posté le 08/06/10

"La tête en friche", le film.

     Germain (1,89m, 110 kgs) a 45 ans, des petits boulots, vit dans une caravane au fond du jardin de sa mère, là où il fait son potager... et jouit d'une réputation de sympathique abruti auprès de ses copains du café, parce qu'il y a un certain nombre de trucs qui lui échappent, faut être clair là-dessus, même si ça ne l'empêche pas de vivre.

   Jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de Margueritte, au jardin public. Elle a quatre-vingt-six ans, s'intéresse aux pigeons, comme lui, mais aussi aux livres. Alors elle fait la lecture à Germain, l'analphabète, et un monde nouveau s'ouvre à lui...

 

   J’ai volontairement repris littéralement ma présentation du roman de Marie-Sabine Roger, « La tête en friche », découvert et beaucoup aimé il y a maintenant un an et demi (depuis, je l’ai d’ailleurs souvent offert).

   Quand j’avais su qu’il serait porté à l’écran avec Gérard Depardieu dans le rôle de Germain, j’avais trouvé le choix plutôt bon, pas choquant en tout cas, je voyais bien l’acteur incarner le personnage et j’étais curieuse de découvrir ce que le roman donnerait à l’écran.

   C’est chose faite et, il faut l’avouer, je suis un peu déçue.

   Non que Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus ne jouent à la perfection Germain et Margueritte ! De ce côté-là, rien à dire, ils sont dans le ton, ne forcent jamais leur jeu, au point qu’on l’oublie, ce jeu, car ils sont réellement Germain et Margueritte.

   La question n’est donc pas là et elle va rejoindre, sans doute, ce qui a trait à la difficulté en général de l’adaptation cinématographique d’un roman. Dans « La tête en friche », il y avait une voix, celle du narrateur, Germain. Et une voix truculente. Dans le film, on ne la retrouve qu’occasionnellement puisque ce sont les images qui racontent.

   Du coup, il y a un aspect très franchouillard, qui m’a sauté au visage, dans ces scènes de bistrot et du quotidien de Germain alors que, dans le roman, je ne le voyais pas comme ça. Objectivement, bien sûr, les scènes étaient similaires, mais elles passaient par le prisme de la voix de Germain et ça changeait tout, je les vivais de l’intérieur, pas avec ce recul de la projection sur l’écran, cette inévitable mise à distance qui m’impose la re-création de ce que mon imagination avait (sinon mieux, du moins plus à mon goût) déjà créé.

   En outre, au-delà des libertés que le scénario a pu prendre avec le roman (là n’est pas l’essentiel), le fait est que le roman allait plus loin dans l’analyse, sans appuyer forcément comme le font les images, et dépeignait bien plus finement la lente maturation d’un cerveau en friche qui, jour après jour, s’ouvre aux êtres qui l’entourent.

 

  Un film fidèle donc, plaisant sans doute, mais je n’y ai entrevu qu’un pâle reflet du roman, lequel est pour moi mieux, beaucoup mieux (à quand sa sortie en poche ? je pensais qu’elle interviendrait en même temps que l’apparition du film sur les écrans, mais pour le moment, à ma connaissance, toujours rien…) !

 

« La tête en friche », un film de Jean Becker

(d'après le roman éponyme de Marie-Sabine Roger)

durée : 1H22mn

 


Commentaires

 

1. Sandrine(SD49)  le 08-06-2010 à 21:18:48  (site)

Cela me bloque que ce soit Depardieu et du coup je n'ai pas du tout envie de voir le film, mais de plus en plus envie de relire le livre.

2. Thalie2  le 08-06-2010 à 21:37:40  (site)

Les critiques sont plutôt partagées sur le film, en tous cas beaucoup s'accordent sur le fait que le livre est beaucoup mieux (ce n'est pas une nouveautéClin doeil) à suivre...

3. Petite Fleur  le 08-06-2010 à 22:09:54  (site)

Je suis un peu inquiète pour cette adaptation, que je compte bien aller voir moi aussi. N'étant pas une grande amatrice de Depardieu, j'ai été un peu déçue par ce choix, mais après avoir vu le teaser, je me dis que ça peut le faire quand même. Du coup, tu pointes du doigt un problème potentiel auquel je n'avais pas pensé. Je verrais bien...
J'ai tellement adoré le roman, que je prête, conseille et offre dès que je peux !

4. Kikine  le 08-06-2010 à 23:01:40  (site)

Je ne sais pas si le film se rendra jusqu'au Québec mais je ferai tout pour lire ce livre un jour !

5. Aifelle  le 09-06-2010 à 06:25:55  (site)

Je l'ai vu hier (sans avoir lu le livre) après avoir lu quelques billets émus. Au départ, je n'étais pas tentée et franchement je me suis ennuyée. J'ai trouvé l'ensemble très poussif et bêbête. Les interprètes ne sont pas en cause, plutôt le scénario et la mise en scène plan-plan. Dommage, l'idée était très bonne. Une blogueuse va me prêter le livre, je suis sûre qu'il est bien meilleur. Seule la voix de Depardieu sur le générique, m'a soudain touchée (mais je n'aime pas le voir).

6. clara brest  le 09-06-2010 à 08:12:23  (site)

Il faut que je me procure le livre !

7. Sassenach  le 09-06-2010 à 08:57:29  (site)

J'avais aimé le livre mais je ne pense voir le film qu'à sa sortie en DVD ... je ne suis pas très "films français" Clin doeil

8. Reka  le 09-06-2010 à 10:05:13  (site)

C'est inévitable, que ce soit décevant. Déjà quand j'ai vu la bande annonce, je n'ai pas tenu 30 secondes.
Je suis aussi dérangée que ce soit Depardieu qui joue le rôle de Germain.
Je ne veux pas voir ce film. Même s'il est fidèle au roman, il manquera quelque chose, c'est d'une évidence brute.

9. La Pyrénéenne  le 09-06-2010 à 10:17:02  (site)

Tu donnes envie de lire le livre ... quand il sortira en poche ( il faut rester raisonnable ) mais du coup, ça ne devrait pas tarder ...

10. **Fleur**  le 09-06-2010 à 11:57:13  (site)

Je vais peut être aller voir le film avant de lire le livre alors Sourire

11. saxaoul  le 09-06-2010 à 15:57:13  (site)

J'ai vraiment du mal avec Depardieu et je n'ai toujours pas lu le livre. Du coup, je n'irai pas le voir au ciné mais je louerai peut être le DVD plus tard.

12. brize  le 09-06-2010 à 18:31:01  (site)

@ SD49 : Je le relirais bien aussi !

@ Thalie : A part celles, positives, de Télérama et de Pascale (blog « Sur la route du cinéma ») que j’avais aperçue, je n’avais pas lu d’autres critiques (et pas cherché à en lire, car je voulais y aller sans a priori).

@ Petite Fleur : Le mieux est d’y aller pour te faire ta propre opinion, tu as raison. Et je vois que nous partageons le plaisir d’offrir ce livre !

@ Kikine : Il vaut le coup, je trouve, si on accepte le style haut en couleurs de Germain.

@ Aifelle : Figure-toi que le (ou la ) projectionniste a trouvé moyen de rallumer toutes les lumières de la salle dès le début du générique, alors que, justement, il y avait la voix off !
Le roman devrait te plaire, si tu n’es pas réfractaire au style, particulier ( ! ), de Germain !

@ Clara : Oui !

@ Sassenach : Et là, pour le coup, c’est TRES film français !

@ Reka : Ma foi, j’y croyais quand même, moi, à la possibilité de bien adapter le roman… De toute façon, il fallait que j’aille voir, pour me rendre compte.

@ La Pyrénéenne : Je finis par me le demander car en faisant des recherches sur internet, j’ai vu que la nouvelle couverture du roman, en format toujours broché, était l’affiche du film…

@ Fleur : Dans ce sens là, tu ne pourras qu’être agréablement surprise (par la lecture du roman).

@ Saxaoul : Le mieux, dans ton cas, c’est bien sûr de donner priorité au roman.

13. George  le 10-06-2010 à 08:23:29  (site)

J'ai lu une critique très négative dans le dernier LIRE, je ne comprends pas pourquoi, il remet même en cause le roman affirmant qu'il a eu plus ou moins de succès, alors que j'ai lu de très nombreux articles très positifs sur ce roman... à mon avis c'est un règlement de compte... c'est bizarre !!!

14. pragmatisme  le 10-06-2010 à 09:41:02  (site)

je note le titre du livre

15. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 10-06-2010 à 09:59:18  (site)

je n'ai pas lu le livre, mais j'ai vraiment, vraiment, beaucoup aimé le film!!!

16. brize  le 10-06-2010 à 13:26:17  (site)

@ George : Le roman n’a pas fait l’unanimité, car on peut être réfractaire au « style » (très haut en couleurs !) du narrateur, Germain !

@ Pragmatisme : Un roman à découvrir !

@ La Sardine : Alors, il y a des chances que tu adores le roman !

17. Ys  le 10-06-2010 à 14:18:37  (site)

C'est pas comme ça qu'il va maigrir Depardieu ! (commentaire utile du jour...)

18. brize  le 10-06-2010 à 14:31:17  (site)

Mais c'est quoi le rapport, Ys smiley_id117081 ?!!!
(à part ça, j'ai entendu notre Depardiou national déclarer (pas plus tard que la semaine dernière dans certaine émission automobile que non, je ne regarde pas, mais l'Homme, si, et j'ai jeté un oeil parce que Depardiou officiait dans la modeste cuisine de son humble demeure) qu'il avait perdu 20 kgs ! Il tient le bon bout !)

19. Theoma  le 10-06-2010 à 22:43:54  (site)

J'ai terminé le livre récemment. Je pense aller voir le film samedi. On verra bien ;-)

20. pragmatisme  le 11-06-2010 à 14:06:19  (site)

je n'irai probablement pas le voir mais je note le titre du livre

21. Stephie  le 12-06-2010 à 10:58:04  (site)

J'avais adoré le livre, j'ai hâte d'aller voir le film !

22. brize  le 12-06-2010 à 13:06:26  (site)

@ Theoma : Oui, c’est mieux d’aller te faire ton opinion, que j’ai hâte de connaître car ton souvenir du roman étant tout frais, la comparaison sera beaucoup plus précise.

@ Stéphie : J’avais comme toi beaucoup aimé le livre et je suis curieuse de savoir comment tu apprécieras cette adaptation.

23. manu--  le 13-06-2010 à 16:38:27  (site)

Moi, je n'aime pas Depardieu, mais je note le livre smiley_id118668

24. dasola  le 14-06-2010 à 17:04:14  (site)

Bonsoir, j'ai prévu de le voir ce soir. Le grand public a l'air de l'avoir mieux apprécié que les critiques "officiels" qui l'ont descendu en flammes pour certains. Bonne fin d'après-midi.

25. Nanne  le 15-06-2010 à 21:00:19  (site)

Je vais voir ce film demain soir au cinéma et j'espère que Depardieu ne me décevra pas. Mais heureusement, il y a la présence rassurante de Gisèle Casadesus ! Dans tous les cas, j'ai appris qu'il y avait le livre dont était issu le film et, celui-ci, je le lirai avec plaisir ...

26. fersenette  le 16-06-2010 à 17:57:41  (site)

C'est souvent ainsi, je préfère maintenant voir ... puis lire. Je n'ai d'ailleurs toujours pas lu "the reader" (!)
J'ai beaucoup aimé "la tête en friche", accompagnée d'un fiston non-lecteur et à l'occasion de la fête des meres, c'était émouvant !

27. brize  le 16-06-2010 à 20:03:12  (site)

@ Manu : Comment ça, tu n’aimes pas Depardieu ? Non, j’rigole ! Je suis bien agacée par Clooney, moi ! (encore que, je viens de voir « Michaël Clayton » et j’ai constaté qu’il avait perdu cette espèce de tic qui lui faisait remuer la tête et qui m’agaçait au plus haut point)
En tout cas, le livre vaut le coup, pour peu que tu adhères au style de Germain, très… nature !

@ Dasola : J’ai vu que tu avais aimé !

@ Nanne : A l’heure où j’écris ceci, tu dois être au cinéma en train de le voir ! J’attends donc ton verdict !

@ Fersenette : De mon côté, je préfère a priori lire d’abord et me faire mes propres images, puis voir le film. Mais, en fonction des circonstances, ça ne se fait pas toujours ainsi et malgré tout le résultat peut être impeccable, comme avec « Les noces rebelles », où je n’avais lu le livre qu’après (pour les polars, en revanche, dans un sens ou dans l’autre, ça risque de coincer : j’ai du mal à lire + voir le film, car il n’y a plus de suspense).

28. chiffonnette  le 24-06-2010 à 08:18:33  (site)

Je l'ai trouvé mignon ce film, mais effectivement bien en-dessous de la tendresse et de l'intelligence du roman qui va beaucoup plus loin. Dommage parce que pour le coup, les acteurs ne dénaturaient pas la vision que j'avais!

29. 3meraude  le 27-06-2010 à 11:20:05

J'ai vu le film sans lire le livre et j'ai trouvé que c'était un film magnifique !

30. Soie  le 18-07-2010 à 12:38:07  (site)

J'ai vu le film, je pense qu'il mérite le détour pour l'histoire qu'il met en scène. J'ai trouvé Gisèle Casadesus assez époustoufflante.
Mais même sans avoir lu le livre, j'ai trouvé certains passage assez "gentillets", ça sent effectivement un peu le raccourci. Mais je pense que c'est une prestation assez honnête quand même (dans l'absolu, pas par rapport au livre) et j'ai passé un bon moment.

 
 
 
posté le 07/06/10

"Témoin involontaire", Gianrico CAROFIGLIO

    Guido Guerrieri est avocat pénal à Bari (Italie). A trente-huit ans, il exerce sa profession sans passion, amené souvent à défendre et à faire acquitter des individus bien peu recommandables. La décision que prend sa femme, Sara, de le quitter, contribue à l’enfoncer dans une amertume de plus en plus proche de la dépression.

   Dans ce quotidien sans éclat, où le sordide des cas qu’il traite fait écho à la médiocrité de sa vie personnelle, une affaire dramatique lui est soudain confiée : il doit en effet défendre un Africain accusé du meurtre d’un petit garçon.

   Un faisceau d’indices, joints au témoignage d’un patron de bar, semblent condamner son client. Mais est-il réellement coupable ?

 

   De l’auteur j’avais repéré sur les blogs « Les raisons du doute », sorti il y a peu, mais en lisant ce billet j’ai vu qu’il s’agissait de la troisième apparition d’un héros récurrent, l’avocat pénaliste Guido Guerrieri. Et comme j’aime bien commencer les choses par le commencement, je me suis procuré ce premier opus, sans savoir au juste de quoi il y serait question (je l’ai commandé à ma petite presse-librairie voisine et je l’ai ouvert sans avoir lu la quatrième de couverture).

  J’ai donc été surprise (et inquiète quant à ma capacité à poursuivre !) en commençant à découvrir ce portrait d’un homme passant soudain à côté de lui et de ce qui l’entoure, perdant pied dans son environnement et sombrant peu à peu dans la dépression. Drôle de héros, en vérité, lorgnant plutôt du côté de l’antihéros, cet avocat qui semble ne plus avoir foi aussi bien dans sa profession que dans sa vie, considérant le tout sans complaisance, maniant facilement l’ironie, souvent dans le registre amer.

   Mais voilà qu’il s’est passé quelque chose de bizarre, avec ce livre. Alors même que je voyais les pages défiler en me demandant « Bon, l’action, elle démarre quand ? », je continuais à les tourner pour savoir si Guido allait réussir à émerger de son marasme, m’intéressant à sa vie et à ce qu’il en avait fait, à ses nouvelles rencontres dont je me demandais ce qu’il adviendrait, notant à l’occasion l’abondance des détails matériels fournis sans en être pour autant gênée… bref, je m’y plaisais pas mal, dans ce roman où il ne se passait pourtant pas grand-chose d’extraordinaire, plongée autant que le héros dans son quotidien (et réussir à faire ça, pour moi, c'est la marque du talent, chez un auteur).

   Et j'’ai fini par accepter que, oui, c’était un polar, mais pas dans le sens où on l’entend souvent, avec rebondissements à répétitions. Oui, il y avait bien une intrigue principale, au-delà de l’évocation des affaires couramment traitées par Guido, mais elle n’est pas abordée avec investigations diverses au sein d’une enquête en bonne et due forme. C’est plutôt d’une façon d’appréhender les données déjà fournies qu’il s’agit, de la question de leur interprétation, où il faut démêler le vrai du faux c’est-à-dire, plus précisément, le vraisemblable, inacceptable dans le cadre d’une condamnation, du vrai, seul digne d’être retenu.

   Cette quête, qui culminera avec la magistrale plaidoirie du héros, sert de catalyseur dans le parcours personnel du narrateur. Parce que c’est essentiellement de cela qu’il s’agit dans ce roman, malgré son faux air de polar juridique, d’un homme en quête de vérité aussi bien pour son client que pour ce qui le concerne lui.

   Quant au lecteur, capté par une ambiance en demi-teinte, où le gris domine davantage que le noir, il se prend, comme Guido, à espérer que cette vérité triomphera et ne peut finalement plus lâcher le récit jusqu’à sa conclusion.

 

« Témoin involontaire », Gianrico CAROFIGLIO

Editions Rivages/Noir (315 p)

 

Les avis de  : BiblioMan(u), Hannibal ...

