Maria-Theresia von Paradis a dix-sept ans, en 1776, à Vienne. Depuis l’âge de trois ans, elle est aveugle mais elle s’épanouit dans la musique, car c’est une pianiste hors pair. Son père, Joseph Anton, conseiller à la cour de l’Impératrice d’Autriche, dont Maria-Theresia est la protégée, n’a eu de cesse de lui faire subir les traitements éprouvants de nombreux médecins qui se sont acharnés, en vain, à lui faire recouvrer la vue.
Le jour de ses dix-sept ans, donc, elle obtient de lui la promesse de ne plus rien tenter.
C’est compter sans le succès rencontré par Mesmer, médecin mettant en œuvre de nouvelles techniques, basées sur le magnétisme et qui connaissent un succès certain.
Joseph Anton von Paradis décide de lui confier sa fille, le temps nécessaire pour qu’il parvienne à la guérir…
(et je n’en dirai pas davantage, car le roman est très court, alors il faut quand même qu’il vous reste quelque chose à découvrir !).
C’est l’article de Lou (ici) qui a attiré mon attention sur ce livre (vous en trouverez beaucoup d'autres, dans le cadre du "Prix Landerneau") . Dans la foulée, il s’est trouvé à ma disposition à la bibliothèque, sur le présentoir des « Coups de cœur » des bibliothécaires.
Ainsi ai-je pris connaissance de l’histoire (romancée ou non ? pour le savoir, vous pourrez consulter l’interview de l’auteur, ici… mais je ne saurais trop vous recommander de ne le faire, comme moi, qu’après avoir lu le livre !) de Maria-Theresia von Paradis, jeune fille fraîche, sensible et attachante.
Ce très joli roman, d’une écriture fluide et agréable, se lit rapidement et avec bonheur.
Michèle Halberstadt sait peindre en mots ce qu'appréhendent les sens. Elle est à l'écoute des mouvements les plus intimes de l'âme de son héroïne, sincère, passionnée et résolue. Derrière la façade des bons sentiments de l'entourage, elle sait traquer les non-dits tout comme le poids des règles sociales et leurs répercussions sur la santé de Maria-Theresia.
Au-delà de l’anecdote, Michèle Halberstadt brosse le portrait délicat d’une jeune fille plus forte qu’il n’y paraît : nous la voyons ouvrir les yeux sur le monde avant de choisir, seule et en toute lucidité, sa vie.
A découvrir !
"L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis", Michèle HALBERSTADT
éditions Albin Michel
Parce que Charlotte Gainsbourg, qui devait incarner Camille (et que je voyais parfaitement dans ce rôle), avait dû être remplacée in extremis sur le tournage (en raison d’une fracture qu’elle s’était faite au ski… eh oui, je peux aussi vous la jouer people !) par Audrey Tautou,
Parce que, jusqu’à récemment, je n’avais pas trop de goût (euphémisme…) pour cette actrice à laquelle je reprochais un petit air sucré qui m’horripilait (cherchez pas : les goûts et les couleurs…),
Pour cette raison majeure, je n’avais pas été voir « Ensemble, c’est tout », lors de sa sortie en salles, alors même que j’avais dévoré le bouquin, quelles que soient les critiques que puissent en faire ses détracteurs (je les entends déjà me dire : « Eh bien, pour une qu’aime pas le sucré… ! »).
Or donc, maintenant que je viens de bénéficier d’une séance de rattrapage, qu’ai-je pensé du film ?
Au début, j’ai été agréablement surprise, parce que j’y ai immédiatement retrouvé l’atmosphère du roman.
Ensuite, j’ai trouvé le jeu des acteurs (y compris Audrey Tautou !) très juste.
Mais au fur et à mesure que le film avançait (en reprenant, je suppose, les péripéties du livre, même si le détail m'échappe, ça fait déjà 4 ans que je l'ai lu), je me disais : il se passait vraiment si peu de choses, dans ce roman ? Tout paraissait soudain si plat…
Or ce n’est pas du tout ce que j’avais ressenti à la lecture. Bien au contraire, je me souviens d’une densité humaine, d’un foisonnement d’émotions et d’une tension dans le développement des relations entre les personnages qui me poussaient à tourner les pages sans pouvoir m’arrêter. Alors que là…, c’est tout juste si je ne m’ennuyais pas.
Est-ce dû au fait que je connaissais déjà l’histoire et qu’il n’y avait donc plus de suspense ?
N’est-ce pas plutôt propre au cinéma, qui aplatit en images ce que le livre révèle dans sa profondeur ?
C’est cette dernière hypothèse que je retiens. A défaut, je ne m’expliquerais plus l’attrait que le livre avait exercé sur moi.
Je ne suis pas certaine d’avoir ressenti cela, à ce point, chaque fois que j’ai vu un film porté à l’écran et mon but n’est pas de faire ici une étude comparative des adaptations cinématographiques de différents romans.
Je voulais juste partager mes impressions avec vous.
Et vous demander (enfin, je m’adresse à ceux qui avaient aimé le livre, bien sûr !), comment vous aviez trouvé cette adaptation du film :
à mon avis, elle est en apparence réussie, c’est-à-dire fidèle au livre … sauf qu’elle ne parvient pas à en restituer l’épaisseur.
Qu’en pensez-vous ?
Les commentaires vous sont ouverts !
1. bruneetl-espritrock le 16-06-2008 à 08:00:04
je les vus samedi soir! c'est un bofilm, j'ai bien aimée!!! j'aime aussi bocoup audrey tautou!!!
2. pom' le 16-06-2008 à 08:44:32 (site)
j'ai eu du mal à demarer ce livre, je trouve que l'écriture de Cavalda hachuré de phrases courtes manque de fluidité, mais l'histoire est attendrissante, je vais regarder le film sur canal+, je reviensdrai te donner mes impressions.
3. SD49 le 16-06-2008 à 08:55:19
J'ai bien aimé le film mais j'ai de beaucoup préféré le livre !!!!!
Je pense relire le livre alors que je n'ai pas encore revu le film
4. céline de enlivrezvous le 19-06-2008 à 13:22:12 (site)
Plutôt d'accord, bien que je n'avais pas non plus trouvé le livre d'une épaisseur flagrante... Enfin, j'avais bien aimé, je l'ai dévoré, plein de bons sentiments et tout mais le roman ne m'a pas laissé une impression très durable. Quant au film, franchement cul-cul, mais mignon !
5. KP78 le 23-06-2008 à 08:09:32
Pour une fois, je n'ai pas été déçue par le film. Je trouve que les acteurs collent bien avec les personnages romanesques. A noter la performance de l'acteur qui incarne Philibert (Laurent Stocker) qui a eu un césar pour ce rôle et je trouve que c'est amplement mérité (pour une fois que je suis d'accord avec l'attribution des césars, je tenais à le souligner...).
Je reconnais que certains passages du livre ont été oubliés mais l'ensemble es juste.
6. anjelica le 27-10-2008 à 14:06:20 (site)
J'avais trouvé le film bien fade par rapport au livre. J'ai été déçue.
De plus dans le rôle de Franck, je n'y voyais pas du tout Guillaume Canet qui fait trop gentil à mon goût. J'aurais plutôt vu 'Clovis Cornillac' par exemple.
7. philippine le 23-11-2008 à 10:41:14 (site)
moi aussi j'étais assez rétissante et puis ce fut une très bonne surprise je suis rentrée hyper vite dans le film et surtout j'ai adoré l'interprétation de Laurent Stocker !
8. la-ronde-des-post-it (laptitesardine) le 25-05-2009 à 02:54:59 (site)
j'ai été déçue par le film, mais je m'y attendais!
malgré tout, j'ai trouvé que c'était une adaptation plutôt réussie (et pourtant, j'ai moi aussi du mal avec Audrey Tautou... "sucrée", ça la qualifie bien pour moi aussi! lol!)
à mon sens, Guillaume Canet dans le personnage de Frank est trop "plat", pas assez "torturé"...
je suis fan d'Anna Gavalda, mais j'ai récemment lu "La consolante" qui m'a ENORMEMENT déçue :(
Est-ce parce qu’il y avait eu trop de battage médiatique au moment où Véronique Obaldé avait obtenu le Prix du Livre France Culture-Télérama 2008 pour « Et mon cœur transparent », mais je n’avais pas été spécialement attirée par ce livre et tout ce que j’avais pu en entendre ne m’en avait, en fin de compte, pas donné une idée très claire (je comprends un peu mieux pourquoi maintenant !).
Néanmoins, lorsque j’ai aperçu l’ouvrage sur le présentoir de la bibliothèque, la curiosité l’a emporté !
Je suis donc allée m’asseoir et j’ai lu les deux premières pages.
Et là, je peux vous l’assurer, vous auriez eu du mal à m’empêcher de rapporter le bouquin chez moi, parce que c’était un cas (grave ?!) de coup de cœur pour une écriture !
Un extrait de la première page, pour que vous compreniez mieux ce soudain engouement :
« Elle avait un rire qui rebondissait, un rire qui faisait de petits sauts sur les surfaces lisses et réfléchissantes alentour. Lancelot Rubinstein s’était dit qu’il allait avoir du mal dorénavant à s’en passer. C'avait à voir avec quelque chose de chaud et de laineux. C’était ce qu’il s’était dit ce soir-là, le soir du jour de sa rencontre avec sa femme. Lancelot était un homme qui pouvait penser qu’un rire était chaud et laineux. »
Et moi je suis une lectrice qui apprécie ce genre de considération.
Voilà.
Donc j’ai été sous le charme de cette voix, une voix qui démarre ainsi l’histoire :
« La femme de Lancelot est morte cette nuit. »
Pas de tromperie sur la marchandise, le roman se pose sous le sceau du tragique.
Mais que dire justement du livre comme roman ?
Certes, il y a une histoire.
Ou tout au moins un fil narratif : que révèlent les circonstances étranges de la mort d’Irina, la femme de Lancelot, sur qui elle était vraiment ?
Pour le savoir, Lancelot va devoir rompre avec sa manière d’être habituelle.
Parce qu’en temps normal, Lancelot n’est pas quelqu’un aimant se coltiner avec le réel.
A un moment donné, d’ailleurs, il évoque « son inertie minérale coutumière », vous voyez, ce n’est pas moi qui le dis !
Lancelot, ce serait plutôt un homme qui se poserait à côté des choses et les regarderait. Qui irait même jusqu’à douter de leur existence.
La preuve par un extrait :
« Juste avant de sortir il remarqua quelque chose dans l’entrée qui retint son attention.
J’étais sûr, se dit-il qu’ici même il y avait une armoire.
Il demeura perplexe un instant.
Si l’armoire avait disparu, est-ce que tout ce qu’elle contenait avait disparu aussi ?
Lancelot fit une moue dubitative pour lui seul, amorça un signe de tête comme s’il saluait l’armoire absente et s’en alla en claquant la porte Il ne s’étonnait pas qu’une armoire disparaisse. Le monde de Lancelot était mouvant et précaire et les choses apparaissaient et disparaissaient selon une logique qui lui échappait mais qu’il acceptait facilement. Lancelot aimait que les choses s’égarent. ça lui rappelait en douceur l’existence de dimensions parallèles. »
Et ce ne sera pas la dernière fois qu’un élément du décor sombrera ainsi dans le néant !
Donc il y a effectivement une trame narrative.
Sauf que, à mon sens, elle n’est qu’un prétexte.
Certes, je me suis, comme il se doit, intéressée aux allers-retours effectués par Lancelot entre présent et passé pour redonner, à la lumière des événements récents, un éclairage différent sur Irina.
Certes, j’ai suivi sa quête de la vérité et, surtout, de la vraie Irina.
Toutefois, l’histoire vaut ce qu’elle vaut (et pour moi, ce n’est pas un « roman noir », comme l’indique la quatrième de couverture), d’autant que le thème de la-personne-aimée-maintenant-disparue-et-dont-on-s’aperçoit-que-finalement-on-la-connaissait-très-mal est assez rebattu, même si le caractère de Lancelot en rend le traitement plus original ; elle ne m’a pas tenue en haleine et la fin m’a laissée dubitative…
Mais, pour ne rien vous cacher, c’est avant tout l’écriture qui m’a captée.
Une écriture ondoyante, épousant à merveille les pensées du héros.
Quand tout s’y enchevêtre, qu’une considération en entraîne une autre et ceci, semble-t-il, presque à l’infini, j’ai vu la phrase, unique, truffée d’incises, se dérouler sur deux pages. Plus loin, la prose s’est muée en une série de segments courts, les pensées du héros s’étant, à ce moment-là, éclaircies.
Et toujours ce présent de l’indicatif faussement simple (on dirait l’écriture d’un conte), camouflant le complexe, ces petites métaphores parsemant le récit, ces touches incongrues au hasard de la plume …
Je ne sais pas si vous aimerez cette écriture. Les mêmes raisons qui m’ont fait l’apprécier peuvent vous amener à la rejeter, parce que nous n’aimons pas tous les mêmes musiques.
Pour ma part, je n’ai pas regretté ma plongée dans l’univers de Lancelot, héros atypique aspiré malgré lui dans un monde au bord duquel il avait jusque là veillé, témoin contemplatif et étonné, à se tenir prudemment. Voir par son intermédiaire est rafraîchissant, surprenant.
C’est une expérience de lecture que je ne saurais trop vous conseiller d’au moins d’essayer (en espérant que vous serez, vous aussi, séduit !).
« Et mon cœur transparent », Véronique Obaldé
Editions de l’Olivier (233 p)1. SD49 le 14-06-2008 à 09:22:36
Celui ci est dans ma LAL depuis un petit moment tu me donnes envie d'essayer, j'espère y être sensible aussi.
3. pom' le 14-06-2008 à 10:16:02 (site)
c'est le genre du livre qui attire l'oeil sa couverture est attrayante.
4. amanda le 14-06-2008 à 10:17:05 (site)
Comme toi, Brize,j'ai craqué pour le style de Véronique Ovaldé.
5. le blog de philo le 14-06-2008 à 10:50:03
Très joli billet qui donne envie dd'en savoir plus. J'ai manqué de l'acheter lors de ma dernière visite chez mon libraire. Sûrement la prochaine fois !
6. kathel le 14-06-2008 à 11:50:29 (site)
Après lecture de plusieurs billets "sous le charme" aussi, je pense que je finirai par le lire !
7. Karine (mon coin lecture) le 14-06-2008 à 14:32:03 (site)
Un livre qui me tente depuis un moment déjà... J'ai entendu beaucoup de bien sur la plume de cet auteur.
