon côté elle m'a donné envie de lire plus de biographies de ce type !

7. val-  le 03-07-2010 à 15:47:34  (site)

Depuis que Mathilde a évoqué sa ressemblance avec Valérie Lemercier, j'ai l'impression que c'est elle sur la couverture.

8. brize  le 03-07-2010 à 18:12:38  (site)

@ Thalie : A bientôt !

@ Clara et Pincureuil: Je me rends compte que, de temps en temps, j’apprécie une bonne biographie, quand je sature un peu côté romans : il reste le plaisir du récit, avec des personnages hors du commun, et l’ancrage dans la réalité permet d’allier lecture et culture
(autre que purement littéraire).

@ Mango et Aifelle : Je n’ai pas réussi à comprendre comment elle avait pu continuer à aimer ainsi un homme qui ne l’aimait plus… mais sans doute cela ne peut-il pas s’expliquer. Du coup, à titre personnel, c’est une femme à laquelle je suis restée un peu extérieure mais cela ne m’a pas empêchée de trouver son parcours et l’éclairage sur Malraux intéressants.

@ KP78 : Une biographie qui devrait t’intéresser toi aussi !

@ Val- : La ressemblance avec l’actrice n’apparaît pas sur les autres photos figurant dans l’ouvrage (donc non, pour répondre à ta question muette, Valérie Lemercier n’est pas un clone de Clara Malraux !).

édité le 03-07-2010 à 18:14:09

9. Nanne  le 07-07-2010 à 22:07:36  (site)

J'ai repéré cette biographie de Clara Malraux, dont on parle peu, lui préférant André Malraux. C'est dommage, car elle a écrit des essais absolument extraordinaires sur le début du 20e Siècle et son engagement politique et social. Elle a aussi écrit une biographie sur Rahel Varnhagen, qui tenait un salon littéraire influent au 19e Siècle. Elle a été une femme admirable qui a permis à André Malraux de devenir ce qu'il a été, et non pas le contraire. On l'oublie trop souvent ...

10. freude  le 09-07-2010 à 09:18:13  (site)

Je n'ai entendu que du bien de cette biographie qui jette un voile un peu noir sur André Malraux.

11. brize  le 09-07-2010 à 12:20:23  (site)

@ Nanne : Je n’irais pas jusqu’à dire que Clara « a permis à André Malraux de devenir ce qu’il est ». Dès leur rencontre, elle est subjuguée par son intelligence, qu’elle juge supérieure à la sienne. Et André Malraux, déjà, est connu et reconnu dans l’intelligentsia littéraire, en tant que critique et éditeur (et il va aussi bientôt publier son premier livre), alors qu’il est si jeune.
Cf p 78 : « Elle est subjuguée. Et presque honteuse des quatre ans qui les séparent — une différence importante à leur âge. A dix-neuf ans à peine, ce jeune homme étonnant lui paraît avoir parcouru un chemin plus long qu’elle. »
P 97 : « Son physique juvénile, encore terriblement gamin, ne coïncidait pas avec la maturité de l’adolescent, aussi exceptionnelle que son immense culture. Il en impose à tous ses compagnons d’alors, les écrivains, les peintres, les directeurs de revues ou de maisons d’édition, il en impose même à Gide ou à Mauriac qui ont l’âge d’être un père pour lui et ne l’ont pas attendu pour analyser le monde. Le personnage subjugue par sa présence, par son verbe convaincant et déjà envoûtant, par sa manière coruscante d’aborder le moindre sujet. Disons que son intelligence irradie. Dans un monde qui attache encore beaucoup de prix à l’âge, à l’expérience, à la sagesse, son charisme personnel surclasse sa jeunesse ».
Alors, tu vois, rencontre de Clara ou pas, je pense qu’il serait devenu ce qu’il a été.

@ Freude : Non, je ne trouve pas qu’elle jette un voile un peu noir sur André Malraux. En tout cas, j’en ai retiré une image de l’écrivain, de l’homme public et de l’homme tout court, qui m’a semblé très juste, avec ses contradictions, voire ses compromissions et aussi les deuils endurés et le repli progressif sur soi, la difficulté à communiquer avec sa fille Florence, par exemple…</i>

édité le 09-07-2010 à 12:20:53

 
 
 
 

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