 


Commentaires

 

1. kp78  le 07-06-2010 à 08:44:22

En cette période où j'accumule les références bibliographiques pour la période de farniente estivale, celui là me tente assez ! L'antihéros finalement attachant, c'est fait pour moi.

2. Mélopée  le 07-06-2010 à 08:52:06  (site)

Je suis intriguée mais je ne suis pas tout à fait d'aimer ce genre de romans.

3. Gwé(naëlle)  le 07-06-2010 à 11:12:35  (site)

C'est celui que j'ai lu en premier et j'ai tout de suite accroché. Le côté "polar mais différent" me plait beaucoup...

4. Pierre FAVEROLLE  le 07-06-2010 à 13:12:50  (site)

Merci pour le lien, et BRAVO ! Pour ton article. Je n'aurais pas su décrire ce livre, ni pourquoi on s'y attache. C'est un peu comme certains amis : on a l'impression de les avoir toujours connus, et de ne pas vouloir les quitter mais on ne sait pas pourquoi. Guido fait partie de mes amis (littéraires) et j'espère que beaucoup de lecteurs auront envie de lire cette série. Il ne te reste plus qu'à lire Les yeux fermés qui est gigantesque.

5. keisha  le 07-06-2010 à 13:36:06  (site)

Dans les raisons du doute, c'est aussi agréable, il y a bien une enquête mais ce n'est pas l'essentiel. je comprends donc ton impression à cette lecture, on s'attache insensiblement, porté par l'ambiance...

6. choco (et son grenier)  le 07-06-2010 à 20:38:02  (site)

C'est bizarre, j'ai l'impression qu'entre le tome 1 et le 3 que j'ai lu, sa situation perso n'a pas beaucoup évolué... Un peu trop lent à mon gout tout ça...

7. Aifelle  le 08-06-2010 à 13:24:42  (site)

Je ne suis absolument pas tentée, tant mieux pour ma PAL !

8. brize  le 08-06-2010 à 20:16:18  (site)

@ KP78 : Pour une fois, je l’ai acheté (il n’était pas à la biblio), donc tu pourras juger sur pièce.

@ Mélopée : C’est vrai que c’est spécial, quand même… A tenter en bibliothèque, je pense (ils auront peut-être au moins le dernier, « Les raisons du doute », qui a l’air du même acabit).

@ Gwenaëlle, Pierre Faverolle et Keisha : Je me suis laissée prendre au jeu, mais je ne suis pas certaine de lire les autres, on verra.

@ Choco : Oui, c’est un polar atypique, du coup l’étiquette « polar » ne colle pas si bien que ça, c’est plutôt un roman d’abord, avec accessoirement un côté polar.

@ Aifelle : Je peux comprendre car c’est un « polar » particulier, mieux vaut être prévenue.

9. Nanne  le 15-06-2010 à 20:55:07  (site)

Ayant lu "Les raisons du doute" et ayant beaucoup apprécié le personnage principal, j'ai décidé de continuer à le découvrir et j'avais noté ce livre, justement. Une belle occasion de retrouver Guido Guerrieri et ses méditations sur son existence de raté ! Il y a pire que cela comme échec, je pense ...

10. brize  le 16-06-2010 à 20:04:50  (site)

Nanne, c'est vrai que lorsqu'on découvre un héros récurrent qui nous plaît, on n'hésite pas à remonter le temps pour découvrir son parcours personnel mieux qu'avec les rappels succincts des tomes suivants.

11. BiblioMan(u)  le 24-07-2010 à 16:52:32  (site)

Les autres sont tout aussi bien. Mais je crois qu'il vaut mieux laisser passer un peu de temps entre chacun d'entre eux, rien que pour le plaisir de retrouver Guido et ses affaires...

12. kp78  le 29-07-2010 à 08:59:37

Je l'ai enfin lu et ne suis pas déçue ! Je l'ai dévoré en deux jours en le picorant dés que je le pouvais dans la journée ! Il y a un bon suspens. J'ai aimé ce héros avec ses défauts (un peu trop fumeur à mon goût mais personne n'est parfait) , son acharnement à défendre son client et l'ambiance du tribunal.

 
 
 
posté le 06/06/10

Images du Château de Versailles et du parc...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. kp78  le 06-06-2010 à 09:54:14

On ne s'en lasse pas même après 4 années passées à Versailles. L'orangerie est toujours impeccable.
Bravo pour les photos ! Comme une pro !

2. tribuduthil  le 06-06-2010 à 10:02:56  (site)

C'est magnifique!

3. Sandrine(SD49)  le 06-06-2010 à 10:27:13  (site)

Cela ma rappelle un pique nique dans ce parc avec KP78 !!!! Un bon souvenir ;-))

4. Petite Fleur  le 06-06-2010 à 11:30:02  (site)

Très jolies photos qui me donnent envie d'y faire un tour !

5. Aifelle  le 06-06-2010 à 13:03:48  (site)

Superbe ! je veux absolument y retourner cette année, tu me fais encore plus envie.

6. val-m-les-livres  le 06-06-2010 à 14:48:27  (site)

Un superbe souvenir de promenade en famille (grand-parents, tantes et oncles...)l'an denier à Versailles. On a même fait un tour de barque.

7. mango  le 06-06-2010 à 15:52:16  (site)

Qu'il est beau par lui-même, le château, sans touristes, sans échafaudages (et oserais-je le dire?) sans créations d'artistes! Toujours nickel cependant! C'est un régal!

8. brize  le 06-06-2010 à 19:31:13  (site)

@ KP78 : C’est vrai qu’on ne s’en lasse pas. Et ce château est très photogénique (ce qui aide beaucoup la photographe !) !

@ Tribuduthil : Merci !

@ Sandrine : Moi, j’aime bien aller me vautrer dans l’herbe (pas là où il y a les moutons, mais pas très loin !) pour bouquiner : c’est mieux que mon balcon !

@ Petite Fleur : Un château et un parc qui valent le déplacement, c’est sûr !

@ Aifelle : Pas de raison qu’il n’y ait que toi qui nous fasses envie avec tes belles photos de balades maritimes ou autres Sourire !
En tout cas, si tu y passes un de ces jours, n’hésite pas à me faire signe !

@ Val-m-les-livres : Ah oui, un tour de barque sur le canal, ça doit être sympa ! Jamais tenté, mais c’est parce que je n’aime pas trop le plein soleil et sur le canal, pas moyen d’y échapper.

@ Mango : Les irruptions de l’art contemporain ne font pas l’unanimité, c’est vrai !

9. Choco (et son grenier)  le 06-06-2010 à 21:16:44  (site)

J'aime bien le contraste entre le jardin à la française et le parc à moutons !

10. brize  le 06-06-2010 à 21:19:43  (site)

Choco : Moi aussi, j'adore ! Et je voulais justement montrer que, pas loin de ces jardins "royalement" aménagés, il y a des espaces sinon plus sauvages du moins plus campagnards, que le visiteur n'a pas toujours le temps d'aller découvrir (le parc est grand et moi, j'ai mon vélo !).

11. George  le 07-06-2010 à 09:16:12  (site)

L'année dernière nous avions redécouvert le petit trianon avec plaisir... j'aime aller dans ce lieu si chargé d'histoire, dommage qu'il y ait toujours trop de monde !!!

12. choco (et son grenier)  le 07-06-2010 à 20:39:05  (site)

Ben tu vois, je n'en avais pas conscience non plus avant ton billet !

13. dasola  le 08-06-2010 à 18:19:11  (site)

Bonjour, on ne se lasse pas de Versailles. Je ne connaissais pas ce pré en friche (ou presque) et j'ignorais qu'il y avait des moutons. Bonne soirée.

14. brize  le 10-06-2010 à 18:57:08  (site)

@ George : C’est vrai qu’il y a beaucoup de monde ! Peut-être un peu moins en automne : je me souviens d’une visite en semaine avec une cousine de passage où nous avions été royalement tranquilles !

@ Choco et Dasola : Pour trouver ces prés où il y a non seulement des moutons mais aussi des chevaux (pas ensemble), il faut arriver au parc du château (le Grand Parc, très exactement, c’est-à-dire au-delà de l’enceinte des jardins attenant au château) par le boulevard de la Reine : au bout il y a une grille d’entrée (juste après l’hôtel du Trianon Palace) et c’est là, en face, sur votre droite, en remontant vers les Trianons (ou bien sur votre gauche si vous prenez la première allée à droite dans le parc).

 
 
 
posté le 05/06/10

Duane Hanson et nous...

     Ce serait étonnant que vous ne connaissiez pas Duane Hanson (1925-1996) ! Parce que, même si vous n’avez pas noté son nom, vous avez dû, un jour ou l’autre, apercevoir une photo d’une de ses sculptures hyperréalistes d’Américains saisis sur le vif, gens de tous les jours capturés sur leur lieu de travail ou vaquant à leurs occupations et toujours ce regard…

 

   C’est le regard qui m’a frappée dans l’exposition qui se tient actuellement au Parc de la Villette : une dizaine de personnages (photos interdites donc j’ai pioché sur internet) dont certains (Queenie, en particulier, ici à gauche) semblaient sur le point de s’animer. A telle enseigne qu’à un moment j’ai cru que c’était le cas, lorsqu’un homme aperçu assis les bras ballants s’est soudain levé… mais non, c’était un visiteur comme moi (et je crois bien qu’il l’avait fait exprès, de se transformer fugitivement en une sculpture de l’exposition car il semblait ravi de ma méprise !).

 

   Le regard, donc, disais-je… De ces gens qui sont là, mais pas vraiment, présents à ce qu’ils font mais ailleurs, retirés en eux-mêmes, désenchantés peut-être, perdus dans leurs pensées ou leurs rêves ou confondus par leur disparition. Chacun projettera sur ces créatures d’artifice les obsessions qui le hantent, remplissant ainsi l’horizon inconnu vers lequel leurs yeux se portent, habillant d’un supplément d’âme ces images de nos vies.

 

   Alors, si vos pas vous portent vers le Parc de la Villette (côté cité de la musique), n’hésitez pas : franchissez le seuil du pavillon Paul Delouvrier, Queenie et quelques autres vous y attendent. 

 

 

 

"Duane Hanson, Le Rêve américain..."

jusqu'au 15 août 2010 - Entrée libre

Pavillon Paul Delouvrier - M° Porte de Pantin

Mercredi, jeudi, vendredi, dimanche de 14H à 19 H - samedi de 14H à 21H

 

Site de l'exposition ici .

 


Commentaires

 

1. la Pyrenéene  le 05-06-2010 à 18:39:36  (site)

Un peu loin mais ça m'aurait intéressée tu t'en doutes ! ;-)

2. Sandrine(SD49)  le 05-06-2010 à 19:53:33  (site)

j'ai vu un reportage il y a peu de temps sur cette expo, c'est vraiment surprenant et tentant mais un peu loin.

3. Sandrine(SD49)  le 05-06-2010 à 21:44:44  (site)

combien de temps pour y aller de Montparnasse ??? j'aurais peut être le temps avant d'aller chez ma cousine le vendredi abant Books and the city ....

4. Aifelle  le 06-06-2010 à 07:48:36  (site)

Et bien non, je ne connais pas du tout. Je note, même si je ne pense pas aller à Paris prochainement.

5. Ys  le 06-06-2010 à 14:17:47  (site)

Tant d'expositions tentantes bande de chanceux de Franciliens ! C'est Lucian Freud qui me tente beaucoup en ce moment...

6. kp78  le 06-06-2010 à 18:19:34

C'est vrai qu'ils sont bluffants ces personnages ! Pour certains, on a l'impression qu'ils vont se lever.
Merci Brize de nous avoir emmenés voir l'expo !

7. KUTIK  le 06-06-2010 à 18:25:44

Merci pour l'info, je n'en avais pas du tout entendu parler, je pourrais y aller avec Mika en juillet. J'aime beaucoup le parc de la Villette.

8. brize  le 06-06-2010 à 19:12:05  (site)

@ La Pyrénéenne : Ah oui, en plein dans le prolongement de ton voyage !

@ Sandrine : De Paris Montparnasse au Pavillon Paul Delouvrier, il doit falloir compter une cinquantaine de minutes, mais tu peux affiner en allant sur le site de la RATP, qui te permet de faire des calculs d’itinéraires.
Attention, c’est une petite exposition (elle se visite rapidement), donc il ne faudrait pas que tu regrettes ensuite la longueur du trajet.

@ Aifelle : Je connaissais pour avoir vu au moins une photo dans un manuel de français pour des BTS (une femme aussi forte que Queenie poussant un caddy de supermarché bourré d’articles).

@ Ys : Pas entendu parler : je vais me renseigner de ce pas !

@ KP78 : Ce fut un plaisir d’y aller en aussi bonne compagnie !

@ Kutik : Je suis certaine que vous apprécierez tous les deux ! (mais attention aux créneaux d’ouverture).

9. manu--  le 06-06-2010 à 19:16:26  (site)

Je ne connaissais pas du tout. Mais c'est tentant ! Trop loin hélas.

 
 
 
posté le 02/06/10

"Blog", Jean-Philippe BLONDEL

     Parce que son père a découvert son blog et n’a pas hésité à lire tout ce qu’il y avait confié, le narrateur, âgé de 15 ans, a décidé de ne plus lui adresser la parole.

   Et il s’y tient.

   Si bien qu’un jour son père dépose devant la porte de sa chambre un carton sorti du grenier. A l’intérieur, de vieilles photos et les journaux intimes que lui-même tenait lorsqu’il avait l’âge de son fils…

 

   C’est avec ce livre-ci, bien qu’appartenant à la catégorie jeunesse, que je m’étais décidée à découvrir Jean-Philippe Blondel, dont j’avais beaucoup entendu parler, en bien, sur les blogs de lecture, car ce roman avait fait l’objet de billets très élogieux (voir liens in fine) et son thème me plaisait beaucoup. « Le baby-sitter » est intervenu entre temps et ma rencontre avec l’auteur n’ayant pas donné grand-chose, je suis revenue à ce titre prévu initialement.

   Peine perdue.

   Le vague ennui ressenti au cours de la première partie (avec cette impression persistante de ne pas entendre une voix adolescente mais un adulte essayant de la contrefaire) s'est atténué pendant la seconde (et je reconnais  avoir été un peu émue à une ou deux reprises, presque malgré moi), mais sans que j’accroche vraiment ni à l’histoire, ni aux personnages, auxquels je n'ai pas réussi à croire.

   Je vous recommande donc les avis figurant ci-dessous, bien plus enthousiastes que le mien. Pour ma part, je ne récidiverai pas avec Blondel : visiblement, cet auteur n’est pas pour moi...

 

« Blog », Jean-Philippe BLONDEL

Actes Sud Junior (114 p)

Paru en mars 2010

 

In Cold Blog , Laure , Saxaoul , Stéphie ont été convaincus (et ils sont convaincants !).

Un avis en demi-teinte chez Cynthia .

 


Commentaires

 

1. mango  le 02-06-2010 à 10:10:53  (site)

Nous serons deux alors à ne pas succomber au charme de l'auteur! Je n'arrive pas à entrer dans ses récits qui m'ont toujours laissée à l'extérieur! je n'arrive pas à y croire tout simplement!

2. clara brest  le 02-06-2010 à 10:54:20  (site)

Cynthia le propose en livre voyageur mais il ne me tente guère. Ton billet renforce l'impression générale que je m'en fais.

3. saxaoul  le 02-06-2010 à 11:48:26  (site)

Mince alors ! J'aurais aimé que tu aimes mais tout le monde ne peut pas voir les mêmes gouts...

4. Reka  le 02-06-2010 à 11:53:06  (site)

Ooooh, Brize, t'as essayé un mauvais !
Il fallait se frotter à "This is not a love song".
Avant de lire celui-ci, j'avais découvert l'auteur avec "Accès direct à la plage", et je pensais, moi aussi, ne jamais récidiver. Mais "This is not..." m'a vraiment emportée.
Si tu passes un jour à côté de ce roman-là en bouquinerie, réfléchis quand même à deux fois avant de lui tirer la langue Clin doeil

5. Restling  le 02-06-2010 à 12:53:58  (site)

Je suis du même avis que Reka !!! This is not a love song a été un véritable coup de cœur pour moi !
Là je viens de lire Blog moi aussi (mais je n'ai pas encore rédigé mon billet) et j'ai été un peu déçue. Trop de Blondel tue le Blondel...

6. la Pyrenéene  le 02-06-2010 à 12:54:31  (site)

Je l'ai beaucoup aimé, moi celui-là ... comme j'aime ce que fait Blondel , en général ! Dommage !!!!

7. bladelor  le 02-06-2010 à 13:48:34  (site)

Oh non, n'abandonne pas Blondel, donne-lui encore une chance mais en lisant un de ses romans pour adulte cette fois... Moi non plus je n'ai pas été conquise par Blog et pourtant j'adore la plume de Blondel...

8. Thalie2  le 02-06-2010 à 13:56:34

Il fait partie des romans que j'ai apprécié. Je comprends ton point de vue cela dit car la voix de l'adulte rend ce roman trop utopique. J'avoue cependant ne pas m'être ennuyée, il faut dire qu'en tant que libraire jeunesse, j'ai lu bien pire... Clin doeil,

9. keisha  le 02-06-2010 à 15:58:08

Aïe! Mais je peux essayer un autre titre, d'après les comm précédents...