8. brize le 14-06-2008 à 18:46:09 (site)
@Amanda et BelleSahi : On accroche et on aime... ou l'inverse ! Belle démonstration de la relativité/subjectivité de nos appréciations en matière artistique.
@Pom' : C'est vrai qu'elle est jolie, cette couverture !
@Philo : Pique une chaise au libraire et lis les premières pages, avant d'acheter éventuellement !
@SD49,Kathel et Karine : C'est sûr, il faut essayer !
9. Florinette le 16-06-2008 à 11:37:59 (site)
J'ai beaucoup aimé ce livre et comme toi le style de l'auteur m'a vraiment captivée !
10. myloubook le 17-06-2008 à 13:37:57
J'ai lu ton article en diagonale comme je vais bientôt lire ce bouquin. Il me tente énormément, c'est un de ceux qui m'attirent le plus dans le prix Landerneau. J'ai vu que Siri Hustvedt avait fait une très bonne critique du premier livre d'Ovaldé (qui me tentait mais que, bizarrement, je n'ai jamais lu)... alors j'ai hâte de me plonger dans cette lecture !
11. Solen le 18-06-2008 à 11:00:58
Tiens ça me rappelle ma ptite critique! Je pense aussi que soit on adore soit on déteste. Je remercie encore mon mari de m'avoir offert ce livre, qui m'a capté...
12. brize le 19-06-2008 à 20:50:49 (site)
@Florinette : je crois que cette écriture a charmé de nombreux lecteurs !
@Lou : j'espère que ce livre te plaira !
@Solen : encore une lecture que nous avons appréciée toutes les deux !
Mais qu’est-ce qui m’a pris, à moi, jeune bizut de la blogosphère littéraire, de vouloir sortir des sentiers battus et, au lieu d’aller voir « Sagan », qui me tentait (ou "Sex and the City", qui m'aurait au moins amusée et/ou émue), de choisir « Phénomènes » ?
Tout ça parce que je voulais faire la-fille-intello-mais-qui-aime-bien-les-films-américains-à-grand-spectacle !
Tout ça parce que je croyais qu’il s’agissait d’un film de SF ou, au moins, avec des effets spéciaux (comme « Le jour d’après » qui, s’il n’était pas révolutionnaire, se laissait voir).
Tout ça parce que, pour une fois je me suis contentée ;
- de voir l’affiche (pendant 15 jours, à chaque fois que j’ouvrais une session internet, ma page d’accueil la présentait en encart publicitaire à droite… finalement, je suis une victime du marketing !), affiche figurant une scène qu’on ne verra même pas dans le film,
- de constater que le réalisateur était celui du « Sixième sens » (bonne référence, ça !)
Tout ça parce que je n’ai lu aucune critique sur le film, souhaitant m’affranchir de tout avis préalable au mien (d’ailleurs, je n’irai regarder lesdits avis qu’une fois ce billet rédigé !), si bien que je ne savais même pas de quoi il serait question.
Je me dirige donc vers la salle de cinéma. Je note, à côté du titre du film, la mention « avec avertissement », ce qui me plaît à moitié, mais, bon, « Le sixième sens », c’était pas une bluette non plus.
Générique : nuages dans cieux tourmentés avec musique à l’avenant.
Début du film : des gens dans un grand parc d’une ville américaine ; soudain, des cris, des gens blessés, mais au loin seulement ; la caméra se focalise alors sur deux filles qui papotent sur un banc , l’une d’elles se fige soudain, puis retire la longue épingle à cheveux qui fixe son chignon (de la taille du pic à glace de Sharon Stone dans « Basic Instinct », l’épingle, quand même !) et… se la plante vigoureusement dans le cou, en biais… (beurk !).
Là, je me suis dit : « Ma fille, t’es tombée sur un film gore, va falloir assurer ! ».
Donc, je me suis mise en mode de verrouillage ultra-rapide des paupières, ce qui me permet d’éviter la trashitude des scènes (que je ne supporte pas).
Comme j’ai dû, pendant le film, mettre en action ce mode à plusieurs reprises, par exemple :
- lorsqu’un gars houspille des lions dans la fosse d’un zoo et leur tend gentiment son bras (et qu’après ça hurle)
- quand un mec se couche dans l’herbe devant une moissonneuse-batteuse qui se dirige droit sur lui,
donc, comme j’ai, à chaque fois, coupé le contact moi-écran, il est inutile de me demander si le film présente des séquences gore, je ne pourrai que vous affirmer qu’il me semble que oui (à moins que la caméra n’ait, elle aussi, pudiquement détourné le regard au moment crucial… ce dont je doute fort !!!).
Je reviens au pic à glace.
A ce moment-là, j'ai aussi été tentée : « Casse-toi, c’est pas pour toi ! ».
Mais un renoncement aussi facile, avant même d’avoir entrepris la lutte, m’a paru trop couard. J’ai donc décidé de rester (et j’ai bu le calice jusqu’à la lie, espérant jusqu’au bout que quelque chose viendrait sauver ce film !).
Cela m’a permis d’assister à une pluie de corps se jetant du haut d’un immeuble en chantier, petite scénette destinée, comme la précédente, à nous montrer ce qui se passe : les gens, soudain, après avoir manifesté quelques troubles (d’élocution notamment) attentent à leurs jours. Le phénomène se produit dans différentes villes du sud-est des Etats-Unis.
S’agit-il d’un attentat terroriste, avec diffusion d’une toxine rendant les gens fous-suicidaires ? (je ne vous le dirai pas, de manière à ce que vous n’échappiez pas à cet insoutenable suspense !).
Un prof de sciences, sa femme et leur nièce tentent, comme des centaines d’autres, de fuir les zones sinistrées.
Scénario indigent (ils fuient, il y a des incidents de parcours, ils tombent sur des cadavres, ils se réfugient dans la baraque d’une vieille folle…), dialogues du même acabit, acteurs principaux au minimum de leur potentiel (enfin, je l’espère pour eux) , effets spéciaux réduits à néant (qu’on ne vienne pas me dire qu’il s’agit d’un film à gros budget, parce que, à part le vent qui souffle pour nous montrer que, ça y est, « ça » va se répandre, le truc qui les rend fous..)…
MEME PAS PEUR (moi qui sursaute, en regardant un film, dès qu’une porte claque, pourvu que l’atmosphère soit là).
MEME PAS EMUE aux moments où j’aurais dû l’être (moi qui ai l’œil humide dès qu’un tantinet d’émotion est distillé dans le film).
Et le pire, c’est que j’ai presque gloussé, par moments, tellement je trouvais les situations grotesques !
Et la fin, alors là, la fin ! Bon, je ne dirai rien, au cas où vous voudriez aller voir par vous-même de quoi il retourne, mais dans le genre summum du scénario qui ne se foule pas, on fait difficilement mieux !!!
Que pourrais-je ajouter ?
N’Y ALLEZ PAS !!!
(avertissement si ça se trouve totalement inutile, parce que l'idée d'y aller ne vous a même pas effleurés ne serait-ce qu'une seconde !)
Ah si : je viens de jeter un coup d’œil sur « Allo ciné », après m’être défoulée en rédigeant ce billet d’humeur… et bien figurez-vous que la presse a plutôt bien aimé (même les Inrocks !!!), j'ai aperçu une allusion à Hitchcock (oser comparer ça à du Hitchcock !), quant aux spectateurs, ils sont TRES partagés (du coup de coeur... au coup de gueule ) !
Donc je rectifie :
ALLEZ-Y SI VOUS VOULEZ (c'est vrai, quoi, vous êtes libres !) …. MAIS JE VOUS AURAI PREVENUS !!!
1. sentinelle le 13-06-2008 à 08:55:00
Et bien, tu le vends merveilleusement bien ce film :-D
Et dire que j'aime bien Shyamalan (du moins du "6e sens" à "Le village"). J'avoue, tu m'as convaincue ! Ce film ne semble franchement pas briller par son originalité, je me laisserai donc volontiers tenter par Sagan à la place ;-)
2. SD49 le 13-06-2008 à 11:11:23
Voila un commentaire qui vient vraiment du coeur !!!!!! on te sent vraiment énervée.
Je ne pensais pas y aller mais maintentant je n'en ai plus envie du tout. De toutes façons je ne vais pas souvent au cinema et plutot pour des films détendants.
3. pom' le 14-06-2008 à 10:15:11 (site)
j'avais très envie de le voir, là tu me scie les jambes, bon , je vais voir alors :-)
4. brize le 14-06-2008 à 12:23:45 (site)
@SD 49 : Enervée, moi
..., c'est pas du tout mon style
!
@Sentinelle et Pom': Oui mais, quand même... "Les Inrocks" ont aimé ! Si ça se trouve, je suis passée tout à fait à côté d'un chef d'oeuvre de l'art cinématographique
!
Blague à part (comme je le dis à la fin de mon billet), les avis sont très partagés. Alors, si malgré mon coup de gueule, le film vous tente... faut pas hésiter : il n'y a que vous qui pourrez juger (et n'hésitez pas à venir râler ensuite parce que j'ai failli vous faire rater ce film qui vous a tant plu, ce sera marrant
!
5. Aurore81 le 14-06-2008 à 15:11:36
Tiens, c'est amusant, ton avis ne me surprend pas... J'ai vu des extraits du film, et je me suis dit que ça ne ressemblait pas à grand-chose... Déjà, j'avais modérément apprécié "le Village" du même réalisateur...alors le coup de la toxine-qui-pousse-au-suicide... Bof. Enfin, de toute manière je ne peux pas aller au ciné (chez moi, salles obscures = crises de migraine) alors hop, pas de regrets !
6. brize le 14-06-2008 à 18:49:53 (site)
Si en plus tu risques une migraine... alors là, aucune hésitation : évite
(smiley sans grand rapport... c'est juste que j'avais envie de l'utiliser, il est trop marrant !!!)!
7. Fleur - Haibane le 16-06-2008 à 13:13:39
Pas si mal que ca moi je dis, pas le meilleur Shyamalan mais pas le pire non plus (La Jeune Fille de l'eau ca c'était un flop)
Ce film m'a qd même tenue en haleine presque 2h et même fait sursauter (moi à qui ca n'arrive jamais...) Seul reproche des dialogues qui parfois ne cassent pas des briques!
Néanmoins l'idée de la morale écologique m'a bien plu même si je doute que cela soit crédible...
Qd aux scènes gores... ca va rien de vraiment trash (à part le coup du lion?!!)mais je pense que c'est largement supportable ;-)!!
8. brize le 16-06-2008 à 13:19:14 (site)
Donc, finalement... j'aurais pu garder les yeux ouverts
!
Pour la morale écolo, je suis contente que tu en parles : c'est un point que j'ai trouvé intéressant mais malheureusement il n'est qu'effleuré, alors qu'à mon avis il y avait beaucoup plus à en tirer.
Le film t'a plu et c'est sympa d'être venue nous le dire... ça permettra aux lecteurs de nuancer mon opinion pour le moins tranchée
!
9. Aliénor le 23-06-2008 à 15:19:45 (site)
Le sixième sens était un coup d'essai et un coup de maître. Est venue ensuite une succession de films ratés. Triste bilan !
« J’avais atteint l’âge de mille kilomètres. De l’autre côté de la porte, les membres de la guilde des Topographes du Futur s’assemblaient pour la cérémonie qui ferait de moi un apprenti. Au-delà de l’impatience et de l’appréhension de l’instant, en quelques minutes allait se jouer ma vie. »
Ainsi débute « Le monde inverti », de Christopher PRIEST, un classique de la science-fiction publié en France en 1974.
Le narrateur, Helward Mann, est un jeune homme qui jusque là n’a pas quitté les limites de la crèche où il a été élevé, dans la cité nommée Terre, bien loin de la planète du même nom. Helward doit commencer son apprentissage au sein d’une des cinq guildes qui contrôlent l’organisation de la cité , celle du Futur.
C’est à cet apprentissage que le lecteur est convié à s’associer : il découvre, en même temps que le jeune homme, l’environnement surprenant dans lequel se meut la cité.
Parce qu’il s’agit d’une cité tractée régulièrement sur des rails sans cesse démontés pour être reposés devant elle. Quel(s) danger(s) fuit-elle ? Quel est donc cet optimum sans cesse en mouvement et qui la contraint à se déplacer ainsi, de peur d’être anéantie ?
L’apprentissage d’Helward se poursuit tout au long des 3/4 du roman, qui alterne les parties narrées à la première personne et celles à la troisième personne (notons au passage que l’écriture proprement dite du livre est assez quelconque).
Notre jeune héros doit en effet tout découvrir et expérimenter par lui-même, selon le principe d’éducation en vigueur. Et ce qu’il découvre, en particulier au sud de la ville, cette direction qu’il faut sans cesse fuir, le bouleverse.
Le procédé utilisé par l’auteur, à savoir cette description extrêmement précise du cheminement du héros, au sens propre et figuré, fonctionne parfaitement (enfin… ça a fonctionné pour moi !).
Au fil d’une progression très structurée, le lecteur découvre un univers dont la réalité dépasse l’entendement mais auquel il arrive à croire : les personnages évoqués, la structure hiérarchique et la vie matérielle de la cité, les relations avec les peuplades des zones traversées, tout est en effet décrit de manière à paraître vraisemblable.
Comme Helward, le lecteur se questionne, s’étonne, s’acharne à comprendre. Il saisit peu à peu la complexité physique du monde dans lequel se déplace la cité. Il appréhende l’organisation de la communauté et en comprend la nécessité. Et s’habitue lui aussi à l’idée du secret, dans laquelle les guildes estiment qu’il faut tenir la population. Ce secret que Victoria, l’épouse de Helward, ne supporte pas.
Si bien que le fin mot de l’histoire le saisira autant que son principal protagoniste…
Déroutant, « Le monde inverti » nous entraîne dans un univers autre, bouleversant les lois communes de ce que nous croyions connaître par la perception d’une réalité extraordinaire.
Son dénouement prête, paraît-il, à polémique. Pour ma part, il m’a, comme tout le livre, plu, car, s’il ne résout pas (à mon avis) tout le mystère, j’ai trouvé qu’il contribuait à asseoir la cohérence de cette architecture romanesque efficace (outre le fait qu’il répondait à LA question que je me suis très rapidement posée en lisant !)!
Amateur ou non de SF, je vous recommande ce périple hors du commun, récit d’aventures et plus si affinités, puisque chacun pourra l’interpréter à la lumière de ses propres interrogations psycho-philosophico-politiques !
