posté le 07/06/08

Troisième édition du Lotobook

  Envie de gagner une montagne de bouquins ?

   N'hésitez pas : participez au nouveau Lotobook !Tous les renseignements sur le site de Stéphanie.

 


Commentaires

 

1. SD49  le 11-06-2008 à 07:55:20

Ce n'est plus la peine de vous inscrire, c'est moi qui vais gagner !!!!!!! LOL !!!!
(quoi que j'aimerai bien ...)

2. brize  le 11-06-2008 à 20:15:34  (site)

Mais il faut qu'ils soient toujours plus nombreux à s'inscrire... comme ça tu gagneras encore plus de livres smiley_id118473!

3. SD49  le 11-06-2008 à 20:54:29

Bien sûr suis-je bêêêêêêête !!!!!!!!

 
 
 
posté le 06/06/08

Telle est taguée qui taguera !

  

Moins de deux mois dans la blogosphère…et me voilà déjà « taguée »… par Tamara!

Et bien sûr, en lisant cet article… vous courez à votre tour le risque d’être tagué, tout à la fin (ben voyons, j’vais me gêner !)

 

Le tag en question porte sur mes habitudes de lecture.

OK, je m’y colle (pourquoi j’ai comme une impression de bizutage… ???) !

 

Où et quand :

En temps normal : chez moi, le soir (ça, c’est vachement original !).

Dès que je peux : vautrée dans l’herbe ou dans le sable (bon, avec une serviette ou une natte entre l’herbe ou le sable et moi, because j’aime pas les bébêtes qui peuvent me confondre avec je ne sais quel élément naturel du décor !).

 

Comment je choisis mes lectures :

- Au pif !

Non, mauvaise réponse, vous n’allez pas me croire !

- En fonction de la couverture : si elle me plaît, je daigne ouvrir le bouquin !

Réponse passable : pas tout à fait faux, mais insuffisant ! (mais par exemple, je n’aurais jamais ouvert « Et Nietzche a pleuré » s’il ne m’avait été chaudement recommandé !)

- En furetant :

   - parmi les critiques parues dans la presse

   - parmi ce que les bibliothécaires proposent (présentoirs, brochures « Nouvelles acquisitions »…)

   - dans les blogs de lectures !

 

Mon style de lectures

Une prédilection (très marquée !) pour le roman (les essais, les biographies etc., c’est plutôt rare), avec une (forte) attirance pour le domaine anglo-saxon (et je ne fais même pas exprès, ça se trouve comme ça).

J’aime bien varier et passer du roman classique à quelque chose qui l’est moins (comme la science-fiction) et je raffole des bons thrillers. J’aime la bande dessinée en général, avec mes préférés (mais j’aurai l’occasion d’en parler).

 

Ce que j’attends de mes lectures :

Qu’elles me distraient (en premier lieu), qu’elles me stimulent intellectuellement  et/ou m'apprennent quelque chose de manière ludique (éventuellement)… voire qu’elles m’étonnent (dans le meilleur des cas).

 

Mes petites manies :

Rapporter goulûment des tas de livres de la bibliothèque…dont je ne lirai pas la moitié !

Ranger les romans, dans ma bibliothèque, par ordre alphabétique (d'auteur, bien sûr).

Inscrire mon prénom et mon nom sur la page de garde du livre, dès lors que je le prête (ça fait plaisir à celui auquel je le prête, qui sent qu’on a confiance en lui ! bon, j’rigole… mais ça ne m’a pas empêchée, bien longtemps après, de constater la disparition de livres auxquels je tenais… sauf que je ne m’inquiète pas pour eux, je suis certaine que leurs nouveaux propriétaires les aiment beaucoup !).

 

Ouf, c’est fini (et si vous avez lu jusque là, bravo).

 

Et maintenant les (heureuses !) gagnantes au jeu du c'est-toi-qui-es-taguée sont :

Pom, Sentinelle et

Milou et Céline

(faudrait pas qu’il y ait une des deux soeurettes pas taguée, ça serait comme qui dirait pas juste !),

si elles le veulent bien !    

 


Commentaires

 

1. Karine (mon coin lecture)  le 06-06-2008 à 22:39:10  (site)

Tiens, moi aussi je range mes livres par ordre alphabétique... moi qui ne suis pas maniaque du rangement, ça fait rire de nombreuses connaissances!

2. SD49  le 07-06-2008 à 09:45:23

C'est peut être une question idiote mais comment as tu su que tu étais taguée, je ne vois rien dans ton blog !
moi aussi je classe mes livres par ordre alphabétique mais par ordre d'auteur comme à la bibliothèque, et uniquement les miens pas ceux de ma PAL qui trainent sur un meuble de ma chambre !!!!!!

3. brize  le 07-06-2008 à 09:58:39  (site)

@ Karine : mon sens de l'ordre n'est pas, non plus, manifeste dans tous les autres domaines...!
@ SD49 : J'ai su que j'étais taguée parce que, sans me méfier (malgré l'avertissement initial), j'ai lu l'article de Tamara, sur son blog, "Attention, ceci est un tag".
Et je classe mes romans par auteur (du coup, je l'ai précisé dans mon article),comme dans les librairies ou les bibliothèques, rien de bien original, quoi !

4. pom'  le 07-06-2008 à 10:07:15  (site)

je m'y colle sous peu.

5. sentinelle  le 07-06-2008 à 13:09:18  (site)

J'ai vu et je m'exécute !

6. Tamara  le 07-06-2008 à 17:59:35  (site)

Bon, je vois que je ne suis pas la seule à ranger mes livres par auteurs... mais aussi par genres (je ne mélange pas polars et nouvelles par exemple).
Bravo pour ce premier tag, tu t'en sors brillamment ! ;-)

7. brize  le 07-06-2008 à 19:02:42  (site)

Comment ça, "premier" tag... parce que tu crois que je suis trop curieuse pour résister à la lecture d'un billet sur un blog, même si je sais que je risque d'être "taguée" à la fin ?!!!
Ben... t'as raison !

8. céline de enlivrezvous  le 19-06-2008 à 13:25:56  (site)

Ouh là là, je viens juste de réaliser qu'on avais été taguées ! Je vais de ce pas prévenir ma soeurette pour qu'on concocte une petite réponse en binôme ! :-)

PS : Très chouettes tes réponses ! Et je choisis aussi souvent mes livres en fonction de la couverture :-)

9. brize  le 19-06-2008 à 20:55:04  (site)

Hé, Hé, on attend donc vos réponses (même si je me suis dit, après coup, qu'on en connaissait déjà pas mal sur vos habitudes de lectures, avec les super photos qu'on peut voir dans votre blog !)!

10. sybilline  le 24-06-2008 à 19:32:37  (site)

Heureusement que tu as écrit, (en dernier mais quand même...) que tu choisissais aussi tes lectures "dans les blogs de lectures !" sans quoi on t'aurait tiré la tête!!

11. brize  le 24-06-2008 à 20:53:53  (site)

Oups ! Je m'en suis sortie de justesse, sur ce coup-là, si je comprends bien !!!

 
 
 
posté le 06/06/08

"Le journal de Yaël Koppman"... chick lit intello ?

   

   Yaël, la trentaine, célibataire, est prof d’économie en fac. Elle vit à Paris, en colocation avec Eric, homosexuel. Sa cousine, Clara, éditrice, lui propose d’écrire de la chick lit, genre qui connaît un succès indéniable.

  Yaël hésite, car elle préfèrerait rédiger un essai au sujet d’Angelica Garnett, la fille de Vanessa Bell, sœur de Virginia Woolf.

  Dans son journal, elle raconte ses recherches concernant Angelica et le milieu artistique anglais de Bloomsbury, au milieu duquel la petite fille a grandi.

  Surtout, elle se raconte, elle, avec beaucoup de verve : ses difficultés avec sa mère, sa vie de jeune femme avec ses aventures amoureuses, celle de sa cousine Clara et de son ami Eric, ses inquiétudes concernant son avenir avec ou sans mari + enfant etc.

  Serait-elle notre Bridget Jones à la française… en un peu plus intello ?

  

  Je vous laisse le soin de répondre à cette question... si du moins vous lisez ce livre, ce que je vous recommande ! 

 

  Les premières pages m’ont immédiatement accrochée (en plus, j’étais toute fière d’avoir reconnu dans la première phrase du roman un emprunt à l’incipit de « Mrs Dalloway », de Virginia Woolf… même si je n’ai jamais achevé la lecture de cet ouvrage), avec le bilan que Yaël, après avoir lu « Le journal de Bridget Jones », dresse des codes en vigueur dans la chick lit : c’est très marrant !

  Ensuite… ça s’est légèrement gâté, pour moi qui ne suis pas une familière du milieu de Bloomsbury, parce que je trouvais le compte-rendu des recherches de Yaël dans ce domaine un peu fastidieux, même si je reconnais que ses découvertes sur Angelica éclairent sa propre relation avec sa mère.

  Cette unique réserve mise à part (et qui ne s’étend pas à l’interprétation du roman « La Femme changée en renard », laquelle m’a séduite), j’ai poursuivi avec grand plaisir la lecture de ce roman, très intéressée par la piquante chronique de l’héroïne !

  Les observations sont fines (parfois mises en relation avec le « Journal » de Virginia Woolf, ce que j’ai beaucoup apprécié), souvent pétries d’humour (voir, en particulier, la manière dont notre prof d’éco applique sa discipline à la résolution des problèmes domestiques !), les personnages attachants et le rythme enlevé, car la vie d’une trentenaire célibataire n’est pas de tout repos !

 

  Cerise sur le gâteau, l’épilogue nous invite à nous demander (ce qu’on avait déjà entrepris en cours de lecture) quelle est la part du vécu et celle de l’imaginaire dans ce livre plaisant, qui devrait vous faire passer un moment bien agréable !

  

« Le journal de Yaël Koppman », Marianne RUBINSTEIN

éditions Sabine Wespieser

 


Commentaires

 

1. Florinette  le 06-06-2008 à 09:47:25  (site)

Je l'ai lu il y a quelques temps et je garde un très bon souvenir de ce livre qui m'a fait découvrir par la même occasion l'univers des Bloomsbury, et j'en ai profiter pour prendre note des références littéraires cité dans ce livre !

2. brize  le 06-06-2008 à 13:09:10  (site)

Personnellement, je comptais justement sur le livre pour découvrir le milieu de Bloomsbury, mais je suis restée sur ma faim, parce qu'il y avait trop de : "X aimait Y, qui aimait Z" etc. et j'avoue que je m'y perdais un peu (mais peut-être aussi que je ne faisais pas trop d'efforts !)!
En tout cas, ça donne des pistes de lectures pour mieux aborder le sujet, comme celles que tu as notées.