10. Cécile de Lecture Emoi  le 02-06-2010 à 18:00:52  (site)

J'ai fait moi aussi un billet mitigé, mais pas pour les mêmes raisons que toi. J'ai, moi, apprécié, la 1ère partie, et moins aimé la 2ème partie ! J'ai trouvé que le renoncement à l'enfance de la part du personnage était traitée de façon peu crédible. ( Du style j'ouvre un carton, je comprends tout, et je deviens adulte ! )

11. brize  le 02-06-2010 à 18:52:46  (site)

@ Mango : Ben oui, tout pareil, au moins pour les deux romans que j’ai lus…

@ Clara : Ce serait quand même mieux de juger par toi-même, d’autant que le livre est très court.

@ Saxaoul : Crois bien que j’en ai été la première déçue, d’autant que ICB et toi aviez beaucoup aimé et c’est souvent que je partage vos goûts…

@ Reka : Non, je n’ai pas « essayé un mauvais », c’est juste qu’il ne m’a pas convenu, mais tu m’as bien fait rire avec ton « avant de lui tirer la langue » !
Sinon, pour la récidive, tu sais, j’ai lu « Le baby-sitter » aussi et ça n’a pas collé donc sceptique je suis quant à mes capacités d’adhésion à la prose de l’auteur…

@ Restling : Allez, même réponse qu’à Reka ! Mais sinon, je lirai ton prochain billet sur « Blog » avec intérêt !

@ La Pyrénéenne : Oui, c’est vraiment dommage, j’étais déçue comme tout !

@ Bladelor : Mais j’en ai lu un, pour adultes, « Le baby-sitter » (et ça n’a pas non plus collé avec moi) !

@ Thalie2 : Je suis bien consciente que ce n’est pas un mauvais roman…mais je n’étais pas la bonne lectrice !

@ Keisha : Tu peux aussi essayer celui-ci, très court, compte tenu des avis très positifs qu’il a reçus !

@ Cécile : (je viens de relire ton billet) En réalité, j’ai trouvé la seconde partie plus mouvementée (raison pour laquelle je m’y suis moins ennuyée) mais ça m’a paru trop gros, l’histoire du carton (je ne veux pas en dire plus pour ne pas spoiler) : même s’il faut simplement, comme tu le fais, y voir quelque chose d’emblématique, pour moi c’était invraisemblable, donc ça n’a rien arrangé dans mon rapport à l’histoire.

12. wonderful  le 02-06-2010 à 19:10:55  (site)

You've been tagged, Madame!

13. brize  le 02-06-2010 à 21:06:45  (site)

@ Wonderful : Vu !

14. Sassenach  le 03-06-2010 à 09:58:18  (site)

J'ai quelques titres de cet auteur dans ma PAL alors je les lirai d'abord avant de me lancer dans ses plus récents !

15. ulaz  le 04-06-2010 à 19:43:47

Dommage ! J'ai pour ma part beaucoup aimé ce roman...

16. Stephie  le 05-06-2010 à 07:01:56  (site)

J'avais par contre peu accroché avec "Le baby-sitter". Je ne sais pas trop si je retenterai en fait.

17. brize  le 06-06-2010 à 18:46:14  (site)

@ Sassenach : Sage résolution (because la PAL, c’est fait pour être lue, non ?!) !

@ Ulaz : Ben oui, dommage !

@ Stephie : « This is not a love song » a l’air plébiscité : à tenter, peut-être…

18. Midola  le 11-06-2010 à 22:28:52  (site)

je fais également partie des adeptes de Blondel. J'ai beaucoup aimé Blog, dans lequel je suis entrée aussitôt.

19. MamzelleMelo  le 23-06-2010 à 23:19:52  (site)

Arf, dommage ! Ca a l'air plutôt pas mal vu comme ça pourtant.

édité le 23-06-2010 à 23:20:12

20. GeishaNellie  le 19-07-2010 à 16:59:30  (site)

Voilà la preuve parfaite de la contradiction des adolescents ! Il écrit sa vie intime pour que tous la lise, sauf son père qui sera sûrement le principal intéressé surtout si s'est un jeune un peu triste et silencieux ! Pas pour moi en tout cas ce livre, ça vient chercher des souvenirs ... :((

 
 
 
posté le 30/05/10

"Série Z", J.M. ERRE

     Il s’appelle Félix Zac et passe son temps à ingurgiter moult films de série Z, quand il ne concocte pas un scénario du même acabit ou n’alimente pas son blog de cinéphile averti, « Les Zélucubrations du docteur Z ». Ah, n’oublions pas : il est aussi pourvu d’une tendre (mais ferme) moitié, Sophie (et de son chat pas très tendre, Krasucki), avec laquelle il a fabriqué une terreur faite bébé, j’ai nommé Zoé !

   Tout commence lorsque Félix, enfin, semble avoir produit un scénario digne de ce nom, lequel est susceptible d’intéresser un producteur un peu spécial, Isidore Boudini.

   Le scénario traite d’une série de meurtres commis dans une maison de retraite hébergeant d’anciens acteurs, la Niche Saint-Luc.

   Mais la réalité vient soudain rejoindre la fiction quand la police contacte Félix : la Niche Saint-Luc existe et fait l’objet d’investigations policières suite aux morts suspectes de plusieurs de ses pensionnaires !

 

   Ma présentation ne vous donne qu’une vague idée du caractère allègrement disjoncté de cet inénarrable « Série Z » !

   Le roman tricote avec entrain plusieurs fils : celui du récit proprement dit ; celui du scénario (qui en vient à rejoindre le récit), avec une peinture très brute de décoffrage d’anciens acteurs de nanars (dont un vieux couple de protagonistes de films pornos encore très verts…) auxquels la vieillesse (et l’auteur) ne font pas de cadeaux ; celui du carnet de notes personnelles de Félix : il y consigne tout ce qui le concerne, comme s’il devait perdre la mémoire du jour au lendemain, avec un sens aigu de l’autodérision (ce sont les passages que j’ai préférés dans le roman) ; celui du blog de cinéphile de Félix, dont les analyses de films de la série Z (comme les commentaires des internautes) valent le détour. Et on pourrait ajouter à cela quelques petites incises sur les réactions du lecteur de Knokke-le- Zoute et d’autres sur les réflexions d’un apprenti policier qui a oublié d’être malin, mais vous verrez.

   C’est parfois un peu trash et pas très fin (surtout lorsque l’humour joue sur le comique de répétitions), mais je dis ça juste pour que vous ne me reprochiez pas de ne pas vous avoir prévenus ! Parce que, pour ce qui me concerne et même si je n’ai pas lu ce roman d’une traite (je préférais en prendre une petite tranche à chaque fois : il ne faut pas abuser des bonnes choses), j’ai rarement autant gloussé en cours de lecture (j’ai un témoin !) et ça mérite donc d’être signalé, souligné et même surligné ! Cerise sur le gâteau, ça se tient (j’entends par là qu’il y a un dénouement en bonne et due forme et je l’ai trouvé bien vu), alors que je me demandais si l’auteur allait aboutir quelque part.

   Bref, une « Série Z » avec laquelle j’ai passé un excellent moment !

 

   Allez, quelques extraits pour vous donner une idée du type d’humour (et n’hésitez pas à lire le début du roman sur le site de l’éditeur, ici, vous verrez rapidement si le livre peut vous plaire) :

 

- Un article du blog de Félix, alias docteur Z :

« CinéBisBlog – Les Zélucubrations du docteur Z

  Chers camarades Zinéphiles, bien le bonjour. Aujourd’hui, puisque vous préférez gâcher votre jeunesse devant ce blog plutôt que de préparer votre retraite par capitalisation, que diriez-vous de discuter un peu du prestige de l’uniforme ?

  L’uniforme ? J’entends d’ici le beatnik qui est en vous pester contre le thème du jour. Et pourtant… Qui mieux que nos amis de la police ou de l’armée pour exprimer au cinéma l’âme d’une époque ? Prenons la série mythique des Gendarmes de Saint-Tropez avec Louis de Funès.    

  A-t-on saisi à sa juste mesure l’importance sociologique de ces films qui ont fait des peurs du Français moyen le moteur de la comédie ?

  Peur de l’impérialisme culturel américain (Le Gendarme à New York), peur de l’immigration clandestine (Le Gendarme et les extraterrestres), peur de l’émancipation des femmes (Le Gendarme et les gendarmettes) et, bien sûr, peur de la jeunesse, représentée sous les traits de nudistes dans le premier épisode de la série. L’uniforme du gendarme devient un rempart identitaire, et le nudiste l’ennemi à abattre car il déstabilise la fragile civilisation en revendiquant un retour à l’ordre naturel.

  « Nature contre culture », voilà la tension sous-jacente qui régit la structure de chacune de ces œuvres. L’hystérie funésienne reflète l’angoisse métaphysique de l’homme confronté à la disparition de ses repères et à la naissance d’une nouvelle société dont il se sent exclu, et qu’il identifie donc à la barbarie. Tout mai 68 est là, dans les tics de l’adjudant Cruchot devant une jeunesse qui dit merde à l’uniforme en exhibant ses blanches fesses. CQFD.

  Voilà, chers Zinéphiles, c’est tout pour aujourd’hui. N’oubliez pas que le soleil est votre ami et que prendre un peu l’air ne vous fera pas de mal. »

 

- Extraits du carnet de notes personnelles tenu par Félix :

- « Tu t’es spécialisé dans l’écriture de débuts de scénarios ; après tu bloques. Tu es allé consulter un psy pour essayer de comprendre, il t’a demandé si tu étais éjaculateur précoce. Tu as répondu que tu ne voyais pas le rapport, il a hoché la tête et il a noté sur sa fiche : « éjac.préc.honteux ».

  Pour t’aider, chacun y est allé de son conseil. Sophie t’a invité à suivre des ateliers d’écriture, ta sœur t’a proposé de faire du sport, ta mère t’a conseillé d’abandonner.

  Mais cette fois, tu en es sûr, tu tiens le bon bout. »

 

- « La première fois que ta mère a lu un de tes scénarios (l’histoire d’un vampire qui organise des collectes de sang en se faisant passer pour un médecin de l’ESF), elle t’a demandé pardon pour t’avoir fait tomber de la table à langer quand tu avais un an.

  La deuxième fois qu’elle s’est intéressée à ton travail (c’était la biographie du savant fou qui inventa le slip élastique permettant à Hulk, le monstre vert, de ne pas se retrouver la courgette à l’air chaque fois qu’il se transforme), elle t’a rappelé que beaucoup d’adolescents rencontraient des problèmes de drogue et qu’il n’y avait pas de honte à en parler.

  La troisième fois qu’elle a feuilleté une de tes œuvres ( un péplum racontant la disparition de l’Atlantide à la suite d’une invasion de marmottes extraterrestres), elle s’est mise en colère et t’a dit qu’il était temps d’arrêter la série Z et de se mettre à vivre.

  Ce que tu n’as pas osé lui avouer, c’est que tu as souvent l’impression que ta vie est une série Z . »

 

« Série Z », J.M. ERRE (un auteur que je découvre, mais je ne vais pas en rester là : j’ai bien l’intention de m’intéresser à ses romans précédents !)

Editions Buchet Chastel (366 p)

Paru en avril 2010

 

Repéré chez Keisha .

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 30-05-2010 à 09:59:12  (site)

je l'ai également repéré chez Keisha... nous fréquentons les mêmes crèmeries !

2. keisha  le 30-05-2010 à 10:06:44

Rhaa les marmottes extraterrestres! (Et un gloussement, un)! Il y en a eu pas mal au cours de cette lecture, tout comme pour toi! Mais que font les autres, à passer à côté d'un moment de lecture disjonctée, oui, mais drôle! merci d'en rajouter une couche.
je te signale que j'ai lu Prenez soin du chien, qui a fait le bonheur de ses lecteurs. C'est cinéphile aussi, mais un peu moins, et il y a une bonne cargaison d'allumés là dedans aussi, et puis de l'idée, une intrigue renversante, etc, etc... (voui je suis un peu fan de ces dingueries)

3. cathulu  le 30-05-2010 à 10:50:53

Ne rate pas le premier !Sourire

4. Neph  le 30-05-2010 à 11:27:42  (site)

Je l'ai lu il y a peu et me préparais justement à écrire mon article ! J'ai passé un super moment avec ce bouquin complètement déjanté Sourire

5. Cécile de Lectureemoi  le 30-05-2010 à 12:28:32  (site)

Comment dis-tu ?... "déjanté", "trash" "glousser" ??? Déjà noté chez Keisha, mais maintenant, c'est sûr, il est pour moi !

6. Ys  le 30-05-2010 à 12:37:38  (site)

Prise de doute, je viens de vérifier : mais non, cet auteur n'est pas Belge. Il le mériterait surement !

7. manu--  le 30-05-2010 à 13:41:50  (site)

J'ai "Prenez soin du chien" dans ma PAL. Je pense qu'il n'y restera plus très longtemps. Et s'il me plaît, celui-ci suivra ;-)

8. Kikine  le 30-05-2010 à 16:34:39  (site)

J'aime glousser en lisant un livre. Voyons voir si ce livre aura le même effet sur moi Sourire

9. Michel serialecteur  le 30-05-2010 à 19:17:25  (site)

Moi aussi j'aime bien glousser en lisant

10. Titine75  le 31-05-2010 à 12:31:16  (site)

Ce livre m'a l'air vraiment très, très drôle, je le note !!! j'aime glousser pendant mes lectures !

11. Sassenach  le 31-05-2010 à 12:33:43  (site)

J'avais noté un de ses autres titres (un truc avec un chien, je crois) mais je n'avais pas réussi à mettre la main dessus à la biblio ... et puis, d'autres titres sont arrivés dans ma LAL et j'ai oublié ! Maintenant, je n'ai plus d'excuse car j'aurai deux titres de cet auteur à trouver Sourire

12. Pincureuil  le 31-05-2010 à 14:02:40  (site)

Voici encore une envie de lecture...et les couvertures de Buchet-Chastel me plaisent toujours autant!

13. Slo  le 31-05-2010 à 14:10:31

Encore un livre dont tu parles que je dois lire pour mon club lecture ;-) (pour le mois prochain)
Je n'ai pas encore lu cet auteur, mais j'ai eu l'occasion de le rencontrer autour d'une conférence et il est très sympa. En tant que cinéphile, ce livre devrait me plaire ;-)

14. EmmanueldeBlabla  le 31-05-2010 à 20:54:08  (site)

Celui-ci doit faire l'objet d'un prochain Blabla (avec petite interview de l'auteur) et les filles doivent me le passer sous très peu (demain en fait Rire1) et de ce que j'ai pu comprendre, leurs impressions rejoignent les tiennes ! Je sens que je vais me régaler...

15. Choco (et son grenier)  le 01-06-2010 à 14:35:04  (site)

Bon et bien, Keisha a un sacré pouvoir de persuasion, ça commence à faire boule de neige ce roman ! Je veux bien rejoindre le clan des glousseuses ! Sourire

16. brize  le 01-06-2010 à 16:42:27  (site)

@ Clara, Cécile et Choco : Vous l’aviez comme moi repéré chez Keisha et j’espère qu’il vous plaira autant qu’à nous !

@ Keisha et Cathulu : « Prenez soin du chien » est bien noté ! En fait, le titre et la couverture me disaient bien quelque chose… sauf que, justement, il me semble avoir zappé les billets qui en parlaient, peut-être parce que j’ai cru qu’il s’agissait d’un roman jeunesse en voyant la couverture… En tout cas, ce sera le prochain que je lirai de l’auteur (et je m’en réjouis d’avance) !

@ Manu : Allez, hop, on l’extrait de la PAL et on le lit ! Apparemment, celui-ci avait déjà beaucoup de fans !

@ Kikine, Michel et Titine : Oui, ça fait du bien de rigoler un peu quand on lit, ça n’arrive pas souvent ! J’espère que « Série Z » suscitera aussi chez vous quelques gloussements !

@ Neph : Un billet réjoui en vue, donc !

@ Ys : Je ne sais pas comment il faut qualifier son type d’humour : « errien » ?!!!

@ Sassenach : C’est « Prenez soin du chien » ! Et apparemment, il est très bien aussi !

@ Pincureuil : C’est vrai qu’elle est bien adaptée, cette couverture !

@ Slo : Décidément, nous sommes en phase ! Quant aux films cités, ce sont des films de « Série Z », donc ce n’est pas sûr que tu les connaisses, c’est spécial, quand même ! Moi, j’avais bien entendu parler de « L’attaque de la moussaka géante », mais à part ça… (parce que j’ai cité un passage évoquant la série du Gendarme à Saint Tropez, mais il y a tout le reste !).
En plus, tu dis que l’auteur est sympa : c’est la cerise sur le gâteau, ça !

@ Emmanuel : Donc ça risque de glousser un peu, chez Blabla !
(au fait, je vais pouvoir lire la BD « Ada » : il se trouve que ma bibliothèque vient de l’acheter (même pas eu besoin de le leur suggérer) et la prochaine à l’emprunter sera moi-même !)