« Le monde inverti », Christopher PRIEST
Folio SF (388 p)
1. Cuné le 12-06-2008 à 07:05:33 (site)
Oui, elle est superbe cette première phrase (et célèbre !). Je n'ai pas encore lu celui-ci, mais ça ne devrait tarder, tu m'as convaincue :-D
2. pom' le 12-06-2008 à 10:17:40 (site)
un Sf que je n'ai pas lu, je le note, il m'a l'air tout à fait à mon gout
3. fashion victim le 12-06-2008 à 11:47:36
J'ai trouvé ce roman assez déroutant et il ne m'a pas vraiment emballée mais en même temps, je m'en souviens très bien, signe d'un grand roman, non ?
)
4. brize le 12-06-2008 à 19:10:04 (site)
@ Cuné et Pom : J’espère qu’il vous plaira !
@ Fashion Victim : Qu’un roman résiste à l’usure du temps, c’est déjà pas mal ! Dire que "Le monde inverti" est un "grand" roman, je ne sais pas
, je sais seulement que j’ai apprécié son originalité, sa construction et l'impact qu'il a sur le lecteur. Il m’a plu (c’est déjà beaucoup !), sans m'avoir "emballée" comme "Dune", par exemple...dont je n’ai d'ailleurs aucune difficulté à affirmer qu’il s’agit d’un "grand" roman !.
5. sentinelle le 12-06-2008 à 21:42:55
Encore un roman qui se trouve dans ma PAL depuis des années. J'ai lu du même auteur "Le prestige", qui depuis a été adapté au cinéma.
Un bon roman également !
6. brize le 12-06-2008 à 21:55:13 (site)
Je l'ai lu aussi, "Le prestige". Là, on était dans le fantastique. J'en garde un assez bon souvenir, même si j'avais trouvé le dénouement un peu confus.
L'action se passe en 1936, dans le cadre grandiose d’une Réserve située au nord des Etats-Unis, au pied de la chaîne montagneuse des Adirondaks.
Le peintre Jordan Groves fait une arrivée remarquée, dans son hydravion personnel. Il habite à l’année dans sa résidence située elle aussi dans la Réserve, avec son épouse et leurs deux fils. Agé d’une petite quarantaine d’années, c’est un homme séduisant et viril.
Vanessa et Jordan sont immédiatement attirés l’un par l’autre . Mais si Jordan accepte d’emmener la jeune femme faire un tour en avion, c’est pour finalement la laisser rentrer seule, à pied, de l’endroit où il l’a déposée, jusque chez ses parents.
Cette rencontre aurait pu être sans lendemain, car Jordan se méfie de Vanessa. Pourtant, peu de temps après, Vanessa va requérir l’aide du peintre.Dès lors, d’incidents en accidents, sur fond de liaisons cachées, les deux protagonistes voient leurs destins se croiser. Jusqu’à ce que leur existence et celle de leurs proches, éclairées d’un jour nouveau, s’en trouvent irrémédiablement bouleversées…
J’avais lu, il y a quelque temps, la critique élogieuse faite de ce roman dans Télérama, mais j’en avais oublié le contenu. J’aimais bien la couverture du livre et cela faisait deux fois qu’il me faisait de l’œil à la bibliothèque aussi ai-je fini par céder. N’ayant pas regardé la quatrième de couverture (de peur d'en apprendre trop sur l'histoire), je ne savais finalement pas à quoi m’attendre (et je n’avais jamais rien lu de Russel BANKS).
Pendant les cent premières pages, j’ai eu l’impression de voir un grand film américain des années 50 (à la Douglas Sirk) en technicolor, avec des héros hyper glamour, puisqu’ils sont tous beaux : Jordan, sa femme Alicia, Vanessa, le guide Hubert St Germain, il faudrait un casting de stars pour jouer leur rôle à l’écran !
Le milieu lui-même est glamour, car tout le monde, sauf le guide, seul personnage issu de la région et faisant partie des victimes de la Grande Dépression, est riche. Certes, Jordan est considéré comme « rouge », parce qu’il affiche une sensibilité et des attaches intellectuelles de gauche, mais néanmoins il appartient à la caste des nantis (celle qui a pu s’offrir le luxe d’une propriété privée dans la Réserve, à l’époque où quelques constructions y ont été permises).
Jusqu’à la page 117 (si c’est pas de la précision, ça !), l’histoire suit son cours, je dirais normal, avec quelques péripéties sur fond de découverte de l’environnement dans lequel vit chacun des protagonistes. Il y a pourtant deux passages qui rompent cette narration. Rédigés en italique, ils nous projettent, de manière un peu énigmatique, dans le futur (en mai et en hiver 1937) et à l’étranger : on assiste ainsi à deux scènes dont on ne peut clairement identifier les acteurs.
Cette fameuse page 117 introduit, en revanche, un tournant dans la narration. D’un seul coup, le lecteur, choqué, s’interroge sur la personnalité de Vanessa (je ne veux pas en dire davantage, je préfère vous laisser découvrir ...), ce personnage déclencheur des événements à venir. Et il ne cessera de s’interroger tout au long du roman.
Ce questionnement me paraît représenter l'essentiel du livre. En effet, au-delà de l’histoire, avec ses liaisons ou amours contingentes, l’auteur fouille à l’intérieur de ses personnages, les montrant inaptes à se cerner eux-mêmes, incapables, parfois, de se définir autrement que dans les limites de l’action qu’ils effectuent. Seule Alicia, l’épouse de Jordan, me semble échapper à cette règle, consciente de ce qu’elle est, de ce qu’elle vit et de ce qu’elle veut. Pour les autres, le présent est incertain (ils ne paraissent pas maîtriser ce qui leur arrive), le passé entaché de non-dits ou de secrets (dont on se demande s’ils sont ou non le fruit de leur imagination) et le futur sera subi.
Mus par leurs pulsions ou leurs passions, les héros de « La Réserve » enchaînent sur un rythme allant crescendo des décisions lourdes de conséquences, jusqu’au dénouement. Et, sur tout le roman, plane l’ombre pesante du proche avenir, entraperçu dans ces échappées en italique, de plus en plus intelligibles pour le lecteur…
Russel Banks excelle autant à peindre les beautés de la nature que les troubles et égarements des personnages qu’il met en scène. Son roman prend l’allure d’une pièce de théâtre jouée dans un plein air d’exception, cadre hors du commun où sensations et sentiments s’exacerbent.
Sans crier au chef d’œuvre, j’ai bien aimé ce livre (que je ne peux comparer et pour cause, à aucun autre de l’auteur), de facture classique (bien reflétée par la couverture du livre !) et efficace.
9/06 : Suite au commentaire d'Amanda Meyre, j'ajoute ici un lien vers l'article (que je ne connaissais pas) qu'elle a rédigé à propos du livre.
« La Réserve », Russel BANKS
Editions Actes Sud (380 p)
1. sentinelle le 08-06-2008 à 14:43:08
Je l'ai dans ma PAL depuis des mois ! Je l'ai commencé et je repasserai donc par ici après ma lecture, de façon à ne pas être trop influencée par ton commentaire ;-)
J'avais adoré American Darling de Russell Banks, du coup, je me suis jurée de tout lire de cet auteur, que j'ai par ailleurs rencontré à la foire du livre de Bruxelles 2008 et qui est absolument A D O R A B L E !
2. kathel le 08-06-2008 à 17:29:29 (site)
J'aime beaucoup les romans de Russell Banks (mon préféré : De beaux lendemains) et ton billet me donne très envie de lire celui-ci !
3. BelleSahi le 08-06-2008 à 20:06:05 (site)
Je l'ai acheté pour la bibliothèque. Je le lirai bientôt !
4. brize le 08-06-2008 à 21:22:47 (site)
@ Sentinelle : J'aurais fait exactement comme toi (et ce sera amusant de confronter nos avis !)!
Quand tu posteras ton article au sujet du livre, peut-être que tu nous parleras davantage de ta rencontre avec l'auteur(une sacrée chance, dis donc !) ?
@ Kathel : Je suis contente que mon billet t'ait donné envie de lire ce livre : ton point de vue après lecture sera d'autant plus intéressant que tu as lu d'autres livres de l'auteur !
@ BelleSahi : Encore un avis en vue, je m'en réjouis !
5. amanda le 09-06-2008 à 10:31:54 (site)
bonjour Brize, j'arrive ici via Tamara...
J'ai lu ce livre et, contrairement à toi, je ne l'ai pas tellement aimé. Il n'y a pas la force habituelle des romans de Banks et je trove qu'il aurait pu creuser un peu. Mais tout est question de ressenti personnel.
Essaye aussi American Darling, ou De beauc lendemains, qui sont excellents
6. brize le 09-06-2008 à 13:13:50 (site)
Je crois que mon "ressenti" a été favorisé par le fait que je n'attendais rien d'exceptionnel (contrairement à ceux qui connaissent déjà l'auteur), donc je n'ai pas été déçue !
J'ai trouvé l'article que tu avais rédigé sur le livre et je l'ai ajouté en lien.
7. sparkle le 09-06-2008 à 16:01:57
je découvre ton blog que je lirai plus tard... tu sais, on a une vefblogguese qui a écrit un livre... receuil de nouvelles : son pseudo c'est nolween eawy... bise bise
8. Solen le 10-06-2008 à 09:06:15
Rooo, encore un auteur que j'aime bien!!! Nos bibliothèque se croisent!
J'avais adoré "amercan darling", et bien aimé "de beaux lendemains". Tu me donne envie de lire celui-ci.
9. brize le 10-06-2008 à 12:37:14 (site)
@ Sparkle : Merci pour l'info (je suis allée voir le blog de Nolween)
@ Solen : Si tu le lis, je serais curieuse d'avoir ton avis, car j'ai l'impression que ceux qui ont déjà lu des romans de Russel Banks sont déçus par celui-ci.
10. SD49 le 10-06-2008 à 21:06:41
Donc si j'ai bien compris il vaut mieux que je lise celui ci avant de lire les autres de cet auteur, je verrai s'il me tente quand je l'aurai sous les yeux
11. brize le 10-06-2008 à 21:24:49 (site)
Mieux encore (à mon avis), si tu en as la possibilité, tu choisis parmi tous ses romans celui dont l'histoire t'attire, toi, le plus. Comme cela, tu mets déjà de bonnes chances de ton côté d'apprécier le livre !
Envie de gagner une montagne de bouquins ?
N'hésitez pas : participez au nouveau Lotobook !Tous les renseignements sur le site de Stéphanie.
1. SD49 le 11-06-2008 à 07:55:20
Ce n'est plus la peine de vous inscrire, c'est moi qui vais gagner !!!!!!! LOL !!!!
(quoi que j'aimerai bien ...)
2. brize le 11-06-2008 à 20:15:34 (site)
Mais il faut qu'ils soient toujours plus nombreux à s'inscrire... comme ça tu gagneras encore plus de livres
!
Moins de deux mois dans la blogosphère…et me voilà déjà « taguée »… par Tamara!
Et bien sûr, en lisant cet article… vous courez à votre tour le risque d’être tagué, tout à la fin (ben voyons, j’vais me gêner !)
Le tag en question porte sur mes habitudes de lecture.
OK, je m’y colle (pourquoi j’ai comme une impression de bizutage… ???) !
Où et quand :
En temps normal : chez moi, le soir (ça, c’est vachement original !).
Dès que je peux : vautrée dans l’herbe ou dans le sable (bon, avec une serviette ou une natte entre l’herbe ou le sable et moi, because j’aime pas les bébêtes qui peuvent me confondre avec je ne sais quel élément naturel du décor !).
Comment je choisis mes lectures :
- Au pif !
Non, mauvaise réponse, vous n’allez pas me croire !
- En fonction de la couverture : si elle me plaît, je daigne ouvrir le bouquin !
Réponse passable : pas tout à fait faux, mais insuffisant ! (mais par exemple, je n’aurais jamais ouvert « Et Nietzche a pleuré » s’il ne m’avait été chaudement recommandé !)
- En furetant :
- parmi les critiques parues dans la presse
- parmi ce que les bibliothécaires proposent (présentoirs, brochures « Nouvelles acquisitions »…)
- dans les blogs de lectures !
Mon style de lectures
Une prédilection (très marquée !) pour le roman (les essais, les biographies etc., c’est plutôt rare), avec une (forte) attirance pour le domaine anglo-saxon (et je ne fais même pas exprès, ça se trouve comme ça).
J’aime bien varier et passer du roman classique à quelque chose qui l’est moins (comme la science-fiction) et je raffole des bons thrillers. J’aime la bande dessinée en général, avec mes préférés (mais j’aurai l’occasion d’en parler).
Ce que j’attends de mes lectures :
Qu’elles me distraient (en premier lieu), qu’elles me stimulent intellectuellement et/ou m'apprennent quelque chose de manière ludique (éventuellement)… voire qu’elles m’étonnent (dans le meilleur des cas).
Mes petites manies :
Rapporter goulûment des tas de livres de la bibliothèque…dont je ne lirai pas la moitié !
Ranger les romans, dans ma bibliothèque, par ordre alphabétique (d'auteur, bien sûr).
Inscrire mon prénom et mon nom sur la page de garde du livre, dès lors que je le prête (ça fait plaisir à celui auquel je le prête, qui sent qu’on a confiance en lui ! bon, j’rigole… mais ça ne m’a pas empêchée, bien longtemps après, de constater la disparition de livres auxquels je tenais… sauf que je ne m’inquiète pas pour eux, je suis certaine que leurs nouveaux propriétaires les aiment beaucoup !).
Ouf, c’est fini (et si vous avez lu jusque là, bravo).
Et maintenant les (heureuses !) gagnantes au jeu du c'est-toi-qui-es-taguée sont :
Pom, Sentinelle et
(faudrait pas qu’il y ait une des deux soeurettes pas taguée, ça serait comme qui dirait pas juste !),
si elles le veulent bien !
1. Karine (mon coin lecture) le 06-06-2008 à 22:39:10 (site)
Tiens, moi aussi je range mes livres par ordre alphabétique... moi qui ne suis pas maniaque du rangement, ça fait rire de nombreuses connaissances!
2. SD49 le 07-06-2008 à 09:45:23
C'est peut être une question idiote mais comment as tu su que tu étais taguée, je ne vois rien dans ton blog !
moi aussi je classe mes livres par ordre alphabétique mais par ordre d'auteur comme à la bibliothèque, et uniquement les miens pas ceux de ma PAL qui trainent sur un meuble de ma chambre !!!!!!