3. amanda  le 09-06-2008 à 10:33:03  (site)

il est très bon, ce roman, je suis d'accord avec toi

4. Myloubook  le 09-06-2008 à 15:46:01

Je l'ai lu juste à sa sortie... c'est un peu loin maintenant mais je l'ai beaucoup aimé aussi. Comme un bonbon, ça se savoure d'une traite ! J'ai surtout aimé le côté Bloomsbury à vrai dire Sourire... ça m'intéressait (je n'y connaissais pas grand-chose, à part quelques principes de Keynes et quelques livres de Virginia Woolf) et ça permettait au livre de se différencier d'un livre de chick lit classique.

5. brize  le 09-06-2008 à 17:49:32  (site)

Cela m'amuse toujours de constater à quel point ce qui passe bien pour l'une... passe un peu moins bien pour l'autre wow!
Et c'est tout l'intérêt de ces commentaires, qui permettent de croiser nos impressions (et de se dire que l'auteur du livre a été plus ou moins bien "reçu" selon son lecteur).

 
 
 
posté le 04/06/08

"La Déclaration"... ou La fin de l'enfant-roi

 

Anna habite à Grange Hall. Un foyer pour les Surplus, cinq cents en tout, des bébés aux adolescents. Tenu d’une main de fer par Mrs Pincent. Châtiments corporels, cellules d’isolement, rien n’est trop dur pour le Surplus qui aurait oublié l’essentiel : il n’aurait jamais dû exister et doit donc, sa vie entière, racheter la faute de ses parents.

Parce qu’en 2140, en Angleterre et dans le monde entier, il n’y a de place que pour les Légaux, des adultes bénéficiant du traitement de Longévité.

Mais  Longévité rime avec éternité et comme la planète n’est pas extensible, il n’y a (presque) plus d’enfants : pour en avoir, les parents doivent en effet renoncer au traitement de Longévité.

Les Surplus, ces enfants nés hors la loi, ne sont tolérés que parce qu’ils sont destinés à être au service des Légaux.

Anna accepte son sort, elle sait Où-Est-Sa-Place.

Jusqu’au jour où un certain Peter est introduit au foyer. Il a passé sa vie à l’Extérieur et vient d’être récupéré. Surtout, il ne l’appelle pas « Surplus Anna » mais « Anna Covey ».

Que lui veut-il ?

 

  Voilà un roman d’anticipation jeunesse (enfin, à mon avis, pour de grands ados) fort et passionnant.

  On découvre le quotidien d’Anna, dans ce lieu sinistre qu’est le foyer de Grange Hall. L’environnement est dur (très dur), l’encadrement traite les jeunes comme des esclaves et même les jeunes peuvent être cruels entre eux. Pourtant Anna ne se révolte pas, tant l’endoctrinement est réussi.

  L’irruption de Peter va donc bouleverser sa vie et c’est à cette profonde modification que le lecteur assiste.

  Cet aspect psychologique donne toute sa profondeur à l’histoire proprement dite et à l’aventure qu’Anna va vivre.

  On pourrait regretter que plus de la moitié du livre se déroule dans l’institution, mais c’est la seule réserve que j’émettrais et encore : la durée est sans doute nécessaire pour que le lecteur sache exactement de quoi il retourne et de toute façon je ne me suis pas ennuyée.

Puis le rythme s’accélère au fur et à mesure qu'on progresse dans l'histoire, qui devient hyper stressante !

 

  Ce livre, intelligent et palpitant, invite à la réflexion en posant des questions extrêmement pertinentes sur notre place dans le monde et plus généralement sur notre perception de la vie et de la mort.

 

  J’ai été emballée (c’est, de tous les romans pour ados que j’ai jusqu’à maintenant présentés dans ce blog, celui que je préfère)… alors j’espère que vous le serez aussi !

 

« La Déclaration. L’histoire d’Anna », Gemma MALLEY

Editions Naïve

 


Commentaires

 

1. Florinette  le 04-06-2008 à 13:49:20  (site)

J'ai noté ce livre sur mon gros carnet !
J'arrive de chez Tamara et je voulais te féliciter pour ce très joli blog, je reviendrai à très bientôt ! :-)

2. SD49  le 04-06-2008 à 13:50:19

Je confirme, moi aussi j'ai bien aimé en revanche ce n'est pas le livre jeunesse que j'ai préféré

3. brize  le 04-06-2008 à 18:04:58  (site)

@ Florinette : merci... et à bientôt !
@ SD49 : tu n'es pas aussi enthousiaste que moi (ma fille non plus, d'ailleurs !), mais le livre t'a bien plu, ce qui n'est déjà pas mal Sourire1!

4. Karine (mon coin lecture)  le 05-06-2008 à 00:46:12

Je découvre ton blog par le biais de celui de Tamara! Ce livre est l'un de ceux que j'ai notés depuis un moment et ton commentaire me fait dire qu'il risque bientôt de passer de ma LAL à ma PAL!

5. aurore  le 05-06-2008 à 03:07:23  (site)

tu lis tous les jours ?..bisous

6. brize  le 05-06-2008 à 09:11:51  (site)

En ce moment, oui... et surtout les derniers bouquins n'étaient pas des pavés, donc ça allait assez vite !

7. Aurore81  le 14-06-2008 à 15:13:46  (site)

J'ai envie de lire ce livre depuis sa sortie, ta critique me donne envie de l'acheter... Euh, mais je vais attendre un peu, hein, parce que ma PAL est sur le point de s'écrouler !

8. brize  le 14-06-2008 à 18:58:13  (site)

Et oui, de temps en temps, il faut savoir dire smiley_id117958 à son envie d'acheter un livre supplémentaire !
Mais ce n'est que partie remise smiley_id172963!

9. Alwenn  le 05-09-2008 à 19:35:55  (site)

Enorme coup de coeur aussi pour ce livre ! Une suite est prévue et je l'attends aussi !

10. brize  le 05-09-2008 à 20:35:55  (site)

Tu es la deuxième à me parler de cette suite (après Gaëlle la libraire, qui m'en avait parlé au pique-nique de la blogoboule) et je serai moi aussi très curieuse de la lire !

 
 
 
posté le 02/06/08

"Le dieu des cauchemars", Paula FOX

Helen, jeune fille de 23 ans, apprend la mort de son père, qui les avait quittées, sa mère et elle, depuis 13 ans. Sa mère lui demande alors d’aller chercher sa tante, qu’elle ne connaît pas, à la Nouvelle Orléans, pour l’inviter à venir s’installer quelque temps avec elle, afin de l’aider dans la gestion des bungalows qu’elle loue.

Helen quitte ainsi  le nord des Etats-Unis, où elle avait tout le temps connu une vie sans histoire, pour découvrir un monde nouveau.

Arrivée à La Nouvelle Orléans, elle loue une chambre chez un couple sympathique et bohême, trouve un emploi de vendeuse dans un grand magasin et fait connaissance de sa tante, personnage haut en couleurs, saoule les ¾ du temps.

Surtout, elle sort enfin de l’environnement clos dans lequel elle avait vécu jusque là et s’immerge dans des sensations nouvelles, au fil de sa découverte des gens qu’elle côtoie. 

 

    Le roman, écrit à la première personne, débute dans l’ancien ranch, reconverti en une sorte de motel, où vivent l’héroïne et sa mère. Helen présente un portrait sans concession et a priori clairvoyant du tempérament de sa mère, ce qui permet au lecteur d’apprécier dès l’abord la finesse de ses analyses.

   Surtout, le style est immédiatement séduisant (en tout cas, je suis tombée sous son charme). Il reflète  le sens de l’observation de la narratrice : elle pose les mots justes sur ses sensations et rend compte  avec élégance de ce qu’elle voit,  recourant le cas échéant à des métaphores qui font mouche.

 

   Exemples dans des extraits:

    « Il m’avait mise sur une jument alezane, Felicity, lorsque j’avais trois ans. La grande bête était pour moi un paysage. Quand je regardais mon père parcourir au galop le champ de courses […], j’avais l’impression qu’il chevauchait la terre. »   

   « Ensuite, je me dirigeais vers la partie ancienne de la ville, le Vieux Carré, où le crépuscule remplissait les rues aussi lentement qu’un miel brun versé depuis le ciel.[…] Je m’arrêtais et observais les jazzmen noirs, dont les chapeaux melon tombaient, désinvoltes, jusqu’aux sourcils ; ils s’entassaient sur une petite terrasse qui semblait suspendue par l’épaisse fumée de leurs cigarettes, tandis que leurs instruments brillaient comme des filons d’or dans la peau sombre de leurs mains. »  

    « Ils ont parlé d’eux. C’était comme s’ils dépliaient les cartes de leurs vies ; ici il y a une colline, un village, un fleuve, et ici des croisements. » 


   Malgré ce coup de cœur initial, j’ai ressenti une certaine lassitude dans la seconde partie du roman (est-ce la langueur du Sud, moite et oppressant, qui déteignait sur moi ?), alors que le livre est assez court. Helen s’installe dans ses relations et le temps s’écoule plutôt au ralenti…

    En revanche, la toute dernière partie du roman, dense et qui éclaire les personnages d’un jour nouveau, a renouvelé mon intérêt. 

 

A découvrir, donc.

(à noter que Paula Fox, auteur née en 1923, a été redécouverte à la fin des années 80 et connaît depuis un incontestable succès). 


« Le dieu des cauchemars », Paula FOX

Editions Joëlle Losfeld

 


Commentaires

 

1. pom'  le 02-06-2008 à 08:49:00  (site)

j'ai envie de decouvrir cette auteur mais là tu coupes mon elan, en as-tu lu d'autres de Paulé Fox?

2. brize  le 02-06-2008 à 08:59:44  (site)

Sauf que tu ne ressentiras pas obligatoirement la même chose que moi à la lecture !
Je n'ai rien lu d'autre de Paula Fox mais c'est le dernier paru, "Côte ouest", qui m'attirait ; comme il était sorti, j'ai finalement choisi d'emprunter "Le dieu des cauchemars".

3. Solen  le 02-06-2008 à 11:07:37

Pour ma part j'ai lu "personnages désespérés" et "la légende d'une servante" est sur ma liste A LIRE depuis un certain temps... "Personnages désespérés" m'a laissé un bon souvenir mais pas transcendant !

4. brize  le 02-06-2008 à 12:40:21  (site)

Un "bon souvenir", c'est déjà pas mal, je trouve ! Pour ma part, je ne sais pas si je suis difficile, mais il me semble qu'il faut lire une bonne quantité de bouquins avant d'en trouver un pour lequel on a un "coup de coeur".

