posté le 28/05/08

"Darkhouse", Alex BARCLAY

  « Quand une filature de routine se solde par les deux meurtres les plus atroces de sa carrière, l’inspecteur Joe Lucchesi quitte la police de New York et s’installe, avec femme et enfant, dans un village paisible au sud-est de l’Irlande.Ils sont heureux, ils sont à l’abri.

Mais ils sont sur le point de vivre un cauchemar plus terrifiant que tous ceux qu’ils ont laissés derrière eux : Katie, l’amie de leur fils, est retrouvée morte dans les bois qui bordent leur maison. Tourmenté par les rumeurs qui circulent au sujet de sa famille, Joe se lance dans une enquête solitaire, dangereuse, à l’issue incertaine. Car son fils lui ment. Sa femme lui ment. Et un tueur l'attend au tournant."

 

(extrait de la 4ème de couverture)  


J’ai volontairement repris  la 4ème de couverture pour que vous puissiez mesurer mon degré d’attente en ouvrant ce thriller (en plus, c’est suivi d’extraits d’articles de presse qui sont autant d’éloges dithyrambiques sur l’auteur et son roman) !

Bilan : pas mal, bien rythmé, surtout sur les 100 dernières pages, mais sans réelle surprise, sauf pour un point, bien vu (et qui justifie une partie des retours en arrière).

Mais :

- les mensonges de la femme et du fils ne sont pas aussi importants que la présentation le laisse croire

- on n’échappe pas, une fois de plus, au dangereux psychopathe, qu’on peut considérer soit comme un incontournable dans le domaine des polars actuels, soit comme une facilité pour les auteurs. Personnellement, c’est pas trop mon truc, donc j’ai été un peu déçue

Pour ceux qui aimeront, je viens de voir qu’il y avait une suite, mais pas encore traduite en français.

 

 Comme cela fait trois fois, depuis le démarrage de ce blog, que je vous présente des lectures policières sans me montrer spécialement emballée, je vais consacrer mon prochain article à évoquer les romans de cette catégorie qui m’ont plu… histoire de vous prouver que, mais non, je ne suis pas si difficile que ça !   

 

« Darkhouse », Alex BARCLAY

Editions Michel Lafon, 369 p

et Editions J’ai lu, collection « Thriller » 

 


 
 
posté le 26/05/08

"La formule préférée du professeur", roman zen

  Une jeune femme est embauchée comme aide-ménagère auprès d’un homme de 64 ans, ancien mathématicien dont la mémoire a cessé de fonctionner normalement depuis son accident, 15 ans plus tôt : il n’a rien oublié de ce qui s’est passé avant mais, maintenant, il ne se peut se souvenir que des 80 dernières minutes écoulées.

L’histoire se déroule au Japon. La narratrice, cette jeune femme, se remémore avec nostalgie sa rencontre avec ce drôle de personnage sans allure mais transfiguré dès lors qu’il parle des chiffres.

Elle raconte le quotidien en sa compagnie et la place qu’y occupa son fils de 10 ans, immédiatement adopté par celui qu’ils appelaient « le professeur ». 

 

C’est un roman où il ne se passe pas grand-chose, même s’il est  ponctué de quelques péripéties, et pourtant je suis immédiatement tombée sous le charme de cette narration fluide, apte à saisir l’intensité de petits riens, la plénitude des moments vécus et l’extrême humanité des personnages. 

 

Les chiffres y tiennent un rôle de premier plan, comme dans la vie du professeur. Celui-ci dispose en effet d’une capacité hors du commun, celle de faire partager sa passion aux autres car lorsqu’il parle de chiffres, il est passionnant (bon, d’accord, je reconnais qu’il m’est arrivé d’abréger la lecture de certains passages un peu techniques !). 

 

Par ailleurs, les descriptions de lieux et de scènes de tous les jours parsemant le livre sont autant de petites pièces aussi évocatrices que des haïkus, qui conduisent le lecteur à appréhender de l’intérieur ce qui est présenté.

 

Enfin, les anecdotes évoquées par la narratrice, dans l’absolu sans importance (une visite chez le dentiste, la préparation d’un repas d’anniversaire, la participation à un match de base-ball…), ont une résonance majeure dans la mesure où elles sont vécues intensément par les divers protagonistes.

 

 « La formule préférée du professeur », roman empreint d’une ineffable tendresse pour les personnages qu’il met en scène, est un livre agréable et apaisant que j’ai lu avec plaisir (bien qu’il manifeste, à mon sens, un goût un peu trop prononcé pour le base-ball !).

A recommander à ceux qui souhaitent lire quelque chose de « zen ».

 

N.B :

- L’ouvrage a reçu « le prix de la société des mathématiques pour avoir révélé au lecteur la beauté de cette discipline » (4ème de couverture)

- C’est le premier livre d’OGAWA (Japon) que je lis. « La marche de Mina », paru en France cette année, a l’air dans la même veine. Ce n’est pas le cas pour d’autres livres de l’auteure (vus en bibliothèque) qui paraissent beaucoup plus sombres, voire glauques… S’agirait-il de son « côté obscur » ?  

 

« La formule préférée du professeur », Yoko OGAWA

Editons Actes Sud (247 p) 
 


Commentaires

 

1. aurore  le 27-05-2008 à 17:17:28

Tres bon ANNIVERSAIRE !!! gros bisous

2. brize  le 27-05-2008 à 18:23:18  (site)

Merci Aurore !

3. sentinelle  le 29-05-2008 à 22:10:37  (site)

Un roman qui me tente depuis des semaines... à suivre donc Clin doeil

4. Solen  le 30-05-2008 à 22:25:36

Je me retrouve dans tes lectures dis donc! J'avais adoré "une parfaite chambre de malade", plus que celui-ci.

5. brize  le 31-05-2008 à 09:19:14  (site)

Je note !

6. SD49  le 31-05-2008 à 09:20:28

Je viens de finir ce livre qui m'a plu.
Le professeur est vraiment attachant, c'est une belle histoire effectivement assez zen ("calme" comme dit le professeur)
Je ne suis pas sure de me souvenir de toutes les démonstrations mathématiques !!!!!

7. brize  le 31-05-2008 à 09:49:33  (site)

Et tu n'es pas la seule Clin doeil1!
Mais il reste un sentiment global de "beauté" des mathématiques et je comprends pourquoi ce livre a reçu un prix dans le domaine.

 
 
 
posté le 24/05/08

"Les monades urbaines" ou Le Meilleur des Mondes version SILVERBERG

 

La Terre, année 2381.

La population s’élève maintenant à 75 milliards d’habitants, vivant dans des monades, gigantesques tours de 3000 mètres de hauteur. Chacune est divisée en strates, correspondant à des classes sociales (les dirigeants dans les étages du haut, bien sûr !) et portant le nom d’anciennes villes du monde.

L’existence tourne autour d’une croyance fondamentale, d’ordre religieux : les humains doivent croître et se multiplier. Les familles ont donc beaucoup d’enfants dans le cadre d’une vie sexuelle totalement libérée puisque, même si les couples existent, il n’y a aucun frein aux multiples relations hors union.

Dans cet univers clos des monades, l’homme, en paix avec lui-même et avec les autres, semble totalement heureux, absolument non désireux de se risquer à l’extérieur de sa propre ville et encore moins hors les murs.

