posté le 13/08/10

"Manière de voir" interroge les utopies !

                                                               

  

 

   Si lorsque vous entendez le mot "utopie", vous dressez immédiatement l'oreille, alors ce numéro d'août-septembre de "Manière de voir" est pour  vous !

   Vous trouverez ici une présentation de son contenu, avec un sommaire détaillé, qui vous en donneront une idée assez précise, de même que le compte-rendu qu'en a fait Gilles Lapouge dans Le Monde Diplomatique.

 

   Bonne lecture ! (de mon côté, j'ai commencé à en lire quelques articles, histoire de changer un peu de Tolstoï !  Et je vous rassure, je lis aussi des articles plus relax, comme les "séries d'été " diu Nouvel Obs !)

 


Commentaires

 

1. Marc Bibliotheca  le 13-08-2010 à 15:15:12

Un numéro très intéressant.

Le Monde DIplomatique est une référence pour moi, Manière de voir nous permet de retrouver le meilleur du Diplo par thème.

Ce numéro-ci est très bien fait.

2. La Nymphette  le 13-08-2010 à 21:42:46  (site)

Ca me plait beaucoup! je vais me le procurer je pense!

3. brize  le 14-08-2010 à 19:50:45  (site)

@ Marc : Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de numéro de "Manière de voir" (du coup, j'ai raté le numéro ayant pour thème "Mauvais genres", mais je vais peut-être me le commander) et je redécouvre ce magazine avec plaisir.
Et bienvenue "Sur mes brizées" Sourire1 !

@ La Nymphette : Je pense qu'il t'intéressera !

édité le 14-08-2010 à 19:51:44

4. liliba  le 14-08-2010 à 21:58:02  (site)

Je ne connais pas ce magazine... Quand au mot Utopie, ah... tout un programme ! Je file lundi au point presse le plus proche !

5. Pincureuil  le 16-08-2010 à 14:16:40  (site)

ça a l'air passionnant, mais aïe aïe aïe le temps me manque cruellement...

 
 
 
posté le 11/08/10

Besoin d'encouragements !

      Je profite de ma pause de blog pour relever un petit challenge perso : lire (enfin !) une oeuvre de Tolstoï, à savoir  "Anna Karénine" (je m'étais, il y a bien longtemps, cassé les dents sur "Guerre et paix"). Même que j'ai brûlé mes vaisseaux en emportant en vacances (où j'ai, au moins jusqu'à la fin de cette semaine, après je ne sais pas, une connexion internet) un seul roman (qui fut vite lu, et dont je vous parlerai bientôt) + celui-ci.

    Sauf que...

   Il y a 858 pages dans mon édition Folio (et je ne vous parle pas de la police de caractère : c'est pas écrit bien gros, tout ça !). Là, j'en suis, très précisément, à la page 388 et mon enthousiasme initial a cédé la place à un petit coup de mou, suite aux pages consacrées à la question agricole, parce que, même si j'aime beaucoup Lévine, le fait qu'il soit le porte-parole de Tolstoï, malgré l'intérêt socio-historique que cela présente, n'est pas ce qui me motive le plus dans ma lecture. Et puis, je crois que je m'essouffle un peu et pourtant j'hésite à entrecouper cette lecture avec autre chose (de toute façon, là, je n'ai rien sous la main), car j'aimais bien l'idée d'y rester immergée le temps nécessaire.

   Alors, si par hasard vous avez déjà lu ce roman (ou si vous en avez déjà attaqué un d'une telle ampleur... ou si vous en avez envie, tout simplement !) , n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire d'encouragement .

 

   Bon, je vous laisse : l'Homme regarde the match à la télé (boycottée jusque là, mais ce soir je suis magnanime) et je vais me vautrer dans le canapé à côté, en compagnie de Tolstoï : j'espère être à nouveau emportée par ce roman (la suite dans le billet qui lui sera, j'y crois encore, prochainement consacré !) !

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 11-08-2010 à 21:48:38  (site)

Je ne l'ai pas lu, ni aucun livre ce cet auteur mais je suis de tout coeur avec toi!

Courage....

2. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 11-08-2010 à 21:54:58  (site)

outch!!
pas lu, mais bon courage!!!