3. brize le 07-06-2008 à 09:58:39 (site)
@ Karine : mon sens de l'ordre n'est pas, non plus, manifeste dans tous les autres domaines...!
@ SD49 : J'ai su que j'étais taguée parce que, sans me méfier (malgré l'avertissement initial), j'ai lu l'article de Tamara, sur son blog, "Attention, ceci est un tag".
Et je classe mes romans par auteur (du coup, je l'ai précisé dans mon article),comme dans les librairies ou les bibliothèques, rien de bien original, quoi !
6. Tamara le 07-06-2008 à 17:59:35 (site)
Bon, je vois que je ne suis pas la seule à ranger mes livres par auteurs... mais aussi par genres (je ne mélange pas polars et nouvelles par exemple).
Bravo pour ce premier tag, tu t'en sors brillamment ! ;-)
7. brize le 07-06-2008 à 19:02:42 (site)
Comment ça, "premier" tag... parce que tu crois que je suis trop curieuse pour résister à la lecture d'un billet sur un blog, même si je sais que je risque d'être "taguée" à la fin ?!!!
Ben... t'as raison !
8. céline de enlivrezvous le 19-06-2008 à 13:25:56 (site)
Ouh là là, je viens juste de réaliser qu'on avais été taguées ! Je vais de ce pas prévenir ma soeurette pour qu'on concocte une petite réponse en binôme ! :-)
PS : Très chouettes tes réponses ! Et je choisis aussi souvent mes livres en fonction de la couverture :-)
9. brize le 19-06-2008 à 20:55:04 (site)
Hé, Hé, on attend donc vos réponses (même si je me suis dit, après coup, qu'on en connaissait déjà pas mal sur vos habitudes de lectures, avec les super photos qu'on peut voir dans votre blog !)!
10. sybilline le 24-06-2008 à 19:32:37 (site)
Heureusement que tu as écrit, (en dernier mais quand même...) que tu choisissais aussi tes lectures "dans les blogs de lectures !" sans quoi on t'aurait tiré la tête!!
11. brize le 24-06-2008 à 20:53:53 (site)
Oups ! Je m'en suis sortie de justesse, sur ce coup-là, si je comprends bien !!!
Yaël, la trentaine, célibataire, est prof d’économie en fac. Elle vit à Paris, en colocation avec Eric, homosexuel. Sa cousine, Clara, éditrice, lui propose d’écrire de la chick lit, genre qui connaît un succès indéniable.
Yaël hésite, car elle préfèrerait rédiger un essai au sujet d’Angelica Garnett, la fille de Vanessa Bell, sœur de Virginia Woolf.
Dans son journal, elle raconte ses recherches concernant Angelica et le milieu artistique anglais de Bloomsbury, au milieu duquel la petite fille a grandi.
Surtout, elle se raconte, elle, avec beaucoup de verve : ses difficultés avec sa mère, sa vie de jeune femme avec ses aventures amoureuses, celle de sa cousine Clara et de son ami Eric, ses inquiétudes concernant son avenir avec ou sans mari + enfant etc.
Serait-elle notre Bridget Jones à la française… en un peu plus intello ?
Je vous laisse le soin de répondre à cette question... si du moins vous lisez ce livre, ce que je vous recommande !
Les premières pages m’ont immédiatement accrochée (en plus, j’étais toute fière d’avoir reconnu dans la première phrase du roman un emprunt à l’incipit de « Mrs Dalloway », de Virginia Woolf… même si je n’ai jamais achevé la lecture de cet ouvrage), avec le bilan que Yaël, après avoir lu « Le journal de Bridget Jones », dresse des codes en vigueur dans la chick lit : c’est très marrant !
Ensuite… ça s’est légèrement gâté, pour moi qui ne suis pas une familière du milieu de Bloomsbury, parce que je trouvais le compte-rendu des recherches de Yaël dans ce domaine un peu fastidieux, même si je reconnais que ses découvertes sur Angelica éclairent sa propre relation avec sa mère.
Cette unique réserve mise à part (et qui ne s’étend pas à l’interprétation du roman « La Femme changée en renard », laquelle m’a séduite), j’ai poursuivi avec grand plaisir la lecture de ce roman, très intéressée par la piquante chronique de l’héroïne !
Les observations sont fines (parfois mises en relation avec le « Journal » de Virginia Woolf, ce que j’ai beaucoup apprécié), souvent pétries d’humour (voir, en particulier, la manière dont notre prof d’éco applique sa discipline à la résolution des problèmes domestiques !), les personnages attachants et le rythme enlevé, car la vie d’une trentenaire célibataire n’est pas de tout repos !
Cerise sur le gâteau, l’épilogue nous invite à nous demander (ce qu’on avait déjà entrepris en cours de lecture) quelle est la part du vécu et celle de l’imaginaire dans ce livre plaisant, qui devrait vous faire passer un moment bien agréable !
« Le journal de Yaël Koppman », Marianne RUBINSTEIN
éditions Sabine Wespieser
1. Florinette le 06-06-2008 à 09:47:25 (site)
Je l'ai lu il y a quelques temps et je garde un très bon souvenir de ce livre qui m'a fait découvrir par la même occasion l'univers des Bloomsbury, et j'en ai profiter pour prendre note des références littéraires cité dans ce livre !
2. brize le 06-06-2008 à 13:09:10 (site)
Personnellement, je comptais justement sur le livre pour découvrir le milieu de Bloomsbury, mais je suis restée sur ma faim, parce qu'il y avait trop de : "X aimait Y, qui aimait Z" etc. et j'avoue que je m'y perdais un peu (mais peut-être aussi que je ne faisais pas trop d'efforts !)!
En tout cas, ça donne des pistes de lectures pour mieux aborder le sujet, comme celles que tu as notées.
4. Myloubook le 09-06-2008 à 15:46:01
Je l'ai lu juste à sa sortie... c'est un peu loin maintenant mais je l'ai beaucoup aimé aussi. Comme un bonbon, ça se savoure d'une traite ! J'ai surtout aimé le côté Bloomsbury à vrai dire
... ça m'intéressait (je n'y connaissais pas grand-chose, à part quelques principes de Keynes et quelques livres de Virginia Woolf) et ça permettait au livre de se différencier d'un livre de chick lit classique.
5. brize le 09-06-2008 à 17:49:32 (site)
Cela m'amuse toujours de constater à quel point ce qui passe bien pour l'une... passe un peu moins bien pour l'autre
!
Et c'est tout l'intérêt de ces commentaires, qui permettent de croiser nos impressions (et de se dire que l'auteur du livre a été plus ou moins bien "reçu" selon son lecteur).
Anna habite à Grange Hall. Un foyer pour les Surplus, cinq cents en tout, des bébés aux adolescents. Tenu d’une main de fer par Mrs Pincent. Châtiments corporels, cellules d’isolement, rien n’est trop dur pour le Surplus qui aurait oublié l’essentiel : il n’aurait jamais dû exister et doit donc, sa vie entière, racheter la faute de ses parents.
Parce qu’en 2140, en Angleterre et dans le monde entier, il n’y a de place que pour les Légaux, des adultes bénéficiant du traitement de Longévité.
Mais Longévité rime avec éternité et comme la planète n’est pas extensible, il n’y a (presque) plus d’enfants : pour en avoir, les parents doivent en effet renoncer au traitement de Longévité.
Les Surplus, ces enfants nés hors la loi, ne sont tolérés que parce qu’ils sont destinés à être au service des Légaux.
Anna accepte son sort, elle sait Où-Est-Sa-Place.
Jusqu’au jour où un certain Peter est introduit au foyer. Il a passé sa vie à l’Extérieur et vient d’être récupéré. Surtout, il ne l’appelle pas « Surplus Anna » mais « Anna Covey ».
Que lui veut-il ?
Voilà un roman d’anticipation jeunesse (enfin, à mon avis, pour de grands ados) fort et passionnant.
On découvre le quotidien d’Anna, dans ce lieu sinistre qu’est le foyer de Grange Hall. L’environnement est dur (très dur), l’encadrement traite les jeunes comme des esclaves et même les jeunes peuvent être cruels entre eux. Pourtant Anna ne se révolte pas, tant l’endoctrinement est réussi.
L’irruption de Peter va donc bouleverser sa vie et c’est à cette profonde modification que le lecteur assiste.
Cet aspect psychologique donne toute sa profondeur à l’histoire proprement dite et à l’aventure qu’Anna va vivre.
On pourrait regretter que plus de la moitié du livre se déroule dans l’institution, mais c’est la seule réserve que j’émettrais et encore : la durée est sans doute nécessaire pour que le lecteur sache exactement de quoi il retourne et de toute façon je ne me suis pas ennuyée.
Puis le rythme s’accélère au fur et à mesure qu'on progresse dans l'histoire, qui devient hyper stressante !
Ce livre, intelligent et palpitant, invite à la réflexion en posant des questions extrêmement pertinentes sur notre place dans le monde et plus généralement sur notre perception de la vie et de la mort.
J’ai été emballée (c’est, de tous les romans pour ados que j’ai jusqu’à maintenant présentés dans ce blog, celui que je préfère)… alors j’espère que vous le serez aussi !
« La Déclaration. L’histoire d’Anna », Gemma MALLEY
Editions Naïve
1. Florinette le 04-06-2008 à 13:49:20 (site)
J'ai noté ce livre sur mon gros carnet !
J'arrive de chez Tamara et je voulais te féliciter pour ce très joli blog, je reviendrai à très bientôt ! :-)
2. SD49 le 04-06-2008 à 13:50:19
Je confirme, moi aussi j'ai bien aimé en revanche ce n'est pas le livre jeunesse que j'ai préféré
3. brize le 04-06-2008 à 18:04:58 (site)
@ Florinette : merci... et à bientôt !
@ SD49 : tu n'es pas aussi enthousiaste que moi (ma fille non plus, d'ailleurs !), mais le livre t'a bien plu, ce qui n'est déjà pas mal
!
4. Karine (mon coin lecture) le 05-06-2008 à 00:46:12
Je découvre ton blog par le biais de celui de Tamara! Ce livre est l'un de ceux que j'ai notés depuis un moment et ton commentaire me fait dire qu'il risque bientôt de passer de ma LAL à ma PAL!
6. brize le 05-06-2008 à 09:11:51 (site)
En ce moment, oui... et surtout les derniers bouquins n'étaient pas des pavés, donc ça allait assez vite !
7. Aurore81 le 14-06-2008 à 15:13:46 (site)
J'ai envie de lire ce livre depuis sa sortie, ta critique me donne envie de l'acheter... Euh, mais je vais attendre un peu, hein, parce que ma PAL est sur le point de s'écrouler !
8. brize le 14-06-2008 à 18:58:13 (site)
Et oui, de temps en temps, il faut savoir dire
à son envie d'acheter un livre supplémentaire !
Mais ce n'est que partie remise
!
9. Alwenn le 05-09-2008 à 19:35:55 (site)
Enorme coup de coeur aussi pour ce livre ! Une suite est prévue et je l'attends aussi !
10. brize le 05-09-2008 à 20:35:55 (site)
Tu es la deuxième à me parler de cette suite (après Gaëlle la libraire, qui m'en avait parlé au pique-nique de la blogoboule) et je serai moi aussi très curieuse de la lire !
Helen, jeune fille de 23 ans, apprend la mort de son père, qui les avait quittées, sa mère et elle, depuis 13 ans. Sa mère lui demande alors d’aller chercher sa tante, qu’elle ne connaît pas, à la Nouvelle Orléans, pour l’inviter à venir s’installer quelque temps avec elle, afin de l’aider dans la gestion des bungalows qu’elle loue.
Helen quitte ainsi le nord des Etats-Unis, où elle avait tout le temps connu une vie sans histoire, pour découvrir un monde nouveau.
Arrivée à La Nouvelle Orléans, elle loue une chambre chez un couple sympathique et bohême, trouve un emploi de vendeuse dans un grand magasin et fait connaissance de sa tante, personnage haut en couleurs, saoule les ¾ du temps.
Surtout, elle sort enfin de l’environnement clos dans lequel elle avait vécu jusque là et s’immerge dans des sensations nouvelles, au fil de sa découverte des gens qu’elle côtoie.
Le roman, écrit à la première personne, débute dans l’ancien ranch, reconverti en une sorte de motel, où vivent l’héroïne et sa mère. Helen présente un portrait sans concession et a priori clairvoyant du tempérament de sa mère, ce qui permet au lecteur d’apprécier dès l’abord la finesse de ses analyses.
Surtout, le style est immédiatement séduisant (en tout cas, je suis tombée sous son charme). Il reflète le sens de l’observation de la narratrice : elle pose les mots justes sur ses sensations et rend compte avec élégance de ce qu’elle voit, recourant le cas échéant à des métaphores qui font mouche.
Exemples dans des extraits:
« Il m’avait mise sur une jument alezane, Felicity, lorsque j’avais trois ans. La grande bête était pour moi un paysage. Quand je regardais mon père parcourir au galop le champ de courses […], j’avais l’impression qu’il chevauchait la terre. »
« Ensuite, je me dirigeais vers la partie ancienne de la ville, le Vieux Carré, où le crépuscule remplissait les rues aussi lentement qu’un miel brun versé depuis le ciel.[…] Je m’arrêtais et observais les jazzmen noirs, dont les chapeaux melon tombaient, désinvoltes, jusqu’aux sourcils ; ils s’entassaient sur une petite terrasse qui semblait suspendue par l’épaisse fumée de leurs cigarettes, tandis que leurs instruments brillaient comme des filons d’or dans la peau sombre de leurs mains. »
« Ils ont parlé d’eux. C’était comme s’ils dépliaient les cartes de leurs vies ; ici il y a une colline, un village, un fleuve, et ici des croisements. »
Malgré ce coup de cœur initial, j’ai ressenti une certaine lassitude dans la seconde partie du roman (est-ce la langueur du Sud, moite et oppressant, qui déteignait sur moi ?), alors que le livre est assez court. Helen s’installe dans ses relations et le temps s’écoule plutôt au ralenti…
En revanche, la toute dernière partie du roman, dense et qui éclaire les personnages d’un jour nouveau, a renouvelé mon intérêt.
A découvrir, donc.
(à noter que Paula Fox, auteur née en 1923, a été redécouverte à la fin des années 80 et connaît depuis un incontestable succès).