 

Le premier chapitre décrit la visite d’un étranger, un « sociocomputer » de Vénus, en mission dans la monade 116, qu’il découvre en même temps que nous : appartements à la surface et aux mobiliers réduits, vie en promiscuité dans une totale impudeur, le tout légitimé par la nécessité d’utiliser au mieux l’espace disponible. Intrigué, voire choqué, le sociocomputer découvre ces pratiques, mais il n’est pas au bout de ses surprises…

 

Au fil du roman (dont une partie était, à l’origine, des nouvelles), l’auteur promène sa caméra dans les différents étages de la monade 116. En même temps qu’on appréhende mieux son fonctionnement, on fait ainsi la connaissance de divers personnages, qui vont ensuite se croiser.

Exceptionnellement, il peut arriver à certains d’entre eux de ressentir des difficultés à continuer à vivre dans la monade, ce meilleur des mondes…

 

Le tableau brossé par Silverger est impressionnant, dans son étude socio-psychologique du comportement humain en milieu clos. Il y fait d’ailleurs la part belle à l’aspect relations sexuelles, la liberté dans ce domaine engendrant l’absence de jalousie, garante de l’harmonie.

Le revers de la médaille apparaît pourtant dès le premier chapitre et la suite ne fera que confirmer ce que le lecteur pressentait : le prix à payer pour maintenir cette quiétude est élevé.

 

« Les monades urbaines » est le portrait glaçant d’une humanité confinée et maintenue dans une béatitude prolifique.

A cet égard, le style d’écriture utilisé par Silverberg est remarquable. Présent de l’indicatif, phrases courtes, narration relativement atone : les mots semblent à l’image de la vie dans les monades, lisse et apparemment sans surprise.

 

Ce livre m’a plu (même si la liberté sexuelle favorise plutôt les hommes, autorisés aux pérégrinations nocturnes… tandis que la femme reste chez elle !). Je suis contente de l’avoir lu, car c’est un classique de la science-fiction, paru en 1974, qui pose des questions originales et intéressantes.

Cependant, je suis restée sur ma faim pour tout ce qui concerne le contexte. Ainsi, il n’a pas été répondu à mes interrogations concernant les conditions d’émergence des monades et de cette nouvelle religion nataliste a priori fort peu rationnelle. De même, l’auteur n’explique pas pourquoi, conjointement aux monades, il continue d’exister des sociétés humaines à l’agencement différent, sur Terre ou sur Vénus. Sans doute s’agissait-il d’une volonté de l’auteur, qui tenait seulement à se focaliser sur les monades en elles-mêmes.

 

"Les monades urbaines", Robert Silverberg

éditons du Livre de poche, collection Science-fiction 

 


Commentaires

 

1. pom'  le 29-05-2008 à 17:21:32  (site)

je suis une fan de SF, il faut que je decouvre cet auteur, je dois avois un de ces livres dans ma gigantesque PAL.

2. brize  le 29-05-2008 à 18:45:59  (site)

Super : une fan de SF ! Y'a de l'échange de titres dans l'air !

3. Amanyte  le 03-11-2008 à 20:49:28  (site)

J'ai adoré cet auteur quand je dévorais la SF, à découvrir aussi un roman fabuleux "Les Ailes de la nuit" ... merci de nous faire découvrir des tas de lectures ...

4. brize  le 04-11-2008 à 10:06:36  (site)

et merci, Amanyte, pour cette nouvelle piste de lecture Sourire1 !

5. gruikman  le 21-12-2010 à 00:35:25  (site)

Très bon livre je suis d'accord Clin doeil
Es-tu sûre que seuls les hommes peuvent se promener la nuit? Moi qui suis un homme, je ne me suis pas dit que ça ne pouvait pas fonctionner des 2 côtés... je dois être déformé Clin doeil.
Concernant le contexte, je trouve qu'il en dit pas mal tout de même et je m'imaginais assez une évolution progressive de l'humanité terrienne à cause de son choix assumé de se multiplier sans fin. Toute la société est construite autour de cette idée. Je n'ai pas eu besoin de plus. Et puis le style est remarquable mais il faudrait que je le lise en anglais pour mieux me rendre compte!

 
 
 
posté le 22/05/08

"Total souk pour Nic Oumouk", ou la banlieue vue par Larcenet

 La BD s’ouvre sur l’intervention d’« Edukator », superhéros de l’orthographe, qui surprend notre jeune héros, Nic Oumouk, fine fleur de la banlieue, en train de taguer « La police c’est des crétin ». Je vous laisse découvrir la suite… !

Après cet épisode de trois pages, avec chute très marrante, on poursuit à l’avenant en découvrant les démêlés du sympathique Nic avec une bande de méchants racketteurs, qu’il décide ensuite de rejoindre pour ne plus (croit-il) être leur victime. Mais comme le dit Nic lui-même : « Comment que c’est dur, la vie de délinquant, je ne sais pas si je pourrai faire carrière… ».

 

 Manu Larcenet épingle avec humour les vicissitudes du quotidien d’un ado de banlieue (enfant d’immigrés dont le père est parti construire une autoroute en "Finlandalousie", dixit sa mère, il y a cinq ans). Le trait est incisif (le verbe aussi !), les dessins, à la limite de la caricature, croquent les personnages avec bonheur, les anecdotes s’enchaînent habilement et le lecteur est curieux de voir comment Nic va réussir à échapper aux griffes de ses harceleurs !

 

 (merci à la sympathique bibliothécaire qui m’a conseillé cette BD, vers laquelle je ne serais pas allée… parce que le graphisme me rebutait, alors qu’il s’adapte parfaitement à l’histoire !) 

 

« Total souk pour Nic Oumouk », Manu LARCENET

Editions Dargaud, collection Poisson Pilote

 


Commentaires

 

1. petitehaibane  le 04-06-2008 à 17:16:48

Vraiment très sympathique ton blog...on a pas mal de lecture en commun.
Si tu as aimé M. Larcenet je te recommande Le Combat Ordinaire ou le Retour à la terre!

2. brize  le 04-06-2008 à 18:01:57  (site)

Bienvenue Sur mes brizées, Petitehaibane ! Pour Larcenet, il faut que j'arrive à récupérer à la bibliothèque les tomes 1 des séries dont tu me parles(qui sortent beaucoup)!

 
 
 
posté le 20/05/08

"Et Nietzsche a pleuré"

   Vienne, 1882. Une jeune femme énergique et séduisante, Lou Salomé, sollicite vivement le docteur Breuer, praticien émérite, pour qu’il vienne en aide à son ami philosophe (méconnu) Nietzsche. Celui-ci est depuis longtemps malade et les soins qu’il a reçus n’ont jamais été efficaces. Surtout, il est maintenant en proie à un désespoir suicidaire depuis que Lou l’a, selon lui, trahi au profit de leur ami commun, Paul Rée. Lou Salomé demande à Breuer de soigner ce désespoir.

  Breuer accepte cette mission, alors même qu’il lui faudra cacher l’objet précis de son intervention à Nietzsche, dont les penchants misanthropes ne sauraient s’accommoder de l’idée qu’on lui vienne en aide en s’immisçant dans sa vie privée.

  Dirigé par ses amis vers Breuer, Nietzsche rencontre donc le médecin.

  A la suite d’une série d’entrevues denses (voire tendues), Nietzsche accepte d’être le patient de Breuer parce que celui-ci lui demande, en échange, de l’aider, en tant que philosophe, à soigner son propre désespoir. Breuer compte sur ce stratagème pour obliger Nietzsche, au fil du temps, à se livrer.