17. Emmanuelblabla  le 01-06-2010 à 21:45:29  (site)

Oh oui, ça va glousser, d'autant que Marie-Pierre a elle aussi été prise de fous rires à ce qu'elle m'a dit.
Pour ce qui est de la BD, attention, les bibliothécaires ont parfois tendance à faire tourner les documents entre eux avant de les mettre en circulation... je devrais peut-être pas le dire mais parfois... je fais pareil ! ... je l'ai dit... smiley_id2027597

18. brize  le 02-06-2010 à 08:36:38  (site)

Emmanuel, les bibliothécaires ont bien raison : faut qu'ils puissent nous parler des livres qu'ils ont achetés, non Clin doeil1 ?!

19. myloubook  le 03-06-2010 à 13:46:35  (site)

Je n'ai pas encore écrit mon commentaire mais je me suis régalée et pour une fois, je me suis marrée toute seule moi aussi !Sourire

20. Pickwick  le 04-06-2010 à 15:02:01  (site)

Repéré chez Keisha aussi, décidément ! De la poilade à tous les étages (et la fin, une petite touche non négligeable !). Je déguste Prenez soin du chien et viens de commander Made in China : auteur addictif !

21. Stephie  le 05-06-2010 à 07:02:34  (site)

C'est surtout le temps qui me manque Clin doeil

22. leiloona  le 06-06-2010 à 09:09:40  (site)

Je l'ai fini hier soir : complètement déjanté, c'est le mot ! Clin doeil

23. brize  le 06-06-2010 à 18:51:19  (site)

@ Myloubook et Leiloona : Deux billets en vue, chouette !

@ Pickwick : Et moi je viens de commander chez mon petit libraire « Prenez soin du chien » car je ne le trouvais pas dans les librairies où j’avais commencé à le chercher !

@ Stephie : D’où la nécessité de faire des choix dans ses lectures… dur, dur !

24. Isil  le 09-06-2010 à 10:42:39  (site)

Lou m'en a parlé avec beaucoup d'enthousiasme. Vos avis donnent envie :-)

25. Tulisquoi  le 13-06-2010 à 18:52:28  (site)

Et bien celui-ci me faisait peur avec son titre. Peur que justement on frôle la série Z. Ce n'est donc visiblement pas le cas. Bien envie de glousser moi aussi du coup !

26. brize  le 16-06-2010 à 20:07:26  (site)

@ Isil : Un roman qui fait rire, ça mérite un détour !

@ Tulisquoi : C’est peut-être de la « Série Z », mais dans le bon sens, parodique, du terme !

27. Karine:)  le 17-06-2010 à 03:01:37  (site)

Ton avis + celui de Leiloona... noté et renoté!

 
 
 
posté le 27/05/10

"Les Lieux sombres", Gillian FLYNN

    Libby Day avait 7 ans lorsque sa mère et ses deux jeunes sœurs ont été sauvagement assassinées dans leur ferme familiale. Elle avait réussi à s’échapper et son témoignage, accablant, conduisit à la condamnation pour ces crimes de son frère Ben, alors âgé de 15 ans.

   Vingt-quatre ans plus tard, Libby continue à vivoter grâce aux subsides de généreux donateurs émus par son tragique destin. Mais l’argent se fait rare et elle se résigne à accepter, moyennant finance, l’invitation d’un groupe de soutien à Ben, qui purge une peine de prison à perpétuité.

   Les membres du groupe, passionnés par l’affaire, sont persuadés que Ben est innocent. A contrecœur, et toujours mue par son besoin d’argent, Libby accepte de partir à la recherche des personnes ayant côtoyé le drame. Mais, alors qu’elle entreprend cette (en)quête à rebours, elle en vient à s’interroger sur son propre témoignage…

 

   Le roman est entièrement construit à partir de l’alternance régulière de deux fils narratifs qui, au final, se rejoindront dans le dénouement. Le premier concerne Libby, que l’on suit dans son enquête. Le second nous ramène vingt-quatre ans plus tôt et décrit, heure après heure, la journée précédant la nuit du massacre, en se focalisant tour à tour sur la manière dont elle s’est déroulée pour la mère, Patty et pour le fils, Ben.

   Par le biais de cette construction, impeccable, le lecteur est tenu en haleine d’un bout à l’autre du récit : projeté dans le passé, il voit et comprend (ou essaie de comprendre, quitte à se fourvoyer), avec un temps d’avance par rapport à Libby, pointant notamment les distorsions entre les faits et leur interprétation ultérieure, avec l’impression de regarder, littéralement, le destin en marche et en s’interrogeant en permanence sur l’issue fatale de cette journée. Parce qu’on a beau savoir ce qui s’est passé, on veut connaître le pourquoi et le comment et, comme Libby, savoir si oui ou non Ben est coupable.

 

   Thriller psychologique de haute volée, « Les Lieux sombres » nous plonge au cœur de l’Amérique rurale contemporaine au travers de l’histoire dramatique d’une famille malmenée par la vie, en offrant de ses membres une peinture fouillée et saisissante de vérité.

    Brillant et captivant !

 

« Les Lieux sombres », Gillian FLYNN

Editions Sonatine (479 p... qui m'effrayaient un peu, mais elles se dévorent !)

Paru en mars 2010


D'autres avis chez BoB .

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 27-05-2010 à 09:59:49  (site)

Je me le réserve pour cet été...et oui, pas encore lu !

2. Mango  le 27-05-2010 à 11:16:25  (site)

Je ne l'ai pas lu mais le début me fait penser à celui de Kate Atkinson dans "A quand les bonnes nouvelles?" que je sais que tu as beaucoup aimé aussi. Si ton plaisir a été aussi grand que pour ce dernier, je ne vais pas hésiter à lire ce roman-là à mon tour!

3. val-m-les-livres  le 27-05-2010 à 13:31:30  (site)

Bon, je suis la seule à avoir un avis un plus mitigé, alors. Je me suis un peu ennuyée.

4. Petite Fleur  le 27-05-2010 à 19:07:14  (site)

Dans ma PAL ! J'aimerais bien le lire, mais j'ai une lecture commune et un partenariat avant :-( Ceci dit, il est et reste tout en haut.

5. Le blog de philo  le 27-05-2010 à 20:07:38  (site)

Je l'ai fini tout à l'heure et contrairement à toi, je n'ai pas du tout accroché. Franchement à la lecture de plusieurs critiques je me sens un peu seule, mais je ne suis pas rentrée dans l'histoire et e personnage de Libby, malgré son vécu ne m'a pas du tout convaincue.

6. brize  le 27-05-2010 à 20:31:01  (site)

@ Clara et Petite Fleur : Plus qu’à espérer qu’il vous plaise à vous aussi !

@ Mango : Je ne ferais pas de rapprochement avec « A quand les bonnes nouvelles », c’est trop différent. Mais si je devais comparer simplement au niveau du plaisir de lecture puisque, je m’en rends compte seulement maintenant, je les ai qualifiés tous les deux de « brillant(s) et captivant(s) », « A quand les bonnes nouvelles » fut au-dessus pour moi : c’était un coup de cœur parce que je me suis aussi attachée aux personnages, alors que « Les Lieux sombres », j’ai beaucoup aimé mais pas avec cette implication personnelle.

@ Val-m-les-livres : Je ne connais pas tous les billets recensés chez BoB, mais ce serait étonnant que tu n’y trouves pas de lecteurs ayant un avis mitigé comme le tien. Ne serait-ce qu’ici (un peu plus bas dans les commentaires), Philo dit qu’elle n’a pas accroché.

@ Philo : Je n’étais pas convaincue du tout que j’accrocherais, mais ce fut le cas. Et parfois, ça ne prend pas…

édité le 27-05-2010 à 20:31:55

7. wonderful  le 27-05-2010 à 21:44:54

j'attends le poche avec une impatience folle... J'avais tellement aimé le précédent...

8. Béné  le 27-05-2010 à 21:56:09  (site)

pour ma part, j'ai passé un excellent moment pendant cette lecture!

9. Sassenach  le 28-05-2010 à 09:13:20  (site)

Je n'avais pas été très emballée par son premier titre mais j'ai noté celui-ci vu les avis très positifs !

10. Isabelle A  le 28-05-2010 à 14:44:04  (site)

Je n'en lis que du bien de celui-ci et il finit par me tenter beaucoup !

11. kathel  le 28-05-2010 à 22:08:30  (site)

Je l'ai déjà noté... pour une sortie en poche ou une virée en bibli ! ;-)

12. la Pyrenéene  le 28-05-2010 à 22:27:12  (site)

tentant !

13. Stephie  le 29-05-2010 à 13:14:06  (site)

Un excellent souvenir de lecture pour moi !

14. Aifelle  le 29-05-2010 à 13:16:57  (site)

Je vais le recevoir bientôt en livre-voyageur, j'ai hâte ..

15. manu--  le 29-05-2010 à 19:21:26  (site)

J'avais beaucoup aimé "Sur ma peau", donc je lirai celui-ci mais quand il sera en poche !

16. brize  le 29-05-2010 à 21:24:21  (site)

@ Wonderful : Le thème du précédent ne m’attirait pas (et ne m’attire toujours pas), contrairement à celui-ci.

@ Béné et Stephie : Ce roman recueille beaucoup d’avis positifs !

@ Sassenach : Tout pareil pour moi : le premier titre ne m’attirait pas du tout !

@ Isabelle A : Les blogs sont des lieux sinon de perdition du moins de tentation, c’est prouvé !

@ La Pyrénéenne: Toujours pas de bibliothèque digne de ce nom du côté de l’Arrajou ?

@ Kathel : La bibli, ça me paraît plus raisonnable, surtout pour un polar, qu’on ne relit normalement pas (exit le suspense).

@ Aifelle : J’espère qu’il te plaira !

@ Manu : Vu le succès, il finira sûrement par être édité en poche, il suffit de patienter un peu.

17. Restling  le 01-06-2010 à 19:52:23  (site)

Je l'ai offert à mon père, il me le prêtera après l'avoir lu, j'ai hâte !

18. Pickwick  le 04-06-2010 à 15:03:23  (site)

Encore un avis très positif ! Décidément, il me le faut !

19. wonderful  le 05-06-2010 à 08:37:52  (site)

Je trépigne d'impatience de le lire... je vais trépigner longtemps, j'attends le poche. As-tu lu le précédent? Super!

20. wonderful  le 05-06-2010 à 08:53:27  (site)

Ok c'est officiel : je radote... Je t'ai déjà laissé un com sur cet article.

21. brize  le 06-06-2010 à 18:57:43  (site)

@ Restling : Tiens, tiens ! Je vois que je ne suis pas la seule à faire des cadeaux intéressés ! Bonne (future) lecture !

@ Pickwick : Si tu hésites à l’acheter, tu peux éventuellement le trouver, comme moi, en bibliothèque.

@ Wonderful : Comme je viens de le dire à Pickwick, les bibliothèques permettent de ne pas attendre jusqu’à la parution en poche.
(et les doublons dans les comms, t’inquiète, tu n’es pas la seule : avec l’abondance de nos lectures de billets de blogs, il nous arrive de tirer plus vite que notre ombre).

22. Karine:)  le 17-06-2010 à 03:01:01  (site)

Je l'ai adoré, celui-là... Quelle atmosphère, quelle construction!

23. harfang  le 27-07-2010 à 15:51:56  (site)

c'est prévu pour cet été... j'en ai déjà l'eau à la bouche !

 
 
 
posté le 24/05/10

"Sans laisser d'adresse", Harlan COBEN

     Myron Bolitar, ancien athlète de haut niveau maintenant agent chargé des relations publiques auprès de personnalités diverses et, accessoirement, spécialisé dans la recherche de personnes disparues, reçoit soudain un appel téléphonique de Terese Collins, perdue de vue depuis sept ans. Il avait entretenu avec elle une relation torride trois semaines durant, sur une île des Caraïbes, chacun tentant, à l’époque, de se remettre d’événements tragiques dont il ne parlait pas à l’autre.

   Le coup de téléphone de Terese est un véritable appel au secours et Myron la rejoint donc à Paris. Sur place, les événements s’enchaînent de manière dramatique : ils semblent liés à ce qui s’était produit autrefois dans la vie de Terese et, étrangement, à un réseau terroriste international…

 

   Depuis « Ne le dis à personne » (que j’avais adoré) et, quelques années plus tard « Une chance de trop » (dont j’aurais oublié jusqu’au titre si je n’avais pas fait de billet et je n’ai aucun souvenir de l’histoire, même après avoir relu ledit billet, où je ne donnais guère que le pitch ), je n’avais rien lu d’Harlan Coben (parce que, en regardant les quatrièmes de couverture, j’avais toujours l’impression qu’il tournait autour du même thème de la personne qui a disparu et ressurgit soudain où de celle dont on découvre un passé incroyable ou les deux mêlés). J’avais bien essayé « Du sang sur le green », qu’on m’avait prêté, avec Myron Bolitar, ce fameux héros récurrent qu’on retrouve ici, mais le livre m’était très rapidement tombé des mains.

   Quelques bonnes critiques aperçues ici et (et la présence de l’ouvrage à la bibliothèque) m’ont donné envie de tenter ce dernier opus, que j’ai embarqué pour le lire lors d’un récent trajet (vers le pays bajocasse). Bien m’en a pris, car je n’ai pas vu le temps passer !

Cette fois, j’ai accroché rapidement au récit, sans doute parce que ça commence avec une histoire de cœur… et une bagarre (très détaillée techniquement parlant, comme ce sera aussi le cas pour les suivantes, ça surprend un peu, mais pourquoi pas, au moins c’est réaliste).

   Alors, c’est sûr, il ne faut pas être allergique à l’humour à deux balles (moi, je n’ai rien contre, vu que, d’après mon entourage, j’en fais régulièrement usage) (attention, j’ai dit « à deux balles », pas grossier), ni rebutée par la psychologie des personnages, qui tient la route mais sans plus (je pense en particulier à celle de Win, le milliardaire-hyper-fort-en-combat-rapproché, même qu’il arrive toujours tel le Zorro moyen). Mais pour le reste, c’est-à-dire après tout l’essentiel, puisqu’on est dans un thriller, ça marche : l’action avance en veux-tu en voilà, on tourne les pages en se demandant ce qui va se passer et le roman file à tout allure. Je n’ai pas vu venir le dénouement (mais d’autres plus malins arriveront peut-être à le deviner, d’autant que la thématique n’est pas tout à fait nouvelle).

   Au passage, on notera qu’une partie de l’action se déroule à Paris, ce qui nous vaut notamment une incursion sur les toits du 36 quai des Orfèvres où le héros admire la vue époustouflante !

   Un bon roman policier, dans sa catégorie (pas celle des romans policiers que je trouve géniaux, mais celle qui regroupe tous les autres !).

 

« Sans laisser d’adresse », Harlan COBEN

Editions Belfond Noir (348 p)

Paru en mars 2010

 

Clara a été déçue.

 


Commentaires

 

1. Petite Fleur  le 24-05-2010 à 11:38:42  (site)

Assez d'accord avec toi, Harlan Coben pour moi, ça ressemble à tout le reste, ça ne se distingue pas. J'en ai lu 2, et je ne cours pas après tellement c'est quelconque à mon goût (sans pourtant être mauvais, je le reconnais volontiers).

2. keisha  le 24-05-2010 à 12:01:56

OK avec toi, une fois dedans on ne lâche pas, mais après quelques uns on se lasse. Même pas tentée de replonger, pour l'instant.

3. clara brest  le 24-05-2010 à 12:41:24  (site)

Le personnage m'a agacée et je n'ai pas franchement mordu à l'hameçon de l'intrigue.

Coben et moi, c'est fini désormais !wow

4. Pincureuil  le 24-05-2010 à 13:44:04  (site)

Je passe toujours un bon moment avec un Harlan Coben, même si je préfère ceux sans Myron Bolitar, moins d'humour mais plus de suspense !

5. Kikine  le 24-05-2010 à 14:41:40  (site)

Un petit Coben de temps en temps ça peut permettre d'avoir une lecture facile et distrayante mais une fois de temps en temps seulement Sourire

6. manu--  le 24-05-2010 à 14:44:46  (site)

Un auteur qui ne m'a pas convaincu.

7. sybilline  le 24-05-2010 à 19:16:54  (site)

Je vais le laisser celui-là! Déjà que les romans policiers ne sont pas ma tasse de thé, alors je ne pense pas que j'accrocherai.

8. Diddy  le 24-05-2010 à 20:55:55  (site)

je suis pas trop Harlan Coben....

9. Cécile de Lecture Emoi  le 24-05-2010 à 22:56:38  (site)

Euh.. J'ai le droit de dire que je ne connais rien de cet auteur ?rougis

Je ne pense pas que je commencerai ma découverte par ce roman-là !

10. brize  le 25-05-2010 à 06:40:09  (site)

@ Petite Fleur : Oui, pour moi, c’est la catégorie B du polar, où on en range des tonnes, qu’on lit avec plaisir et qu’on oublie dans la foulée.

@ Keisha et Kikine : Il ne faut pas abuser des bonnes choses Clin doeil1 !

@ Clara : Il s’en remettra… et toi aussi Rire1 !

@ Pincureuil : J’avoue que j’ai bien aimé la dose d’humour, ça détend un peu l’atmosphère !

@ Manu : Si tu apprécies modérément le polar standard, Coben ne peut pas te satisfaire.

@ Sybilline : Je pense que celui qui fera l’objet de mon prochain billet pourrait, lui, te plaire…

@ Diddy : Comme ce ne sont pas les auteurs de polar qui manquent, il t’en reste des tas d’autres à découvrir !

@ Cécile : C’est “Ne le dis à personne” que je te recommanderais, pour découvrir cet auteur.