« Le dieu des cauchemars », Paula FOX
Editions Joëlle Losfeld
1. pom' le 02-06-2008 à 08:49:00 (site)
j'ai envie de decouvrir cette auteur mais là tu coupes mon elan, en as-tu lu d'autres de Paulé Fox?
2. brize le 02-06-2008 à 08:59:44 (site)
Sauf que tu ne ressentiras pas obligatoirement la même chose que moi à la lecture !
Je n'ai rien lu d'autre de Paula Fox mais c'est le dernier paru, "Côte ouest", qui m'attirait ; comme il était sorti, j'ai finalement choisi d'emprunter "Le dieu des cauchemars".
3. Solen le 02-06-2008 à 11:07:37
Pour ma part j'ai lu "personnages désespérés" et "la légende d'une servante" est sur ma liste A LIRE depuis un certain temps... "Personnages désespérés" m'a laissé un bon souvenir mais pas transcendant !
4. brize le 02-06-2008 à 12:40:21 (site)
Un "bon souvenir", c'est déjà pas mal, je trouve ! Pour ma part, je ne sais pas si je suis difficile, mais il me semble qu'il faut lire une bonne quantité de bouquins avant d'en trouver un pour lequel on a un "coup de coeur".
5. sentinelle le 02-06-2008 à 15:29:56 (site)
J'avais commencé "Côte ouest" mais je crois que ce n'était pas le bon moment... je m'y ennuyais un peu aussi, j'avoue. A cause d'une certaine langueur du Sud peut-être 
Premier contact peu concluant (parce que c'était moi, parce que c'était elle, parce que... enfin que sais-je), mais j'y ai retrouvé une belle analyse des moeurs et une jolie écriture. Bref, à retenter donc, au bon moment !
6. brize le 02-06-2008 à 17:51:58 (site)
OK, Sentinelle, pour le coup de la langueur du Sud,je dis
! Mais comme c'est sur la côte Ouest... ça vaut pas
!
7. sentinelle le 02-06-2008 à 18:14:24 (site)
Zut, j'aurai essayé 
Ah oui, la côte ouest; c'est... les longues plages, les surfeurs, les blondes aux seins plantureux , les... non non non, je vous assure, je n'ai jamais été fan d'Alerte à Malibu
8. Galate2 le 03-06-2008 à 20:24:42 (site)
La lenteur ou la langueur dans un livre peut parfois être nécessaire ainsi n'est-ce pas la lenteur et la pesanteur que l'on ressent dans "le desert des Tartares" qui rendent ce livre si passionnant?
Ceci dit, je n'ai pas ton phrasé pour exprimer ce que je ressent d'un livre...
édité le 03-06-2008 à 20:25:42
9. brize le 03-06-2008 à 20:31:58 (site)
Tu as tout à fait raison, dans "Le désert des Tartares" l'impression de lenteur-pesanteur fait partie intégrante de l'oeuvre puisqu'elle reflète la situation des protagonistes. Elle ne m'avait d'ailleurs pas gênée.
Pour "Le dieu des cauchemars", c'est juste une sensation toute personnelle que j'ai ressentie, tu sais, quand on n'est plus, dans sa lecture, en phase avec le livre (et après, ça repart ou non).
10. Le blog de Philo le 03-06-2008 à 23:12:18
En tout cas, langueur ou pas, votre article et les extraits choisis me donne envie de découvrir cet auteur.
11. brize le 04-06-2008 à 18:20:31 (site)
Je ne sais pas quelle oeuvre d'elle tu choisiras, mais tu seras toujours le bienvenu pour venir nous dire ce que tu en auras pensé !
Après « Uglies » et « Pretties », dont j’ai parlé précédemment (ici) , voici « Specials », le troisième volet de la série concoctée par Scott Westerfeld.
Notre héroïne, Tally, vient d’être transformée en « Special », sous-section « Scarificateurs », qui plus est !
Malgré une série de scènes d’action spectaculaires. j’ai moins accroché sur le début de ma lecture. Difficile de dire pourquoi, mais ça ne « fonctionnait » plus très bien (peut-être que j’étais trop dégoûtée par l’aspect « scarifications » ! en tout cas, côté vocabulaire, il y a moins de « glacial » qu’il n’y avait d’ « intense » et « foireux » dans « Pretties », tant mieux !).
J’ai quand même poursuivi et, ouf !, j’ai à nouveau pris goût à ce que je lisais, en particulier parce que (attention, je vais causer avec des mots riches, mais j’aime bien faire genre la-fille-qui-intellectualise-le-truc !), vous comprenez, il y a un élargissement de la problématique jusque là plutôt individuelle à la dimension de la cité puis, carrément, de l’ensemble des cités (en clair, ça veut dire que les idées et les techniques de La Fumée se diffusent, ce qui génère moult conséquences fort intéressantes !).
Bon, bref, j’ai aimé… et j’ai beaucoup apprécié la fin (et contrairement à ce que prétend ma fille, qui a râlé parce que j’avais eu le malheur de le lui dire, alors qu’elle n’a pas encore lu le bouquin, cette dernière considération ne laisse, à mon avis, rien entendre concernant la nature de cette fin, heureuse ou pas) !
Vous pouvez compter sur moi pour « Extras », dernier tome de la série, qui paraîtra en septembre 2008 !
"Specials", Scott WESTERFELD
éditions Pocket Jeunesse
1. aurore le 01-06-2008 à 11:43:40 (site)
pour te dire que je n'ai pas encore eu le temps de parcourir "tes livres", mais tu présentes super bien..je le garde en mémoire !! bisous bonne journée
4. brize le 02-06-2008 à 09:01:36 (site)
Bonne (future) lecture... et n'hésite pas à venir nous dire ce que tu en auras pensé !
5. Gawou le 18-08-2008 à 00:46:06 (site)
--ayé, je découvre ton blog!--
"Extras" est paru la semaine dernière, il est donc dispo!!
6. brize le 18-08-2008 à 08:41:51 (site)
Super ( zut, j'aurais dû dire : "Extra !") ! Merci pour l'info !
Bien avant que cette BD obtienne le Prix du meilleur album 2008 au festival d’Angoulême, je l’avais repérée en librairie et voilà que j’ai pu l’emprunter à la bibliothèque.
Ce que j’avais pressenti en la feuilletant se confirme : cette BD inclassable, dont les mots sont absents, est magique.
Elle s’attache à un personnage en particulier, quittant femme et enfant pour s’embarquer dans un paquebot à destination d'un pays lointain. Elle retrace ensuite son arrivée là-bas (la scène de contrôle des immigrants est forte et emblématique) et ses difficultés d’acclimatation.
Mais son auteur, Shaun Tan, n’a que faire du réalisme. Architectures fantastiques et créatures imaginaires hantent les pages. Tout aussi imaginaires sont la langue, la nourriture, les objets et les animaux du pays d’accueil. Le migrant en est d’autant plus perdu que rien ne lui rappelle les lieux qu’il a quittés.
Ce personnage principal croise d’autres hommes qui ont eux aussi été contraints de quitter leur pays, pour des raisons diverses : l’auteur les évoque sous la forme d’un dragon dont la queue balaye les immeubles, de géants bottés envahissant les rues…
BD sans parole, tissée d’étrangeté(s), ancrée dans des réalités difficiles mais où la solidarité noue des liens chaleureux, « Là où vont nos pères » reflète de manière infiniment personnelle les itinéraires à la fois spécifiques et communs de migrants de tous pays et de toutes époques.
Le graphisme de Shaun Tan se prête à merveille à cette évocation : vues d’ensemble traitées comme des tableaux alternent avec des séries de vignettes, le tout regorgeant de détails pittoresques ; aucune couleur mais un crayonné dense passant par toutes les nuances du gris-noir au sépia.
"Là où vont nos pères", SHAUN TAN
éditions Dargaud, collection Long Courrier
1. Galate2 le 01-06-2008 à 17:29:04 (site)
J'aime les BD et je pense que je vais me procurer celle-ci. J'aime le graphisme et l'histoire semble intéressante (me rappelle un peu (de loin) America America)
2. Brize le 01-06-2008 à 17:43:29 (site)
Comme le graphisme te plaît, je pense que tu vas aimer la BD, elle est très belle, avec certaines planches magnifiques (on aimerait les encadrer !) !
3. Michel Sérialecteur le 04-06-2008 à 21:26:20
Un vrai coup de coeur , ce dessin et cette histoire sans parole est un Best.
4. céline de enlivrezvous le 05-06-2008 à 18:15:19 (site)
J'ai entendu beaucoup de bien de cette bd en librairie... Ce n'est normalement pas mon genre de prédilection, mais elle me tente !
5. brize le 05-06-2008 à 18:27:08 (site)
Laisse-toi tenter... si bien sûr le graphisme te plaît (et là, c'est très personnel). Comme c'est une oeuvre atypique, tu peux très bien l'aimer même si tu n'es pas attirée par la BD en général.
6. sparkle le 09-06-2008 à 16:04:09
je l'ai trouvée terrible cette BD... moi qui suis fille d'immigrés d afrique noire, j'ai pu y voir des choses que mon père ou les pères de mes amis me racontait quand ils arrivaient en France. Et puis la contexte du sans parole très éloquent en fait... chapeau!
7. brize le 09-06-2008 à 17:23:13 (site)
J'aime beaucoup ton expression "du sans parole très éloquent" : c'est exactement ça !
Quant au rapprochement que tu fais avec ce que tu as entendu dans ta famille ou chez tes proches, il montre bien à quel point cette BD a su se postionner au-delà de la diversité des origines pour atteindre l'essentiel.
8. Mo' la fée le 28-06-2010 à 20:24:24 (site)
forte de ma récente lecture, je me joints à toi pour inciter tes lecteurs à faire ce voyage ^^
Comme je le disais dans l’article précédent, j’ai commenté trois lectures policières, depuis l’ouverture de ce blog, sans me montrer spécialement emballée.Alors, pour vous prouver qu’il m’arrive (mais si !) d’être enthousiaste et que, parmi les romans policiers, j’en ai lui qui m’ont beaucoup plu, petit inventaire (en vrac) de ceux qui ont laissé leur empreinte.
Dans le genre polar classique, j’ai eu (il y a déjà… assez longtemps !) ma période VAN GULIK, avec « Les enquêtes du Juge Ti », que j’ai dévorées. Plus récemment, j’ai apprécié Jean-François PAROT, dont j’ai lu les deux premières enquêtes de Nicolas Le Floch., où le Paris du 18ème siècle est vraiment bien rendu. Apprécié aussi Tony HILLERMAN, dont j’ai lu aussi deux romans, situés dans l’environnement des réserves indiennes aux Etats-Unis.
J’ai aimé (beaucoup) les Patricia CORNWELL ayant comme héroïne le médecin légiste Kay Scarpetta. Mais j’avoue que je suis maintenant lassée des histoires glauques de psychopathes et autres tueurs en série. Je préfère (mais c’est difficile à trouver) les thrillers sans héros récurrent : une histoire avec un quidam auquel il arrive d’un seul coup des tas d’aventures (ça facilite le processus d’identification !). Par exemple « Confession exclusive » et « Faux-semblants » de Sandra BROWN (en plus, il y a le côté romance, pas désagréable).
Le « Da Vinci Code » m’a semblé OK comme scénario de film, mais sinon pas exceptionnel (personnages manquant d’épaisseur). Dans le genre, « Genesis », de John CASE, m’avait paru, lui, brillant (son roman « Magie noire » ne m’en a que plus déçu).
Parmi les auteurs que j’ai fréquentés (et aimés) :
LUDLUM (là aussi, il y a longtemps) , John GRISHAM (même si je finis par me lasser du trop juridique), David BALDACCI (mon préféré : « Une seconde d’inattention »), James PATTERSON (mais c’est un auteur prolixe qui , à mon avis, aurait tendance à céder à la facilité, en pondant à la chaîne des romans assez courts), Jean-Christophe GRANGE (« Le concile de pierre » en particulier, mais les romans sont devenus un peu trop « gore » pour moi), Harlan COBEN (« Ne le dis à personne », bien sûr),
J’apprécie beaucoup, dans l’ensemble, le style et les personnages de Fred VARGAS.
J’ai été emballée par « Shutter Island », de Dennis LEHANE , impressionnée par « Mystic River », du même auteur ainsi que par « Prières pour la pluie », dans la série des enquêtes du duo de détectives créé toujours par cet auteur, que j’ai toutes lues (sauf « Gone, baby gone »).
Enfin, récemment, j’ai lu avec intérêt et plaisir la trilogie « Millenium », de Stieg LARSSON.
Mais ce sont VARGAS et LEHANE qui demeurent les auteurs m’ayant le plus marquée, ces dernières années, dans le genre du roman policier.
J’ai passé sous silence les romans qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable… et il y en a eu. Il me reste encore beaucoup à découvrir, y compris chez des auteurs dont je peux ne pas avoir aimé un ouvrage, alors que d’autres me plairaient. Surtout, le genre policier recouvre des espaces de plus en plus variés. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder l’étendue de la collection en 10/18 !
Alors, si vous aussi vous avez vos coups de cœur ou des auteurs que vous aimeriez recommander, n’hésitez pas à poster un commentaire !
1. SD49 le 28-05-2008 à 18:40:07
Concernant Grangé, c'est vrai que c'est gore mais il est très fort car malgré ça on est accro à l'histoire et on lit tout quand meme (quitte à faire la grimace de temps en temps!)
et maintenant, je suis accro à ce blog, tous les 2 ou 3 jours il y a du nouveau c'est super continue !!!! j'approvisionne ma liste pour mes visites à la bib
et bon anniversaire en retard
et bisous à KP78 !!!!!
2. brize le 29-05-2008 à 17:09:49 (site)
C'est très bien, ça, d'être accro à ce blog !!! Quant au rythme auquel je poste les articles, ben... ça dépend un peu de la taille des bouquins (et de ce qu'il y a ou non à la télé le soir !)!
3. pom' le 29-05-2008 à 17:19:23 (site)
si tu as aimé Da vinci code, je te recommande "la cène secrète" de Javier Sierra, dans les serie 10/18 comme J.F Parot tu as les series de Roberta Gellis avec "Magdalaine la batarde", Fiona Buckley avec "dans l'ombre de la reine" , sinon le meilleur thriller est "la mort des bois" de Brigitte Aubert
4. brize le 29-05-2008 à 18:01:58 (site)
Merci pour ces pistes !