5. sentinelle  le 02-06-2008 à 15:29:56  (site)

J'avais commencé "Côte ouest" mais je crois que ce n'était pas le bon moment... je m'y ennuyais un peu aussi, j'avoue. A cause d'une certaine langueur du Sud peut-être Clin doeil
Premier contact peu concluant (parce que c'était moi, parce que c'était elle, parce que... enfin que sais-je), mais j'y ai retrouvé une belle analyse des moeurs et une jolie écriture. Bref, à retenter donc, au bon moment !

6. brize  le 02-06-2008 à 17:51:58  (site)

OK, Sentinelle, pour le coup de la langueur du Sud,je dis smiley_id117208! Mais comme c'est sur la côte Ouest... ça vaut pas lol_2!

7. sentinelle  le 02-06-2008 à 18:14:24  (site)

Zut, j'aurai essayé Rire
Ah oui, la côte ouest; c'est... les longues plages, les surfeurs, les blondes aux seins plantureux , les... non non non, je vous assure, je n'ai jamais été fan d'Alerte à Malibu Blonde

8. Galate2  le 03-06-2008 à 20:24:42  (site)

La lenteur ou la langueur dans un livre peut parfois être nécessaire ainsi n'est-ce pas la lenteur et la pesanteur que l'on ressent dans "le desert des Tartares" qui rendent ce livre si passionnant?
Ceci dit, je n'ai pas ton phrasé pour exprimer ce que je ressent d'un livre...

édité le 03-06-2008 à 20:25:42

9. brize  le 03-06-2008 à 20:31:58  (site)

Tu as tout à fait raison, dans "Le désert des Tartares" l'impression de lenteur-pesanteur fait partie intégrante de l'oeuvre puisqu'elle reflète la situation des protagonistes. Elle ne m'avait d'ailleurs pas gênée.
Pour "Le dieu des cauchemars", c'est juste une sensation toute personnelle que j'ai ressentie, tu sais, quand on n'est plus, dans sa lecture, en phase avec le livre (et après, ça repart ou non).

10. Le blog de Philo  le 03-06-2008 à 23:12:18

En tout cas, langueur ou pas, votre article et les extraits choisis me donne envie de découvrir cet auteur.

11. brize  le 04-06-2008 à 18:20:31  (site)

Je ne sais pas quelle oeuvre d'elle tu choisiras, mais tu seras toujours le bienvenu pour venir nous dire ce que tu en auras pensé !

12. Le blog de Philo  le 05-06-2008 à 09:30:08  (site)

C'est noté. Merci.

 
 
 
posté le 31/05/08

"Specials", suite de la série de Scott WESTERFELD

   Après « Uglies » et « Pretties », dont j’ai parlé précédemment (ici) , voici « Specials », le troisième volet de la série concoctée par Scott Westerfeld.

  

   Notre héroïne, Tally, vient d’être transformée en « Special », sous-section « Scarificateurs », qui plus est !

 

   Malgré une série de scènes d’action spectaculaires. j’ai moins accroché sur le début de ma lecture. Difficile de dire pourquoi, mais ça ne « fonctionnait » plus très bien (peut-être que j’étais trop dégoûtée par l’aspect « scarifications » ! en tout cas, côté vocabulaire, il y a moins de « glacial » qu’il n’y avait d’ « intense » et « foireux » dans « Pretties », tant mieux !).

 

   J’ai quand même poursuivi et, ouf !, j’ai à nouveau pris goût à ce que je lisais, en particulier parce que (attention, je vais causer avec des mots riches, mais j’aime bien faire genre la-fille-qui-intellectualise-le-truc !), vous comprenez, il y a un élargissement de la problématique jusque là plutôt individuelle à la dimension de la cité puis, carrément, de l’ensemble des cités (en clair, ça veut dire que les idées et les techniques de La Fumée se diffusent, ce qui génère moult conséquences fort intéressantes !).  

 

  Bon, bref, j’ai aimé… et j’ai beaucoup apprécié la fin (et contrairement à ce que prétend ma fille, qui a râlé parce que j’avais eu le malheur de le lui dire, alors qu’elle n’a pas encore lu le bouquin, cette dernière considération ne laisse, à mon avis, rien entendre concernant la nature de cette fin, heureuse ou pas) ! 

 

   Vous pouvez compter sur moi pour « Extras », dernier tome de la série, qui paraîtra en septembre 2008 !

 

"Specials", Scott WESTERFELD

éditions Pocket Jeunesse

 


Commentaires

 

1. aurore  le 01-06-2008 à 11:43:40  (site)

pour te dire que je n'ai pas encore eu le temps de parcourir "tes livres", mais tu présentes super bien..je le garde en mémoire !! bisous bonne journée

2. brize  le 01-06-2008 à 12:41:17  (site)

Merci... et à bientôt !

3. pom'  le 02-06-2008 à 08:48:02  (site)

j'ai réservé cette serie à la biblio.

4. brize  le 02-06-2008 à 09:01:36  (site)

Bonne (future) lecture... et n'hésite pas à venir nous dire ce que tu en auras pensé !

5. Gawou  le 18-08-2008 à 00:46:06  (site)

--ayé, je découvre ton blog!--

"Extras" est paru la semaine dernière, il est donc dispo!!

6. brize  le 18-08-2008 à 08:41:51  (site)

Super ( zut, j'aurais dû dire : "Extra !") ! Merci pour l'info !

 
 
 
posté le 30/05/08

"Là où vont nos pères", BD sans parole

     Bien avant que cette BD obtienne le Prix du meilleur album 2008 au festival d’Angoulême, je l’avais repérée en librairie et voilà que j’ai pu l’emprunter à la bibliothèque.  

   Ce que j’avais pressenti en la feuilletant se confirme : cette BD inclassable, dont les mots sont absents, est magique. 

 

Elle s’attache à un personnage en particulier, quittant  femme et enfant pour s’embarquer dans un paquebot à destination d'un pays lointain. Elle retrace ensuite son arrivée là-bas (la scène de contrôle des immigrants est forte et emblématique) et ses difficultés d’acclimatation.

 

   Mais son auteur, Shaun Tan, n’a que faire du réalisme. Architectures fantastiques et créatures imaginaires hantent les pages. Tout aussi imaginaires sont la langue, la nourriture, les objets et les animaux du pays d’accueil. Le migrant en est d’autant plus perdu que rien ne lui rappelle les lieux qu’il a quittés.

Ce personnage principal croise d’autres hommes qui ont  eux aussi été contraints de quitter leur pays, pour des raisons diverses : l’auteur les évoque sous la  forme d’un dragon dont la queue balaye les immeubles, de géants bottés envahissant les rues…  

 

    BD sans parole, tissée d’étrangeté(s), ancrée dans des réalités difficiles mais où la solidarité noue des liens chaleureux, « Là où vont nos pères » reflète de manière infiniment personnelle les itinéraires à la fois spécifiques et communs de migrants de tous pays et de toutes époques.  

   Le graphisme de Shaun Tan se prête à merveille à cette évocation : vues d’ensemble traitées comme des tableaux alternent avec des séries de vignettes, le tout regorgeant de détails pittoresques ; aucune couleur mais un crayonné dense passant par toutes les nuances du gris-noir au sépia.  


    BD foisonnante,  « Là où vont nos pères » mérite d’être lue et relue pour en apprécier la mystérieuse beauté et l’universalité.

 

"Là où vont nos pères", SHAUN TAN

éditions Dargaud, collection Long Courrier  

 


Commentaires

 

1. Galate2  le 01-06-2008 à 17:29:04  (site)

J'aime les BD et je pense que je vais me procurer celle-ci. J'aime le graphisme et l'histoire semble intéressante (me rappelle un peu (de loin) America America)

2. Brize  le 01-06-2008 à 17:43:29  (site)

Comme le graphisme te plaît, je pense que tu vas aimer la BD, elle est très belle, avec certaines planches magnifiques (on aimerait les encadrer !) !

3. Michel Sérialecteur  le 04-06-2008 à 21:26:20

Un vrai coup de coeur , ce dessin et cette histoire sans parole est un Best.

4. céline de enlivrezvous  le 05-06-2008 à 18:15:19  (site)

J'ai entendu beaucoup de bien de cette bd en librairie... Ce n'est normalement pas mon genre de prédilection, mais elle me tente !

5. brize  le 05-06-2008 à 18:27:08  (site)

Laisse-toi tenter... si bien sûr le graphisme te plaît (et là, c'est très personnel). Comme c'est une oeuvre atypique, tu peux très bien l'aimer même si tu n'es pas attirée par la BD en général.

6. sparkle  le 09-06-2008 à 16:04:09

je l'ai trouvée terrible cette BD... moi qui suis fille d'immigrés d afrique noire, j'ai pu y voir des choses que mon père ou les pères de mes amis me racontait quand ils arrivaient en France. Et puis la contexte du sans parole très éloquent en fait... chapeau!

7. brize  le 09-06-2008 à 17:23:13  (site)

J'aime beaucoup ton expression "du sans parole très éloquent" : c'est exactement ça !
Quant au rapprochement que tu fais avec ce que tu as entendu dans ta famille ou chez tes proches, il montre bien à quel point cette BD a su se postionner au-delà de la diversité des origines pour atteindre l'essentiel.

 
 
 
posté le 28/05/08

A propos des romans policiers...

     Comme je le disais dans l’article précédent, j’ai commenté trois lectures policières, depuis l’ouverture de ce blog, sans me montrer spécialement emballée.Alors, pour vous prouver qu’il m’arrive (mais si !) d’être enthousiaste et que, parmi les romans policiers, j’en ai lui qui m’ont beaucoup plu, petit inventaire (en vrac) de ceux qui ont laissé leur empreinte. 

 

     Dans le genre polar classique, j’ai eu (il y a déjà… assez longtemps !) ma période VAN GULIK, avec « Les enquêtes du Juge Ti », que j’ai dévorées. Plus récemment, j’ai apprécié Jean-François PAROT, dont j’ai lu les deux premières enquêtes de Nicolas Le Floch., où le Paris du 18ème siècle est vraiment bien rendu. Apprécié aussi Tony HILLERMAN, dont j’ai lu aussi deux  romans, situés dans l’environnement des réserves indiennes aux Etats-Unis.

     J’ai aimé (beaucoup) les Patricia CORNWELL ayant comme héroïne le médecin légiste Kay Scarpetta. Mais j’avoue que je suis maintenant lassée des histoires glauques de psychopathes et autres tueurs en série. Je préfère (mais c’est difficile à trouver) les thrillers sans héros récurrent : une histoire avec un quidam auquel il arrive d’un seul coup des tas d’aventures (ça facilite le processus d’identification !). Par exemple « Confession exclusive » et « Faux-semblants » de Sandra BROWN (en plus, il y a le côté romance, pas désagréable).