3. Cécile de Lecture Emoi  le 11-08-2010 à 22:27:20  (site)

Ah !!! J'ai le même dans ma PAL !!!
Allez, brize , du courage ! Et puis, tu n'as pas le choix. Pour 2 raisons :
- tu n'as rien d'autre sous la main smiley_id117208

-maintenant que tu nous as fait cet aveu, tu ne peux plus nous décevoir !Hey

4. bladelor  le 11-08-2010 à 22:48:41  (site)

Allez Brize ! Allez Brize ! Je t'encourage à distance ! Si cela peut te consoler, j'ai eu du mal moi aussi avec ce roman (même édition que toi) et j'ai passé plus de 15 jours dessus mais je ne le regrette absolument pas. C'est un vrai bijou qui a marqué ma vie de lectrice. Prends le temps qu'il te faut mais va au bout. Et si tu dois couper avec autre chose, choisis quelque chose de totalement différent, par exemple de la BD...

5. Aifelle  le 12-08-2010 à 05:58:26  (site)

Je l'ai lu il y a une trentaine d'années, peut-être même plus, je ne me souviens pas qu'il était aussi long. Si tu le laisses, tu ne le reprendras pas, ne fais pas çà ... survole les questions agricoles, çà va repartir. (à très bientôt)

6. keisha  le 12-08-2010 à 07:07:44  (site)

J'arriiiive! Quand il s'agit de soutien pour les pavés tolstoiens, je suis la pom pom girl de service. (en ce moment je soutiens les filles qui lisent Guerre et paix)
Evidemment je ne suis pas du tout désintéressée! J'ai lu Anna K en janvier et Guerre et paix en avril, tu vois le niveau d'addiction que je veux absolument partager.
Que te dire? N'hésite pas à couper avec du plus léger, sinon tu vas encore plus "saturer", même si tu ne lis que quelques dizaines de pages par jour, ce n'est pas grave, il faut juste se maintenir "chaud" dans l'histoire.
Bon, les pages sur l'agriculture et tutti quanti? Ben oui. Vois ça en diagonale si tu ne comprends pas (mais je signale que le style de T est toujours là). Attends de voir la suite de l'idylle de Lévine, c'est sympa. Allez, courage!

7. Sandrine(SD49)  le 12-08-2010 à 08:17:33  (site)

Allez courage, je compte sur toi pour me donner envie de le lire l'été prochain ;-)))

8. BiblioMan(u)  le 12-08-2010 à 08:39:58  (site)

Je salue l'exploit ! Seulement je me demande si tu vas intégrer dans ta chronique à venir des "Buutttttttt" ou des "non mais c'est pas vrai, regarde-moi ce nul" ou "fais la passe, mais fais la passseuuuhhh!". Parce que lire Tolstoï devant à côté du match, là, je dis bravo pour l'acharnement smiley_id239870, la détermination smiley_id239853 et la persévérance quand tu serais prêt à tout lâcher smiley_id176240. D'où ma participation à tous ces encouragements !

9. Gwe(naelle)  le 12-08-2010 à 08:43:19  (site)

Allez Brize, courage! Je ne l'ai pas lu non plus et je t'admire d'autant plus de t'accrocher à ce genre de pavé. Si ça se trouve, tu vas réussir à me donner envie de faire pareil!

10. CecileSBlog  le 12-08-2010 à 09:01:04  (site)

J'ai lu Middlemarch - 1100 pages. Il faut couper avec du plus léger mais pas trop long non plus. Une journée de pause de temps en temps ça aide je te promets. En tout cas, bon courage !

11. Aliénor  le 12-08-2010 à 09:38:12  (site)

Bon courage ! Il est dans ma PAL également !

12. mango  le 12-08-2010 à 09:44:45  (site)

Et comment si je t'encourage! J'ai lu ce livre sans effort dans ma belle jeunesse mais hélas elle est loin et je peine désormais terriblement à finir "Guerre e tPaix"! On s'est fixé à plusieurs la date du 31 décembre comme ultime date butoir... et j'entends déjà Keisha rigoler doucement! Allez tu auras fini ton gros pavé très bientôt: j'y crois!