  Mais c’est lui-même qui finit par se prendre à son propre piège…  

 

    "Et Nietzsche a pleuré", même s’il s’appuie sur des personnages ayant existé, est une fiction : Breuer n’a jamais soigné Nietzsche. On doit ce roman à un psychiatre américain, Irvin Yalom, auteur de nombreux essais… et dont je n’avais, jusque là, jamais entendu parler (je vous dirai plus loin dans quelles circonstances j’ai emprunté ce livre).  

 

    Ce roman aura décidément suscité en moi, au fil de sa lecture, une série de réactions assez contrastées !

    Dans un premier temps, j’ai trouvé intéressante cette plongée dans la Vienne de la fin du XIXème siècle, avec en toile de fond (mais ils sont seulement cités) des personnages illustres comme Wagner, Brahms, Wittgenstein etc. On pressent l’activité intellectuelle qui était celle de la ville à cette époque, mais c’est juste un contexte puisque l’auteur se focalise d’emblée sur la vie d’un médecin viennois (nanti).

On apprend donc tout sur l’organisation et le déroulement de sa journée et de sa semaine (y compris des détails concernant les plats et desserts viennois, soit l’auteur est gourmand, soit c’est moi (euh ! oui, c’est vrai… !), mais j’ai trouvé qu’il y en avait pas mal, en tout cas je les ai notés !). Bon, pourquoi pas, même si on n’a pas emprunté le bouquin dans le but de lire un ouvrage sur « La vie d’un médecin à Vienne au 19ème siècle ». Au fait, je vous ai épargné quelques détails cliniques sur des cas rencontrés (moins appétissants que les détails culinaires !). Tout en posant ce cadre, l’auteur démarre cependant rapidement l’action (si on peut appeler ça une action), puisque l’arrivée de Lou Salomé (là encore, un nom célèbre… ) intervient conjointement.


    Commencent alors les entrevues Breuer/Nietzsche, qui représentent le cœur de l’ouvrage.

    Parce qu’on pourrait, sans exagérer, dire qu’il s’agit d’un livre d’entretiens.

    Entretiens entre un malade et un médecin (et là, aucun des symptômes de Nietzsche ne nous est épargné, on a droit à une longue description clinique), puis entre un médecin qui cherche à « piéger » son patient (le convaincre de se faire soigner dans une clinique pour ses maux, alors qu’il vise à lui faire effectuer une « cure de la parole » pour traiter son désespoir) et un patient-philosophe qui ne s’en laisse pas conter. Entretiens, plus loin, entre un philosophe qui joue les psychothérapeutes et un médecin qui joue les patients (et qui, finalement, le devient) etc. 

     Ces entretiens sont intellectuellement très stimulants pour le lecteur, spectateur aux premières loges d’une joute verbale de haute volée, où les concepts manipulés ne sont rien moins que ceux avancés par Nietzsche dans ses écrits (et mes souvenirs de cours de philo en terminale se réduisant au quasi-néant, je me rappelais avoir dû acquérir certaines de ses œuvres… qui ont depuis cédé la place, dans ma bibliothèque, à des livres qui m’avaient davantage plu, il faut bien l’avouer… et surtout que j’avais, eux, compris, si je dois être honnête avec moi-même !).


    Il est d’ailleurs beaucoup question d’honnêteté avec soi-même, au fil des entrevues Breuer/Nietzsche. Et c’est ce qui m’a, in fine, permis de trouver à ce livre un intérêt plus grand.

    Alors que je commençais à croire, en effet, que l’auteur s’était borné à convertir en dialogues une démonstration qu’il voulait faire (plutôt que d’écrire un essai), alors donc que je m’estimais trompée sur la marchandise (j’avais pris un roman, quoi, pas un essai ! mais peut-être qu’il faut éviter de tout compartimenter comme je le fais…), j’ai pris conscience de la dimension humaine emblématique qu’acquerrait Breuer (humain, trop humain, pour reprendre les mots de Nietzsche) et plus il cheminait, ce médecin viennois en proie à un désespoir existentiel, plus je comprenais sa situation, plus je compatissais (au sens étymologique de « souffrir avec »).


    Et voilà, c’était gagné pour l’auteur (mais à l’arraché, car le livre était déjà bien entamé et je l’aurais peut-être laissé tomber s’il n’avait pas été un « coup de cœur » de la bibliothèque + rendu par sa précédente lectrice, devant moi, avec une tonne d’éloges… raisons pour lesquelles je l’avais pris), donc, disais-je, c’était gagné pour l’auteur : empathie + tension narrative (que va-t-il arriver à ce pauvre médecin viennois englué dans une vie bourgeoise qu’il pense ne pas avoir choisie ?).

 

    C’est ainsi que j’ai achevé le livre sur les chapeaux de roues, en étant passée de l’intérêt initial (concept original) à l’agacement (pas envie d’assister en direct à des débats philosophiques menés sous forme de psychothérapie) puis à un regain d’intérêt, plus profond (les angoisses individuelles de Breuer ont une dimension universelle car essentielle).

 

    Une fois de plus, ce qui est mentionné sur le bandeau entourant le livre est à prendre avec des pincettes, car je n’ai rien trouvé de « drôle » dans ce qui y est représenté. Quant à la quatrième de couverture, qui laisse entendre qu’on va assister en direct live à la naissance de la psychanalyse, c’est un peu, à mon sens, exagéré. Je m’attendais de ce fait à un cas similaire à ceux analysés par Freud dans ses ouvrages (ceux-là, au moins, lus aussi en terminale, je m’en souviens… sans doute parce que je les avais, eux, compris, il faut savoir reconnaître ses limites), or on en est loin. De Freud, il est question au début du livre, parce que c’est un jeune collègue et ami de Breuer, avec lequel il a des échanges éclairants, mais ensuite il disparaît totalement et même si la thérapie de Breuer ouvre la voie à sa réflexion future, celle-ci n’en est qu’à ses prémisses.

 

    Au final, un ouvrage que je ne regrette pas d’avoir lu, pour deux raisons :

- le désarroi de Breuer et sa thérapie ainsi que leur incidence sur la personne de Nietzsche m’ont touchée 

- j’ai (enfin !) pu appréhender (c’est-à-dire comprendre !) quelques-uns des concepts de la pensée nietzschéenne !!!

 

 

"Et Nietzsche a pleuré", Irvin YALOM

Galaade Editions, 430 p

 


Commentaires

 

1. liliba  le 09-06-2008 à 22:51:10  (site)

Whaouuu ! ca, c'est du billet ! Bravo ! je ne sais pas si je lirais ce livre, mais te lire toi est un plaisir !

2. brize  le 10-06-2008 à 12:43:48  (site)

Liliba, avec un tel commentaire, sache que tu seras toujours la bienvenue "Sur mes brizées" !!!
Plus sérieusement, tu me rassures : je craignais que personne ne lise ce billet... car je reconnais qu'il est un peu long, mais je n'avais pas envie d'y faire des coupes !

3. sybilline  le 18-06-2008 à 20:00:22  (site)

Très bonne critique, Brize ! Personnellement, j'ai beaucoup aimé ce roman qui montre sans complaisance les travers et les erreurs de ces deux grands penseurs. Le plus remarquable Yalom est très certainement "Apprendre à mourir" une pure merveille d'intelligence et d'émotion

4. brize  le 19-06-2008 à 21:02:18  (site)

Merci Sybilline !
Je note pour le titre... mais pour plus tard, car c'est un genre de lecture assez particulier et je ne récidiverai pas dans l'immédiat.