11. céline de enlivrezvous  le 25-05-2010 à 11:23:23  (site)

J'ai eu quelques bons moments de lecture avec Harlan Coben, mais à la longue je trouve ces polars un peu répétitifs... Je vais peut-être quand même me laisser tentée par celui-ci !

12. zenati  le 25-05-2010 à 11:49:32  (site)

@ clara brest

J'apprécie l'honnêteté de ce coup de gueule.

13. L'or des chambres  le 25-05-2010 à 22:55:41  (site)

Je me suis un peu lassée de cet auteur...
Bonne soirée

14. hathaway  le 26-05-2010 à 07:09:28  (site)

je n'ai jamais lu cet auteur... Ce n'est pas l'envie qui m'a manqué mais comme souvent, le temps... Je ne sais pas si j'opterai pour ce titre à l'occasion de ma première rencontre avec cet écrivain... Il me semble avoir lu des avis plus élogieux sur d'autres titres, entre autres "Ne le dis à personne"...

15. Stephie  le 26-05-2010 à 08:33:00  (site)

Il est sur ma PAL et ne devrait pas tarder à me passer entre les mains Clin doeil

16. brize  le 26-05-2010 à 13:38:45  (site)

@ Céline : Je n’en ai lu que deux, précisément parce que je craignais de me lasser. Je ne sais pas si celui-ci, avec son héros récurrent, te plairait, par rapport à ceux de l’auteur que tu connais déjà.

@ L’or des chambres : Je ne fais pas non plus partie des lecteurs fans de l’auteur : un (très) occasionnellement, cela suffit à mon bonheur !

@ Hathaway : Oui, comme je le disais plus haut à Cécile, c’est aussi celui que je te recommanderais.

@ Stephie : Là, je ne m’avancerais pas en disant qu’il te plaira… parce que je n’en suis pas certaine. Affaire à suivre !

17. Mango  le 26-05-2010 à 20:38:24  (site)

Excellent: "Ne le dis à personne"! J'ai bien envie d'en lire d'autres de cet auteur! Je ne cherche pas toujours le chef d'oeuvre quand je lis un policier, juste qu'il me fasse un peu peur! Je pense que ce doit être le cas avec celui-ci?

18. brize  le 27-05-2010 à 07:47:25  (site)

@ Mango : On ne peut pas dire qu'il fasse littéralement peur... mais on frémit un peu par moments (il y a un passage où j'ai sauté quelques lignes...) et le suspense est là.

édité le 27-05-2010 à 07:47:55

19. Sassenach  le 28-05-2010 à 09:12:12  (site)

Comme toi, après avoir lu deux de ses titres, je trouvais qu'il ressassait le même thème ! Mais ton billet va peut-être me faire retenter une lecture de cet auteur Sourire

20. Stephie  le 29-05-2010 à 13:15:56  (site)

Je suis assez de ton avis finalement. Je pense publier mon billet en début de semaine prochaine Clin doeil

21. brize  le 06-06-2010 à 19:00:24  (site)

@ Sassenach : Si tu as envie d’une lecture pas prise de tête, c’est OK !

@ Stephie : Oui, on se retrouve pas mal dans nos billets.

22. Karine:)  le 17-06-2010 à 03:00:25  (site)

Ben voilà! C'est tout à fait ça. C'est bien, c'est pas le polar du siècle mais ça se laisse lire et les pages se tournent toutes seules. J'aime bien Win, par contre Clin doeil

23. kp78  le 04-07-2010 à 18:29:55

Se laisse lire. Après ça, on a envie d'aller sur le toit du quai des orfèvres ! Le personnage de Win donne un peu de piquant à l'aventure.

 
 
 
posté le 23/05/10

La campagne aux Champs !

 


Commentaires

 

1. keisha  le 23-05-2010 à 17:01:11

Oui, j'ai vu ça à la télé, un côté salon de l'agriculture en plein air, et quel cadre!
Chouette idée...

2. manu--  le 23-05-2010 à 17:45:24  (site)

C'est impressionnant !

3. Petite Fleur  le 23-05-2010 à 18:37:25  (site)

Pareil, j'en ai entendu parlé sur France Info, mais je n'étais pas au courant. Ca devait être sympa. Ceci dit, ça ne vaut pas la vraie nature :-)

4. L'or des chambres  le 23-05-2010 à 20:02:26  (site)

Un petit bol de nature et de verdure ne fait jamais de mal !!!
Bon week end Brize

5. Mango  le 23-05-2010 à 20:46:41  (site)

C'est une très bonne idée, je trouve!...et
pas de voiture sur les Champs pour une fois!

6. saxaoul  le 23-05-2010 à 21:11:18  (site)

Un peu bobo tout ça non ????

7. brize  le 23-05-2010 à 21:32:19  (site)

@ TOUS : J’ai eu connaissance de cette opération « Nature Capitale » par le supplément « Sortir » de Télérama. Dans mon esprit gorgé de littérature SF, j’ai imaginé des Champs-Elysées retournant à la nature et un paysage à couper le souffle (oui, je peux être parfois un peu trop imaginative !).
J’ai donc réussi, décidée à profiter du spectacle, à être sur place un peu avant dix heures (ben quoi, j’habite à Versailles : faut le temps de venir en train de banlieue, d’autant que je n’habite pas à côté de la gare)… mais j’y avait été précédée par une foule genre marée humaine, donc au lieu des vertes étendues que je croyais apercevoir, c’est une déferlante de gens (et je n’ose pas penser à ce que ça a dû être le reste de la journée !) dans laquelle je me suis retrouvée prise, me frayant tant bien que mal un chemin au bord ou entre les parcelles et tentant de prendre quelques photos !
Déception, donc, mais je ne regrette pas d’être allée voir ce que ça donnait, sinon je m’en serais voulue et puis l’idée est chouette, je suis d’accord avec toi Keisha et le résultat malgré tout impressionnant, tu as raison Manu.
Et pour le côté Salon de l’agriculture, que tu évoques Keisha, il y avait quand même très peu d’animaux, l’essentiel étant la présentation botanique (cultures et végétations locales).

@ Petite Fleur : Trop de monde pour être vraiment sympa… et ça ne vaut pas la vraie nature, où on peut être BEAUCOUP plus tranquille !

@ L’Or des chambres : A Versailles, dans le parc du château (et aussi dans le bois de Fausses-Reposes, tout près de chez moi), il y a de quoi prendre de bons bols de verdure… qui nous consolent un peu d’être en région parisienne !
Bon week-end à toi aussi !

@ Mango : Oui, zéro voiture, c’est cool !

@ Saxaoul : Bobo, je ne trouve pas. Ça avait plutôt un petit côté « La Nature pour les Nuls », mais ce n’est pas moi qui pourrais m’en plaindre car je suis loin d’être capable de reconnaître toutes les plantes et cultures. Non, le seul problème, c’est qu’il y avait trop de monde (mais c’est toujours le cas dès qu’il y a quelque chose d’intéressant à Paris : au moins, ça prouve que les gens s’intéressent !).

8. Cécile de Lecture Emoi  le 23-05-2010 à 22:01:43

Ce devait être un sacré dépaysement, et un sacré décor !

Mais.... je suis un peu dubitative face à ce genre d'évènement, alors que l'on constate que le financement est assuré au 2/3 par des "sociétés de services" (pour ne pas les nommer...) qui traînent des pieds -quand ils n'envoient pas les huissiers- pour soutenir les agriculteurs dans leurs galères actuelles, et aussi par des sociétés agro-alimentaires dont les agriculteurs, les premiers, disent qu'ils les mettent sur la paille. Oui, je suis dubitative...

Mais à part çà,... çà devait être rudement impressionnant !Clin doeil

9. Aifelle  le 23-05-2010 à 23:15:36  (site)

Je trouve l'idée super et tes photos sont très chouettes. Mais ce que tu décris de la marée humaine m'aurait refroidie tout de suite. C'est toujours comme çà en ville, c'est fait pour çà, mais on aimerait un peu plus d'intimité ..

10. Le blog de philo  le 24-05-2010 à 00:15:09  (site)

Sympa l'idée, histoire d'apercevoir un petit coin de verdure... mais le parc de Versailles ou encore un peu plus loin la forêt de Fontainebleau sont quand même mieux !

11. brize  le 24-05-2010 à 09:56:47  (site)

@ Cécile : J’avoue ne pas être du tout renseignée pour ce qui concerne l’organisation de cette manifestation…

@ Aifelle : Je peux te dire que, à la fin de notre « remontée » des Champs, on (= moi + mon mari et fille cadette) a eu un bon coup de barre !

@ Philo : Plus près que la forêt de Fontainebleau, par rapport à Versailles, il y a aussi celle de Rambouillet : heureusement, quelques massifs ont été préservés, dans les Yvelines, de quoi respirer un peu !

12. keisha  le 24-05-2010 à 12:00:56

A la télé on voyait bovins et ovins ...
Bon, sinon hier et aujourd'hui j'ai fait de grandes balades dans la campagne -la vraie... J'ai de la chance, je sais (bon mais à part ça venir à Paris ou une grande ville c'est galère, on ne peut tout avoir)

13. brize  le 24-05-2010 à 13:35:13  (site)

@ Keisha : Oui, il y avait quelques bovins, j'ai aussi aperçu des cochons etc. mais ces quelques animaux étaient minoritaires par rapport aux végétaux.
Quand c'est la mauvaise saison, les grandes balades comme celles que tu peux faire chez toi manquent moins ! En fait, l'idéal serait de tout avoir à portée de main, les commodités citadines et le charme de la campagne...

14. 3meraude  le 26-05-2010 à 22:15:51

J'y étais aussi ! Et j'oserai dire que je préfère tes photos au bain de foule que j'ai prise ! Le seul truc remarquable pour moi fut d'entre-apercevoir notre cher président... Et en fait, ça m'a plus amusé de voir les moutons! :-)

15. brize  le 27-05-2010 à 07:50:09  (site)

@ Emeraude : Tu y étais à un moment où il y avait encore plus de monde que lorsque j'y suis passée . Mais tu as vu notre président : ça se mérite !

16. keisha  le 27-05-2010 à 08:42:56

Construire les villes à la campagne? Une vieille idée... !(je ne sais plus quel humoriste en parlait)

17. Isabelle A  le 28-05-2010 à 14:45:59  (site)

J'aime beaucoup tes photos! Et sous ce soleil, ça devait être sympa! Hormis la foule peut-être...?

 
 
 
posté le 20/05/10

"Babbitt", Sinclair LEWIS

    Etats-Unis, 1920.
   George Babbitt, 46 ans, est agent immobilier dans la ville industrieuse de Zenith. Physiquement (lunettes, léger embonpoint), aussi bien que familialement (une femme au foyer et trois enfants), il est le prototype du bon bourgeois dont la vie se déroule sans heurts, ancrée dans la certitude qu’il concourt par son entreprise à l’essor de sa ville et au développement d’un progrès dont il apprécie les plaisirs (une automobile, un bon cigare…). En dehors de ses activités professionnelles, au sein desquelles il se targue d’être doté d’une Vision prospective et fait parfois preuve, mais sans y voir de mal, de quelque roublardise, Babbitt fréquente le club des Boosters, notables de son niveau.
   Pourtant, au fond de lui, Babbitt a le sentiment qu’il lui manque quelque chose, que sa vie n’est pas ce qu’elle aurait pu ni même ce qu’elle devrait être…
   « Babbitt » raconte, dans le détail, le quotidien de cet antihéros des débuts de notre modernité, bien sous tous rapports, et la micro crise existentielle qu’il traverse.

 

   Focalisé quasi-uniquement sur la condition bourgeoise de l’aube du 20ème siècle, « Babbitt » en dresse un portrait précis, au travers de la figure emblématique de son héros. Il pointe ainsi son appartenance à son temps, son adhésion aussi bien à un mode de vie (avec un attachement prégnant aux objets) qu’à un mode de pensée :

« De même qu’il était un Elan, un Booster, un membre de la Chambre de commerce, de même que les ministres de l’Eglise presbytérienne déterminaient toutes ses croyances religieuses, et que les sénateurs qui dirigeaient le parti républicain décidaient, dans leurs petites pièces enfumées, à Washington, ce qu’il devait penser du désarmement, des tarifs douaniers et de l’Allemagne, de même c’étaient les grands annonceurs nationaux qui réglaient toute sa vie extérieure, qui lui donnaient ce qu’il croyait être sa personnalité. Ces objets courants vantés par la réclame, pâte dentifrice, chaussettes pneumatiques, appareils photographiques ou bouilloires électriques, étaient pour lui des symboles et des preuves de l’excellence, signes de joie, de passion, de sagesse, qui finissaient par en tenir lieu. »

   Ce formatage des mœurs, l’un des protagonistes du roman, l’avocat radical Seneca Doane, l’appelle « standardisation » Il ne la critique pas quand elle concerne l’aspect matériel de la vie de la population, dès lors qu’elle est synonyme de bonne qualité, la qualifiant même de « modèle délicieux », mais déclare (et on reconnaîtra dans ses propos le prototype du notable à la Babbitt, qui n’a même pas conscience du caractère douteux des combines auxquelles il recourt parfois dans l’exercice de sa profession) :

« Non, ce que je combats à Zenith, c’est cette standardisation de la pensée et, bien entendu, les traditions de la concurrence. Les vrais coupables, dans l’affaire, ce sont les pères de famille propres, braves et industrieux, qui ont recours à tous les procédés connus de fourberie et de cruauté pour assurer le bien-être de leurs petits. Le pire de l’affaire avec ces gens-là, c’est qu’ils sont si bons et, dans leur métier au moins, si intelligents. On ne peut pas les haïr vraiment et pourtant leurs esprits « standardisés » sont l’ennemi. »
   Réaliste, la description que l’auteur fait de Babbitt n’est pas exempte d’ironie, mais jamais caustique. Sinclair Lewis pointe ses faiblesses, sa naïve roublardise et son auto aveuglement avec une certaine bienveillance. Il évoque ainsi le paradis et l’enfer selon Babbitt, dont le système de valeurs est assez simple :

« Pour l’instant, l’essentiel de sa théologie était qu’il y a un être suprême, qui a essayé de nous créer parfaits, mais qui n’a probablement pas réussi ; que si l’on est bon, on va dans un endroit appelé ciel (inconsciemment Babbitt se le représentait comme un excellent hôtel avec jardin particulier), mais que, si l’on est mauvais, c’est-à-dire si l’on commet un meurtre ou un vol, si l’on prend de la cocaïne ou si l’on a des maîtresses, ou si l’on vend des propriétés fictives, on est puni. Babbitt avait pourtant des hésitations sur ce qu’il appelait « cette histoire de l’enfer ». »

   Au fil du roman, le lecteur note des remarques dont la modernité le frappe car elles s’appliquent encore de nos jours, comme l’envie de retour à la nature de Babbitt, ou bien l'incidence possible de la culture sur l’économie, ainsi que Chum Frink l’explique aux Boosters, pour les convaincre de « fonder un orchestre symphonique pour Zenith » :

« La culture aujourd’hui est devenue pour une ville une parure et une publicité aussi nécessaires que des chaussées pavées et des dépôts en banque. C’est la culture, représentée par les théâtres, les musées, etc., qui attire tous les ans à New York des milliers de visiteurs, et, pour parler franc, malgré nos merveilleux progrès, nous n’avons pas encore la culture d’un New York, d’un Chicago ou d’un Boston – ou en tout cas on ne nous en accorde pas le bénéfice. La chose à faire, donc, en bons hommes d’affaires bien vivants, c’est de capitaliser la culture, d’y aller hardiment et de mettre la main dessus.

[…] Un orchestre […] fait une réclame qu’une ville n’a aucun autre moyen d’obtenir, et le gaillard qui a la vue assez courte pour combattre cette proposition d’orchestre rate l’occasion de graver le glorieux nom de Zenith dans l’esprit de quelque gros milliardaire New Yorkais, qui serait… qui serait capable de fonder ici une succursale de ses usines. »

   Il reste que Babbitt, bourgeois absolument (enfin presque) sûr de lui et du bien fondé de son mode de vie et de ses valeurs, s’y sent malgré tout un peu englué, pris dans une vie terriblement « machinale » :

« […] il trouvait son genre de vie incroyablement machinal, et reconnaissait que c’était bien là son opinion. Machinales ses affaires, vente active de maisons mal construites ; machinale sa religion, une église sèche, dure, sans rapport avec la vie véritable de la rue, respectable mais sans humanité, comme un chapeau haut de forme. Machinaux les parties de golf et les dîners, les bridges et les conversations. Et, sauf, avec Paul Riesling, machinales les amitiés… tapes dans le dos et ton de blague, sans jamais oser l’épreuve des propos calmes.

[…]

Il vit les années, brillantes journées d’hiver, longues et douces après-midi d’été faites pour être passées dans des prairies, perdues à toutes ces occupations prétentieuses et fragiles. Il songea aux discussions de baux par téléphone, aux avances faites à des gens qu’il détestait, aux démarches pour affaires, aux attentes dans des antichambres malpropres, le chapeau sur les genoux, à bâiller devant les calendriers salis par les mouches, à se montrer aimable avec des employés. »

   Face à cette vie machinale, Babbitt va tenter de résister…

 

   Malgré son intérêt socio-historique, l’acuité de ses vues et l’ironie sous-jacente de l’auteur, le tout joint à la qualité de l’écriture, j’ai plus d’une fois failli laisser tomber la lecture de « Babbitt ». Non qu’elle ne soit aisée, mais parce que je trouvais tout cela un peu trop détaillé, voire redondant par moments et, surtout, guère palpitant : la vie de George Babbitt, quand bien même elle connaît quelques légers vacillements, ne suscitait en moi qu’une attention légèrement moqueuse et/ou une vague compassion.