13. Petite Fleur  le 12-08-2010 à 16:41:20  (site)

Je n'ai jamais lu du Tolstoï, mais je pencherais plutôt pour "Guerre et paix" quand je commencerai. Un jour, lorsque ma PAL aura baissé ... (si si j'y crois ! j'y arrive même un peu). En tout cas, je lirai donc "prochainement" ton billet sur celui ci avec grand intérêt. Alors courage !!!

14. kathel  le 12-08-2010 à 16:48:03  (site)

Je l'ai lu il y a un bon moment, mais dans mon souvenir, il n'était pas aussi long... aucune chance qu'il ait été rallongé entre temps, pourtant !
Bref, je t'encourage à poursuivre, il y a encore beaucoup de belles pages devant toi !

15. manu--  le 12-08-2010 à 17:59:40  (site)

Je t'encourage !!! Tu dois absolument le finir pour la bonne et simple raison que tu dois me motiver à le lire à ton tour ;-)

16. Tulisquoi  le 12-08-2010 à 18:52:54  (site)

J'ai lu récemment Les disparus. 931 pages en J'ai lu, écrites aussi en petits caractères. J'ai eu la chance d'avoir autre chose sous la main pour couper un peu. Courage à toi ! Et bonne lecture...

17. brize  le 12-08-2010 à 19:13:20  (site)

@ Clara Brest et La Sardine (ET A TOUS !) : POUR VOTRE SYMPATHIQUE SOUTIEN : smiley_id117194 !

@ Cécile : Bien vu ! Publier ce petit billet c’était aussi, plus ou moins, renoncer à la possibilité d’abandonner le roman en douce smiley_id119173!

@ Bladelor : Les quinze jours, j’y arriverai, c’est sûr et c’est bien parti pour que je les dépasse ! Pour le moment, je coupe cette lecture avec celle de magazines divers (Nouvel Obs, Le Mensuel, « Manière de voir »). Je verrai si je récupère autre chose en repassant par la case maison samedi.
En tout cas, merci pour tes encouragements ! Tu fais partie de celles dont les billets m’ont donné envie de me lancer dans cette lecture et, malgré ce petit coup de mou, je ne regrette pas de m’être lancée dans l’aventure !

@ Aifelle : Tu as tout à fait raison de dire que si je le laisse, je ne le reprendrai pas ! Pour la longueur, c’est peut-être parce que tu ne l’avais pas lu en poche, donc il devait comporter moins de pages, si elles étaient plus grandes.
Je te dirai la semaine prochaine, quand on se verra, où j’en suis smiley_id1464964 !

@ Keisha : Ah ! Je t’attendais, sur ce coup-là smiley_id121599! J’ai même failli t’envoyer directement un mail, et puis je me suis dit qu’un petit soutien de la (très) sympathique communauté blogosphérique ne me ferait pas de mal smiley_id118694!
Parce que c’est ton billet, le dernier je crois que j’aie lu au sujet de « Anna Karénine », qui m’avait décidée à l’acheter pour le lire.
Pour les pages sur l’agriculture et tutti quanti, ce n’est pas tant une question de compréhension que d’intérêt : un peu, ça va, mais par moments, comme tu le dis très bien, je sature.
Quant à entrecouper avec autre chose, pour le moment je lis par ailleurs des revues diverses. Je prendrai éventuellement quelque chose en repassant chez moi, des nouvelles peut-être, je verrai.
Et « quelques dizaines de pages par jour », compte tenu de leur densité (c’est écrit petit), c’est déjà mon rythme actuel ! Y’a plus qu’à le maintenir !

@ SD49 : On va tâcher !

@ BiblioMan(u) : D’abord, le canapé était perpendiculaire à la télé, le son pas fort du tout et le mari (et la fille) très discrets : donc je n’ai pas eu de mal à rester du côté de chez Tolstoï ! Bon, au bout d’un moment, c’est vrai, je suis allée lire au lit… et comme il y avait un nouveau passage moins prenant, j’ai éteint pour ne pas m’endormir dessus smiley_id118681!
Merci pour tes encouragements en tout cas, avec tous ces smileys d’enfer Hey!

@ Gwenaëlle : Qui sait ? Et merci pour tes encouragements !