     Le « Da Vinci Code » m’a semblé OK comme scénario de film, mais sinon pas exceptionnel (personnages manquant d’épaisseur). Dans le genre, « Genesis », de John CASE, m’avait paru, lui, brillant (son roman « Magie noire » ne m’en a que  plus déçu).

 

     Parmi les auteurs que j’ai fréquentés (et aimés)  :

LUDLUM (là aussi, il y a longtemps) , John GRISHAM (même si je finis par me lasser du trop juridique), David BALDACCI (mon préféré : « Une seconde d’inattention »), James PATTERSON (mais c’est un auteur prolixe qui , à mon avis, aurait tendance à céder à la facilité, en pondant à la chaîne des romans assez courts), Jean-Christophe GRANGE (« Le concile de pierre » en particulier, mais les romans sont devenus un peu trop « gore » pour moi), Harlan COBEN (« Ne le dis à personne », bien sûr),

     J’apprécie beaucoup, dans l’ensemble, le style et les personnages de Fred VARGAS.

     J’ai été emballée par « Shutter Island », de Dennis LEHANE , impressionnée par « Mystic River », du même auteur ainsi que par « Prières pour la pluie », dans la série des enquêtes du duo de détectives créé toujours par cet auteur, que j’ai toutes lues (sauf « Gone, baby gone »). 

 

     Enfin, récemment, j’ai lu avec intérêt et plaisir la trilogie « Millenium », de Stieg LARSSON. 

 

     Mais ce sont VARGAS et LEHANE qui demeurent les auteurs m’ayant le plus marquée, ces dernières années, dans le genre du roman policier.

     J’ai passé sous silence les romans qui  ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable… et il y en a eu. Il me reste encore beaucoup à découvrir, y compris chez des auteurs dont je peux ne pas avoir aimé un ouvrage, alors que d’autres me plairaient. Surtout, le genre policier recouvre des espaces de plus en plus variés. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder l’étendue de la collection en 10/18 !

 

      Alors, si vous aussi vous avez vos coups de cœur ou des auteurs que vous aimeriez recommander, n’hésitez pas à poster un commentaire !

 


Commentaires

 

1. SD49  le 28-05-2008 à 18:40:07

Concernant Grangé, c'est vrai que c'est gore mais il est très fort car malgré ça on est accro à l'histoire et on lit tout quand meme (quitte à faire la grimace de temps en temps!)

et maintenant, je suis accro à ce blog, tous les 2 ou 3 jours il y a du nouveau c'est super continue !!!! j'approvisionne ma liste pour mes visites à la bib

et bon anniversaire en retard
et bisous à KP78 !!!!!

2. brize  le 29-05-2008 à 17:09:49  (site)

C'est très bien, ça, d'être accro à ce blog !!! Quant au rythme auquel je poste les articles, ben... ça dépend un peu de la taille des bouquins (et de ce qu'il y a ou non à la télé le soir !)!

3. pom'  le 29-05-2008 à 17:19:23  (site)

si tu as aimé Da vinci code, je te recommande "la cène secrète" de Javier Sierra, dans les serie 10/18 comme J.F Parot tu as les series de Roberta Gellis avec "Magdalaine la batarde", Fiona Buckley avec "dans l'ombre de la reine" , sinon le meilleur thriller est "la mort des bois" de Brigitte Aubert

4. brize  le 29-05-2008 à 18:01:58  (site)

Merci pour ces pistes !
J'avais oublié "La mort des bois", que j'ai aussi lu et trouvé excellent (alors que le thème était a priori un peu déconcertant), mais c'est parce qu'il a ensuite été occulté par "La mort des neiges", du même auteur, qui m'avait déçue parce qu'il virait au grand-guignol (invraisemblable et gore).

5. SD49  le 29-05-2008 à 20:15:59

PAL ????? was ist das ???? alors j'ai fait des recherche et j'ai enfin trouvé !!!!
PAL Pile à lire si je ne me trompe
donc pour ma part si ma PAL est vide je me sens mal et m'empresse de la remplir !!!!!
par contre ma LAL , dans mon petit carnet qui ne me quitte pas, se remplit bien vite en ce moment à mon grand bonheur d'ailleurs.

6. brize  le 29-05-2008 à 20:31:32  (site)

Bienvenue dans le monde des blogs de lectures,avec son vocabulaire spécifique, qu'on décrypte assez vite, quand même, heureusement !

7. sentinelle  le 29-05-2008 à 21:08:06  (site)

Il y a plusieurs auteurs que tu cites qui me tentent depuis longtemps.
Quant à moi, je vous conseille les enquêtes de Nicolas Eymerich, un inquisiteur du XIVe siècle. Mélange de polar, fantastique, historique et science-fiction, franchement recommandable :-)
De l'auteur Valerio Evangelisti !

8. anonyme  le 29-05-2008 à 23:00:07

Merci de ta visite. Vu l'avis général, j'ai noté Geisha dans mes "films à voir".
Perso, j'aime beaucoup Franck Thilliez et j'ai un faible pour Mary Higgins Clarck, mais tu t'en e peut-être rendue compte.
Amitiés.

9. mes bettys  le 30-05-2008 à 11:54:04

J'aime beaucoup Hillerman et Christopher Brookmyre . Mon grand coup de coeur en policier cette année , c'est Ian Rankin. En général , les policiers historiques chez 10/18 sont très bons.
bonne journée et merci pour le commentaire...

10. Solen  le 30-05-2008 à 18:41:03

On aime un peu les mêmes polars, J'ajoute Mankell à Vargas et Lehane...

11. brize  le 30-05-2008 à 20:02:27  (site)

@Sentinelle : je ne connais pas Nicolas Eymerich, mais ce monsieur m'a l'air très intéressant !
@Philo : je note pour Thilliez ; j'avais effectivement constaté que tu aimes beaucoup Mary Higgins Clark ! pendant de nombreuses années, je les ai lus (ma mère les achetait et je me jetais dessus en vacances !), mais ensuite on a eu l'impression que c'était moins bien... et ma mère ne les a plus achetés !!!
@Betty : pas accroché avec Ian Rankin, mais il faudra que je découvre Brookmyre (c'est la première fois que j'entends son nom)
@Solen : Mankell m'a paru vraiment noir (euh, bon... tu vas me dire que Lehane n'est pas spécialement gai... et tu auras raison !)et je n'ai pas été vraiement séduite par le héros (ça compte,la séduction, il suffit de penser à Adamsberg pour en être persuadée, non ?!)

12. Solen  le 30-05-2008 à 22:23:30

je suis d'accord adamsberg nous envoute, mais wallander est attachant et je l'ai enveloppé de tendrsse ;-)

13. brize  le 31-05-2008 à 09:18:37  (site)

Hm... alors faudra p'têt qu'un de ces jours je retourne du côté de chez Mankell, ça a l'air de valoir le coup !

14. céline de enlivrezvous  le 02-06-2008 à 22:00:15

Fred Vargas a aussi mes préférences dans le genre du polar. J'avoue avoir un faible pour le personnage d'Adamsberg et le style de l'auteur !

15. céline de enlivrezvous  le 02-06-2008 à 22:07:12  (site)

Preston et Child se débrouillent pas mal non plus dans le genre... L'inspecteur Pendergast est un sacré personnage !

16. brize  le 03-06-2008 à 20:13:31  (site)

Encore des auteurs à découvrir... merci !

17. calypso*  le 20-09-2009 à 21:01:18

Je comprends ton enthousiasme pour Lehane : je viens de lire Shutter Island et j'ai adoré !

18. brize  le 20-09-2009 à 21:47:44  (site)

Bienvenue "Sur mes brizées", Calypso, et ravie de constater que "Shutter Island" t'a plu autant qu'à moi !

 
 
 
posté le 28/05/08

"Darkhouse", Alex BARCLAY

  « Quand une filature de routine se solde par les deux meurtres les plus atroces de sa carrière, l’inspecteur Joe Lucchesi quitte la police de New York et s’installe, avec femme et enfant, dans un village paisible au sud-est de l’Irlande.Ils sont heureux, ils sont à l’abri.

Mais ils sont sur le point de vivre un cauchemar plus terrifiant que tous ceux qu’ils ont laissés derrière eux : Katie, l’amie de leur fils, est retrouvée morte dans les bois qui bordent leur maison. Tourmenté par les rumeurs qui circulent au sujet de sa famille, Joe se lance dans une enquête solitaire, dangereuse, à l’issue incertaine. Car son fils lui ment. Sa femme lui ment. Et un tueur l'attend au tournant."

 

(extrait de la 4ème de couverture)  


J’ai volontairement repris  la 4ème de couverture pour que vous puissiez mesurer mon degré d’attente en ouvrant ce thriller (en plus, c’est suivi d’extraits d’articles de presse qui sont autant d’éloges dithyrambiques sur l’auteur et son roman) !

Bilan : pas mal, bien rythmé, surtout sur les 100 dernières pages, mais sans réelle surprise, sauf pour un point, bien vu (et qui justifie une partie des retours en arrière).

Mais :

- les mensonges de la femme et du fils ne sont pas aussi importants que la présentation le laisse croire

- on n’échappe pas, une fois de plus, au dangereux psychopathe, qu’on peut considérer soit comme un incontournable dans le domaine des polars actuels, soit comme une facilité pour les auteurs. Personnellement, c’est pas trop mon truc, donc j’ai été un peu déçue

Pour ceux qui aimeront, je viens de voir qu’il y avait une suite, mais pas encore traduite en français.

 

 Comme cela fait trois fois, depuis le démarrage de ce blog, que je vous présente des lectures policières sans me montrer spécialement emballée, je vais consacrer mon prochain article à évoquer les romans de cette catégorie qui m’ont plu… histoire de vous prouver que, mais non, je ne suis pas si difficile que ça !   

 

« Darkhouse », Alex BARCLAY

Editions Michel Lafon, 369 p

et Editions J’ai lu, collection « Thriller » 

 


 
 
posté le 26/05/08

"La formule préférée du professeur", roman zen

  Une jeune femme est embauchée comme aide-ménagère auprès d’un homme de 64 ans, ancien mathématicien dont la mémoire a cessé de fonctionner normalement depuis son accident, 15 ans plus tôt : il n’a rien oublié de ce qui s’est passé avant mais, maintenant, il ne se peut se souvenir que des 80 dernières minutes écoulées.

L’histoire se déroule au Japon. La narratrice, cette jeune femme, se remémore avec nostalgie sa rencontre avec ce drôle de personnage sans allure mais transfiguré dès lors qu’il parle des chiffres.

Elle raconte le quotidien en sa compagnie et la place qu’y occupa son fils de 10 ans, immédiatement adopté par celui qu’ils appelaient « le professeur ». 