5. eeguab  le 24-06-2008 à 12:04:58  (site)

J'ai adoré ce livre et l'ai déjà chroniqué.Je reviendrai vous lire.

6. brize  le 24-06-2008 à 13:35:42  (site)

A bientôt donc, Eeguab !

 
 
 
posté le 18/05/08

"XXe ciel.com"

  

 

Au commencement, il y a Anna Stern, psychanalyste de 99 ans, qui se souvient…

Et qui reçoit, sur son ordinateur, des mails d’un certain @nonymous, avec des photos. Des images de son passé, qui la poussent à s’y plonger, au soir de sa vie, encore et encore.

 

Lucienne, la jeune fille qui la côtoie dans le cadre de la thèse qu’elle prépare, est à son tour destinataire des mails d’@nonymous. Les anciens amis d’Anna aussi.

 

Et toujours et encore des photos. Des images déroutantes, avec des anges. Des images avec le frère d’Anna, Franck Stern, mort au combat en 1916. Présent pourtant sur d’autres photos, plus tard, bien plus tard. Et toujours et encore des anges…

 

Au fil de la mémoire d’Anna, une mémoire fluctuante, le passé défile sous nos yeux : les deux guerres mondiales, les camps de la mort, puis Woodstock, la lutte contre la guerre du Vietnam et la course aux étoiles et, tout à la fin, le 11 septembre.

Les souvenirs d’Anna croisent ceux des personnages qu’elle a connus, sa vision du passé n’est pas toujours la leur.

 

Au milieu de ces fragments d’histoires éclatés, recomposés, à la signification  incertaine basée sur l’interprétation de photos plus ou moins fiables, le lecteur déambule, un peu perdu, perplexe, mais surtout fasciné… 


Le dessin d’Yslaire contribue largement à cette fascination. Il s’affranchit du cadre de la BD classique, avec ses cases normées et ses bulles de texte. L’image prime, occupant s’il le faut la page entière ou la découpant de manière originale : il n’y a pas de règle mais une adaptation à la mouvance des bribes de récit. Le trait est appuyé, les couleurs sont denses, chaudes ou glaciales, par moments on dirait du fusain, souvent des tableaux. J’ai beaucoup aimé ce graphisme. 


« XXe ciel.com » est une série complexe, déstructurée, où l’on a par moments l’impression de piétiner un peu jusqu’à ce que des éléments nouveaux apparaissent au milieu de ce qu’on croyait déjà connaître. BD surprenante (avec sa fin alternative, sur les deux tomes 3), déroutante, elle décline à plaisir les ambiguïtés de notre réalité. 


« XXe ciel.com » intéressera (voire séduira, comme ce fut le cas pour moi) les amateurs de bandes dessinées qui n’hésitent pas à sortir des sentiers battus, pour un périple dans des contrées à la frontière de l’imaginaire et du réel, traversées des élans d’une utopie salvatrice dont le journal « Le XXe Ciel » se fait l’écho. 

 

 A découvrir (avec, en prime, le site :  http://www.xxeciel.com/force.php ) ! 


« XXe ciel.com » , Yslaire

tome 1 : Mémoires 98

tome 2 : Mémoires 99

tome 3 : Mémoires <19>00

tome 3 : Mémoires <20>00

éditions Les Humanoïdes Associés 

 


 
 
posté le 16/05/08

"Le treizième conte", un roman dans la lignée de "Jane Eyre"

   Une jeune femme, Margaret Lea, est invitée par un écrivain célèbre, Vida Winter, à s’installer chez elle pour rédiger sa biographie. Agée de plus de 70 ans, Vida Winter n’a, jusqu’à présent, dévoilé à qui l’interrogeait sur son passé que des éléments fantaisistes, racontant à chaque interview une nouvelle histoire fabriquée de toutes pièces.

   La demeure qu’elle occupe est vaste, silencieuse et mystérieuse. Quant à l’hôtesse des lieux, grande dame élégante et insolente, le lecteur, tout comme l’héroïne, se demande ce qui se cache derrière ses yeux étrangement transparents.

   Vida Winter commence donc le récit de son enfance et de son adolescence, qui va alimenter tout le roman. Parallèlement, Margaret procède à une série d’investigations visant à recouper les informations livrées par l’écrivain avec celles qu’elle recueille de son côté. En même temps, elle-même doit faire face à son propre passé. 

  Le roman alterne retours en arrière et séquences présentes tandis que le vrai visage de Vida Winter semble, peu à peu, se dessiner.

   Mais est-ce vraiment le sien ?

 

Si vous avez envie de lire un roman furieusement… romanesque, de retrouver le plaisir ressenti naguère avec « Jane Eyre » ou « Rebecca », alors « Le treizième conte » est pour vous !

On y retrouve quelques classiques du genre : manoir (hanté ?) habité par des enfants rétifs, surveillés par une domesticité bienveillante (dont la gouvernante, bien sûr), sentiments exacerbés de personnages hors du commun, passions et drames, secrets qui en cachent d’autres… auxquels s’ajoute le thème de la gémellité.

Diane Sutterfield est une conteuse de talent, au style agréable, qui sait tirer habilement les ficelles de son histoire et tenir son lecteur en haleine jusqu’au bout.

 

En même temps, dans une astucieuse mise en abyme, elle rend hommage au plaisir de la lecture (Margaret et Vida Winter sont des lectrices passionnées), en n’hésitant pas à adresser un clin d’œil complice au lecteur. J’en veux pour preuve ce passage, dont je ne peux m’empêcher de vous livrer les extraits suivants, tant je l’ai apprécié . Un docteur y  diagnostique, avec une lucidité remarquable, les maux de sa patiente et j’adore la prescription qu’il fait :

 

 (extrait)

« Le docteur Clifton vint me voir. Il m’ausculta et me posa des tas de questions.

« Insomnies ? Sommeil irrégulier ? Cauchemars ? »

Par trois fois, j’acquiesçai de la tête.

« C’est bien ce que je pensais. « Il prit un thermomètre et me demanda de me le mettre sous la langue, avant de se lever et d’aller à la fenêtre. « Et que lisez-vous ? »,  me demanda-t-il le dos tourné.

Avec le thermomètre dans la bouche, je pouvais difficilement répondre.

« Les Hauts de Hurlevent… vous avez lu ?

« – Hm-m…

« – Et Jane Eyre ?

« – Hm-m…

« – Raison et sentiment ?

« – Mm-m… »

Il se retourna et me regarda, l’air grave. « Et ces livres, je suppose que vous les avez lus plus d’une fois ? »

Je hochai la tête, et il fronça les sourcils.

« Lus et relus ? A de nombreuses reprises ? »

Nouveau hochement de tête. Et froncement de sourcils plus prononcé.

« Depuis l’enfance ? »

J’étais déconcertée par ses questions, mais le sérieux de son regard m’obligea à acquiescer une nouvelle fois.[…]

Il me retira le thermomètre de la bouche, croisa les bras, et rendit son diagnostic. « Vous souffrez du mal qui affecte généralement les femmes à l’imagination romanesque. Au nombre des symptômes, on peut citer les évanouissements, la fatigue, la perte d’appétit, la dépression. […] Toutefois, contrairement aux héroïnes de vos romans préférés, votre constitution n’a pas été affaiblie par les conditions de vie difficiles des siècles précédents. Pas de tuberculose, pas de polio dans l’enfance, pas d’environnement insalubre. Vous survivrez. »[…]

« Le traitement n’a rien de compliqué : mangez, reposez-vous et prenez ceci…, dit il en écrivant trois lignes sur son bloc, avant d’arracher la page et de la poser sur ma table de chevet, et la fatigue et la sensation de faiblesse auront disparu en quelques jours . »[…]

Arrivé à la porte, il me salua, et partit.