@ CécileSsBlog : Ah oui, « Middlemarch », c’est un sacré pavé (pas lu) ! Tu as raison : si je coupe, je ne prendrai pas du trop long (des nouvelles, peut-être).

@ Alienor : Promis, si tu l’extirpes de ta PAL, je viendrai t’encourager à mon tour (mais peut-être que tu n’auras pas besoin d’encouragements !) !

@ Mango : J’ai choisi plus facile que toi, car « Guerre et paix » me paraît bien plus difficile à aborder ! J’avais vu que tu avais scindé ta lecture et je suis certaine que tu en viendras à bout.

@ Petite Fleur : Et le pire, c’est que le billet ne sera sans doute pas évident à rédiger smiley_id118871!

@ Kathel : Comme je le disais à Aifelle, tu l’as peut-être lu dans une édition grand format, ce qui expliquerait le nombre de pages inférieur.
Jusqu’à présent (et jusqu’à ce petit moment de lassitude), il y a eu énormément de choses qui m’ont plu et, surtout, une impression persistante de lire un roman d’une exceptionnelle qualité. J’ai un peu de mal sur la durée, peut-être parce que je me suis moins tenue à ma lecture ces derniers jours.

@ Manu : Voilà une excellente raison Rire1!

@ Tulisquoi : Ah oui ! « Les disparus », c’est quelque chose ! Vraiment pas léger du tout, dans tous les sens du terme ! Je t’admire d’avoir réussi à le lire car je l’ai moi-même feuilleté et l’effet a été très dissuasif.

18. doriane99  le 12-08-2010 à 19:30:47  (site)

Comme toi j'ai eu un "petit coup de mou" lorsque j'ai lu ce passage, mais ça reste un très beau livre (même si quelques coupures n'auraient pas été superflues à mon avis)... Suis contente de l'avoir lu !
(encouragements un tantinet "tièdes", je sais...) ;-)

19. A_girl_from_earth  le 13-08-2010 à 01:06:02  (site)

Tiens c'est amusant, je suis dessus moi aussi et je peste pas mal sur Facebook pour m'encourager!Sourire Ceci faisait suite à mon échec de la lecture commune de Guerre et Paix, et je voulais tout de même lire un Tolstoï cette année pour voir de quelle plume il était fait.
J'en suis à la moitié, j'ai commencé il y a 15 jours environ, j'ai fait une pause cette semaine là et j'espère le terminer ce week-end! Bon courage!Sourire

20. bene  le 13-08-2010 à 07:47:27  (site)

Bon courage parce qu'avec ce pavé tu en aura besoin. Mais je pense que l'histoire est très bien, c'est Tolstoï quand même. Tu nous diras!!

21. Restling  le 13-08-2010 à 12:50:24  (site)

Courage Brize !!!smiley_id147752
J'ai lu Guerre et Paix pendant mes vacances et j'ai adoré (mais je dois dire que par moments, j'étais un peu à la peine). Maintenant, il me reste à lire Anna Karénine mais je vais laisser reposer un peu. C'est quand même très intense comme lecture. Allez courage Brize !!!smiley_id147763

22. brize  le 13-08-2010 à 14:41:18  (site)

b>@ Doriane : Mais non, pas si tièdes que ça ! Je retiens que tu es contente de l’avoir lu, c’est l’essentiel !

@ A Girl From Earth : Ah oui, ça c’est marrant ! Il te reste la moitié et tu comptes finir ce week-end : j’en conclus que tu ne vas guère faire de pauses et, dans un sens, je crois que c’est ce qu’il y a de mieux. Depuis que j’ai ralenti mon rythme (occupations de vacances diverses, le soir notamment), je constate que ce n’est pas bon.
Bonne fin de lecture, en tout cas !

@ Béné : Oui, je vous dirai quoi smiley_id117960!

@ Restling : Chapeau pour « Guerre et paix » smiley_id117184. Je suis certaine que la lecture de « Anna Karénine » te paraîtra très facile à côté ! Et merci pour tes chaleureux (et so smilesques smiley_id117187 ) encouragements !