 

C’est un roman où il ne se passe pas grand-chose, même s’il est  ponctué de quelques péripéties, et pourtant je suis immédiatement tombée sous le charme de cette narration fluide, apte à saisir l’intensité de petits riens, la plénitude des moments vécus et l’extrême humanité des personnages. 

 

Les chiffres y tiennent un rôle de premier plan, comme dans la vie du professeur. Celui-ci dispose en effet d’une capacité hors du commun, celle de faire partager sa passion aux autres car lorsqu’il parle de chiffres, il est passionnant (bon, d’accord, je reconnais qu’il m’est arrivé d’abréger la lecture de certains passages un peu techniques !). 

 

Par ailleurs, les descriptions de lieux et de scènes de tous les jours parsemant le livre sont autant de petites pièces aussi évocatrices que des haïkus, qui conduisent le lecteur à appréhender de l’intérieur ce qui est présenté.

 

Enfin, les anecdotes évoquées par la narratrice, dans l’absolu sans importance (une visite chez le dentiste, la préparation d’un repas d’anniversaire, la participation à un match de base-ball…), ont une résonance majeure dans la mesure où elles sont vécues intensément par les divers protagonistes.

 

 « La formule préférée du professeur », roman empreint d’une ineffable tendresse pour les personnages qu’il met en scène, est un livre agréable et apaisant que j’ai lu avec plaisir (bien qu’il manifeste, à mon sens, un goût un peu trop prononcé pour le base-ball !).

A recommander à ceux qui souhaitent lire quelque chose de « zen ».

 

N.B :

- L’ouvrage a reçu « le prix de la société des mathématiques pour avoir révélé au lecteur la beauté de cette discipline » (4ème de couverture)

- C’est le premier livre d’OGAWA (Japon) que je lis. « La marche de Mina », paru en France cette année, a l’air dans la même veine. Ce n’est pas le cas pour d’autres livres de l’auteure (vus en bibliothèque) qui paraissent beaucoup plus sombres, voire glauques… S’agirait-il de son « côté obscur » ?  

 

« La formule préférée du professeur », Yoko OGAWA

Editons Actes Sud (247 p) 
 


Commentaires

 

1. aurore  le 27-05-2008 à 17:17:28

Tres bon ANNIVERSAIRE !!! gros bisous

2. brize  le 27-05-2008 à 18:23:18  (site)

Merci Aurore !

3. sentinelle  le 29-05-2008 à 22:10:37  (site)

Un roman qui me tente depuis des semaines... à suivre donc Clin doeil

4. Solen  le 30-05-2008 à 22:25:36

Je me retrouve dans tes lectures dis donc! J'avais adoré "une parfaite chambre de malade", plus que celui-ci.

5. brize  le 31-05-2008 à 09:19:14  (site)

Je note !

6. SD49  le 31-05-2008 à 09:20:28

Je viens de finir ce livre qui m'a plu.
Le professeur est vraiment attachant, c'est une belle histoire effectivement assez zen ("calme" comme dit le professeur)
Je ne suis pas sure de me souvenir de toutes les démonstrations mathématiques !!!!!

7. brize  le 31-05-2008 à 09:49:33  (site)

Et tu n'es pas la seule Clin doeil1!
Mais il reste un sentiment global de "beauté" des mathématiques et je comprends pourquoi ce livre a reçu un prix dans le domaine.

 
 
 
posté le 24/05/08

"Les monades urbaines" ou Le Meilleur des Mondes version SILVERBERG

 

La Terre, année 2381.

La population s’élève maintenant à 75 milliards d’habitants, vivant dans des monades, gigantesques tours de 3000 mètres de hauteur. Chacune est divisée en strates, correspondant à des classes sociales (les dirigeants dans les étages du haut, bien sûr !) et portant le nom d’anciennes villes du monde.

L’existence tourne autour d’une croyance fondamentale, d’ordre religieux : les humains doivent croître et se multiplier. Les familles ont donc beaucoup d’enfants dans le cadre d’une vie sexuelle totalement libérée puisque, même si les couples existent, il n’y a aucun frein aux multiples relations hors union.

Dans cet univers clos des monades, l’homme, en paix avec lui-même et avec les autres, semble totalement heureux, absolument non désireux de se risquer à l’extérieur de sa propre ville et encore moins hors les murs.

 

Le premier chapitre décrit la visite d’un étranger, un « sociocomputer » de Vénus, en mission dans la monade 116, qu’il découvre en même temps que nous : appartements à la surface et aux mobiliers réduits, vie en promiscuité dans une totale impudeur, le tout légitimé par la nécessité d’utiliser au mieux l’espace disponible. Intrigué, voire choqué, le sociocomputer découvre ces pratiques, mais il n’est pas au bout de ses surprises…

 

Au fil du roman (dont une partie était, à l’origine, des nouvelles), l’auteur promène sa caméra dans les différents étages de la monade 116. En même temps qu’on appréhende mieux son fonctionnement, on fait ainsi la connaissance de divers personnages, qui vont ensuite se croiser.

Exceptionnellement, il peut arriver à certains d’entre eux de ressentir des difficultés à continuer à vivre dans la monade, ce meilleur des mondes…

 

Le tableau brossé par Silverger est impressionnant, dans son étude socio-psychologique du comportement humain en milieu clos. Il y fait d’ailleurs la part belle à l’aspect relations sexuelles, la liberté dans ce domaine engendrant l’absence de jalousie, garante de l’harmonie.

Le revers de la médaille apparaît pourtant dès le premier chapitre et la suite ne fera que confirmer ce que le lecteur pressentait : le prix à payer pour maintenir cette quiétude est élevé.

 

« Les monades urbaines » est le portrait glaçant d’une humanité confinée et maintenue dans une béatitude prolifique.

A cet égard, le style d’écriture utilisé par Silverberg est remarquable. Présent de l’indicatif, phrases courtes, narration relativement atone : les mots semblent à l’image de la vie dans les monades, lisse et apparemment sans surprise.

 

Ce livre m’a plu (même si la liberté sexuelle favorise plutôt les hommes, autorisés aux pérégrinations nocturnes… tandis que la femme reste chez elle !). Je suis contente de l’avoir lu, car c’est un classique de la science-fiction, paru en 1974, qui pose des questions originales et intéressantes.

 

Cependant, je suis restée sur ma faim pour tout ce qui concerne le contexte. Ainsi, il n’a pas été répondu à mes interrogations concernant les conditions d’émergence des monades et de cette nouvelle religion nataliste a priori fort peu rationnelle. De même, l’auteur n’explique pas pourquoi, conjointement aux monades, il continue d’exister des sociétés humaines à l’agencement différent, sur Terre ou sur Vénus. Sans doute s’agissait-il d’une volonté de l’auteur, qui tenait seulement à se focaliser sur les monades en elles-mêmes.

 

"Les monades urbaines", Robert Silverberg

éditons du Livre de poche, collection Science-fiction 

 


Commentaires

 

1. pom'  le 29-05-2008 à 17:21:32  (site)

je suis une fan de SF, il faut que je decouvre cet auteur, je dois avois un de ces livres dans ma gigantesque PAL.

2. brize  le 29-05-2008 à 18:45:59  (site)

Super : une fan de SF ! Y'a de l'échange de titres dans l'air !

3. Amanyte  le 03-11-2008 à 20:49:28  (site)

J'ai adoré cet auteur quand je dévorais la SF, à découvrir aussi un roman fabuleux "Les Ailes de la nuit" ... merci de nous faire découvrir des tas de lectures ...

4. brize  le 04-11-2008 à 10:06:36  (site)

et merci, Amanyte, pour cette nouvelle piste de lecture Sourire1 !

 
 
 
posté le 22/05/08

"Total souk pour Nic Oumouk", ou la banlieue vue par Larcenet

 La BD s’ouvre sur l’intervention d’« Edukator », superhéros de l’orthographe, qui surprend notre jeune héros, Nic Oumouk, fine fleur de la banlieue, en train de taguer « La police c’est des crétin ». Je vous laisse découvrir la suite… !

Après cet épisode de trois pages, avec chute très marrante, on poursuit à l’avenant en découvrant les démêlés du sympathique Nic avec une bande de méchants racketteurs, qu’il décide ensuite de rejoindre pour ne plus (croit-il) être leur victime. Mais comme le dit Nic lui-même : « Comment que c’est dur, la vie de délinquant, je ne sais pas si je pourrai faire carrière… ».

 

 Manu Larcenet épingle avec humour les vicissitudes du quotidien d’un ado de banlieue (enfant d’immigrés dont le père est parti construire une autoroute en "Finlandalousie", dixit sa mère, il y a cinq ans). Le trait est incisif (le verbe aussi !), les dessins, à la limite de la caricature, croquent les personnages avec bonheur, les anecdotes s’enchaînent habilement et le lecteur est curieux de voir comment Nic va réussir à échapper aux griffes de ses harceleurs !

 

 (merci à la sympathique bibliothécaire qui m’a conseillé cette BD, vers laquelle je ne serais pas allée… parce que le graphisme me rebutait, alors qu’il s’adapte parfaitement à l’histoire !) 

 

« Total souk pour Nic Oumouk », Manu LARCENET

Editions Dargaud, collection Poisson Pilote

 


Commentaires

 

1. petitehaibane  le 04-06-2008 à 17:16:48

Vraiment très sympathique ton blog...on a pas mal de lecture en commun.
Si tu as aimé M. Larcenet je te recommande Le Combat Ordinaire ou le Retour à la terre!

2. brize  le 04-06-2008 à 18:01:57  (site)

Bienvenue Sur mes brizées, Petitehaibane ! Pour Larcenet, il faut que j'arrive à récupérer à la bibliothèque les tomes 1 des séries dont tu me parles(qui sortent beaucoup)!

 
 
 
posté le 20/05/08

"Et Nietzsche a pleuré"

   Vienne, 1882. Une jeune femme énergique et séduisante, Lou Salomé, sollicite vivement le docteur Breuer, praticien émérite, pour qu’il vienne en aide à son ami philosophe (méconnu) Nietzsche. Celui-ci est depuis longtemps malade et les soins qu’il a reçus n’ont jamais été efficaces. Surtout, il est maintenant en proie à un désespoir suicidaire depuis que Lou l’a, selon lui, trahi au profit de leur ami commun, Paul Rée. Lou Salomé demande à Breuer de soigner ce désespoir.

  Breuer accepte cette mission, alors même qu’il lui faudra cacher l’objet précis de son intervention à Nietzsche, dont les penchants misanthropes ne sauraient s’accommoder de l’idée qu’on lui vienne en aide en s’immisçant dans sa vie privée.

  Dirigé par ses amis vers Breuer, Nietzsche rencontre donc le médecin.