Heureusement, la toute dernière partie du roman, qui voit Babbitt s’aventurer sur le terrain glissant de la révolte (enfin, une révolte à son niveau, pas une révolution) est venue mettre un peu de mouvement dans cette peinture pour moi trop statique.

 

   « Babbitt » est un classique de la littérature américaine que je connaissais depuis longtemps de réputation, d’où ma motivation (culturelle) pour le lire. J’espère que mon impression immédiate, mitigée, se bonifiera avec le temps (c’est, normalement, le propre des classiques) et qu’il se rangera dans la catégorie des romans me laissant une empreinte durable.

 

« Babbitt », Sinclair LEWIS 

Editions Stock, collection La Cosmopolite

Paru aux Etats-Unis en 1922

Traduit en français en 1951

Traduction révisée pour cette édition de 2010 (456 p)

 

L'avis de Bouh .

 


Commentaires

 

1. mazel  le 20-05-2010 à 11:52:10  (site)

Livre perdu il y a des années... je vais enfin pouvoir le racheter et le relire.
Vraiment une bonne nouvelle.

bonne journée

2. Ys  le 20-05-2010 à 12:51:01  (site)

Paru en 1922 ? effectivement, c'est étonnant d'après les citations, très bien choisies d'ailleurs. Et il n'est certainement pas facile de décrire sans monotonie la vie monotone de quelqu'un...

3. Gwe(naelle)  le 20-05-2010 à 13:39:57  (site)

J'ai vu et lu beaucoup de choses sur ce thème et du coup, j'ai l'impression d'en avoir fait le tour... Pas trop intéressée par Babbitt donc...

4. val-m-les-livres  le 20-05-2010 à 15:12:45  (site)

J'avais adoré ce roman quand j'étais étudiante. Mias je me méfie de mes coups de coeur de jeunesse.

5. Sassenach  le 20-05-2010 à 16:58:06  (site)

J'ai un exemplaire tout vieux de ce livre qui traine dans ma PAL depuis des années ... je l'avais vaguement feuilleté parce que je voulais lire des classiques de la littérature américaine mais j'avais eu peur de m'ennuyer et je l'avais reposé vite fait Clin doeil

6. viirginie  le 20-05-2010 à 17:02:15  (site)

J'avais essayé de lire Babbit il y a de nombreuses années, mais ne suis pas certaine de l'avoir terminé. Je me suis offert la nouvelle édition et compte bien retenter l'expérience bientôt (et cette fois-ci, le lire en entier !)

7. brize  le 20-05-2010 à 19:51:53  (site)

@ Mazel : Je déduis de ton envie de relecture qu’il t’avait beaucoup plu !

@ Ys : Oui, 1922 (l’auteur est né en 1885) ! Et certains propos sont vraiment modernes, ce qui a dû contribuer au rayonnement du roman (je n’ai rien lu à son sujet, mais il doit y avoir des tas d’analyses intéressantes).
Pour le choix des citations, sur ce livre-ci, je l’ai joué très sérieux, avec une petite fiche à portée de main pour noter les pages des passages que je repérais (livre de la bibli = pas touche, bien sûr !). Tant qu’à galérer un peu côté plaisir de lecture, au moins qu’il m’en reste une trace côté culture !

@ Gwenaëlle : L’auteur a dû être un précurseur mais c’est vrai que, depuis, d’autres romans ont traité ce thème, qui n’est plus neuf.

@ Val-m-les-livres : En même temps, je me suis dit que, si j’avais eu à l’étudier, je l’aurais fait avec beaucoup de plaisir car il y a des tas d’angles d’approche intéressants !

@ Sassenach : Tu sais, je l’avais rapporté à la bibliothèque après n’en avoir lu que 100 pages, parce que les trois semaines de prêt étaient écoulées. J’ai dit à la bibliothécaire (qui me connaît bien !) que ce n’était pas la peine de me le prolonger, je ne voulais pas en priver d’éventuels lecteurs (c’est une « nouveauté »), je le reprendrais plus tard (tu parles !)… Mais ma chère bibliothécaire me l’a prolongé d’office, parce que personne ne l’avait réservé et que, plus tard, je risquais d’avoir un peu perdu le fil…
Du coup, je me suis sentie vraiment obligée d’en achever la lecture !

@ Virginie : Tu peux le faire ! (et, tu sais, j’ai aussi eu du mal parce que je suis dans une période où je n’accroche pas à grand-chose).

8. Aifelle  le 21-05-2010 à 06:29:44  (site)

Cette collection là est un gage de qualité, mais je n'ai pas très envie de me traîner sur un roman en ce moment, je passe ..

9. LVE  le 21-05-2010 à 12:06:43  (site)

On m'a souvent parlé de ce roman comme d'un chef d'oeuvre, mais j'y suis toujours allé à reculons... Cela devrait durer quelques temps encore, je pense.

10. manu--  le 21-05-2010 à 19:35:38  (site)

Eh bien, moi qui adore la littérature américaine, je n'avais même jamais entendu parler de ce classique :-o

11. wonderful  le 23-05-2010 à 12:32:27

Mouais, j'irai pas alors...

12. sybilline  le 24-05-2010 à 19:21:07  (site)

J'ai tenté de le lire il y a déjà quelques années, mais ça m'a semblé si fastidueux comme roman que je l'ai abandonné.
J'admire ta persévérance Sourire

13. brize  le 25-05-2010 à 06:50:15  (site)

@ Aifelle : A un autre moment, peut-être…

@ LVE : Je peux comprendre !

@ Manu : Voilà qui est fait Sourire !

@ Wonderful : Bon, je vois que mon billet ne t’a pas convaincue (voilà ce que c’est d’être trop franche Rire1 !) !

@ Sybilline : C’est la pression extérieure qui m’a aidée dans ma démarche (voir ma réponse à Sassenach) !

14. Nanne  le 15-06-2010 à 20:43:22  (site)

Je me souviens encore de ma lecture de ce classique de la littérature américaine et du plaisir que j'avais pris à découvrir Babitt et sa petite vie étriquée dans l'Amérique des années 1920. Je vais le relire pour le plaisir de retrouver ce personnage caricatural et aussi parce que je participe au challenge de Bouh ... Deux raisons de me refaire plaisir !

 
 
 
posté le 18/05/10

"Etranger à Berlin", Paul DOWSWELL (avis adulte + avis ado)

    Piotr Bruck a treize ans. Il est Polonais mais de mère allemande et maintenant orphelin car ses parents sont morts lors de l’invasion de la Pologne par les Allemands.

   Au sein de l’orphelinat où il se trouve, des docteurs allemands procèdent à une sélection des enfants en fonction de leur type racial. Or Piotr est, physiquement, le prototype du jeune garçon aryen.

   C’est ainsi qu’il part pour Berlin, où il est accueilli au sein de la famille du professeur Kaltenbach. Désormais prénommé Peter, il s’intègre à la vie quotidienne de sa nouvelle famille, participe, comme tous ceux de son âge, au mouvement pour la jeunesse hitlérienne et fait aussi, incidemment, la connaissance de Lena Reiter…

 

 Mon avis :

  J’ai tiqué, au départ, sur l’acceptation sans réserve de Piotr dans la communauté allemande : lisant et relisant le passage évoquant son ascendance, je n’y voyais qu’un quart de sang allemand (le père de sa mère) et beaucoup de sang slave (son père est Russe), du coup je ne comprenais pas que le type physique aryen du héros ait suffi à l’emporter. Je n’ai pas non plus trouvée très claire l’explication concernant la vie et de la culture mi-allemande, mi-polonaise de la famille, mais, bon, ces données représentant le postulat de départ, je les ai acceptées.

   Plongée au cœur de la vie quotidienne ordinaire d’un adolescent (pas tout à fait) ordinaire, "Etranger à Berlin" permet de découvrir de l’intérieur une période clé de l’histoire du peuple allemand. Très vite, on se rend compte de la peur qui règne au sein même des foyers, celle de voir ses propos, s’ils ne correspondent pas à la voix officielle du parti national-socialiste, dénoncés par ses propres enfants auprès des instances habilitées. Chacun se musèle, la parole est contrainte et il faut vraiment être sûr de la personne à laquelle on s’adresse pour oser formuler ne serait-ce qu’une esquisse de critique. Placée sous la loi du silence, la population, si elle n’est pas toujours intimement convaincue (mais, du coup, impossible de le savoir vraiment), est docile. Car les risques courus par ceux qui sortent des rails sont connus de tous : l’ombre de la Gestapo et des châtiments infligés, pouvant aller jusqu’à la guillotine, terrorise quiconque aurait des velléités de rébellion.

   Parvenir à rendre compte de ce climat, où même la musique et les danses de jazz sont strictement prohibées car incompatibles avec l’idéologie d’une race forte, est assurément un point fort du roman.

   Dans ce cadre se meuvent des personnages, le héros en tête, dont les comportements sont parfaitement vraisemblables. Peter ne demande qu’à être convaincu que l’Allemagne, son pays d’accueil, va lui convenir, après les drames qu’il a connus. Son oncle d’adoption, le professeur Kaltenbach, lui paraît même, malgré ses activités professionnelles douteuses, d’un commerce plus agréable que ne l’était son père.

   C’est progressivement que Peter découvre les secrets dissimulés par chacun en même temps qu’il supporte de moins en moins les restrictions aux libertés individuelles.

   Le récit décrit deux ans de sa vie pendant lesquels il grandit et mûrit dans un contexte particulièrement difficile, aiguisant son jugement au fil des incidents jalonnant son chemin. La narration est enlevée et on ne s’ennuie jamais car l’angoisse en permanence nous étreint, de ce que nous savons ou pressentons.

   Roman prenant, aux personnages crédibles et attachants, "Etranger à Berlin" nous lie à eux dans leur trajectoire au cœur d’un pays dans les ténèbres : à ce titre, il est sans doute un excellent moyen, pour des adolescents, d’illustrer les connaissances historiques acquises (Hitler au pouvoir, le nazisme, l’eugénisme, la seconde guerre mondiale) au travers de destins individuels et d’appréhender ainsi, de manière réaliste et critique, le fonctionnement interne d’une dictature (avec son chef et son idéologie) et les moyens dont elle use pour s’imposer à tout un peuple. Le plaisir de la lecture se conjugue ainsi avec l’intérêt culturel et intellectuel, de quoi rendre ce roman tout à fait recommandable !

 

   Et maintenant, comme cela avait déjà été le cas avec "Hunger Games", l'avis d'une représentante (âgée de 15 ans) du public ciblé, puisqu'il s'agit d'un roman jeunesse : place donc à Fräulein Ariane (qui n'avait pas lu mon billet avant de rédiger son avis... je le précise car ils se rejoignent au moins sur certains points)  !

 

L'avis d'Ariane :

   "Etranger à Berlin" est un habile mélange entre aventure et réflexion. On se retrouve plongé avec Piotr dans l’Allemagne nazie, et nous découvrons donc avec lui la fascination aveugle que voue le peuple à son Führer. Si celle-ci a été relatée encore et encore durant les cours d’Histoire ou les différents articles que l’on peut lire à propos de la Seconde Guerre, elle parvient encore à nous étonner –et à nous effrayer.    

   L’intérêt majeur du livre se trouve dans cette immersion au cœur du quotidien d’une famille de l’époque. On finit peu à peu par comprendre l’incompréhensible, par saisir la façon dont le « bourrage de crâne » était alors organisé.
   La première partie du roman est, de mon point de vue, la plus intéressante et la plus instructive. Mais si elle m’a paru tout à fait crédible, la suite m’a moins convaincue car les choses m’ont paru de plus en plus forcées.
   En outre, malgré une lecture agréable et même prenante, j’avoue être légèrement restée sur ma faim, ayant regretté de ne pas voir le déroulement de la fin de la guerre.

 

"Etranger à Berlin", Paul DOWSWELL

Editions Naïve (430 p)

Paru en septembre 2009

Livre reçu dans le cadre du partenariat jeunesse de BoB avec les éditions Naïve

 

L'avis d' Emmyne (et de sa lectrice de 15 ans).

 


Commentaires

 

1. emmyne  le 18-05-2010 à 21:15:52  (site)

J'arrive...Ben voilà, il a fallu que tu chipotes quand même un peu...Sourire. Bien d'accord avec toi sur le rythme prenant du récit, sur la crédibilité et sur le témoignage du fonctionnement des dictatures sur la peur, la surveillance permanente. Ma fille a trouvé la fin un peu rapide aussi, mais cela ne l'a pas gênée. Pour ma part, je ne suis pas certaine que si le récit était allé jusqu'en 1945, cela aurait apporter plus.
C'est toujours un plaisir de chipoter en ta compagnie, nous devrions nous organiser une nouvelle lecture commune à 4 filles ( tu crois qu'elles vont nous maudir Sourire

2. Ys  le 18-05-2010 à 21:35:12  (site)

Vous avez bien de la chance mesdames, moi j'ai renoncé à motiver mes troupes, trop lymphatiques décidément... Mais ce livre-là, je le note, même si tu chipotes !

3. Aifelle  le 19-05-2010 à 06:45:00  (site)

J'ai déjà pas mal lu sur le sujet et celui-ci ne me paraît pas indispensable, je passe ..

4. mango  le 19-05-2010 à 07:07:13  (site)

Félicitations à Fräulein Ariane , si jeune et déjà si bonne lectrice! Excellentes ces lectures à deux!

5. clara brest  le 19-05-2010 à 07:09:15  (site)

Je vais parler de ce livre à mon Ado..

6. brize  le 20-05-2010 à 09:23:38  (site)

@ Emmyne : Tu me connais, je suis une chipoteuse dans l’âme !
Pour la fin, je ne peux pas entrer dans les détails sans spoiler, mais Ariane était dubitative quant à la manière dont ça avait tourné, alors que moi j’ai trouvé tout vraisemblable jusqu’au bout. Et je n’ai pas non plus regretté que ça s’arrête ainsi, le but était atteint.
Quant à une autre lecture à 4, why not… mais on a intérêt à bien choisir pour motiver nos troupes, comme dit Ys !

@ Ys : C’est un chipotage tout léger, car après, no problemo ! (et pour la lecture commune, ça tombait bien car je savais que la Miss s'intéressait beaucoup à cette période et j'avais déjà repéré le roman en librairie ; sinon, je ne dis pas qu'elle serait partante à tous les coups !).

@ Aifelle : Oui, du côté adulte, il n’est pas indispensable.

@ Mango : Elle avait même ouvert un blog il y a deux ans mais elle l’a abandonné, faute de trouver des comparses de son âge. Elle y reviendra peut-être un jour, qui sait ?
En attendant, partager quelques unes de nos lectures est toujours agréable.

@ Clara : Une lecture qui correspond pile poil au programme de troisième.

7. Stephie  le 20-05-2010 à 13:08:51  (site)

Il est sur ma PAL, je te ferai signe quand je l'aurai lu Clin doeil

8. Theoma  le 20-05-2010 à 23:04:44  (site)

Aïe ! Je sens que je suis cuite ! Trop de sorties à la fois ! Stooooooop !

9. brize  le 25-05-2010 à 06:53:57  (site)

@ Stephie : Je pense qu'il te plaira !

@ Theoma : Non, tu ne peux pas dire ça ici, puisqu'il est sorti déjà depuis septembre 2009 Sourire !

édité le 25-05-2010 à 06:54:50

10. Nanne  le 15-06-2010 à 20:31:36  (site)

C'est un ouvrage que j'avais repéré une première fois chez Clarabel et noté, puis chez Emmyne en lecture commune avec son ado, et toi maintenant avec Fräulein Ariane ! Et toutes ont été emballées par cette lecture et cette vision de la 2e GM vu sous le prisme de ces enfants volés à leurs familles ... A surligner, maintenant !

 
 
 
posté le 16/05/10

Escapade en pays bajocasse...

 


Commentaires

 

1. Sandrine(SD49)  le 16-05-2010 à 19:16:17  (site)

j'ai appris un nouveau mot "bajocasse" et maintenant je sais où tu es partie en week end ;-))

2. brize  le 16-05-2010 à 20:37:26  (site)

@ Sandrine : Je ne le connaissais pas non plus (mais mon mari, si , grâce aux mots croisés !), raison pour laquelle je me suis amusée à le glisser ici, pour voir si l'"énigme" serait facilement résolue !

3. Emmanuelblabla  le 16-05-2010 à 21:17:50  (site)

Ben ça donne envie de partir en week-end. Belles photos en tout cas.

4. clara brest  le 16-05-2010 à 21:40:54  (site)

Je sus bate d'amiration devant les photos. J'aime particulièrement celles des vitraux..un Art merveilleux !

5. Sassenach  le 17-05-2010 à 08:50:27  (site)

As-tu vu la tapisserie ? J'avais trouvé cette visite très intéressante et très éducative Sourire Et tes photos sont superbes !