Je consultai l’ordonnance. D’une écriture vigoureuse, il avait écrit : Sir Arthur Conan Doyle, Les Aventures de Sherlock Homes, Prendre dix pages, deux fois par jour, jusqu’à épuisement du stock.  »  

 

Naviguant à contrecourant des modes, Diane Setterfield nous offre un roman intemporel, sensible et prenant : avis aux amateurs !

 

 

 

"Le treizième conte", Diane SETTERFIELD

éditions Plon , collection Feux Croisés

et éditions Pocket 

 


Commentaires

 

1. Mes Bettys  le 06-06-2008 à 09:39:39  (site)

Tiens , c'est justement le livre que je vais commencer Clin doeil
J'espère que j'aurais autant de plaisir qu'avec Jane Eyre (parce qu'avec Rebecca , ça s'est mal passé ). Le passage est très bien choisi pour donner envie de le lire!C'est agréable de retrouver des références à des livres qu'on a aimés!

2. brize  le 06-06-2008 à 13:01:15  (site)

Bon... alors on va surveiller ton blog, pour voir ce que tu auras pensé du bouquin (en espérant que ça se sera mieux passé qu'avec "Rebecca" !!!)!

3. Alwenn  le 05-09-2008 à 19:47:50  (site)

Oh, la, la ! Celui-là aussi me fait de l'oeil depuis longtemps ! Et ton billet finit de me convaincre !

4. brize  le 05-09-2008 à 20:38:17  (site)

Il n'y a plus qu'à espérer qu'il te plaira Sourire1 !

5. songes-litteraires  le 12-09-2008 à 11:21:57  (site)

Moi aussi il me tente vraiment, je le réserve dans un coin de ma tête^^

6. So  le 25-02-2009 à 15:13:03  (site)

j'attendaisle poche, maintenant je n'a plus d'excuses, surtout que les avis sont plutot favorables!

7. kp78  le 24-08-2010 à 12:08:35

J'ai mis à profit les vacances pour m'y plonger ! J'en suis ressortie ravie. J'ai aimé l'ambiance mystérieuse de ce manoir, les secrets de famille... bref un bon roman avec un du suspens.

 
 
 
posté le 14/05/08

"Le Janitor" ou Les Dessous du Vatican

 

Imaginez un beau mec de 33 ans (hasard ?!), Vince, employé comme garde du corps au Vatican.

« L’Ange de Malte » entre tout de suite dans le vif du sujet en nous le  présentant en pleine action, dans une de ses missions de protection, à Malte.

Séquence d’exposition efficace, avec course-poursuite à la clé.

Puis retour au Vatican. Là, Vince accepte d’être promu « Janitor » (c’est classe, ça, « Janitor » !), c’est-à-dire qu’il a toujours l’air d’être un garde du corps basique, sauf qu’en fait il bosse pour les big chiefs du Vatican : il espionne surveille à leur profit les personnalités du sérail sur lesquelles ils ont des doutes (si c’est pas clair, c’est normal : ici, vous entrez dans le domaine opaque des ombres du Pouvoir !). Il y a douze Janitors et Vince va occuper la place de Trias, le troisième, qui vient de quitter le groupe.

La suite du tome 1 et le tome 2 embrayent sur la mission de surveillance que notre nouveau Janitor doit effectuer dans le cadre du forum de Davos.

A la fin du tome 2,  pseudo-pause : l’épisode Davos s’achève, mais le voile n’a pas été complètement levé sur l’origine de ce qui s’y est déroulé, ourdi par des puissances occultes.

 

Le graphisme de cette série est classique, la trame de l’histoire aussi, même si le contexte choisi possède une certaine originalité.

Cependant, l’auteur y a semé des indices permettant d’entrevoir une dimension plus ésotérique, qui devrait donner à cette série une couleur hors du commun.

BD sympa, donc, pour le moment sans plus, mais qui gagnera à être suivie, en espérant que ses développements lui permettront de passer dans la catégorie au-dessus.

 

"Le Janitor",  F. BOUCQ et Y.SENTE

tome 1 "L'Ange de Malte"

tome 2 "Week-end à Davos "

éditions Dargaud

 


 
 
posté le 13/05/08

"Cours ma jolie", Lisa UNGER

Ridley Jones, jeune journaliste pigiste, vit une existence sans histoire, jusqu'au jour où un inconnu lui envoie la photo d'une femme, à laquelle elle ressemble trait pour trait et de sa petite fille, accompagnée de ces mots : "Etes-vous ma fille ?"

Dès lors qu'elle entreprend de répondre à cette question, Ridley va s’aventurer sur un terrain dangereux où les certitudes passées et présentes se muent en autant de chausse-trappes. Ceux qui l'entourent sont-ils dignes de la confiance qu'elle leur accorde et, surtout, la vérité justifie-t-elle le prix à payer pour la connaître ? Autant de questions auxquelles notre héroïne devra répondre, au fil d'une quête qui se transforme rapidement en course-poursuite dont elle est la proie.

 

Avec une présentation comme celle que je viens de faire, vous vous dites sans doute que le bouquin est génial, que c'est le thriller qu'il vous fallait pour passer quelques soirées agréables, vautré dans votre chaise-longue ou votre canapé.

Malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances et le super thriller que j'aurais voulu pouvoir vous recommander chaudement pas au rendez-vous.

Certes, vous devriez passer un assez bon moment (comme ce fut le cas pour moi), mais sans plus. Parce que, même si on n'est pas un Sherlock Holmes en herbe, on a (très) vite fait de deviner en gros de quoi il retourne et les seules zones d'ombre sur lesquelles on attendait un éclaircissement du genre scoop final resteront, hélas, dans l'ombre (et ce n'est pas une négligence de l'auteur, qui le dit très explicitement)!

 

Au demeurant, la lecture est plaisante et rapide, on ne s'ennuie pas : ça se lit comme on regarde un film de série B (avec, en plus, le côté romance) sans surprise.

Mais quand même, j'attendais (et j'ai déjà lu) mieux !

 

"Cours ma jolie", Lisa UNGER

collection Pocket Thriller

 


Commentaires

 

1. levraoueg  le 08-06-2008 à 11:05:16  (site)

Ce devait être la lettre U de mon Challenge ABC 2008. Je ne regrette donc pas de l'avoir rayé de ma liste. Une intuition sans doute... En tous cas je découvre ton blog disco avec plaisir et repasserai certainement.

2. brize  le 08-06-2008 à 21:15:18  (site)

Tiens, c'est marrant, je n'avais pas pensé que la déco du blog pouvait paraître "disco" Sourire1!
En tout cas, bienvenue "Sur mes brizées"... et à bientôt !

 
 
 
posté le 13/05/08

Parenthèse "Quelques lectures d'avant blog" - FERMETURE-

Il est temps de fermer cette parenthèse consacrée à quelques unes de mes lectures d’avant blog.

 

 

 

            Retour aux lectures présentes !