J'avais oublié "La mort des bois", que j'ai aussi lu et trouvé excellent (alors que le thème était a priori un peu déconcertant), mais c'est parce qu'il a ensuite été occulté par "La mort des neiges", du même auteur, qui m'avait déçue parce qu'il virait au grand-guignol (invraisemblable et gore).
5. SD49 le 29-05-2008 à 20:15:59
PAL ????? was ist das ???? alors j'ai fait des recherche et j'ai enfin trouvé !!!!
PAL Pile à lire si je ne me trompe
donc pour ma part si ma PAL est vide je me sens mal et m'empresse de la remplir !!!!!
par contre ma LAL , dans mon petit carnet qui ne me quitte pas, se remplit bien vite en ce moment à mon grand bonheur d'ailleurs.
6. brize le 29-05-2008 à 20:31:32 (site)
Bienvenue dans le monde des blogs de lectures,avec son vocabulaire spécifique, qu'on décrypte assez vite, quand même, heureusement !
7. sentinelle le 29-05-2008 à 21:08:06 (site)
Il y a plusieurs auteurs que tu cites qui me tentent depuis longtemps.
Quant à moi, je vous conseille les enquêtes de Nicolas Eymerich, un inquisiteur du XIVe siècle. Mélange de polar, fantastique, historique et science-fiction, franchement recommandable :-)
De l'auteur Valerio Evangelisti !
8. anonyme le 29-05-2008 à 23:00:07
Merci de ta visite. Vu l'avis général, j'ai noté Geisha dans mes "films à voir".
Perso, j'aime beaucoup Franck Thilliez et j'ai un faible pour Mary Higgins Clarck, mais tu t'en e peut-être rendue compte.
Amitiés.
9. mes bettys le 30-05-2008 à 11:54:04
J'aime beaucoup Hillerman et Christopher Brookmyre . Mon grand coup de coeur en policier cette année , c'est Ian Rankin. En général , les policiers historiques chez 10/18 sont très bons.
bonne journée et merci pour le commentaire...
10. Solen le 30-05-2008 à 18:41:03
On aime un peu les mêmes polars, J'ajoute Mankell à Vargas et Lehane...
11. brize le 30-05-2008 à 20:02:27 (site)
@Sentinelle : je ne connais pas Nicolas Eymerich, mais ce monsieur m'a l'air très intéressant !
@Philo : je note pour Thilliez ; j'avais effectivement constaté que tu aimes beaucoup Mary Higgins Clark ! pendant de nombreuses années, je les ai lus (ma mère les achetait et je me jetais dessus en vacances !), mais ensuite on a eu l'impression que c'était moins bien... et ma mère ne les a plus achetés !!!
@Betty : pas accroché avec Ian Rankin, mais il faudra que je découvre Brookmyre (c'est la première fois que j'entends son nom)
@Solen : Mankell m'a paru vraiment noir (euh, bon... tu vas me dire que Lehane n'est pas spécialement gai... et tu auras raison !)et je n'ai pas été vraiement séduite par le héros (ça compte,la séduction, il suffit de penser à Adamsberg pour en être persuadée, non ?!)
12. Solen le 30-05-2008 à 22:23:30
je suis d'accord adamsberg nous envoute, mais wallander est attachant et je l'ai enveloppé de tendrsse ;-)
13. brize le 31-05-2008 à 09:18:37 (site)
Hm... alors faudra p'têt qu'un de ces jours je retourne du côté de chez Mankell, ça a l'air de valoir le coup !
14. céline de enlivrezvous le 02-06-2008 à 22:00:15
Fred Vargas a aussi mes préférences dans le genre du polar. J'avoue avoir un faible pour le personnage d'Adamsberg et le style de l'auteur !
15. céline de enlivrezvous le 02-06-2008 à 22:07:12 (site)
Preston et Child se débrouillent pas mal non plus dans le genre... L'inspecteur Pendergast est un sacré personnage !
17. calypso* le 20-09-2009 à 21:01:18
Je comprends ton enthousiasme pour Lehane : je viens de lire Shutter Island et j'ai adoré !
18. brize le 20-09-2009 à 21:47:44 (site)
Bienvenue "Sur mes brizées", Calypso, et ravie de constater que "Shutter Island" t'a plu autant qu'à moi !
19. Miss Alfie le 29-03-2010 à 10:18:02 (site)
Je venais lire ton avis sur "Darkhosue" à la base, pis je suis arrivée sur cet article !
Je te rejoins pour Parot, "Genesis" de John Cas, ou encore Stieg Larsson. J'ai lu le premier de Patricia Cornwell mais ne suis pas allée plus loin...
Comme tu le dis, les policiers sont de plus en plus nombreux et de plus en plus diversifiés... Le choix devient parfois difficile... Dommage que les sérial killers ne soient pas ta tasse de thé, je t'aurai conseillé "Au delà du mal" de Shane Stevens, grandiose...
« Quand une filature de routine se solde par les deux meurtres les plus atroces de sa carrière, l’inspecteur Joe Lucchesi quitte la police de New York et s’installe, avec femme et enfant, dans un village paisible au sud-est de l’Irlande.Ils sont heureux, ils sont à l’abri. Mais ils sont sur le point de vivre un cauchemar plus terrifiant que tous ceux qu’ils ont laissés derrière eux : Katie, l’amie de leur fils, est retrouvée morte dans les bois qui bordent leur maison. Tourmenté par les rumeurs qui circulent au sujet de sa famille, Joe se lance dans une enquête solitaire, dangereuse, à l’issue incertaine. Car son fils lui ment. Sa femme lui ment. Et un tueur l'attend au tournant."
(extrait de la 4ème de couverture)
J’ai volontairement repris la 4ème de couverture pour que vous puissiez mesurer mon degré d’attente en ouvrant ce thriller (en plus, c’est suivi d’extraits d’articles de presse qui sont autant d’éloges dithyrambiques sur l’auteur et son roman) !
Bilan : pas mal, bien rythmé, surtout sur les 100 dernières pages, mais sans réelle surprise, sauf pour un point, bien vu (et qui justifie une partie des retours en arrière).
Mais :
- les mensonges de la femme et du fils ne sont pas aussi importants que la présentation le laisse croire
- on n’échappe pas, une fois de plus, au dangereux psychopathe, qu’on peut considérer soit comme un incontournable dans le domaine des polars actuels, soit comme une facilité pour les auteurs. Personnellement, c’est pas trop mon truc, donc j’ai été un peu déçue
Pour ceux qui aimeront, je viens de voir qu’il y avait une suite, mais pas encore traduite en français.
Comme cela fait trois fois, depuis le démarrage de ce blog, que je vous présente des lectures policières sans me montrer spécialement emballée, je vais consacrer mon prochain article à évoquer les romans de cette catégorie qui m’ont plu… histoire de vous prouver que, mais non, je ne suis pas si difficile que ça !
« Darkhouse », Alex BARCLAY
Editions Michel Lafon, 369 p
et Editions J’ai lu, collection « Thriller »
Une jeune femme est embauchée comme aide-ménagère auprès d’un homme de 64 ans, ancien mathématicien dont la mémoire a cessé de fonctionner normalement depuis son accident, 15 ans plus tôt : il n’a rien oublié de ce qui s’est passé avant mais, maintenant, il ne se peut se souvenir que des 80 dernières minutes écoulées.
L’histoire se déroule au Japon. La narratrice, cette jeune femme, se remémore avec nostalgie sa rencontre avec ce drôle de personnage sans allure mais transfiguré dès lors qu’il parle des chiffres.
Elle raconte le quotidien en sa compagnie et la place qu’y occupa son fils de 10 ans, immédiatement adopté par celui qu’ils appelaient « le professeur ».
C’est un roman où il ne se passe pas grand-chose, même s’il est ponctué de quelques péripéties, et pourtant je suis immédiatement tombée sous le charme de cette narration fluide, apte à saisir l’intensité de petits riens, la plénitude des moments vécus et l’extrême humanité des personnages.
Les chiffres y tiennent un rôle de premier plan, comme dans la vie du professeur. Celui-ci dispose en effet d’une capacité hors du commun, celle de faire partager sa passion aux autres car lorsqu’il parle de chiffres, il est passionnant (bon, d’accord, je reconnais qu’il m’est arrivé d’abréger la lecture de certains passages un peu techniques !).
Par ailleurs, les descriptions de lieux et de scènes de tous les jours parsemant le livre sont autant de petites pièces aussi évocatrices que des haïkus, qui conduisent le lecteur à appréhender de l’intérieur ce qui est présenté.
Enfin, les anecdotes évoquées par la narratrice, dans l’absolu sans importance (une visite chez le dentiste, la préparation d’un repas d’anniversaire, la participation à un match de base-ball…), ont une résonance majeure dans la mesure où elles sont vécues intensément par les divers protagonistes.
« La formule préférée du professeur », roman empreint d’une ineffable tendresse pour les personnages qu’il met en scène, est un livre agréable et apaisant que j’ai lu avec plaisir (bien qu’il manifeste, à mon sens, un goût un peu trop prononcé pour le base-ball !).
A recommander à ceux qui souhaitent lire quelque chose de « zen ».
N.B :
- L’ouvrage a reçu « le prix de la société des mathématiques pour avoir révélé au lecteur la beauté de cette discipline » (4ème de couverture)
- C’est le premier livre d’OGAWA (Japon) que je lis. « La marche de Mina », paru en France cette année, a l’air dans la même veine. Ce n’est pas le cas pour d’autres livres de l’auteure (vus en bibliothèque) qui paraissent beaucoup plus sombres, voire glauques… S’agirait-il de son « côté obscur » ?
« La formule préférée du professeur », Yoko OGAWA
Editons Actes Sud (247 p)3. sentinelle le 29-05-2008 à 22:10:37 (site)
Un roman qui me tente depuis des semaines... à suivre donc
4. Solen le 30-05-2008 à 22:25:36
Je me retrouve dans tes lectures dis donc! J'avais adoré "une parfaite chambre de malade", plus que celui-ci.
6. SD49 le 31-05-2008 à 09:20:28
Je viens de finir ce livre qui m'a plu.
Le professeur est vraiment attachant, c'est une belle histoire effectivement assez zen ("calme" comme dit le professeur)
Je ne suis pas sure de me souvenir de toutes les démonstrations mathématiques !!!!!
7. brize le 31-05-2008 à 09:49:33 (site)
Et tu n'es pas la seule
!
Mais il reste un sentiment global de "beauté" des mathématiques et je comprends pourquoi ce livre a reçu un prix dans le domaine.
La Terre, année 2381.
La population s’élève maintenant à 75 milliards d’habitants, vivant dans des monades, gigantesques tours de 3000 mètres de hauteur. Chacune est divisée en strates, correspondant à des classes sociales (les dirigeants dans les étages du haut, bien sûr !) et portant le nom d’anciennes villes du monde.
L’existence tourne autour d’une croyance fondamentale, d’ordre religieux : les humains doivent croître et se multiplier. Les familles ont donc beaucoup d’enfants dans le cadre d’une vie sexuelle totalement libérée puisque, même si les couples existent, il n’y a aucun frein aux multiples relations hors union.
Dans cet univers clos des monades, l’homme, en paix avec lui-même et avec les autres, semble totalement heureux, absolument non désireux de se risquer à l’extérieur de sa propre ville et encore moins hors les murs.
Le premier chapitre décrit la visite d’un étranger, un « sociocomputer » de Vénus, en mission dans la monade 116, qu’il découvre en même temps que nous : appartements à la surface et aux mobiliers réduits, vie en promiscuité dans une totale impudeur, le tout légitimé par la nécessité d’utiliser au mieux l’espace disponible. Intrigué, voire choqué, le sociocomputer découvre ces pratiques, mais il n’est pas au bout de ses surprises…
Au fil du roman (dont une partie était, à l’origine, des nouvelles), l’auteur promène sa caméra dans les différents étages de la monade 116. En même temps qu’on appréhende mieux son fonctionnement, on fait ainsi la connaissance de divers personnages, qui vont ensuite se croiser.
Exceptionnellement, il peut arriver à certains d’entre eux de ressentir des difficultés à continuer à vivre dans la monade, ce meilleur des mondes…
Le tableau brossé par Silverger est impressionnant, dans son étude socio-psychologique du comportement humain en milieu clos. Il y fait d’ailleurs la part belle à l’aspect relations sexuelles, la liberté dans ce domaine engendrant l’absence de jalousie, garante de l’harmonie.
Le revers de la médaille apparaît pourtant dès le premier chapitre et la suite ne fera que confirmer ce que le lecteur pressentait : le prix à payer pour maintenir cette quiétude est élevé.
« Les monades urbaines » est le portrait glaçant d’une humanité confinée et maintenue dans une béatitude prolifique.
A cet égard, le style d’écriture utilisé par Silverberg est remarquable. Présent de l’indicatif, phrases courtes, narration relativement atone : les mots semblent à l’image de la vie dans les monades, lisse et apparemment sans surprise.
Ce livre m’a plu (même si la liberté sexuelle favorise plutôt les hommes, autorisés aux pérégrinations nocturnes… tandis que la femme reste chez elle !). Je suis contente de l’avoir lu, car c’est un classique de la science-fiction, paru en 1974, qui pose des questions originales et intéressantes.
Cependant, je suis restée sur ma faim pour tout ce qui concerne le contexte. Ainsi, il n’a pas été répondu à mes interrogations concernant les conditions d’émergence des monades et de cette nouvelle religion nataliste a priori fort peu rationnelle. De même, l’auteur n’explique pas pourquoi, conjointement aux monades, il continue d’exister des sociétés humaines à l’agencement différent, sur Terre ou sur Vénus. Sans doute s’agissait-il d’une volonté de l’auteur, qui tenait seulement à se focaliser sur les monades en elles-mêmes.
"Les monades urbaines", Robert Silverberg
éditons du Livre de poche, collection Science-fiction
1. pom' le 29-05-2008 à 17:21:32 (site)
je suis une fan de SF, il faut que je decouvre cet auteur, je dois avois un de ces livres dans ma gigantesque PAL.
2. brize le 29-05-2008 à 18:45:59 (site)
Super : une fan de SF ! Y'a de l'échange de titres dans l'air !
3. Amanyte le 03-11-2008 à 20:49:28 (site)
J'ai adoré cet auteur quand je dévorais la SF, à découvrir aussi un roman fabuleux "Les Ailes de la nuit" ... merci de nous faire découvrir des tas de lectures ...
La BD s’ouvre sur l’intervention d’« Edukator », superhéros de l’orthographe, qui surprend notre jeune héros, Nic Oumouk, fine fleur de la banlieue, en train de taguer « La police c’est des crétin ». Je vous laisse découvrir la suite… !