6. Aifelle  le 17-05-2010 à 10:57:42  (site)

J'ai été obligée d'aller voir la définition de bajocasse pour savoir où tu étais ! j'y suis allée une fois il y a bien longtemps, je ne me souviens de rien. Le temps avait l'air superbe. Qu'est-ce que c'est le site en haut à gauche ?

7. val-m-les-livres  le 17-05-2010 à 12:48:47

Pas le temps de chercher, les cours reprennent dans quelques minutes. Sui je reviens demain, tu m'auras écrit où ça se trouve?

8. Isabelle A  le 17-05-2010 à 18:03:31

J'adore cette ville! J'ai visité le musée de la tapisserie à plusieurs reprises avec autant de plaisir et un de nos couples d'amis s'est marié dans la cathédrâle... féérique!

9. GeishaNellie  le 17-05-2010 à 18:30:13  (site)

Les photos sont magnifiques ! Surtout celle dans le désert, c'est vraiment quelque chose !

10. brize  le 17-05-2010 à 19:24:58  (site)

@ Emmanuel : Ce fut un week-end sympa, avec par moments une belle lumière pour les photos.

@ Clara : J’ai beaucoup aimé les vitraux de cette cathédrale (et l’appareil photo est bon : ça aide !).

@ Sassenach : Merci !
Pas de musée, ce coup-ci : j’étais trop contente que le temps, finalement, nous permette d’être dehors !

@ Aifelle : Moi aussi, j’ai découvert cet adjectif !
En haut à gauche, c’est un monument commémoratif sur la plage d’Omaha Beach.

@ Val : La réponse est : « bajocasse » est l’adjectif dérivé de Bayeux (« bayeusain » marche aussi !) !

@ Isabelle : Le musée sera pour une autre fois : là, j’ai préféré profiter du temps correct pour rester dehors !

@ GeishaNellie : Merci !
Pas de désert ici (les photos peuvent être trompeuses), mais des plages.

11. Aliénor  le 18-05-2010 à 10:35:05  (site)

Un petit tag pour toi...rendez-vous sur mon blog !

12. brize  le 18-05-2010 à 21:57:27  (site)

@ Alienor : Vu !

13. val-m-les-livres  le 19-05-2010 à 12:49:27  (site)

merci. Me voilà moins bête!

14. MamzelleMelo  le 23-06-2010 à 23:22:54  (site)

C'est très jouli ! Et ta mise en page est réussie !

 
 
 
posté le 12/05/10

"D'Artagnan à New York", Ariane DAGUIN

     Fille du célèbre chef André Daguin, qui officiait dans le Gers, à Auch, Ariane Daguin, quitte la France à 18 ans, en 1977, pour l’aventure américaine.

   Arrivée aux Etats-Unis comme jeune fille au pair pour faire des études de journalisme, elle les abandonne au bout d’un an et se lance dans le commerce des produits français issus du terroir.

« Je découvris avec bonheur que les caractéristiques physiques dont m’avait dotée la nature – et que jusqu’ici je trouvais un peu encombrantes pour une jeune fille – se révélaient de précieux atouts dans mon métier. Avec mon mètre quatre-vingt, ma carrure de sportive, une voix rodée par les chansons de fin de banquet, et une santé de chêne, je ne passais pas inaperçue dans ce pays de pionniers où les femmes doivent, dans le business, s’imposer comme des hommes. Et puis, j’avais cet accent français que les anglophones trouvent so sexy, la langue bien affûtée, et une familiarité avec les garçons forgée à chaud par la fréquentation des équipes de rugby, des chasseurs de sangliers et du bizutage des commis de cuisine récurrent dans tout le Sud-Ouest. »

   Tout d’abord employée aux Trois petits cochons, elle donne, avec un ami américain devenu son coéquipier, George, une telle dynamique à cette petite charcuterie-traiteur que celle-ci se développe de manière spectaculaire. En même temps, Ariane galère pour obtenir la fameuse carte verte qui lui octroiera l’autorisation officielle de travailler aux Etats-Unis.

    Elle finit par l’obtenir au bout de sept ans et crée alors, toujours avec George, D’Artagnan, une entreprise de réalisation et commercialisation de produits de bouche gascons (au départ, car elle étendra sa gamme ensuite), à partir d’élevages américains, dont le fameux foie gras, jusque là inconnu aux Etats-Unis. D’Artagnan, qui impose à ses fournisseurs un cahier des charges garantissant la qualité de la filière de A à Z, connaîtra un essor prodigieux (l'entreprise compte actuellement 123 employés).  Mais avant de se heurter, plus récemment, aux lobbys exigeant l’interdiction de vente du foie gras, c’est avec George qu’Ariane rencontrera ses plus sérieuses difficultés.

 

   Ariane Daguin est une femme directe, cela se sent d'emblée au ton enlevé de sa biographie, qui nous donne l'impression qu'elle est là, en face de nous, à nous faire ce récit.

   Celle qui n’hésite pas à se coiffer d’un chapeau de mousquetaire et fut, à sa manière, une pionnière, est une bonne vivante qui aime faire la fête avec ses amis ou ses collègues. Mais c’est aussi et surtout une fonceuse qui ne se laisse jamais abattre, même lorsque des obstacles imprévus surgissent sur son chemin et une travailleuse infatigable, présente sur tous les fronts, comme pendant les quatre années où, en plus de D’Artagnan, elle géra un petit restaurant vitrine de l’entreprise.

   Sans vouloir prendre parti sur la question du gavage des oies ou canards ( là n’est pas mon propos, même s’il en est question dans le livre), ce qui m’a intéressée, c’est le parcours de cette femme, de ma génération (et si j’ajoute que j’ai vécu deux ans à Auch quand j’avais une vingtaine d’années et passais tous les jours devant le restaurant de son père, L’Hôtel de France, et que mes activités professionnelles ont été pendant un temps liées à la restauration, vous comprendrez encore mieux pourquoi j’avais envie de découvrir son livre) qui n’avait pas froid aux yeux et dont l’esprit d’entreprise me laisse admirative !

   De cette existence menée et retracée tambour battant, je retiendrai notamment, outre les aspects déjà évoqués plus haut :

- une enfance dans un hôtel tenu par les membres de la famille (dont le pater familias, distant par rapport à sa fille, ce qui n’est pas étranger à sa décision de quitter la France) que l’auteur compare à celle d’« Eloïse », la petite fille qui habite au Plaza, dans les livres de la série éponyme

- une éducation ancrée dans le terroir gascon et ses traditions culinaires, dont elle garde une empreinte profonde, au-delà de l’accent, avec en particulier une grand-mère à laquelle elle était très attachée

- l’amour de sa vie, de 20 ans plus âgé et un bébé de lui mais sans lui

- un témoignage marquant du 11 septembre

- l’importance des réseaux et des lobbys dans les instances législatives des états américains

- les remarques in fine sur les relations personnelles avec les Américains

   Finalement, le seul reproche que je pourrais faire à cette biographie est d’être trop courte car on se dit qu’il y aurait eu matière à en raconter bien davantage (voire à en faire un roman !). Mais mieux vaut une sensation de trop peu que de trop (comme quand on sort de table et je pense que l’auteur apprécierait le parallèle) et les anecdotes rapportées valent le détour.

 

   Au travers de l’histoire d’une Gasconne à l’énergie pas possible, "D’Artagnan à New York" évoque aussi l’émergence et l’installation du bon goût culinaire français aux Etats-Unis, dont Ariane Daguin est une figure emblématique, une figure qui ne manque pas de panache !

 

 

"D’Artagnan à New York", Ariane DAGUIN (avec la collaboration de Jean-Michel Carradec’h)

Editions Grasset (256 pages, émaillées de quelques recettes tout à fait dignes d’intérêt !)

Paru en avril 2010

 

Repéré dans L’Express

 


Commentaires

 

1. Gwe(naelle)  le 12-05-2010 à 08:25:00  (site)

Voilà un choix de lecture original qui donne envie de se mettre à table! ;-)

2. mango  le 12-05-2010 à 17:26:05  (site)

J'aime beaucoup ces récits de vies réussies écrits par des personnes aussi dynamiques et entreprenantes!
Qu'elles soient célèbres ou pas d'ailleurs. Je sors toujours ragaillardie d'une telle lecture!

3. Aifelle  le 13-05-2010 à 10:33:57  (site)

Je n'ai pas entendu parler de ce livre, mais c'est toujours intéressant les personnages dynamiques et créatifs. Cà nous change un peu des plaintes ambiantes.

4. L'or des chambres  le 13-05-2010 à 19:21:40  (site)

Je ne connaissais pas du tout ce livre... Tu as le mérite d'aiguiser ma curiosité... J'irais feuilleter ça dans ma librairie chérie
Bonne fin de semaine

5. Djemaa  le 14-05-2010 à 10:52:57  (site)

Bonne fin de semaine ! Merci pour ces beaux textes ! Pascal.NineNine

6. Ys  le 15-05-2010 à 22:28:20  (site)

Je profite de ton post pour passer une annonce : je vais en Écosse cet été, y'a pas un Français qui voudrait ouvrir une boulangerie là-bas d'ici là parce que franchement, ces grands Bretons, ils ne font pas d'efforts non plus !

7. brize  le 16-05-2010 à 20:45:08  (site)

@ Gwenaëlle : Oui, c’est aussi une lecture pour les gastronomes !

@ Mango, Aifelle et L’or des chambres : Je lis peu de biographies, mais celle-ci m’a tentée et une vie comme celle-ci est vraiment intéressante à découvrir !

@ Djemaa : A bientôt !

@ Ys : Y’a plus qu’à espérer que ton cri du cœur soit entendu !

8. chiffonnette  le 21-05-2010 à 18:45:00  (site)

Je ne suis as très adepte des bio, mais l'expérience est vraiment intéressante en tout cas!

9. brize  le 25-05-2010 à 20:59:06  (site)

@ Chiffonnette : Je me rends compte que j'ai tendance à aller vers les biographies quand je suis un peu lasse des romans et j'ai trouvé que celle-ci valait le détour.

 
 
 
posté le 11/05/10

En poche !

*****

 

Envie d'une incursion dans le Paris

 de la fin du 19ème siècle ?

 

 

Passez du côté obscur,

avec ce polar historique dont je vous parlais ici !

 

*****

 


Commentaires

 

1. kp78  le 11-05-2010 à 13:53:09

Je viens de relire ton billet. Effectivement, ce livre devrait me plaire : le Paris du 19ème s. avec une intrigue policière.

2. George  le 07-06-2010 à 09:17:07  (site)

Je suis tombée dessus en librairie... et j'avoue qu'il me tente bien...

 
 
 
posté le 08/05/10

"Certains l'aiment chaud ! et Marilyn", Tony CURTIS (avec la collaboration de Mark A. VIEIRA)

    Si "Certains l’aiment chaud" fait partie de vos films fétiches, aucune hésitation à avoir, ce livre a tout pour vous plaire !

   Son titre anglais « The Making of « Some Like it Hot », My Memories of Marilyn Monroe and the Classic American Movie », plus explicite, annonce clairement la couleur : s’appuyant sur ses propres souvenirs (dûment vérifiés !) ainsi que sur ceux des témoins de l’époque, Tony Curtis nous projette, pour notre plus grand plaisir, dans les coulisses d’un des chefs d’œuvre de la comédie du septième art.

   Avant de s’attacher aux difficultés que Marilyn causa en cours de tournage (mais pas dès le début), notamment du fait de ses incroyables retards, on s’intéresse au financement et au casting du film et, surtout, à la naissance et au développement du scénario : une idée de base reprise d’un ancien film, mais retravaillée de fond en comble par Billy Wilder, le réalisateur, et Izzy Diamond, coscénariste . J’ai été frappée d’apprendre que Billy Wilder démarrait toujours le tournage de ses films sans avoir achevé l’écriture du scénario, ce qui pouvait aboutir à des journées d’enfer, la soirée et une partie de la nuit étant consacrées à cet aspect du travail. Les dialogues de "Some like it hot" ont, de bout en bout, fait l’objet d’un travail d’orfèvre : on ne plaisante pas avec les ressorts du comique, tout se joue au mot près.

   Le récit de la transformation des deux héros en femmes est savoureux, tout comme, d’une manière générale, toutes les anecdotes (et elles sont nombreuses) racontées.

   En filigrane, Tony Curtis évoque sa relation personnelle avec Marilyn, avec laquelle il avait eu une brève liaison quelques années avant. Mais lorsqu’ils se retrouvent sur les plateaux, ils sont mariés : Tony Curtis avec Janet Leigh, enceinte de leur deuxième enfant (Jamie Lee Curtis), et Marilyn Monroe avec l’écrivain Arthur Miller. On sent chez Tony Curtis une compréhension instinctive de Marilyn (avec laquelle il avait d’ailleurs en commun des origines sociales modestes) et des fragilités de sa personnalité (ce qui ne le conduit pourtant pas à accepter son attitude, lorsqu’elle porte préjudice au tournage du film).

   Si le livre ne tait rien des relations entretenues par les deux acteurs, ce n’est pourtant pas, à mon avis, dans ses révélations (mais en sont-elles vraiment ? je ne sais pas ce qu’en disait déjà Tony Curtis dans l’autobiographie qu’il a publiée) que réside son principal intérêt mais plutôt dans la restitution globale de l’ambiance du tournage (et même de l’après-tournage), au sein duquel on est plongés tout au long de la lecture, un vrai bonheur !

   Je finirai par un petit reproche à l’éditeur : le livre présente une iconographie riche, avec notamment huit pages de photos en couleur sur papier glacé… du coup les autres, en noir et blanc sur papier normal, ont l’air un peu tristounettes. Mais après tout, comme chacun sait, Nobody’s perfect !

 

"Certains l’aiment chaud ! et Marilyn", Tony CURTIS (avec la collaboration de Mark A. Vieira)

Editions Le Serpent à plumes (316 p)

Paru en avril 2010

 

Les billets de Lily et Keisha  (qui m’ont menée à un achat dans la foulée !)

 


Commentaires

 

1. Pralinerie  le 08-05-2010 à 13:31:11  (site)

Il me tente beaucoup. Et puis j'adore ce film. Mais je résiste !

2. KUTIK  le 08-05-2010 à 13:51:03

Ton billet alerte et enlevé donne vraiment envie de lire le livre. Tu révèles un côté attachant de la personnalité de Tony Curtis. Je pense en écrivant à la série "Amicalement vôtre" et au contraste saisissant qu'il avait avec Roger Moore.

3. Gwe(naelle)  le 08-05-2010 à 14:05:14  (site)

Repéré chez Keisha et dûment noté sur ma liste pour mon anniversaire... ;-)

4. keisha  le 08-05-2010 à 14:09:00

Cela m'a aussi frappée qu'un film aussi génial s'écrive quasiment à mesure, surtout la fin!!!
Sais-tu, je l'ai revu le week end dernier, et j'ai bien ri, absolument le chef d'oeuvre qui fonctionne bien, la scène des castagnettes est idéale, Marylin, c'est Marylin (je suis sa fan) et revoir le film en sachant comment certaines scènes ont été tournées (galère galère) c'est le petit plus, donc je te conseille de le revoir maintenant!

5. keisha  le 08-05-2010 à 14:10:12

Zut, j'ai oublié, mais ça n'a rien à voir : Ici et maintenant est chez moi, mais j'ai eu beau scruter ta colonne de droite aucune info pour la suite. Mais je viens à peine de le commencer, tu sais...

6. pincureuil  le 08-05-2010 à 14:27:43  (site)

J'en ai lu des extraits qui m'ont rappelé des bons souvenirs de visionnage du film...

7. Mango  le 08-05-2010 à 15:15:55  (site)

J'ai vu plusieurs fois ce film comme tout le monde et il me plaît toujours autant! D'après ce que tu dis, le livre est tout aussi réussi! Je vais donc le noter!

8. Restling  le 08-05-2010 à 16:55:41  (site)

Je viens de lire la biographie romancée de Marylin par Joyce Carol Oates et du coup, ça m'a donné très envie de voir certains de ses films et aussi de lire ce livre.

9. brize  le 08-05-2010 à 17:49:32  (site)

@ Praline : Il y a trop peu de livres qui m’attirent en ce moment… alors j’ai craqué !

@ Kutik : Quand Tony Curtis évoque ses origines sociales modestes, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au générique de « Amicalement vôtre », où on voit son parcours, très différent de celui de Lord Brett Sinclair !

@ Gwenaëlle : Euh, là, j’ai comme l’impression que tu as lu mon commentaire chez Keisha… et j’avoue qu’il me restait 15 jours à attendre avant mon anniversaire, sauf que je n’ai pas attendu (mais c’est pas ma faute, j’avais encore de quoi l’acheter sur une carte cadeau reçue à Noël ! et il vaut mieux que je la vide, non, cette carte, pour qu’ « on » m’en offre une autre à mon anniversaire, dit celle-qui-a-laissé-entendre-que-c’est-tout-à-fait-le-genre-de-cadeau-qui-lui-conviendrait !) !

@ Keisha : Ah, là, sans le savoir, tu remues le couteau dans la plaie ! Figure-toi que j’avais prévu de le revoir ce soir, en le faisant découvrir à ma fille cadette (l’aînée, c’est déjà fait) et je me réjouissais d’avance du plaisir que je tirerais aussi de sa découverte. J’étais persuadée de l’avoir en DVD… et je me trompais ! Et quand je pense que j’étais à la FNAC pas plus tard qu’hier soir !!! Je me faisais une joie de le revoir, exactement pour les raisons que tu évoques, en en sachant davantage sur le tournage de certaines scènes !
Mais ce n’est que partie remise !
Pour « Ici et maintenant », je t’envoie un mail.