  A la suite d’une série d’entrevues denses (voire tendues), Nietzsche accepte d’être le patient de Breuer parce que celui-ci lui demande, en échange, de l’aider, en tant que philosophe, à soigner son propre désespoir. Breuer compte sur ce stratagème pour obliger Nietzsche, au fil du temps, à se livrer.

  Mais c’est lui-même qui finit par se prendre à son propre piège…  

 

    "Et Nietzsche a pleuré", même s’il s’appuie sur des personnages ayant existé, est une fiction : Breuer n’a jamais soigné Nietzsche. On doit ce roman à un psychiatre américain, Irvin Yalom, auteur de nombreux essais… et dont je n’avais, jusque là, jamais entendu parler (je vous dirai plus loin dans quelles circonstances j’ai emprunté ce livre).  

 

    Ce roman aura décidément suscité en moi, au fil de sa lecture, une série de réactions assez contrastées !

    Dans un premier temps, j’ai trouvé intéressante cette plongée dans la Vienne de la fin du XIXème siècle, avec en toile de fond (mais ils sont seulement cités) des personnages illustres comme Wagner, Brahms, Wittgenstein etc. On pressent l’activité intellectuelle qui était celle de la ville à cette époque, mais c’est juste un contexte puisque l’auteur se focalise d’emblée sur la vie d’un médecin viennois (nanti).

On apprend donc tout sur l’organisation et le déroulement de sa journée et de sa semaine (y compris des détails concernant les plats et desserts viennois, soit l’auteur est gourmand, soit c’est moi (euh ! oui, c’est vrai… !), mais j’ai trouvé qu’il y en avait pas mal, en tout cas je les ai notés !). Bon, pourquoi pas, même si on n’a pas emprunté le bouquin dans le but de lire un ouvrage sur « La vie d’un médecin à Vienne au 19ème siècle ». Au fait, je vous ai épargné quelques détails cliniques sur des cas rencontrés (moins appétissants que les détails culinaires !). Tout en posant ce cadre, l’auteur démarre cependant rapidement l’action (si on peut appeler ça une action), puisque l’arrivée de Lou Salomé (là encore, un nom célèbre… ) intervient conjointement.


    Commencent alors les entrevues Breuer/Nietzsche, qui représentent le cœur de l’ouvrage.

    Parce qu’on pourrait, sans exagérer, dire qu’il s’agit d’un livre d’entretiens.

    Entretiens entre un malade et un médecin (et là, aucun des symptômes de Nietzsche ne nous est épargné, on a droit à une longue description clinique), puis entre un médecin qui cherche à « piéger » son patient (le convaincre de se faire soigner dans une clinique pour ses maux, alors qu’il vise à lui faire effectuer une « cure de la parole » pour traiter son désespoir) et un patient-philosophe qui ne s’en laisse pas conter. Entretiens, plus loin, entre un philosophe qui joue les psychothérapeutes et un médecin qui joue les patients (et qui, finalement, le devient) etc. 

     Ces entretiens sont intellectuellement très stimulants pour le lecteur, spectateur aux premières loges d’une joute verbale de haute volée, où les concepts manipulés ne sont rien moins que ceux avancés par Nietzsche dans ses écrits (et mes souvenirs de cours de philo en terminale se réduisant au quasi-néant, je me rappelais avoir dû acquérir certaines de ses œuvres… qui ont depuis cédé la place, dans ma bibliothèque, à des livres qui m’avaient davantage plu, il faut bien l’avouer… et surtout que j’avais, eux, compris, si je dois être honnête avec moi-même !).


    Il est d’ailleurs beaucoup question d’honnêteté avec soi-même, au fil des entrevues Breuer/Nietzsche. Et c’est ce qui m’a, in fine, permis de trouver à ce livre un intérêt plus grand.

    Alors que je commençais à croire, en effet, que l’auteur s’était borné à convertir en dialogues une démonstration qu’il voulait faire (plutôt que d’écrire un essai), alors donc que je m’estimais trompée sur la marchandise (j’avais pris un roman, quoi, pas un essai ! mais peut-être qu’il faut éviter de tout compartimenter comme je le fais…), j’ai pris conscience de la dimension humaine emblématique qu’acquerrait Breuer (humain, trop humain, pour reprendre les mots de Nietzsche) et plus il cheminait, ce médecin viennois en proie à un désespoir existentiel, plus je comprenais sa situation, plus je compatissais (au sens étymologique de « souffrir avec »).


    Et voilà, c’était gagné pour l’auteur (mais à l’arraché, car le livre était déjà bien entamé et je l’aurais peut-être laissé tomber s’il n’avait pas été un « coup de cœur » de la bibliothèque + rendu par sa précédente lectrice, devant moi, avec une tonne d’éloges… raisons pour lesquelles je l’avais pris), donc, disais-je, c’était gagné pour l’auteur : empathie + tension narrative (que va-t-il arriver à ce pauvre médecin viennois englué dans une vie bourgeoise qu’il pense ne pas avoir choisie ?).

 

    C’est ainsi que j’ai achevé le livre sur les chapeaux de roues, en étant passée de l’intérêt initial (concept original) à l’agacement (pas envie d’assister en direct à des débats philosophiques menés sous forme de psychothérapie) puis à un regain d’intérêt, plus profond (les angoisses individuelles de Breuer ont une dimension universelle car essentielle).

 

    Une fois de plus, ce qui est mentionné sur le bandeau entourant le livre est à prendre avec des pincettes, car je n’ai rien trouvé de « drôle » dans ce qui y est représenté. Quant à la quatrième de couverture, qui laisse entendre qu’on va assister en direct live à la naissance de la psychanalyse, c’est un peu, à mon sens, exagéré. Je m’attendais de ce fait à un cas similaire à ceux analysés par Freud dans ses ouvrages (ceux-là, au moins, lus aussi en terminale, je m’en souviens… sans doute parce que je les avais, eux, compris, il faut savoir reconnaître ses limites), or on en est loin. De Freud, il est question au début du livre, parce que c’est un jeune collègue et ami de Breuer, avec lequel il a des échanges éclairants, mais ensuite il disparaît totalement et même si la thérapie de Breuer ouvre la voie à sa réflexion future, celle-ci n’en est qu’à ses prémisses.

 

    Au final, un ouvrage que je ne regrette pas d’avoir lu, pour deux raisons :

- le désarroi de Breuer et sa thérapie ainsi que leur incidence sur la personne de Nietzsche m’ont touchée 

- j’ai (enfin !) pu appréhender (c’est-à-dire comprendre !) quelques-uns des concepts de la pensée nietzschéenne !!!

 

 

"Et Nietzsche a pleuré", Irvin YALOM

Galaade Editions, 430 p

 


Commentaires

 

1. liliba  le 09-06-2008 à 22:51:10  (site)

Whaouuu ! ca, c'est du billet ! Bravo ! je ne sais pas si je lirais ce livre, mais te lire toi est un plaisir !

2. brize  le 10-06-2008 à 12:43:48  (site)

Liliba, avec un tel commentaire, sache que tu seras toujours la bienvenue "Sur mes brizées" !!!
Plus sérieusement, tu me rassures : je craignais que personne ne lise ce billet... car je reconnais qu'il est un peu long, mais je n'avais pas envie d'y faire des coupes !

3. sybilline  le 18-06-2008 à 20:00:22  (site)

Très bonne critique, Brize ! Personnellement, j'ai beaucoup aimé ce roman qui montre sans complaisance les travers et les erreurs de ces deux grands penseurs. Le plus remarquable Yalom est très certainement "Apprendre à mourir" une pure merveille d'intelligence et d'émotion

4. brize  le 19-06-2008 à 21:02:18  (site)

Merci Sybilline !
Je note pour le titre... mais pour plus tard, car c'est un genre de lecture assez particulier et je ne récidiverai pas dans l'immédiat.

5. eeguab  le 24-06-2008 à 12:04:58  (site)

J'ai adoré ce livre et l'ai déjà chroniqué.Je reviendrai vous lire.

6. brize  le 24-06-2008 à 13:35:42  (site)

A bientôt donc, Eeguab !

 
 
 
posté le 18/05/08

"XXe ciel.com"

  

 

Au commencement, il y a Anna Stern, psychanalyste de 99 ans, qui se souvient…

Et qui reçoit, sur son ordinateur, des mails d’un certain @nonymous, avec des photos. Des images de son passé, qui la poussent à s’y plonger, au soir de sa vie, encore et encore.

 

Lucienne, la jeune fille qui la côtoie dans le cadre de la thèse qu’elle prépare, est à son tour destinataire des mails d’@nonymous. Les anciens amis d’Anna aussi.

 

Et toujours et encore des photos. Des images déroutantes, avec des anges. Des images avec le frère d’Anna, Franck Stern, mort au combat en 1916. Présent pourtant sur d’autres photos, plus tard, bien plus tard. Et toujours et encore des anges…

 

Au fil de la mémoire d’Anna, une mémoire fluctuante, le passé défile sous nos yeux : les deux guerres mondiales, les camps de la mort, puis Woodstock, la lutte contre la guerre du Vietnam et la course aux étoiles et, tout à la fin, le 11 septembre.

Les souvenirs d’Anna croisent ceux des personnages qu’elle a connus, sa vision du passé n’est pas toujours la leur.

 

Au milieu de ces fragments d’histoires éclatés, recomposés, à la signification  incertaine basée sur l’interprétation de photos plus ou moins fiables, le lecteur déambule, un peu perdu, perplexe, mais surtout fasciné… 


Le dessin d’Yslaire contribue largement à cette fascination. Il s’affranchit du cadre de la BD classique, avec ses cases normées et ses bulles de texte. L’image prime, occupant s’il le faut la page entière ou la découpant de manière originale : il n’y a pas de règle mais une adaptation à la mouvance des bribes de récit. Le trait est appuyé, les couleurs sont denses, chaudes ou glaciales, par moments on dirait du fusain, souvent des tableaux. J’ai beaucoup aimé ce graphisme. 


« XXe ciel.com » est une série complexe, déstructurée, où l’on a par moments l’impression de piétiner un peu jusqu’à ce que des éléments nouveaux apparaissent au milieu de ce qu’on croyait déjà connaître. BD surprenante (avec sa fin alternative, sur les deux tomes 3), déroutante, elle décline à plaisir les ambiguïtés de notre réalité. 


« XXe ciel.com » intéressera (voire séduira, comme ce fut le cas pour moi) les amateurs de bandes dessinées qui n’hésitent pas à sortir des sentiers battus, pour un périple dans des contrées à la frontière de l’imaginaire et du réel, traversées des élans d’une utopie salvatrice dont le journal « Le XXe Ciel » se fait l’écho. 

 

 A découvrir (avec, en prime, le site :  http://www.xxeciel.com/force.php ) ! 