23. George  le 14-08-2010 à 15:56:46  (site)

Un roman dans lequel j'aimerais bien me plonger aussi mais avec les mêmes réticences que toi...
bon courage, il faut te dire qu'après tu seras hyper calée sur la question agricole !!! Clin doeil

24. liliba  le 14-08-2010 à 21:59:20  (site)

Lu il y a... ouhhhh, 20 ou 25 ans... mais j'avais adoré !
Bon courage, tu verras, ça va passer vite et tu en redemanderas ensuite !

25. Pincureuil  le 16-08-2010 à 14:15:28  (site)

Je ne l'ai pas lu, mais ça ne m'empêche pas de t'encourager, puisque moi ce fut avec Guerre et paix que j'ai tenté Tolstoï...j'imagine donc bien ce qu'une telle lecture peut donner !

26. wilmo  le 17-08-2010 à 09:03:47

j'ai lu la version "twitter" de Anna Karénine, et heu, comment dire.... j'ai bien aimé!

27. Cryssilda  le 18-08-2010 à 02:21:52  (site)

Hé bien, ton message date d'il y a quelques jours, tu as pu avancer depuis? Bon courage en tous cas, je suis de près l'avancée de A_Girl qui a l'air de s'en dépatouiller aussi bien que toi Sourire))

28. val-m-les-livres  le 20-08-2010 à 22:13:50  (site)

Je ne sais pas où tu en es mais accroche-toi. Il y a bien longtemps que j'ai lu ce roman mais je l'avais beaucoup aimé.

29. wonderful  le 20-08-2010 à 22:33:37  (site)

Alors Madame, t'en es où dans ton pavé???

30. brize  le 21-08-2010 à 20:13:09  (site)

@ George : Mon billet à paraître te convaincra peut-être de passer outre tes résistances !

@ Liliba : Je ne pense pas que j’en redemanderais (au moins dans l’immédiat), mais le bilan est plus que positif !

@ Wilmo : La version « twitter »… c’est cela, oui Rire !

@ Cryssilda, Val-m-les-livres et Wonderful : Il a été fini dans la soirée du mardi 17, mais je n’avais pas de connexion internet cette semaine (dernière escapade estivale) !

31. kalistina  le 26-08-2010 à 00:59:36

J'espère que ce coup de mou n'a pas trop duré et que la suite de la lecture te fut plus agréable!
Je l'ai lu à peu près à la même période que toi, et je l'ai dévoré, j'ai adoré, de la première à la dernière page. Un énorme coup de coeur pour moi!

32. brize  le 26-08-2010 à 18:17:48  (site)

@ Kalistina : Le coup de mou n'a pas duré et j'ai achevé ma lecture (cf mon billet du 21 août). C'est bien que ce roman ait été un coup de coeur pour toi !

33. zarline  le 27-08-2010 à 16:31:06  (site)

Je vide peu à peu mon GR et je tombe enfin sur ton billet après avoir déjà lu ton billet coup de coeur sur ce livre. Je me retrouve tout à fait. Je lis au grand max une dizaine de pages par jour de Guerre et Paix et je bloque à chaque fois que Tolstoi fait ses petites leçons d'histoire sociale, militaire etc. J'en suis à la page 1056 (précis, hein, je les regarde passer de près) et il me reste environ 400 pages. J'espère le terminer un jour mais en ce moment, avec la rentrée littéraire et toutes les autres tentations, je sature vraiment. Allez, on garde espoir ;-)

 
 
 
posté le 02/08/10

"Le tueur à la cravate", Marie-Aude MURAIL

   Quatrième de couverture :

   Grâce à quelques clics et une adresse mail bidon, Ruth Cassel a pu s’inscrire sur le site perdu-de-vue.com et y déposer une vieille photo de classe en noir et blanc trouvée dans les affaires de son père. La manip n’a qu’un seul but : l’aider à différencier les deux blondes aux yeux noisette sur la photo, Marie-Eve et Eve-Marie, respectivement la mère de Ruth et sa sœur jumelle, décédées à vingt ans d’intervalle.