 


 
 
posté le 11/05/08

"Next" : Michaël CRICHTON peut mieux faire !

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

                                       

 J’en suis à la page 160 (sur 474) et il serait temps que ça démarre, le best-seller (nom un peu présomptueux de la collection dans laquelle l’ouvrage est édité… et j’espérais bien avoir un best-seller entre les mains, sauf que là, je commence à douter !) !

Pour le moment, des tas de personnages dans tous les coins, avec pour seul point commun le fait qu’ils (ou ce qu’ils vivent) aient un lien avec la question génétique.Certes, cela permet à l’auteur d’aborder toutes les interrogations actuelles concernant la génétique (en plus, il rajoute quelques articles de journaux, plus un laïus in extenso d’un chercheur voulant à tout prix situer la recherche dans ce domaine du côté de Dieu).

Mais jusqu'à présent, c’est aussi palpitant que de regarder une brodeuse préparer tous ses fils : on attend qu’elle se mette à sa tapisserie, pour voir ce que ça va donner… Sauf que c’est un peu long, ce temps d’exposition avant l’action ! S’agirait de nouer les fils en une trame narrative, dont je n’aperçois même pas l’ébauche !!!

...

Ouf… J’ai fini !

Bon, quand même, la seconde moitié du livre ressemble davantage à un thriller, avec course poursuite de la fille avocate et de son fils, dont un « chasseur de primes » tente de récupérer les cellules, problèmes de vie en commun avec le chimpanzé transgénique, difficultés pour le perroquet Gérard (qui parle comme vous et moi) à se trouver une place …

On continue à avoir l’impression que ça part dans tous les sens, même s’il y a effectivement un/des fils directeurs concernant ces fameuses cellules convoitées, plus des fils annexes raccrochés par le biais des problématiques génétiques. 

Sous couvert de fiction, l’auteur a voulu nous faire réfléchir sur les aspects actuels, légaux en particulier, de la recherche génétique et de ses applications thérapeutiques + sociales, avec bien sûr tout le pan légal accompagnant l’ensemble (et la partie juridique occupe une place importante dans le livre… mais les Américains semblent aimer ça, si on en croit le succès des thrillers juridiques à la Grisham).

Le tout manque de liant et de finesse. A mon sens, ce n’est pas abouti. Avec un peu plus de travail, de peaufinage, l’auteur aurait pu s’arranger pour que la tension narrative présente dans la seconde partie existe déjà dans la première : l’exposition était décidément trop longue, avec trop de personnages qu’on avait à peine le temps de retenir qu’ils avaient déjà disparu.

Bonnes intentions… et certitude que, de toute façon, ça se vendrait : le nom de l’auteur + le thème. La preuve : j’ai acheté ! (mais j’ai une excuse : sur le thème des nanotechnologies, l’auteur avait concocté, avec « La proie », un thriller à mon avis beaucoup mieux ficelé). 


 "Next", Michaël CRICHTON

 Editions Robert Laffont

Collection « Best Sellers »

 


Commentaires

 

1. kp78  le 14-05-2008 à 13:43:41

J'ai passé un agréable moment avec ce livre même si l'histoire n'est qu'une succesion de situations et d'évenements avec comme seul lien une sociéte de recherche en génétique.L'histoire n'est qu'un prétexte pour faire un point sur l'ensemble des perspectives et développements que les découvertes et les progrés en matière de génétique peuvent engendrer. Et là j'ai trouvé cela passionnant. Selon les articles, on a froid dans le dos, on sourit franchement ou on se dit "là ce n'est pas possible" ,mais on ne peut être indifférent. Après ma lecture, j'ai surfer sur le web afin d'approfondir ce qui se disait dans ce livre. Finalement peu m'importe que l'histoire soit médiocre, ce livre donne l'occasion de se poser pas mal de questions sur l'éthique dans le domaine médical, la part de l'inné et de l'acquis....et bien d'autres sujets encore. Bref, j'ai bien aimé.

2. brize  le 14-05-2008 à 14:29:15  (site)

C'est vrai que le livre s'appuie sur des recherches documentaires fouillées. J'avais d'ailleurs vu peu après, sur Arte, un documentaire intitulé "L'homme aux cellules d'or " (de mémoire) où j'ai reconnu (mais là, on était dans le réel)un des personnages principaux du roman de Crichton.

 
 
 
posté le 10/05/08

"Wilt 1" : pas très classe... mais distrayant !

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

 Le genre : humour pas très haut placé (et qui ne plaira pas à tout le monde) !

 

Au début, j’ai été un peu surprise (voire choquée !) par le côté très graveleux de l’histoire. Mais à un moment donné, quand Wilt se fait accuser du meurtre de sa femme parce qu’il a jeté une poupée gonflable dans un chantier, la situation devient tellement absurde que j’ai littéralement éclaté de rire !

La suite est vraiment marrante, en particulier  la manière dont Wilt est capable de résister aux interrogatoires policiers parce qu’il a l’habitude de ses stagiaires  primaires » (Plombier 1 etc.) : son expérience de prof,  avec ce qu’il avait, jusque là, enduré, se transforme en un atout majeur !

 

A essayer ! (même si je reconnais qu'une fois cette lecture achevée, je n'ai pas eu envie, dans la foulée, de lire un autre livre du même auteur : faut pas abuser des bonnes choses !!!)

 

 

"Wilt 1", Tom SHARPE

éditions 10/18

 


Commentaires

 

1. SD49  le 11-07-2008 à 08:09:05

Je suis d'accord avec toi, trop vulgaire au début et assez marrant ensuite (surtout quand ils sortent la poupée du trou !!!!)

2. Cécile de Quoide9  le 27-08-2008 à 16:53:06  (site)

graveleux ?
Vulgaire ?
Hum... on n'a pas dû lire le même livre ou alors on ne donne pas le même sens aux mots...
(il faut dire que les 2 bouquinq que je trouve les plus vulgaires sont "La chute du British Museum" et "Thérapie" de David Lodge)

3. brize  le 27-08-2008 à 17:40:31  (site)

On laissera les lecteurs juges Sourire1 !

4. La Nymphette  le 07-04-2010 à 15:21:07  (site)

Pour ma part, j'avais surtout trouvé le roman facile... Facile de faire rire avec des histoires de fesses (je m'y mets aussi tiens!)... j'avais été déçue, et je ne lirai surement pas les suivants! Je préfère rire jaune en lisant "Le Maître des Illusions" ou encore "La Veuve de papier" (je n'ai pas encore écrit ma note). Hé oui, parfois, je suis snob!

5. brize  le 07-04-2010 à 18:39:50  (site)

@ La Nymphette : L'essentiel est que tu sois toi-même et que tu dises exactement les choses comme tu les as ressenties, c'est ça qui nous intéresse Sourire !
Quant à "A Widow For One Year", de John Irving, je l'avais lu en anglais à sa sortie et j'ai l'impression que l'humour avait dû m'échapper un peu (je lis rarement des livres en V.O.) car il ne m'a pas marquée !

 
 
 
posté le 10/05/08

« Gaïa », thriller écologiste d’anticipation réussi !

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

« Gaïa », pour ceux qui l’ignoreraient, c’est l’esprit de la Terre.