« XXe ciel.com » , Yslaire

tome 1 : Mémoires 98

tome 2 : Mémoires 99

tome 3 : Mémoires <19>00

tome 3 : Mémoires <20>00

éditions Les Humanoïdes Associés 

 


 
 
posté le 16/05/08

"Le treizième conte", un roman dans la lignée de "Jane Eyre"

   Une jeune femme, Margaret Lea, est invitée par un écrivain célèbre, Vida Winter, à s’installer chez elle pour rédiger sa biographie. Agée de plus de 70 ans, Vida Winter n’a, jusqu’à présent, dévoilé à qui l’interrogeait sur son passé que des éléments fantaisistes, racontant à chaque interview une nouvelle histoire fabriquée de toutes pièces.

   La demeure qu’elle occupe est vaste, silencieuse et mystérieuse. Quant à l’hôtesse des lieux, grande dame élégante et insolente, le lecteur, tout comme l’héroïne, se demande ce qui se cache derrière ses yeux étrangement transparents.

   Vida Winter commence donc le récit de son enfance et de son adolescence, qui va alimenter tout le roman. Parallèlement, Margaret procède à une série d’investigations visant à recouper les informations livrées par l’écrivain avec celles qu’elle recueille de son côté. En même temps, elle-même doit faire face à son propre passé. 

  Le roman alterne retours en arrière et séquences présentes tandis que le vrai visage de Vida Winter semble, peu à peu, se dessiner.

   Mais est-ce vraiment le sien ?

 

Si vous avez envie de lire un roman furieusement… romanesque, de retrouver le plaisir ressenti naguère avec « Jane Eyre » ou « Rebecca », alors « Le treizième conte » est pour vous !

On y retrouve quelques classiques du genre : manoir (hanté ?) habité par des enfants rétifs, surveillés par une domesticité bienveillante (dont la gouvernante, bien sûr), sentiments exacerbés de personnages hors du commun, passions et drames, secrets qui en cachent d’autres… auxquels s’ajoute le thème de la gémellité.

Diane Sutterfield est une conteuse de talent, au style agréable, qui sait tirer habilement les ficelles de son histoire et tenir son lecteur en haleine jusqu’au bout.

 

En même temps, dans une astucieuse mise en abyme, elle rend hommage au plaisir de la lecture (Margaret et Vida Winter sont des lectrices passionnées), en n’hésitant pas à adresser un clin d’œil complice au lecteur. J’en veux pour preuve ce passage, dont je ne peux m’empêcher de vous livrer les extraits suivants, tant je l’ai apprécié . Un docteur y  diagnostique, avec une lucidité remarquable, les maux de sa patiente et j’adore la prescription qu’il fait :

 

 (extrait)

« Le docteur Clifton vint me voir. Il m’ausculta et me posa des tas de questions.

« Insomnies ? Sommeil irrégulier ? Cauchemars ? »

Par trois fois, j’acquiesçai de la tête.

« C’est bien ce que je pensais. « Il prit un thermomètre et me demanda de me le mettre sous la langue, avant de se lever et d’aller à la fenêtre. « Et que lisez-vous ? »,  me demanda-t-il le dos tourné.

Avec le thermomètre dans la bouche, je pouvais difficilement répondre.

« Les Hauts de Hurlevent… vous avez lu ?

« – Hm-m…

« – Et Jane Eyre ?

« – Hm-m…

« – Raison et sentiment ?

« – Mm-m… »

Il se retourna et me regarda, l’air grave. « Et ces livres, je suppose que vous les avez lus plus d’une fois ? »

Je hochai la tête, et il fronça les sourcils.

« Lus et relus ? A de nombreuses reprises ? »

Nouveau hochement de tête. Et froncement de sourcils plus prononcé.

« Depuis l’enfance ? »

J’étais déconcertée par ses questions, mais le sérieux de son regard m’obligea à acquiescer une nouvelle fois.[…]

Il me retira le thermomètre de la bouche, croisa les bras, et rendit son diagnostic. « Vous souffrez du mal qui affecte généralement les femmes à l’imagination romanesque. Au nombre des symptômes, on peut citer les évanouissements, la fatigue, la perte d’appétit, la dépression. […] Toutefois, contrairement aux héroïnes de vos romans préférés, votre constitution n’a pas été affaiblie par les conditions de vie difficiles des siècles précédents. Pas de tuberculose, pas de polio dans l’enfance, pas d’environnement insalubre. Vous survivrez. »[…]

« Le traitement n’a rien de compliqué : mangez, reposez-vous et prenez ceci…, dit il en écrivant trois lignes sur son bloc, avant d’arracher la page et de la poser sur ma table de chevet, et la fatigue et la sensation de faiblesse auront disparu en quelques jours . »[…]

Arrivé à la porte, il me salua, et partit.

Je consultai l’ordonnance. D’une écriture vigoureuse, il avait écrit : Sir Arthur Conan Doyle, Les Aventures de Sherlock Homes, Prendre dix pages, deux fois par jour, jusqu’à épuisement du stock.  »  

 

Naviguant à contrecourant des modes, Diane Setterfield nous offre un roman intemporel, sensible et prenant : avis aux amateurs !

 

 

 

"Le treizième conte", Diane SETTERFIELD

éditions Plon , collection Feux Croisés

et éditions Pocket 

 


Commentaires

 

1. Mes Bettys  le 06-06-2008 à 09:39:39  (site)

Tiens , c'est justement le livre que je vais commencer Clin doeil
J'espère que j'aurais autant de plaisir qu'avec Jane Eyre (parce qu'avec Rebecca , ça s'est mal passé ). Le passage est très bien choisi pour donner envie de le lire!C'est agréable de retrouver des références à des livres qu'on a aimés!

2. brize  le 06-06-2008 à 13:01:15  (site)

Bon... alors on va surveiller ton blog, pour voir ce que tu auras pensé du bouquin (en espérant que ça se sera mieux passé qu'avec "Rebecca" !!!)!

3. Alwenn  le 05-09-2008 à 19:47:50  (site)

Oh, la, la ! Celui-là aussi me fait de l'oeil depuis longtemps ! Et ton billet finit de me convaincre !

4. brize  le 05-09-2008 à 20:38:17  (site)

Il n'y a plus qu'à espérer qu'il te plaira Sourire1 !

5. songes-litteraires  le 12-09-2008 à 11:21:57  (site)

Moi aussi il me tente vraiment, je le réserve dans un coin de ma tête^^

6. So  le 25-02-2009 à 15:13:03  (site)

j'attendaisle poche, maintenant je n'a plus d'excuses, surtout que les avis sont plutot favorables!

 
 
 
posté le 14/05/08

"Le Janitor" ou Les Dessous du Vatican

 

Imaginez un beau mec de 33 ans (hasard ?!), Vince, employé comme garde du corps au Vatican.

« L’Ange de Malte » entre tout de suite dans le vif du sujet en nous le  présentant en pleine action, dans une de ses missions de protection, à Malte.

Séquence d’exposition efficace, avec course-poursuite à la clé.

Puis retour au Vatican. Là, Vince accepte d’être promu « Janitor » (c’est classe, ça, « Janitor » !), c’est-à-dire qu’il a toujours l’air d’être un garde du corps basique, sauf qu’en fait il bosse pour les big chiefs du Vatican : il espionne surveille à leur profit les personnalités du sérail sur lesquelles ils ont des doutes (si c’est pas clair, c’est normal : ici, vous entrez dans le domaine opaque des ombres du Pouvoir !). Il y a douze Janitors et Vince va occuper la place de Trias, le troisième, qui vient de quitter le groupe.

La suite du tome 1 et le tome 2 embrayent sur la mission de surveillance que notre nouveau Janitor doit effectuer dans le cadre du forum de Davos.

A la fin du tome 2,  pseudo-pause : l’épisode Davos s’achève, mais le voile n’a pas été complètement levé sur l’origine de ce qui s’y est déroulé, ourdi par des puissances occultes.

 

Le graphisme de cette série est classique, la trame de l’histoire aussi, même si le contexte choisi possède une certaine originalité.

Cependant, l’auteur y a semé des indices permettant d’entrevoir une dimension plus ésotérique, qui devrait donner à cette série une couleur hors du commun.

BD sympa, donc, pour le moment sans plus, mais qui gagnera à être suivie, en espérant que ses développements lui permettront de passer dans la catégorie au-dessus.

 

"Le Janitor",  F. BOUCQ et Y.SENTE

tome 1 "L'Ange de Malte"

tome 2 "Week-end à Davos "

éditions Dargaud

 


 
 
posté le 13/05/08

"Cours ma jolie", Lisa UNGER

Ridley Jones, jeune journaliste pigiste, vit une existence sans histoire, jusqu'au jour où un inconnu lui envoie la photo d'une femme, à laquelle elle ressemble trait pour trait et de sa petite fille, accompagnée de ces mots : "Etes-vous ma fille ?"

Dès lors qu'elle entreprend de répondre à cette question, Ridley va s’aventurer sur un terrain dangereux où les certitudes passées et présentes se muent en autant de chausse-trappes. Ceux qui l'entourent sont-ils dignes de la confiance qu'elle leur accorde et, surtout, la vérité justifie-t-elle le prix à payer pour la connaître ? Autant de questions auxquelles notre héroïne devra répondre, au fil d'une quête qui se transforme rapidement en course-poursuite dont elle est la proie.

 

Avec une présentation comme celle que je viens de faire, vous vous dites sans doute que le bouquin est génial, que c'est le thriller qu'il vous fallait pour passer quelques soirées agréables, vautré dans votre chaise-longue ou votre canapé.

Malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances et le super thriller que j'aurais voulu pouvoir vous recommander chaudement pas au rendez-vous.

Certes, vous devriez passer un assez bon moment (comme ce fut le cas pour moi), mais sans plus. Parce que, même si on n'est pas un Sherlock Holmes en herbe, on a (très) vite fait de deviner en gros de quoi il retourne et les seules zones d'ombre sur lesquelles on attendait un éclaircissement du genre scoop final resteront, hélas, dans l'ombre (et ce n'est pas une négligence de l'auteur, qui le dit très explicitement)!

 

Au demeurant, la lecture est plaisante et rapide, on ne s'ennuie pas : ça se lit comme on regarde un film de série B (avec, en plus, le côté romance) sans surprise.

Mais quand même, j'attendais (et j'ai déjà lu) mieux !

 

"Cours ma jolie", Lisa UNGER

collection Pocket Thriller

 


Commentaires

 

1. levraoueg  le 08-06-2008 à 11:05:16  (site)

Ce devait être la lettre U de mon Challenge ABC 2008. Je ne regrette donc pas de l'avoir rayé de ma liste. Une intuition sans doute... En tous cas je découvre ton blog disco avec plaisir et repasserai certainement.