   Très vite, comme s’ils n’avaient attendu que ce signal, des anciens de la terminale C3 se manifestent. L’ex-beau gosse de la classe, une prof de philo à la retraite, une copine des jumelles et, en prime, un grand-père dont Ruth ne soupçonnait pas l’existence, s’empressent de répondre. Tout pourrait s’arrêter là… Mais la photo de classe a réveillé de terribles souvenirs. Les e-mails évoquent un meurtre commis l’année de la terminale, celui d’Eve-Marie. Ils parlent d’un étrangleur récidiviste, le Tueur à la cravate. Bien plus effrayant, ils mettent en cause l’une des personnes que Ruth aime le plus au monde, son propre père, Martin Cassel…

 

   Avec ce roman, Marie-Aude Murail a voulu faire un thriller pour adolescents. Il m’est difficile de l’apprécier comme le ferait le lectorat ciblé car des thrillers j’en ai lu tant et plus, aussi ai-je rapidement subodoré, au moins en partie, ce qui se profilait à l’horizon de l’intrigue…

   Il reste que j’ai apprécié la lecture du roman, vif et rondement mené comme toujours chez l’auteur, avec des personnages assez bien dessinés (excepté pour les policiers, que j’ai trouvés franchement caricaturaux) et souvent attachants, le tout agrémenté de touches d’humour bienvenues.

 

   Mais ce que j’ai le plus aimé (car ce roman n’est pas mon préféré de l’auteur), c’est le journal de bord de l’écrivain annexé au roman (70 pages), qu’elle a tenu pour répondre à la question si souvent posée : « D’où ça vous vient, l’inspiration ? ». Le lecteur s’y retrouve en prise directe avec un auteur soucieux d’être toujours ouvert sur le monde qui l’entoure, où elle puise ses idées d’écriture. A peine sortie de son précédent roman (« Malo de Lange, fils de voleur »), elle vit une existence quasi normale (ses occupations d’écrivain vendant son livre occupent une part non négligeable de son temps), réfléchit au prochain, détermine des axes possibles, se documente à droite à gauche (et en profite pour découvrir internet et ses réseaux sociaux) et décortique des Mary Higgins Clark pour voir comment fonctionne la mécanique des thrillers, puisque c’est l’axe qu’elle compte privilégier cette fois. L’embryon d’histoire naît, avec encore diverses trames possibles, l’auteur envisage des personnages, s’interroge (et si elle n’y arrivait plus…), écrit certains fragments puis, une fois le processus créatif en passe d’être vraiment entamé, abandonne le journal pour s’y immerger sans retenue.

Passionnant !


« Le tueur à la cravate », Marie-Aude MURAIL

Editions L’école des loisirs – collection Médium (362 p)

Le roman est suivi de : « Comment naît un roman (ou pas) - Journal de bord du Tueur à la cravate ».

Paru en mars 2010.

 

L'avis de Cathulu.

 


Commentaires

 

1. cathulu  le 02-08-2010 à 12:06:12

J'ai largement préféré le journal de bord au roman mais c'est vrai que j'ai dépassé l'adolescence!Sourire

2. Karine:)  le 04-08-2010 à 22:26:00  (site)

Étant une éternelle ado, je suis quand même tentée... anyway, je trouve toujours tout... un peu plus ou un peu moins... Clin doeil)

3. BiblioMan(u)  le 05-08-2010 à 17:13:52  (site)

Je vais aller taper à la porte des collègues !

4. lael  le 09-08-2010 à 18:08:42  (site)

il m'attend, j'ai hâte!! en attendant ton billet m'éclaire et donne envie surtout ce fameux journal de bord! une idée originale

5. Stephie  le 10-08-2010 à 09:57:49  (site)

J'ai plein de livres de MAM en retard, bouhou !

6. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 10-08-2010 à 10:51:24  (site)

je suis à fond dans MAM en ce moment!!! et pour l'instant, je ne m'en lasse pas!!
celui ci ne m'échappera pas, c'est sûr! SourireSourire

7. Cynthiaaa  le 10-08-2010 à 16:22:21

Une auteure que je ne connais pas encore...
Ce journal de bord a l'air intéressant, plus que le roman-même

8. Hathaway  le 11-08-2010 à 10:20:47  (site)

Un peu comme KarineSourire, étant une éternelle ado je suis tentée. De plus je n'ai toujours rien lu de l'auteure et il faudrait vraiment que je m'y mette !
(Bon été!)