@ Pincureuil : Un film dont on ne se lasse pas !

@ Mango : C’est un livre très sympathique, vraiment intéressant pour les amateurs du film !

@ Restling : Je l’avais regardée d’assez près, cette biographie romancée (« Blonde ») et elle m’avait l’air un peu spéciale (mais, bon, ce n’est pas vraiment une biographie). En revanche, j’ai déjà lu une (« vraie ») biographie de Marilyn mais là, comme ça, je ne peux pas te donner les références.
Ce livre-ci te risque de te sembler plus anecdotique puisque Marilyn n’y figure qu’au titre de participante au tournage du film, lequel est le véritable héros de l’ouvrage.

10. Nanne  le 08-05-2010 à 17:52:26  (site)

J'ai lu que cet ouvrage était une petite réussite dans son genre. Mais pour le moment, j'ai décidé de résister ! Et puis, j'adore ce film que je trouve absolument hilarant et désopilant ...

11. liliba  le 09-05-2010 à 08:36:24  (site)

Un film culte vraiment génial ! Et elle une vraie peste !

12. ChoupynettedeRestin  le 09-05-2010 à 23:01:53  (site)

J'ai vu le film il y a... 10 ans? et j'avais adoré! Ca me donne envie de le revoir cette histoire, tiens! Clin doeil

13. Sassenach  le 10-05-2010 à 10:09:07  (site)

J'avais déjà le stylo en main pour noter avant même la 1ère phrase (très convaincante) de ton billet Sourire

14. brize  le 10-05-2010 à 13:47:53  (site)

@ Nanne : J’avais aperçu un petit encart au sujet du livre dans Télérama : je l’ai lu après avoir écrit mon billet je j’ai pu constater qu’eux aussi avaient apprécié !

@ Liliba : Elle a donné beaucoup de fil à retordre à Billy Wilder, c’est le moins qu’on puisse dire !

@ Choupynette : Un film à revoir, on ne s’en lasse pas !

@ Sassenach : Je suis certaine que tu apprécieras !

15. Theoma  le 12-05-2010 à 00:40:11  (site)

Je vais voir s'il est à la bib !

16. brize  le 12-05-2010 à 07:57:59  (site)

@ Theoma : J'en parlais hier à mon bibliothécaire préféré (normal, il n'y en a qu'un), qui va l'acheter pour son annexe !
Quant à sa jeune collègue (qui est en jeunesse et avec laquelle j'échange souvent), je vais lui prêter mon exemplaire (avant de le faire circuler dans mon club de lecture) car j'ai bien vu qu'elle était impatiente de le lire sans attendre la commande !

17. céline de enlivrezvous  le 18-05-2010 à 15:55:44  (site)

J'adore ce film, à mourir de rire ! Je note le titre alors :-)

18. bel gazou  le 19-05-2010 à 11:32:40  (site)

un de mes films fetiches justement! je n'avais pas entendu parler de ce livre et je croyais même que Curtis avait dit qu'embrasser Marylin c'etait comme embrasser Hitler, cette phrase serait fausse alors??? en tout cas ça m'interesse!

19. brize  le 19-05-2010 à 12:00:25  (site)

@ Céline : Tu fais bien, car il vaut le coup !

@ Bel Gazou : Réponse à ta question dans le livre… mais si tu la veux tout de suite, regarde dans les commentaires du billet de Lily (que j’ai mis en lien) et tu sauras tout Sourire !

20. kp78  le 07-10-2010 à 09:06:30

En refermant le livre, on a envie de courir voir le film ! Tony curtis y est très attanchant et sans indulgence pour lui même et Marilyn...!!

 
 
 
posté le 07/05/10

Exposition vente de perles d'Art (dimanche 9 mai à Paris)

     Coup de projecteur sur cette exposition vente qui se tient à Paris dimanche prochain et à laquelle participe ma chère cousine Elisabeth, céramiste et perlière d'art.

Si cette précision ne suffit pas à vous motiver, voilà trois autres bonnes raisons de vous y rendre :

- pour le plaisir des yeux

- pour découvrir les techniques utilisées, grâce aux démonstrations

- pour trouver des cadeaux de Fête des Mères (eh oui, c'est bientôt !)

     En plus, il y aura une brocante dans le quartier : de quoi agrémenter cette petite sortie.

 

     J'irai y faire un tour, bien sûr !

 

Présentation de l'exposition :

FLAMMES

Les perliers présenteront à la vente des créations de perles d’art et parures. Les participants, bijoutiers et perliers, feront chacun des démonstrations au public (travail du métal et travail du verre à la flamme). Le symbole de ce rapprochement sera la création d’un sautoir d’anneaux en verre et métal monté au cours de cette journée.

FUSION

Présentation des perles d’exception. De la rencontre entre un bijoutier et un perlier naîtra un bijou objet unique : fusion verre et métal.

Rendez vous dans un an pour une exposition de pièces uniques.

 

10H - 18H30

15 rue Henri Murger , 75019 PARIS - métro Bolivar

 


Commentaires

 

1. Aifelle  le 08-05-2010 à 18:32:20  (site)

Je n'y serai pas et c'est bien dommage. C'est le genre d'expo qui me plairait bien je crois.

2. brize  le 08-05-2010 à 18:37:51  (site)

Aifelle, je me disais bien que cette expo pourrait t'intéresser, mais je sais que tu n'habites pas Paris.

3. liliba  le 09-05-2010 à 08:37:23  (site)

UN peu loin pour moi, d'autant plus que nous sommes de communion pour ma Charlotte ! Faut d'ailleurs que j'aille m'habiller...

4. brize  le 09-05-2010 à 09:16:26  (site)

Passe une bonne journée, Liliba !

 
 
 
posté le 05/05/10

"Le Cercle et la Flèche" ("Le chaos en marche" , Livre 2), Patrick NESS

  Avertissement :

ce roman est la suite de "La Voix du couteau" ; la présentation ci-après dévoile donc, impossible de faire autrement, la fin du premier tome. 

   Todd et Viola, enfin arrivés à Haven, ont découvert que Maire Prentiss les y avait précédés et tenait la ville, une ville qui s’est rendue à lui sans combattre, effrayée seulement par la rumeur de son armée en marche.
   Ils sont immédiatement séparés, alors que les événements dramatiques vécus ensemble les ont profondément liés : Todd est fait prisonnier dans le grenier de la cathédrale, en compagnie de l’ancien maire de la ville ; quant à Viola, dans un état critique, elle est envoyée dans une maison de soins tenue par des guérisseuses. Chacun ignore ce que son ami(e) est devenu(e) et Maire Prentiss joue auprès d’eux un subtil jeu de chantage, faisant dépendre le destin de l’un de l’aide que l’autre acceptera de lui apporter, en exécutant les missions confiées, pour Todd ou bien en fournissant les renseignements qu’il demande, pour Viola. En même temps, Maire Prentiss, devenu Président Prentiss, affirme brutalement sa mainmise sur la ville de Haven, rebaptisée New Prentissville, en prenant des mesures très spéciales qui bouleversent radicalement son mode de vie.
   Mais il va bientôt devoir compter avec une résistance inattendue, celle d’un mouvement nommé La Flèche…

   "Le Cercle et la Flèche" s’inscrit dans le prolongement direct de "La Voix du couteau", dont la lecture s’avère indispensable car il n’y a pas de rappel des faits arrivés précédemment, on plonge derechef dans la poursuite de l’action telle qu’on l’avait laissée à la fin du tome précédent.
   On retrouve le Bruit, ce flux sonore permanent des pensées des humains (masculins) et de tous les êtres animés, dont le style parlé de Todd, toujours diablement efficace, est à son niveau l’exact reflet. Cette fois, la narration est à deux voix : tantôt [Todd], tantôt [Viola], alternance correspondant aux chemins séparés que prennent nos deux principaux protagonistes.
   Si "La Voix du couteau" m’avait semblé dur, ce tome-ci l’est bien davantage encore. "Le Cercle et la Flèche" est un roman terrible. Il met en scène, dans l’environnement étranger d’une planète lointaine en cours de colonisation, des événements rappelant les pages maudites de notre Histoire, où les plus faibles sont les victimes de l’oppression, où la force du vainqueur s’exerce impitoyablement sur ceux qu’il domine. L’homme y apparaît, souvent, sous son jour le plus noir : lâche, corrompu, cruel jusqu’à l’abjection. Quant aux opprimés, pour ceux qui ont la force de résister se pose la question des moyens à utiliser : la résistance donne-t-elle tous les droits, dont celui de prendre la vie ? Et les rebelles ne risquent-ils pas, à leur tour, de se voir manipulés par des personnalités machiavéliques dont les desseins les dépassent ? La soif du pouvoir peut aussi brûler, qui sait, dans le cœur de certains opposants à la tyrannie.
   Pas de réflexion manichéenne chez Patrick Ness, bien au contraire. « Nous sommes les choix que nous faisons », affirment les héros. Mais il leur arrive de ne plus savoir quoi ou qui choisir, quand ils en viennent à douter de tout, y compris d’eux-mêmes. Le poids des événements, leur enchaînement fatidique, ne laissent personne indemne et le lecteur, sidéré, se demande si ses héros ne risquent pas de perdre leur âme.

   Roman palpitant et tragique, "Le Cercle et la Flèche" mêle intelligemment, au gré de nombreux rebondissements, l’aventure de deux individus intimement liés à celle de tout un peuple, dans une trame politique soutenue par une réflexion suffisamment complexe pour que sa lecture soit à réserver aux grands adolescents et intéresse aussi les adultes.


   A noter que ce tome s’achève (à nouveau) sur un suspense tel qu’on ne peut qu’attendre impatiemment la suite. Elle clôturera cette trilogie et on espère qu’elle sera à la hauteur de ce volume, impressionnant de maîtrise.

"Le Cercle et la Flèche" (Le Chaos en marche, Livre 2), Patrick NESS
éditions Gallimard Jeunesse (461 p)
paru en avril 2010

 


Commentaires

 

1. Stephie  le 05-05-2010 à 08:45:53  (site)

Ma copine Lancellau m'avait dit beaucoup de bien du premier. J'attendrai, je pense, que la trilogie soit complète.

2. freude  le 05-05-2010 à 08:59:17  (site)

Bon ben comme je n'ai toujours pas lu le 1er, je n'ai pas lu ton billet, mais du coup je vais voir si le 1er est à la bibli !

3. Mango  le 05-05-2010 à 10:05:37  (site)

Je retiens cette trilogie puisque tu l'as aimée (Qu'est-ce qui fait qu'elle soit dans les romans-jeunesse?)

4. cathulu  le 05-05-2010 à 19:49:02

Encore plus dure l'histoire...hum j'hésite un peu...

5. brize  le 05-05-2010 à 20:26:08  (site)

@ Stephie : Je n’ai pas eu ta patience car les échos que j’avais eus du premier m’avaient donné grande envie de le découvrir. Mais c’est une sage résolution !

@ Freude : S’il n’y est pas, n’hésite pas à en suggérer l’achat : c’est un roman qui a eu une très bonne presse.

@ Mango : Pour le moment, je n’ai pas de jugement définitif sur la trilogie dans son ensemble, mais la qualité du premier tome se confirme avec le deuxième.
Elle est en roman jeunesse parce que les deux protagonistes sont des jeunes : c’est vrai que je n’ai pas rappelé ici l’âge de Todd, que j’avais précisé dans le billet concernant « La Voix du couteau », à savoir treize ans. Mais les épreuves vécues précédemment et au cours de cet opus-ci m’ont davantage donné l’impression, en cours de lecture, qu’il avait plutôt une quinzaine d’années (et en tout cas je n’aurais pas envie de faire lire ce roman à un moins de 15 ans).

@ Cathulu : Je ne sais que te dire… Je peux éventuellement être un peu plus précise par mail, si tu le souhaites. N’hésite pas à me le demander.
Et puis il y aura d’autres billets, donc tu pourras aussi te décider après avoir lu les réactions d’autres lecteurs que moi.

6. Theoma  le 05-05-2010 à 22:24:12  (site)

Aaaaaah ! Tu l'as déjà lu !!! Je me réjouis trop !

7. Aurore sur son étagère  le 05-05-2010 à 22:40:10  (site)

Je survole très très très vite!! Je ne l'ai pas encore lu mais ça ne va pas tarder! Et alors, je reviendrai pour lire ton article plus en détail!!

8. Sassenach  le 06-05-2010 à 09:03:04  (site)

Je les note mais je ne les lirai pas tant que le tome 3 ne sera pas sorti Clin doeil

9. brize  le 06-05-2010 à 18:32:59  (site)

@ Theoma : Il y a peu de lectures qui me motivent, ces temps-ci, mais ce roman faisait exception… et il ne risquait pas de me tomber des mains !

@ Aurore : Super, on va pouvoir comparer nos impressions !

@ Sassenach : Aussi patiente que Stephie Sourire1 !

10. val-m-les-livres  le 07-05-2010 à 12:14:34  (site)

C'est marrant, je trouve que cette couverture fait penser à une autre série jeunesse : Micha et les Voix de la jungle. Sur le moment, j'ai cru que c'était la suite.

11. Midola  le 08-05-2010 à 22:33:54  (site)

Les deux tomes m'attendent depuis un moment, ça donne envie de se plonger dedans !!!

 
 
 
posté le 02/05/10

Un (tout) petit tour en Allemagne

   Profitant de notre séjour en Alsace, nous avons fait un saut en Allemagne, à Freiburg im Breisgau (autrement dit Fribourg, dans la traduction française).

 

   Arrivés au parking souterrain, nous trouvons une place qui nous paraît un peu plus large que les autres et qui, surtout, est libre. Et c'est seulement en sortant de la voiture que nous remarquons la signalétique au sol, pour elle et ses voisines, indiquant Frauenparkplätze : places de parking pour femmes.

 

   Renseignement pris (merci Wiki allemand), ces places (que je me suis souvenue avoir aussi aperçues à Berlin) sont plus larges que les autres (de 10%) uniquement dans certains Länder mais leur caractéristique commune est leur situation proche des sorties, caméras de surveillance, signaux d’alarme etc., bref  les emplacements ainsi repérés sont considérés comme moins propices aux agressions.

 

 

  

 

 Sur place, j’ai acheté l’hebdomadaire Stern (un peu le Paris Match allemand) et je ne résiste pas à l'envie de vous montrer cette page de la rubrique Bulles d'air, qui m'a beaucoup plu.

Traduction :

 

 

    -  Allons, ne te sauve pas…

     - … courage. Ensemble nous allons…

     - … y arriver, yes we can. Allez, encore une fois…

     - … deux, trois - tcha, tcha, tcha !

 

Mis dans la bouche des célébrités, de Rolf Dieckmann.

 

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

 


Commentaires

 

1. Cécile Lecture Emoi  le 02-05-2010 à 22:32:08

Places plus larges que les autres, pour les femmes,.... Ouf, j'ai eu peur : j'ai cru sentir venir une légère brise sexiste hihi

J'aime aussi beaucoup le Tcha Tcha Tcha...

2. Aifelle  le 03-05-2010 à 06:34:52  (site)

Pour les places de parking, je l'ignorais complètement. On n'est pas à la veille d'avoir de telles initiatives en France ! et le tcha tcha tcha est très drôle.

3. freude  le 03-05-2010 à 08:26:54  (site)

J'avais bien aimé cette ville lors d'un séjour en Allemagne... Et moi aussi j'ai eu peur avec cette histoire de place plus large, quoique douée comme je suis, j'apprécierai, mais mes piètres talents pour me garer n'ont rien à voir avec ma condition féminine !

4. Acr0  le 03-05-2010 à 15:06:53  (site)

Je ne connaissais même pas l'existence de ce type de place Sourire

5. Choco (et son grenier)  le 03-05-2010 à 20:30:31  (site)

C'est mortelle cette histoire de parking !

6. brize  le 06-05-2010 à 20:15:02  (site)

@ TOUS : Moi aussi, j’ai trouvé ça un peu bizarre, ces places de parking, surtout que, là où on était, elles étaient effectivement un peu plus larges. A ce sujet, je me demande si ça ne pourrait pas être lié au transport des enfants : parce que quand on doit harnacher un gamin sur son siège enfant, c’est mieux d’avoir la place suffisante pour ouvrir la portière.
Quant à la conduite féminine, j’ai suffisamment de copines qui maîtrisent leur voiture (même quand ce n’est pas un petit gabarit) à la perfection (contrairement à moi !) pour savoir que les filles n’ont pas besoin de places plus larges pour se garer.
De toute façon, j’essaierai d’en avoir le cœur net en demandant à des Allemandes que je connais.
En tout cas, pour les paramètres sécurité, là, je trouve ça pas mal.

7. liliba  le 09-05-2010 à 08:38:37  (site)

Oh, trop d'bol ! ça fait des années lumière que je ne suis pas allée en Allemagne ! Depuis mon mariage, en fait, alors qu'avant j'y allais au moins une fois par an !

8. dasola  le 14-05-2010 à 10:52:14  (site)

Bonjour Brize, ils sont quand même bien ces Allemands, il faut y penser. A part ça, Freiburg im Brisgau est une petite ville que je connais un peu et qui vaut le détour. Bonne journée.

 
 
 
 

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