2. brize  le 08-06-2008 à 21:15:18  (site)

Tiens, c'est marrant, je n'avais pas pensé que la déco du blog pouvait paraître "disco" Sourire1!
En tout cas, bienvenue "Sur mes brizées"... et à bientôt !

 
 
 
posté le 13/05/08

Parenthèse "Quelques lectures d'avant blog" - FERMETURE-

Il est temps de fermer cette parenthèse consacrée à quelques unes de mes lectures d’avant blog.

 

 

 

            Retour aux lectures présentes !

 


 
 
posté le 11/05/08

"Next" : Michaël CRICHTON peut mieux faire !

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

                                       

 J’en suis à la page 160 (sur 474) et il serait temps que ça démarre, le best-seller (nom un peu présomptueux de la collection dans laquelle l’ouvrage est édité… et j’espérais bien avoir un best-seller entre les mains, sauf que là, je commence à douter !) !

Pour le moment, des tas de personnages dans tous les coins, avec pour seul point commun le fait qu’ils (ou ce qu’ils vivent) aient un lien avec la question génétique.Certes, cela permet à l’auteur d’aborder toutes les interrogations actuelles concernant la génétique (en plus, il rajoute quelques articles de journaux, plus un laïus in extenso d’un chercheur voulant à tout prix situer la recherche dans ce domaine du côté de Dieu).

Mais jusqu'à présent, c’est aussi palpitant que de regarder une brodeuse préparer tous ses fils : on attend qu’elle se mette à sa tapisserie, pour voir ce que ça va donner… Sauf que c’est un peu long, ce temps d’exposition avant l’action ! S’agirait de nouer les fils en une trame narrative, dont je n’aperçois même pas l’ébauche !!!

...

Ouf… J’ai fini !

Bon, quand même, la seconde moitié du livre ressemble davantage à un thriller, avec course poursuite de la fille avocate et de son fils, dont un « chasseur de primes » tente de récupérer les cellules, problèmes de vie en commun avec le chimpanzé transgénique, difficultés pour le perroquet Gérard (qui parle comme vous et moi) à se trouver une place …

On continue à avoir l’impression que ça part dans tous les sens, même s’il y a effectivement un/des fils directeurs concernant ces fameuses cellules convoitées, plus des fils annexes raccrochés par le biais des problématiques génétiques. 

Sous couvert de fiction, l’auteur a voulu nous faire réfléchir sur les aspects actuels, légaux en particulier, de la recherche génétique et de ses applications thérapeutiques + sociales, avec bien sûr tout le pan légal accompagnant l’ensemble (et la partie juridique occupe une place importante dans le livre… mais les Américains semblent aimer ça, si on en croit le succès des thrillers juridiques à la Grisham).

Le tout manque de liant et de finesse. A mon sens, ce n’est pas abouti. Avec un peu plus de travail, de peaufinage, l’auteur aurait pu s’arranger pour que la tension narrative présente dans la seconde partie existe déjà dans la première : l’exposition était décidément trop longue, avec trop de personnages qu’on avait à peine le temps de retenir qu’ils avaient déjà disparu.

Bonnes intentions… et certitude que, de toute façon, ça se vendrait : le nom de l’auteur + le thème. La preuve : j’ai acheté ! (mais j’ai une excuse : sur le thème des nanotechnologies, l’auteur avait concocté, avec « La proie », un thriller à mon avis beaucoup mieux ficelé). 


 "Next", Michaël CRICHTON

 Editions Robert Laffont

Collection « Best Sellers »

 


Commentaires

 

1. kp78  le 14-05-2008 à 13:43:41

J'ai passé un agréable moment avec ce livre même si l'histoire n'est qu'une succesion de situations et d'évenements avec comme seul lien une sociéte de recherche en génétique.L'histoire n'est qu'un prétexte pour faire un point sur l'ensemble des perspectives et développements que les découvertes et les progrés en matière de génétique peuvent engendrer. Et là j'ai trouvé cela passionnant. Selon les articles, on a froid dans le dos, on sourit franchement ou on se dit "là ce n'est pas possible" ,mais on ne peut être indifférent. Après ma lecture, j'ai surfer sur le web afin d'approfondir ce qui se disait dans ce livre. Finalement peu m'importe que l'histoire soit médiocre, ce livre donne l'occasion de se poser pas mal de questions sur l'éthique dans le domaine médical, la part de l'inné et de l'acquis....et bien d'autres sujets encore. Bref, j'ai bien aimé.

2. brize  le 14-05-2008 à 14:29:15  (site)

C'est vrai que le livre s'appuie sur des recherches documentaires fouillées. J'avais d'ailleurs vu peu après, sur Arte, un documentaire intitulé "L'homme aux cellules d'or " (de mémoire) où j'ai reconnu (mais là, on était dans le réel)un des personnages principaux du roman de Crichton.

 
 
 
posté le 10/05/08

"Wilt 1" : pas très classe... mais distrayant !

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

 Le genre : humour pas très haut placé (et qui ne plaira pas à tout le monde) !

 

Au début, j’ai été un peu surprise (voire choquée !) par le côté très graveleux de l’histoire. Mais à un moment donné, quand Wilt se fait accuser du meurtre de sa femme parce qu’il a jeté une poupée gonflable dans un chantier, la situation devient tellement absurde que j’ai littéralement éclaté de rire !

La suite est vraiment marrante, en particulier  la manière dont Wilt est capable de résister aux interrogatoires policiers parce qu’il a l’habitude de ses stagiaires  primaires » (Plombier 1 etc.) : son expérience de prof,  avec ce qu’il avait, jusque là, enduré, se transforme en un atout majeur !

 

A essayer ! (même si je reconnais qu'une fois cette lecture achevée, je n'ai pas eu envie, dans la foulée, de lire un autre livre du même auteur : faut pas abuser des bonnes choses !!!)

 

 

"Wilt 1", Tom SHARPE

éditions 10/18

 


Commentaires

 

1. SD49  le 11-07-2008 à 08:09:05

Je suis d'accord avec toi, trop vulgaire au début et assez marrant ensuite (surtout quand ils sortent la poupée du trou !!!!)

2. Cécile de Quoide9  le 27-08-2008 à 16:53:06  (site)

graveleux ?
Vulgaire ?
Hum... on n'a pas dû lire le même livre ou alors on ne donne pas le même sens aux mots...
(il faut dire que les 2 bouquinq que je trouve les plus vulgaires sont "La chute du British Museum" et "Thérapie" de David Lodge)

3. brize  le 27-08-2008 à 17:40:31  (site)

On laissera les lecteurs juges Sourire1 !

 
 
 
posté le 10/05/08

« Gaïa », thriller écologiste d’anticipation réussi !

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

« Gaïa », pour ceux qui l’ignoreraient, c’est l’esprit de la Terre.

Le titre m’a attirée : il m’a fait penser au film (pas au jeu, que je ne connais pas) « Final Fantasy », que j’aime bien. La couverture du livre est belle et interpelle efficacement le lecteur :

« L’homme n’a pas su respecter la Nature. A présent il n’y a plus aucune raison pour que la Nature respecte l’homme. »

  

Un petit coup d’œil à la quatrième de couverture et le cadre est posé : on va être dans l’anticipation sur le mode thriller écologiste, genre qui a le vent en poupe.

Je commence à lire.

Déception : y’a pas de style ! Enfin, c’est mon sentiment.

Je continue malgré tout et je fais bien, parce que l’histoire est prenante.

 

La Terre connaît un réchauffement climatique notable, en même temps que des éruptions solaires intempestives perturbent le fonctionnement des communications. S’ajoute à cela le déclenchement d’une épidémie meurtrière, qui apparaît simultanément sur différents points du globe, sans qu’on parvienne à en déterminer la cause. Bref, c’est la totale !

Un méchant milliardaire qui-déforeste-et-n’en-a-rien-à-faire-de-l’environnement (je caricature à dessein) va, au final (enfin, c’est ce qui apparaît dès le prologue, donc je ne déflore rien), se retrouver, en compagnie de quelques scientifiques écologistes et d’une poignée de militaires, dans un Paris transformé en jungle amazonienne surdimensionnée : je ne sais pas si vous voyez le topo, mais dans le genre spectaculaire, c’est pas mal !

Parce que ce à quoi j’ai pensé durant toute ma lecture, c’est que ça ferait un sacré film catastrophe, ce bouquin. Avec les traditionnelles scènes du genre, où les héros doivent affronter des dangers pas possibles, un suspense qui va crescendo, sans qu’on sache, jusqu’à la fin, où l’auteur va bien pouvoir nous mener.

 

Bilan : un bon livre d’aventure, qui incite à la réflexion environnementale, évidemment, mais pas au détriment du plaisir du lecteur.

 

 

"Gaïa", Yannick Monget

France Europe Editions

 


Commentaires

 

1. kp78  le 19-05-2008 à 08:28:05

J'ai également aimé ce livre. On passe un bon moment. L'action ne retombe pas.
C'est vrai qu'on pense à une adaptation cinématograqphique, notamment pour voir Paris se transformer.

2. calepin  le 30-05-2008 à 08:58:49  (site)

A ne pas confondre, comme je l'ai d'abord fait, avec "la théorie Gaïa" de Maxime Chattam... (à priori thriller écologique également)

 
 
 
posté le 10/05/08

"Le Club Jane Austen"

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

 

   Cinq femmes et un homme (de 25 à 67 ans) se réunissent régulièrement pour discuter de leur passion commune : les ouvrages de Jane Austen.Le récit des discussions suscitées par l'analyse de divers personnages des romans alterne avec des aperçus sur des épisodes de la vie des différents membres du club.

On apprend ainsi, au fur et à mesure, à les connaître.Le style est pétillant, les anecdotes sont savoureuses, tristes, drôles ou tendres. Il y a un petit fil narrateur, sans plus. Mais cela n’empêche pas que le roman se lit très agréablement !

 

A noter, ce qui n’est pas signalé dans la présentation de l’ouvrage, la présence à la fin du livre d’un résumé des œuvres de Jane Austen, bien utile.

 

 

"Le club Jane Austen", Karen-Joy FOWLER

Editions Quai Voltaire

puis Gallimard/Folio

 


Commentaires

 

1. sentinelle  le 29-05-2008 à 21:41:14  (site)

J'ai bien aimé également ce roman, une très agréable friandise à consommer sans modération :-)

2. Galate2  le 01-06-2008 à 16:18:09  (site)

Je pourrais faire partie de ce club!

3. brize  le 01-06-2008 à 18:09:39  (site)

Moi, je ne pense pas, car je n'ai lu que "Orgueil et préjugés" et "Emma" (celui-ci ne m'avait d'ailleurs pas trop plu), donc je n'ai pas autant de connaissances concernant les oeuvres de l'auteur que toi et les membres du club !

 
 
 
 

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