9. bene  le 11-08-2010 à 20:41:35  (site)

j'ai craqué aussi! elle est terrible Desplechin!

10. bene  le 11-08-2010 à 20:42:18  (site)

Murail je voulais dire! je pensais à un autre roman qui m'avait aussi passionné!

11. brize  le 12-08-2010 à 14:32:21  (site)

@ Cathulu : C’est vrai qu’on a du mal à apprécier comme le ferait un adolescent (ceci dit, ma fille, fan de Murail, m’a quand même dit que ce n’était pas son préféré et aussi qu’elle savait dès le départ qui était le coupable)…
J’ai retrouvé le lien vers ton billet (suis un peu paresseuse, pendant les vacances) !

@ Karine : Là, tu trouveras, c’est sûr !

@ BiblioMan(u): Je ne sais pas trop si tu en as déjà lu de l’auteur. Si ce n’est pas le cas, suis leurs conseils (ou ceux des blogueurs) pour découvrir leurs préférés (moi, c’est « Simple », au moins pour le moment). Mais si c’est le Journal de bord qui t’intéresse, pas d’hésitation à avoir.

@ Laël : Je suis certaine que le Journal de bord te plaira autant qu’à moi : il nous permet de nous sentir très proches de l’auteur, et comme c’est un auteur qu’on aime, c’est un vrai bonheur.

@ Stephie : C’est pô bien, ça ! Allez, hop, on en case un entre deux lectures adultes, vite fait, bien fait !

@ La Sardine : Oui, j’ai vu que Murail avait su te séduire, toi aussi, et j’en suis ravie !

@ Cynthia : J’avais offert le livre à ma fille cadette (au cours d’une de nos virées en librairie) et c’est elle qui m’a convaincue de le lire, avec ce fameux Journal comme argument. Et, honnêtement, c’est une lecture donc j’aurais pu, sinon, me passer, en tout cas ce n’est pas un des romans de Murail que je recommanderais comme je le fais pour d’autres.

@ Hathaway : Si tu n’as rien lu de l’auteur, je te conseille de la découvrir plutôt avec d’autres titres, comme « Simple » ou « Oh, boy ! », par exemple.
Et bon été à toi aussi !

@ Béné : Lapsus bien compréhensible ! Mais de Desplechin, je ne connais que « Verte ».

12. bene  le 13-08-2010 à 07:48:07  (site)

Tu n'as plus qu'à lire Pome, ils vont de pair.

 
 
 
posté le 28/07/10

Exposition "DREAMLANDS" au centre Pompidou (jusqu'au 9 août)

Dreamlands – Des parcs d’attraction aux cités du futur :


"[…] l'exposition Dreamlands développe un propos inédit : montrer comment les modèles de foires internationales, d'expositions universelles et de parcs de loisirs ont influencé la conception de la ville et de ses usages.
Démultipliant la réalité par la pratique de la copie, jouant d'une esthétique de l'accumulation et du collage souvent proche du kitsch, ces mondes clos et parallèles ont en effet inspiré les démarches artistiques, architecturales et urbanistiques au XXe siècle, au point de s'ériger en possible norme de certaines constructions contemporaines."

Extrait de la présentation figurant sur le site de l’exposition (où vous trouverez tous les détails pratiques pour une visite éventuelle).

 

   Voilà une exposition que j’ai failli rater : j’avais aperçu des affiches, mais pas eu l’occasion de lire des articles à son sujet, si bien que je l’avais presque oubliée ! Et franchement, je vous la recommande vivement, pour peu que l'architecture vous attire (même si on est obligé de débourser 12 € pour l’entrée Musée-Expositions, puisqu’il n’y a pas de billet pour l’exposition uniquement ; à noter cependant que l’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans). La scénographie est superbe et le parcours proposé très intéressant (un bémol toutefois pour les deux dernières salles, qui ne nous ont pas convaincues, ma fille cadette et moi).

   Allez, plutôt qu’un long discours, une vidéo pour vous donner une idée de ce que vous pourrez y voir :

 


Exposition Dreamlands au Centre Pompidou
envoyé par centrepompidou. - Films courts et animations.