Le titre m’a attirée : il m’a fait penser au film (pas au jeu, que je ne connais pas) « Final Fantasy », que j’aime bien. La couverture du livre est belle et interpelle efficacement le lecteur :

« L’homme n’a pas su respecter la Nature. A présent il n’y a plus aucune raison pour que la Nature respecte l’homme. »

  

Un petit coup d’œil à la quatrième de couverture et le cadre est posé : on va être dans l’anticipation sur le mode thriller écologiste, genre qui a le vent en poupe.

Je commence à lire.

Déception : y’a pas de style ! Enfin, c’est mon sentiment.

Je continue malgré tout et je fais bien, parce que l’histoire est prenante.

 

La Terre connaît un réchauffement climatique notable, en même temps que des éruptions solaires intempestives perturbent le fonctionnement des communications. S’ajoute à cela le déclenchement d’une épidémie meurtrière, qui apparaît simultanément sur différents points du globe, sans qu’on parvienne à en déterminer la cause. Bref, c’est la totale !

Un méchant milliardaire qui-déforeste-et-n’en-a-rien-à-faire-de-l’environnement (je caricature à dessein) va, au final (enfin, c’est ce qui apparaît dès le prologue, donc je ne déflore rien), se retrouver, en compagnie de quelques scientifiques écologistes et d’une poignée de militaires, dans un Paris transformé en jungle amazonienne surdimensionnée : je ne sais pas si vous voyez le topo, mais dans le genre spectaculaire, c’est pas mal !

Parce que ce à quoi j’ai pensé durant toute ma lecture, c’est que ça ferait un sacré film catastrophe, ce bouquin. Avec les traditionnelles scènes du genre, où les héros doivent affronter des dangers pas possibles, un suspense qui va crescendo, sans qu’on sache, jusqu’à la fin, où l’auteur va bien pouvoir nous mener.

 

Bilan : un bon livre d’aventure, qui incite à la réflexion environnementale, évidemment, mais pas au détriment du plaisir du lecteur.

 

 

"Gaïa", Yannick Monget

France Europe Editions

 


Commentaires

 

1. kp78  le 19-05-2008 à 08:28:05

J'ai également aimé ce livre. On passe un bon moment. L'action ne retombe pas.
C'est vrai qu'on pense à une adaptation cinématograqphique, notamment pour voir Paris se transformer.

2. calepin  le 30-05-2008 à 08:58:49  (site)

A ne pas confondre, comme je l'ai d'abord fait, avec "la théorie Gaïa" de Maxime Chattam... (à priori thriller écologique également)

 
 
 
posté le 10/05/08

"Le Club Jane Austen"

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

 

   Cinq femmes et un homme (de 25 à 67 ans) se réunissent régulièrement pour discuter de leur passion commune : les ouvrages de Jane Austen.Le récit des discussions suscitées par l'analyse de divers personnages des romans alterne avec des aperçus sur des épisodes de la vie des différents membres du club.

On apprend ainsi, au fur et à mesure, à les connaître.Le style est pétillant, les anecdotes sont savoureuses, tristes, drôles ou tendres. Il y a un petit fil narrateur, sans plus. Mais cela n’empêche pas que le roman se lit très agréablement !

 

A noter, ce qui n’est pas signalé dans la présentation de l’ouvrage, la présence à la fin du livre d’un résumé des œuvres de Jane Austen, bien utile.

 

 

"Le club Jane Austen", Karen-Joy FOWLER

Editions Quai Voltaire

puis Gallimard/Folio

 


Commentaires

 

1. sentinelle  le 29-05-2008 à 21:41:14  (site)

J'ai bien aimé également ce roman, une très agréable friandise à consommer sans modération :-)

2. Galate2  le 01-06-2008 à 16:18:09  (site)

Je pourrais faire partie de ce club!

3. brize  le 01-06-2008 à 18:09:39  (site)

Moi, je ne pense pas, car je n'ai lu que "Orgueil et préjugés" et "Emma" (celui-ci ne m'avait d'ailleurs pas trop plu), donc je n'ai pas autant de connaissances concernant les oeuvres de l'auteur que toi et les membres du club !

 
 
 
posté le 10/05/08

"Ni d'Eve, ni d'Adam", ou Les Aventures d'Amélie au Pays du Soleil Levant

 Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

 

L’auteur revient sur la période de sa vie précédant celle évoquée dans « Stupeurs et tremblements ». Ici, elle fait ses études au Japon, qu’elle retrouve seize ans après l’avoir quitté (elle y avait passé les cinq premières années de sa vie). Elle veut donner des cours de français et son premier élève est un jeune Japonais, qui tombe amoureux d’elle (la fin du roman recoupe les aventures professionnelles de la narratrice présentées dans « Stupeurs et tremblements » : je ne sais pas si, dans ce livre, elle dit qu’elle est alors fiancée avec un Japonais, avec lequel elle vit, je ne m’en souviens plus).

 

Ouvrage plaisant, qui se lit facilement. Beaucoup d’anecdotes amusantes sur la vie et les mœurs des Japonais.

Amélie se livre franchement et sait faire partager ses émotions : on vit ainsi avec elle quelques moments intenses, que ce soit l’ascension du Mont Fuji, la soirée avec les onze camarades que Rinri a invités et où elle doit faire la conversation, la fois où elle se perd en pleine tempête de neige, manque mourir de froid dans une cabane en n’arrivant pas à se réchauffer près du poêle et l’émouvante « étreinte du samouraï », à la toute dernière page (et j’en passe).

Un bon moment de lecture.

 

 "Ni d'Eve ni d'Adam", Amélie NOTHOMB

Editions Albin Michel

 


Commentaires

 

1. Gégédelyon  le 25-05-2008 à 15:29:49

J'ai adoré ce livre où je me suis un peu retrouvée. J'ai vécue au Japon au même âge et à la même époque. Je me suis baignée dans les sources chaudes dans un paysage enneigée. J'ai commis l'impolitesse de parler pendant le repas et me suis retrouvée responsable de la convesation sans le savoir! La fin est une éloge à la liberté de choix et d'action. J'ai pleuré sur les dernières pages.Beau roman!

2. brize  le 25-05-2008 à 19:51:31  (site)

Avec de tels souvenirs, il est certain que tu as dû encore plus apprécier ta lecture !
Bon, pour la fin, y’en a qui vont dire que je pleure tout le temps… mais j’avoue que moi aussi je n’ai pas été insensible à l’émotion qui se dégageait de ce passage !

3. manu012  le 01-04-2010 à 15:25:30

L'avantage des romans et livres c'est que cela équivaut à une bonne dose de somnifère. Je parle bien sûr des livres en général et non pas du fait que cela puisse être d'un ennuie quelconque. Mais du sens qu'après une bonne journée de travail bien difficile, il n'y a rien de mieux qu'un bon petit livre dans son pieux pour piquer un bon somme Sourire

 
 
 
posté le 10/05/08

"Le dieu du carnage", de Yasmina REZA

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

Pièce de théâtre.

 

Deux couples se retrouvent parce que le fils de l’un (onze ans) a attaqué celui de l’autre avec un bâton. Résultats : bouche tuméfiée et deux incisives brisées.

 Toute la pièce (courte) se déroule dans le salon des parents de la victime, qui ont invité les parents de l’agresseur pour régler l’affaire à l’amiable .

La pièce est enlevée, avec un rythme qui va crescendo : à l’amabilité initiale, tout le monde voulant se montrer suffisamment policé pour surmonter sereinement le problème, succèdent des tensions voire de mini-explosions.

Quelques scènes spectaculaires (je n’en dirai pas plus !).