Après cet épisode de trois pages, avec chute très marrante, on poursuit à l’avenant en découvrant les démêlés du sympathique Nic avec une bande de méchants racketteurs, qu’il décide ensuite de rejoindre pour ne plus (croit-il) être leur victime. Mais comme le dit Nic lui-même : « Comment que c’est dur, la vie de délinquant, je ne sais pas si je pourrai faire carrière… ».
Manu Larcenet épingle avec humour les vicissitudes du quotidien d’un ado de banlieue (enfant d’immigrés dont le père est parti construire une autoroute en "Finlandalousie", dixit sa mère, il y a cinq ans). Le trait est incisif (le verbe aussi !), les dessins, à la limite de la caricature, croquent les personnages avec bonheur, les anecdotes s’enchaînent habilement et le lecteur est curieux de voir comment Nic va réussir à échapper aux griffes de ses harceleurs !
(merci à la sympathique bibliothécaire qui m’a conseillé cette BD, vers laquelle je ne serais pas allée… parce que le graphisme me rebutait, alors qu’il s’adapte parfaitement à l’histoire !)
« Total souk pour Nic Oumouk », Manu LARCENET
Editions Dargaud, collection Poisson Pilote
1. petitehaibane le 04-06-2008 à 17:16:48
Vraiment très sympathique ton blog...on a pas mal de lecture en commun.
Si tu as aimé M. Larcenet je te recommande Le Combat Ordinaire ou le Retour à la terre!
2. brize le 04-06-2008 à 18:01:57 (site)
Bienvenue Sur mes brizées, Petitehaibane ! Pour Larcenet, il faut que j'arrive à récupérer à la bibliothèque les tomes 1 des séries dont tu me parles(qui sortent beaucoup)!
Vienne, 1882. Une jeune femme énergique et séduisante, Lou Salomé, sollicite vivement le docteur Breuer, praticien émérite, pour qu’il vienne en aide à son ami philosophe (méconnu) Nietzsche. Celui-ci est depuis longtemps malade et les soins qu’il a reçus n’ont jamais été efficaces. Surtout, il est maintenant en proie à un désespoir suicidaire depuis que Lou l’a, selon lui, trahi au profit de leur ami commun, Paul Rée. Lou Salomé demande à Breuer de soigner ce désespoir.
Breuer accepte cette mission, alors même qu’il lui faudra cacher l’objet précis de son intervention à Nietzsche, dont les penchants misanthropes ne sauraient s’accommoder de l’idée qu’on lui vienne en aide en s’immisçant dans sa vie privée.
Dirigé par ses amis vers Breuer, Nietzsche rencontre donc le médecin.
A la suite d’une série d’entrevues denses (voire tendues), Nietzsche accepte d’être le patient de Breuer parce que celui-ci lui demande, en échange, de l’aider, en tant que philosophe, à soigner son propre désespoir. Breuer compte sur ce stratagème pour obliger Nietzsche, au fil du temps, à se livrer.
Mais c’est lui-même qui finit par se prendre à son propre piège…
"Et Nietzsche a pleuré", même s’il s’appuie sur des personnages ayant existé, est une fiction : Breuer n’a jamais soigné Nietzsche. On doit ce roman à un psychiatre américain, Irvin Yalom, auteur de nombreux essais… et dont je n’avais, jusque là, jamais entendu parler (je vous dirai plus loin dans quelles circonstances j’ai emprunté ce livre).
Ce roman aura décidément suscité en moi, au fil de sa lecture, une série de réactions assez contrastées !
Dans un premier temps, j’ai trouvé intéressante cette plongée dans la Vienne de la fin du XIXème siècle, avec en toile de fond (mais ils sont seulement cités) des personnages illustres comme Wagner, Brahms, Wittgenstein etc. On pressent l’activité intellectuelle qui était celle de la ville à cette époque, mais c’est juste un contexte puisque l’auteur se focalise d’emblée sur la vie d’un médecin viennois (nanti).
On apprend donc tout sur l’organisation et le déroulement de sa journée et de sa semaine (y compris des détails concernant les plats et desserts viennois, soit l’auteur est gourmand, soit c’est moi (euh ! oui, c’est vrai… !), mais j’ai trouvé qu’il y en avait pas mal, en tout cas je les ai notés !). Bon, pourquoi pas, même si on n’a pas emprunté le bouquin dans le but de lire un ouvrage sur « La vie d’un médecin à Vienne au 19ème siècle ». Au fait, je vous ai épargné quelques détails cliniques sur des cas rencontrés (moins appétissants que les détails culinaires !). Tout en posant ce cadre, l’auteur démarre cependant rapidement l’action (si on peut appeler ça une action), puisque l’arrivée de Lou Salomé (là encore, un nom célèbre… ) intervient conjointement.
Commencent alors les entrevues Breuer/Nietzsche, qui représentent le cœur de l’ouvrage.
Parce qu’on pourrait, sans exagérer, dire qu’il s’agit d’un livre d’entretiens.
Entretiens entre un malade et un médecin (et là, aucun des symptômes de Nietzsche ne nous est épargné, on a droit à une longue description clinique), puis entre un médecin qui cherche à « piéger » son patient (le convaincre de se faire soigner dans une clinique pour ses maux, alors qu’il vise à lui faire effectuer une « cure de la parole » pour traiter son désespoir) et un patient-philosophe qui ne s’en laisse pas conter. Entretiens, plus loin, entre un philosophe qui joue les psychothérapeutes et un médecin qui joue les patients (et qui, finalement, le devient) etc.
Ces entretiens sont intellectuellement très stimulants pour le lecteur, spectateur aux premières loges d’une joute verbale de haute volée, où les concepts manipulés ne sont rien moins que ceux avancés par Nietzsche dans ses écrits (et mes souvenirs de cours de philo en terminale se réduisant au quasi-néant, je me rappelais avoir dû acquérir certaines de ses œuvres… qui ont depuis cédé la place, dans ma bibliothèque, à des livres qui m’avaient davantage plu, il faut bien l’avouer… et surtout que j’avais, eux, compris, si je dois être honnête avec moi-même !).
Il est d’ailleurs beaucoup question d’honnêteté avec soi-même, au fil des entrevues Breuer/Nietzsche. Et c’est ce qui m’a, in fine, permis de trouver à ce livre un intérêt plus grand.
Alors que je commençais à croire, en effet, que l’auteur s’était borné à convertir en dialogues une démonstration qu’il voulait faire (plutôt que d’écrire un essai), alors donc que je m’estimais trompée sur la marchandise (j’avais pris un roman, quoi, pas un essai ! mais peut-être qu’il faut éviter de tout compartimenter comme je le fais…), j’ai pris conscience de la dimension humaine emblématique qu’acquerrait Breuer (humain, trop humain, pour reprendre les mots de Nietzsche) et plus il cheminait, ce médecin viennois en proie à un désespoir existentiel, plus je comprenais sa situation, plus je compatissais (au sens étymologique de « souffrir avec »).
Et voilà, c’était gagné pour l’auteur (mais à l’arraché, car le livre était déjà bien entamé et je l’aurais peut-être laissé tomber s’il n’avait pas été un « coup de cœur » de la bibliothèque + rendu par sa précédente lectrice, devant moi, avec une tonne d’éloges… raisons pour lesquelles je l’avais pris), donc, disais-je, c’était gagné pour l’auteur : empathie + tension narrative (que va-t-il arriver à ce pauvre médecin viennois englué dans une vie bourgeoise qu’il pense ne pas avoir choisie ?).
C’est ainsi que j’ai achevé le livre sur les chapeaux de roues, en étant passée de l’intérêt initial (concept original) à l’agacement (pas envie d’assister en direct à des débats philosophiques menés sous forme de psychothérapie) puis à un regain d’intérêt, plus profond (les angoisses individuelles de Breuer ont une dimension universelle car essentielle).
Une fois de plus, ce qui est mentionné sur le bandeau entourant le livre est à prendre avec des pincettes, car je n’ai rien trouvé de « drôle » dans ce qui y est représenté. Quant à la quatrième de couverture, qui laisse entendre qu’on va assister en direct live à la naissance de la psychanalyse, c’est un peu, à mon sens, exagéré. Je m’attendais de ce fait à un cas similaire à ceux analysés par Freud dans ses ouvrages (ceux-là, au moins, lus aussi en terminale, je m’en souviens… sans doute parce que je les avais, eux, compris, il faut savoir reconnaître ses limites), or on en est loin. De Freud, il est question au début du livre, parce que c’est un jeune collègue et ami de Breuer, avec lequel il a des échanges éclairants, mais ensuite il disparaît totalement et même si la thérapie de Breuer ouvre la voie à sa réflexion future, celle-ci n’en est qu’à ses prémisses.
Au final, un ouvrage que je ne regrette pas d’avoir lu, pour deux raisons :
- le désarroi de Breuer et sa thérapie ainsi que leur incidence sur la personne de Nietzsche m’ont touchée
- j’ai (enfin !) pu appréhender (c’est-à-dire comprendre !) quelques-uns des concepts de la pensée nietzschéenne !!!
"Et Nietzsche a pleuré", Irvin YALOM
Galaade Editions, 430 p
1. liliba le 09-06-2008 à 22:51:10 (site)
Whaouuu ! ca, c'est du billet ! Bravo ! je ne sais pas si je lirais ce livre, mais te lire toi est un plaisir !
2. brize le 10-06-2008 à 12:43:48 (site)
Liliba, avec un tel commentaire, sache que tu seras toujours la bienvenue "Sur mes brizées" !!!
Plus sérieusement, tu me rassures : je craignais que personne ne lise ce billet... car je reconnais qu'il est un peu long, mais je n'avais pas envie d'y faire des coupes !
3. sybilline le 18-06-2008 à 20:00:22 (site)
Très bonne critique, Brize ! Personnellement, j'ai beaucoup aimé ce roman qui montre sans complaisance les travers et les erreurs de ces deux grands penseurs. Le plus remarquable Yalom est très certainement "Apprendre à mourir" une pure merveille d'intelligence et d'émotion
4. brize le 19-06-2008 à 21:02:18 (site)
Merci Sybilline !
Je note pour le titre... mais pour plus tard, car c'est un genre de lecture assez particulier et je ne récidiverai pas dans l'immédiat.
5. eeguab le 24-06-2008 à 12:04:58 (site)
J'ai adoré ce livre et l'ai déjà chroniqué.Je reviendrai vous lire.



Au commencement, il y a Anna Stern, psychanalyste de 99 ans, qui se souvient…
Et qui reçoit, sur son ordinateur, des mails d’un certain @nonymous, avec des photos. Des images de son passé, qui la poussent à s’y plonger, au soir de sa vie, encore et encore.
Lucienne, la jeune fille qui la côtoie dans le cadre de la thèse qu’elle prépare, est à son tour destinataire des mails d’@nonymous. Les anciens amis d’Anna aussi.
Et toujours et encore des photos. Des images déroutantes, avec des anges. Des images avec le frère d’Anna, Franck Stern, mort au combat en 1916. Présent pourtant sur d’autres photos, plus tard, bien plus tard. Et toujours et encore des anges…
Au fil de la mémoire d’Anna, une mémoire fluctuante, le passé défile sous nos yeux : les deux guerres mondiales, les camps de la mort, puis Woodstock, la lutte contre la guerre du Vietnam et la course aux étoiles et, tout à la fin, le 11 septembre.
Les souvenirs d’Anna croisent ceux des personnages qu’elle a connus, sa vision du passé n’est pas toujours la leur.
Au milieu de ces fragments d’histoires éclatés, recomposés, à la signification incertaine basée sur l’interprétation de photos plus ou moins fiables, le lecteur déambule, un peu perdu, perplexe, mais surtout fasciné…
Le dessin d’Yslaire contribue largement à cette fascination. Il s’affranchit du cadre de la BD classique, avec ses cases normées et ses bulles de texte. L’image prime, occupant s’il le faut la page entière ou la découpant de manière originale : il n’y a pas de règle mais une adaptation à la mouvance des bribes de récit. Le trait est appuyé, les couleurs sont denses, chaudes ou glaciales, par moments on dirait du fusain, souvent des tableaux. J’ai beaucoup aimé ce graphisme.
« XXe ciel.com » est une série complexe, déstructurée, où l’on a par moments l’impression de piétiner un peu jusqu’à ce que des éléments nouveaux apparaissent au milieu de ce qu’on croyait déjà connaître. BD surprenante (avec sa fin alternative, sur les deux tomes 3), déroutante, elle décline à plaisir les ambiguïtés de notre réalité.
« XXe ciel.com » intéressera (voire séduira, comme ce fut le cas pour moi) les amateurs de bandes dessinées qui n’hésitent pas à sortir des sentiers battus, pour un périple dans des contrées à la frontière de l’imaginaire et du réel, traversées des élans d’une utopie salvatrice dont le journal « Le XXe Ciel » se fait l’écho.
A découvrir (avec, en prime, le site : http://www.xxeciel.com/force.php ) !
« XXe ciel.com » , Yslaire
tome 1 : Mémoires 98
tome 2 : Mémoires 99
tome 3 : Mémoires <19>00
tome 3 : Mémoires <20>00
éditions Les Humanoïdes Associés
Une jeune femme, Margaret Lea, est invitée par un écrivain célèbre, Vida Winter, à s’installer chez elle pour rédiger sa biographie. Agée de plus de 70 ans, Vida Winter n’a, jusqu’à présent, dévoilé à qui l’interrogeait sur son passé que des éléments fantaisistes, racontant à chaque interview une nouvelle histoire fabriquée de toutes pièces.
La demeure qu’elle occupe est vaste, silencieuse et mystérieuse. Quant à l’hôtesse des lieux, grande dame élégante et insolente, le lecteur, tout comme l’héroïne, se demande ce qui se cache derrière ses yeux étrangement transparents.
Vida Winter commence donc le récit de son enfance et de son adolescence, qui va alimenter tout le roman. Parallèlement, Margaret procède à une série d’investigations visant à recouper les informations livrées par l’écrivain avec celles qu’elle recueille de son côté. En même temps, elle-même doit faire face à son propre passé.
Le roman alterne retours en arrière et séquences présentes tandis que le vrai visage de Vida Winter semble, peu à peu, se dessiner.
Mais est-ce vraiment le sien ?
Si vous avez envie de lire un roman furieusement… romanesque, de retrouver le plaisir ressenti naguère avec « Jane Eyre » ou « Rebecca », alors « Le treizième conte » est pour vous !