J’aimerais le voir jouer, car ça doit être vraiment pas mal si les acteurs sont bons (lorsque j’ai écrit cela, la pièce n’était pas encore sortie à Paris).

Finit un peu en queue de poisson.

 

N’a pas d’autre prétention que de vouloir illustrer, sans doute, le côté un peu factice de notre politesse : le « dieu du carnage » n’est jamais bien loin ! 

 

Pas mal, donc… mais je n’ai pas trouvé la pièce aussi bien que « Art », du même auteur (qui, lorsqu’elle est en plus interprétée par Arditi, Vaneck et Luccini,  est tout simplement géniale!).

 

"Le dieu du carnage", Yasmina REZA

éditions Albin Michel 
 


Commentaires

 

1. céline de enlivrezvous  le 04-06-2008 à 18:53:06  (site)

Je boycotte cette auteur depuis "L'aube, le soir ou la nuit". Par delà mes réticences que le personnages de Sarko, c'est une des lectures les plus pénibles que j'ai faite (ensuite viens Christine Angot, je crois) !

2. brize  le 04-06-2008 à 19:03:36  (site)

Mais ses pièces de théâtre n'ont rien à voir avec "L'aube, le soir, la nuit" (je l'ai lu, donc je parle en connaissance de cause)!
Essaie au moins "Art": crois-moi, tu ne devrais pas le regretter (et puisque tu n'aimes pas l'auteur... essaie d'oublier que c'est elle qui a écrit la pièce huhu_1!)

3. Aliénor  le 23-06-2008 à 15:13:59  (site)

Tout à fait d'accord sur la fin en queue de poisson !

 
 
 
posté le 10/05/08

Harry, c'est fini... SNIF !!!

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

                                       ATTENTION : SPOILERS !

                (donc ne lisez pas cet article si vous n'avez pas lu le livre !)

 

Magistral, superbe, brillant !

J.K Rowling clôture avec intelligence son cycle fabuleux, avec une maîtrise totale de l’intrigue et de toutes ses ramifications.

 

Je me suis juste un peu ennuyée par moments pendant la « quête » de Harry, parce que je trouvais que ça manquait d’action lorsqu’on se demandait comment il allait faire pour trouver le prochain horcruxe. Mais je ne vois pas comment l’auteur pouvait s’en tirer autrement et si ça se trouve cette sensation de lenteur était voulue (la preuve, Ron se barre parce qu’il en a marre, c’est trop long).

Affinement de certains personnages, qui se dévoilent plus complexes qu’ils ne paraissaient : Dumbledore, Severus Rogue. Harry grandit : meurtre du père puisque l’adulte référent, Dumbledore, n’est pas aussi parfait qu’on le croyait.

J’ai pleuré à la mort de Dobby (ben oui, je suis une âme sensible, moi !... et pour Dumbledore ? évidemment que j’avais pleuré, là aussi ! pas vous ?!) !

 

Puis j’ai connu cette fameuse période de blues post Harry Potter, que bon nombre de lecteurs ont vécue ! Comme vous, je m’en suis remise, mais depuis, la vie n’est plus tout à fait la même… puisqu’on n’a plus de suite de «Harry Potter » à attendre !!!

 

Une chose est certaine : J.K Rowling est une conteuse de talent, à l’imagination impressionnante et on lui doit des tas d’heures de lecture passionnantes.

Chapeau (ou plutôt « Choixpeau ! ») et merci !

 

"Harry Potter et les Reliques de la Mort", J.K ROWLING

éditions Gallimard

 


Commentaires

 

1. ecriture  le 14-05-2008 à 16:31:39  (site)

Oui, moi aussi j'étais déçue de la mort de Dobby. c'est bête, je l'aimais bien. Et les pauvres jumeaux Weasley, aussi !

2. °°£trangère°°  le 18-05-2008 à 12:42:30

Moi aussi j'ai été un peu triste car il n'y avait plus de tomes à attendre.

3. sentinelle  le 29-05-2008 à 21:45:17  (site)

Mon personnage préféré a toujours été Severus, vous pouvez donc imaginer combien ce dernier roman m'a comblée !
Très triste aussi de perdre un des deux jumeaux, je les aimais beaucoup également smiley_id258190

4. céline de enlivrezvous  le 04-06-2008 à 18:54:58  (site)

Voui, c'est un peu bébête, mais qu'est-ce qu'elle m'a fait versé de larmes cette saga !

5. brize  le 04-06-2008 à 18:59:16  (site)

Bienvenue au club smiley_id118874!

6. SD49  le 16-08-2008 à 19:52:16

J'avais vraiment envie de lire ce tome 7 eh bien quelle déception, j'en ai lu + de 200 pages et il ne se passe rien !!!! alors j'ai abandonné , bien déçue car j'avais beaucoup aimé le tome 6 très émouvant. Et KP78 m'a confirmé qu'il ne se passait pas grand chose dans ce tome là, je suis passée la voir dans le 17 sympa la maison !!!!!!

7. la-ronde-des-post-it (laptitesardine)  le 25-05-2009 à 02:49:49  (site)

je suis une pottermanique, et comme tout pottermaniaque qui se respecte, j'ai attendu chaque tome avec une impatience non dissimulée!
j'ai adoré ce dernier tome sauf... la fin ^^ quelle déception! limite en colère contre J.K!!

 
 
 
posté le 10/05/08

"Mara et Dann", ou ma rencontre ratée avec Doris LESSING !

Notes de lectures d'avant blog (voir avertissement liminaire ici).

 

 Je n'avais rien lu de Doris Lessing et lorsque j'ai découvert qu'elle avait écrit des romans d'anticipation, je me suis dit que ce serait un bon moyen de faire connaissance avec cet auteur.

 

"Mara et Dann", roman d'anticipation, donc, est l’histoire d'un frère et d'une soeur abandonnés par leurs parents (pour les sauver) au moment d’un conflit, sur une terre gagnée de plus en plus par une sécheresse qui provoque l’exode des populations ou leur mort.

 

J’en suis à un peu plus de la moitié et mon enthousiasme initial diminue. Le voyage de remontée vers le Nord de l’Ifrik (et vers des zones, donc, moins sèches) se poursuit. Le problème, c’est qu’on n’a toujours pas appris grand-chose sur les civilisations antérieures. Les indications données, aussi bien concernant la faune que la technique, sont disséminées et disparates. Pas de cohérence d’ensemble. Seuls quelques éléments permettent de comprendre, au moins, la récente évolution climatique (mais pourquoi cette brusque glaciation et maintenant cette brusque sécheresse ? comment est-il possible qu’elles se succèdent ?) .

La quatrième de couverture semblait annoncer un roman d’aventures et un roman philosophique :

- côté aventures, on piétine un peu, avec cette remontée vers le Nord qui n’en finit pas, même si la parenthèse d’un an à Chélops était bienvenue.

- côté philo, malgré le côté alléchant de la méthode d’éducation des Mahondins (« Qu’as-tu vu ? »), en fait, on n’a pas vu grand-chose et c’est frustrant !

Enfin fini ! Décevant : répétitif (ils progressent vers le Nord, rencontrent des obstacles, sont séparés), psychologie sommaire, « révélations » manquant de cohérence.

Bref, un livre (y compris la fin) qui ne tient pas ses promesses !!! (et que j’ai perdu du temps à lire, car c’était long !)

 

 

"Mara et Dann", Doris LESSING

Editions Flammarion

 


 
 
 

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