On y retrouve quelques classiques du genre : manoir (hanté ?) habité par des enfants rétifs, surveillés par une domesticité bienveillante (dont la gouvernante, bien sûr), sentiments exacerbés de personnages hors du commun, passions et drames, secrets qui en cachent d’autres… auxquels s’ajoute le thème de la gémellité.
Diane Sutterfield est une conteuse de talent, au style agréable, qui sait tirer habilement les ficelles de son histoire et tenir son lecteur en haleine jusqu’au bout.
En même temps, dans une astucieuse mise en abyme, elle rend hommage au plaisir de la lecture (Margaret et Vida Winter sont des lectrices passionnées), en n’hésitant pas à adresser un clin d’œil complice au lecteur. J’en veux pour preuve ce passage, dont je ne peux m’empêcher de vous livrer les extraits suivants, tant je l’ai apprécié . Un docteur y diagnostique, avec une lucidité remarquable, les maux de sa patiente et j’adore la prescription qu’il fait :
(extrait)
« Le docteur Clifton vint me voir. Il m’ausculta et me posa des tas de questions.
« Insomnies ? Sommeil irrégulier ? Cauchemars ? »
Par trois fois, j’acquiesçai de la tête.
« C’est bien ce que je pensais. « Il prit un thermomètre et me demanda de me le mettre sous la langue, avant de se lever et d’aller à la fenêtre. « Et que lisez-vous ? », me demanda-t-il le dos tourné.
Avec le thermomètre dans la bouche, je pouvais difficilement répondre.
« Les Hauts de Hurlevent… vous avez lu ?
« – Hm-m…
« – Et Jane Eyre ?
« – Hm-m…
« – Raison et sentiment ?
« – Mm-m… »
Il se retourna et me regarda, l’air grave. « Et ces livres, je suppose que vous les avez lus plus d’une fois ? »
Je hochai la tête, et il fronça les sourcils.
« Lus et relus ? A de nombreuses reprises ? »
Nouveau hochement de tête. Et froncement de sourcils plus prononcé.
« Depuis l’enfance ? »
J’étais déconcertée par ses questions, mais le sérieux de son regard m’obligea à acquiescer une nouvelle fois.[…]
Il me retira le thermomètre de la bouche, croisa les bras, et rendit son diagnostic. « Vous souffrez du mal qui affecte généralement les femmes à l’imagination romanesque. Au nombre des symptômes, on peut citer les évanouissements, la fatigue, la perte d’appétit, la dépression. […] Toutefois, contrairement aux héroïnes de vos romans préférés, votre constitution n’a pas été affaiblie par les conditions de vie difficiles des siècles précédents. Pas de tuberculose, pas de polio dans l’enfance, pas d’environnement insalubre. Vous survivrez. »[…]
« Le traitement n’a rien de compliqué : mangez, reposez-vous et prenez ceci…, dit il en écrivant trois lignes sur son bloc, avant d’arracher la page et de la poser sur ma table de chevet, et la fatigue et la sensation de faiblesse auront disparu en quelques jours . »[…]
Arrivé à la porte, il me salua, et partit.
Je consultai l’ordonnance. D’une écriture vigoureuse, il avait écrit : Sir Arthur Conan Doyle, Les Aventures de Sherlock Homes, Prendre dix pages, deux fois par jour, jusqu’à épuisement du stock. »
Naviguant à contrecourant des modes, Diane Setterfield nous offre un roman intemporel, sensible et prenant : avis aux amateurs !
"Le treizième conte", Diane SETTERFIELD
éditions Plon , collection Feux Croisés
et éditions Pocket
1. Mes Bettys le 06-06-2008 à 09:39:39 (site)
Tiens , c'est justement le livre que je vais commencer 
J'espère que j'aurais autant de plaisir qu'avec Jane Eyre (parce qu'avec Rebecca , ça s'est mal passé ). Le passage est très bien choisi pour donner envie de le lire!C'est agréable de retrouver des références à des livres qu'on a aimés!
2. brize le 06-06-2008 à 13:01:15 (site)
Bon... alors on va surveiller ton blog, pour voir ce que tu auras pensé du bouquin (en espérant que ça se sera mieux passé qu'avec "Rebecca" !!!)!
3. Alwenn le 05-09-2008 à 19:47:50 (site)
Oh, la, la ! Celui-là aussi me fait de l'oeil depuis longtemps ! Et ton billet finit de me convaincre !
5. songes-litteraires le 12-09-2008 à 11:21:57 (site)
Moi aussi il me tente vraiment, je le réserve dans un coin de ma tête^^
6. So le 25-02-2009 à 15:13:03 (site)
j'attendaisle poche, maintenant je n'a plus d'excuses, surtout que les avis sont plutot favorables!
Imaginez un beau mec de 33 ans (hasard ?!), Vince, employé comme garde du corps au Vatican.
« L’Ange de Malte » entre tout de suite dans le vif du sujet en nous le présentant en pleine action, dans une de ses missions de protection, à Malte.
Séquence d’exposition efficace, avec course-poursuite à la clé.
Puis retour au Vatican. Là, Vince accepte d’être promu « Janitor » (c’est classe, ça, « Janitor » !), c’est-à-dire qu’il a toujours l’air d’être un garde du corps basique, sauf qu’en fait il bosse pour les big chiefs du Vatican : il espionne surveille à leur profit les personnalités du sérail sur lesquelles ils ont des doutes (si c’est pas clair, c’est normal : ici, vous entrez dans le domaine opaque des ombres du Pouvoir !). Il y a douze Janitors et Vince va occuper la place de Trias, le troisième, qui vient de quitter le groupe.
La suite du tome 1 et le tome 2 embrayent sur la mission de surveillance que notre nouveau Janitor doit effectuer dans le cadre du forum de Davos.
A la fin du tome 2, pseudo-pause : l’épisode Davos s’achève, mais le voile n’a pas été complètement levé sur l’origine de ce qui s’y est déroulé, ourdi par des puissances occultes.
Le graphisme de cette série est classique, la trame de l’histoire aussi, même si le contexte choisi possède une certaine originalité.
Cependant, l’auteur y a semé des indices permettant d’entrevoir une dimension plus ésotérique, qui devrait donner à cette série une couleur hors du commun.
BD sympa, donc, pour le moment sans plus, mais qui gagnera à être suivie, en espérant que ses développements lui permettront de passer dans la catégorie au-dessus.
"Le Janitor", F. BOUCQ et Y.SENTE
tome 1 "L'Ange de Malte"
tome 2 "Week-end à Davos "
éditions Dargaud
Ridley Jones, jeune journaliste pigiste, vit une existence sans histoire, jusqu'au jour où un inconnu lui envoie la photo d'une femme, à laquelle elle ressemble trait pour trait et de sa petite fille, accompagnée de ces mots : "Etes-vous ma fille ?"
Dès lors qu'elle entreprend de répondre à cette question, Ridley va s’aventurer sur un terrain dangereux où les certitudes passées et présentes se muent en autant de chausse-trappes. Ceux qui l'entourent sont-ils dignes de la confiance qu'elle leur accorde et, surtout, la vérité justifie-t-elle le prix à payer pour la connaître ? Autant de questions auxquelles notre héroïne devra répondre, au fil d'une quête qui se transforme rapidement en course-poursuite dont elle est la proie.
Avec une présentation comme celle que je viens de faire, vous vous dites sans doute que le bouquin est génial, que c'est le thriller qu'il vous fallait pour passer quelques soirées agréables, vautré dans votre chaise-longue ou votre canapé.
Malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances et le super thriller que j'aurais voulu pouvoir vous recommander chaudement pas au rendez-vous.
Certes, vous devriez passer un assez bon moment (comme ce fut le cas pour moi), mais sans plus. Parce que, même si on n'est pas un Sherlock Holmes en herbe, on a (très) vite fait de deviner en gros de quoi il retourne et les seules zones d'ombre sur lesquelles on attendait un éclaircissement du genre scoop final resteront, hélas, dans l'ombre (et ce n'est pas une négligence de l'auteur, qui le dit très explicitement)!
Au demeurant, la lecture est plaisante et rapide, on ne s'ennuie pas : ça se lit comme on regarde un film de série B (avec, en plus, le côté romance) sans surprise.
Mais quand même, j'attendais (et j'ai déjà lu) mieux !
"Cours ma jolie", Lisa UNGER
collection Pocket Thriller
1. levraoueg le 08-06-2008 à 11:05:16 (site)
Ce devait être la lettre U de mon Challenge ABC 2008. Je ne regrette donc pas de l'avoir rayé de ma liste. Une intuition sans doute... En tous cas je découvre ton blog disco avec plaisir et repasserai certainement.
2. brize le 08-06-2008 à 21:15:18 (site)
Tiens, c'est marrant, je n'avais pas pensé que la déco du blog pouvait paraître "disco"
!
En tout cas, bienvenue "Sur mes brizées"... et à bientôt !
Il est temps de fermer cette parenthèse consacrée à quelques unes de mes lectures d’avant blog.
Retour aux lectures présentes !
Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).
J’en suis à la page 160 (sur 474) et il serait temps que ça démarre, le best-seller (nom un peu présomptueux de la collection dans laquelle l’ouvrage est édité… et j’espérais bien avoir un best-seller entre les mains, sauf que là, je commence à douter !) !
Pour le moment, des tas de personnages dans tous les coins, avec pour seul point commun le fait qu’ils (ou ce qu’ils vivent) aient un lien avec la question génétique.Certes, cela permet à l’auteur d’aborder toutes les interrogations actuelles concernant la génétique (en plus, il rajoute quelques articles de journaux, plus un laïus in extenso d’un chercheur voulant à tout prix situer la recherche dans ce domaine du côté de Dieu).
Mais jusqu'à présent, c’est aussi palpitant que de regarder une brodeuse préparer tous ses fils : on attend qu’elle se mette à sa tapisserie, pour voir ce que ça va donner… Sauf que c’est un peu long, ce temps d’exposition avant l’action ! S’agirait de nouer les fils en une trame narrative, dont je n’aperçois même pas l’ébauche !!!
...
Ouf… J’ai fini !
Bon, quand même, la seconde moitié du livre ressemble davantage à un thriller, avec course poursuite de la fille avocate et de son fils, dont un « chasseur de primes » tente de récupérer les cellules, problèmes de vie en commun avec le chimpanzé transgénique, difficultés pour le perroquet Gérard (qui parle comme vous et moi) à se trouver une place …
On continue à avoir l’impression que ça part dans tous les sens, même s’il y a effectivement un/des fils directeurs concernant ces fameuses cellules convoitées, plus des fils annexes raccrochés par le biais des problématiques génétiques.
Sous couvert de fiction, l’auteur a voulu nous faire réfléchir sur les aspects actuels, légaux en particulier, de la recherche génétique et de ses applications thérapeutiques + sociales, avec bien sûr tout le pan légal accompagnant l’ensemble (et la partie juridique occupe une place importante dans le livre… mais les Américains semblent aimer ça, si on en croit le succès des thrillers juridiques à la Grisham).
Le tout manque de liant et de finesse. A mon sens, ce n’est pas abouti. Avec un peu plus de travail, de peaufinage, l’auteur aurait pu s’arranger pour que la tension narrative présente dans la seconde partie existe déjà dans la première : l’exposition était décidément trop longue, avec trop de personnages qu’on avait à peine le temps de retenir qu’ils avaient déjà disparu.
Bonnes intentions… et certitude que, de toute façon, ça se vendrait : le nom de l’auteur + le thème. La preuve : j’ai acheté ! (mais j’ai une excuse : sur le thème des nanotechnologies, l’auteur avait concocté, avec « La proie », un thriller à mon avis beaucoup mieux ficelé).
"Next", Michaël CRICHTON
Editions Robert Laffont
Collection « Best Sellers »
1. kp78 le 14-05-2008 à 13:43:41
J'ai passé un agréable moment avec ce livre même si l'histoire n'est qu'une succesion de situations et d'évenements avec comme seul lien une sociéte de recherche en génétique.L'histoire n'est qu'un prétexte pour faire un point sur l'ensemble des perspectives et développements que les découvertes et les progrés en matière de génétique peuvent engendrer. Et là j'ai trouvé cela passionnant. Selon les articles, on a froid dans le dos, on sourit franchement ou on se dit "là ce n'est pas possible" ,mais on ne peut être indifférent. Après ma lecture, j'ai surfer sur le web afin d'approfondir ce qui se disait dans ce livre. Finalement peu m'importe que l'histoire soit médiocre, ce livre donne l'occasion de se poser pas mal de questions sur l'éthique dans le domaine médical, la part de l'inné et de l'acquis....et bien d'autres sujets encore. Bref, j'ai bien aimé.
2. brize le 14-05-2008 à 14:29:15 (site)
C'est vrai que le livre s'appuie sur des recherches documentaires fouillées. J'avais d'ailleurs vu peu après, sur Arte, un documentaire intitulé "L'homme aux cellules d'or " (de mémoire) où j'ai reconnu (mais là, on était dans le réel)un des personnages principaux du roman de Crichton.
Commentaires
1. myloubook le 17-06-2008 à 13:39:41 (site)
Voilà une très jolie critique ! Je suis heureuse de voir que tu as aimé à ton tour... il ne me reste plus qu'à lire cette fameuse interview !;o)
2. Florinette le 17-06-2008 à 20:28:42 (site)
J'ai beaucoup aimé cette lecture qui m'a donné envie de découvrir cette incroyable pianiste et eu envie d'écouter une de ses compositions que j'ai trouvé vraiment magnifique !
3. brize le 19-06-2008 à 20:48:35 (site)
@Lou : oui, c'est une lecture dont je garderai un bon souvenir.
@Florinette : quelle bonne idée... du coup, je suis allée fureter dans le fichier de la CDthèque à laquelle je suis inscrite, mais ils n'ont pas l'air d'avoir d'oeuvre de notre compositrice !
4. Aliénor le 21-06-2008 à 20:15:59 (site)
Je découvre grâce à toi que cette femme est devenue romancière. Je la connaissais (il y a quelques années certes) critique de cinéma dans le magazine Première.
5. SD49 le 08-09-2008 à 22:29:42
ce livre me laisse une impression bizarre, je l'ai vite lu, il ne m' a pas déplu, mais en fait je n'ai pas été vraiment touchée par cette histoire, ni tellement émue non plus. Et ce qui m'énerve c'est que je n'arrive pas trop à trouver pourquoi !