 


Commentaires

 

1. dasola  le 29-07-2010 à 08:26:33  (site)

Bonjour Brize, la vidéo est bien mais de là à aller voir l'expo: bof. Bonne journée.

2. kp78  le 29-07-2010 à 08:52:34

L'idée de départ est intéressante et aborde un sujet où il y a certainement matière à dire. En regardant la vidéo on a l'impression tout de même qu'il n'est question que de Las Vegas ! C'est loupé pour moi en tout cas car je ne serai pas rentrée d'ici la fin de l'expo : déménage-t-elle en province ; )

3. brize  le 29-07-2010 à 09:13:31  (site)

@ Dasola : En matière d'expositions parisiennes, il y a suffisamment de choix pour que chacun y trouve son bonheur Sourire1 !

@ KP78 : Fausse impression ! Regarde sur le site, le "Dossier pédagogique" (à droite, sous "Autour de Dreamlands") et tu auras un aperçu complet de l'exposition, qui te permettra de mieux comprendre de quoi il retourne qu'avec la vidéo .
Je voulais être plus précise dans mon article mais à chaque fois que je voulais le reprendre pour faire des ajouts, il y avait un bug avec la vidéo déjà insérée (les titres en dessous se dupliquent...) donc j'ai laissé tomber.

édité le 29-07-2010 à 09:15:29

4. harfang  le 29-07-2010 à 10:25:58  (site)

Ça m'a l'air bien intéressant.
Est-ce que les cabanes en bois que l'on voit sur la façade de Beaubourg font parties de cette expo ?
Too bad je pars ce WE en vacances... je ne pourrais pas y aller.

5. Aifelle  le 29-07-2010 à 13:26:50  (site)

Si toutefois je vais à Paris d'ici le 9 Août, je viens d'en repérer une à Marmottan qui m'emballe plus ..

6. brize  le 29-07-2010 à 21:18:54  (site)

@ Harfang : Non, les cabanes en bois font partie d'une autre exposition, celle de Tadashi Kawamata (présentée elle aussi sur le site du centre Pompidou).
Bonnes vacances Sourire !

@ Aifelle : Ah, ah ! Il faudra que j'aille voir à quelle exposition tu fais allusion !

7. harfang  le 30-07-2010 à 12:31:51  (site)

merci et à en septembre !!!

8. KUTIK  le 02-08-2010 à 19:08:51

La vidéo donne envie de voir l'expo mais je n'aurais pas le temps d'ici samedi où nous partons à Berlin. Merci pour l'article.

9. La Nymphette  le 04-08-2010 à 10:28:36  (site)

Je voulais y aller hier soir, sauf que... le centre G POMPIDOU est fermé le mardi! :-) Appelez-moi super-boulette!

10. sophielit  le 30-08-2010 à 19:22:46  (site)

J'y suis allée, et j'ai aimé !
Une seule déception, les fameux bâtiments en biscuits pour chien... Mais à côté de ça, il y avait des installations extraordinaires !

 
 
 
posté le 27/07/10

"Flashforward", Robert J. SAWYER

     Une expérience scientifique jamais menée, comportant une collision de particules proche de celles du Big Bang, et voilà que toutes les humains, pendant deux minutes, s’évanouissent. Le phénomène provoque de nombreuses catastrophes avec quantité de morts et de blessés, mais la pire n’est peut-être pas immédiatement perceptible. Parce que, pendant ce laps de temps où ils ont perdu conscience, les hommes se sont trouvés projetés 20 ans plus tard, dans leur propre futur : cette fenêtre poussée leur a laissé entrevoir ce que le monde et, surtout, eux-mêmes seraient alors devenus.

   Mais est-il souhaitable, voire même supportable, d’apercevoir son futur (sa destinée ?) ? Ou de ne rien apercevoir, parce que, à ce moment-là, on aura déjà disparu ?

   Ces questions frappent chacun de plein fouet et en particulier les responsables de l’expérience, Lloyd Simcoe, en instance de mariage avec sa belle collègue japonaise Michiko et Theo Procopides, qui découvre que, dans 20 ans, il viendra juste d’être assassiné…

 

   C’est après avoir regardé les deux premiers épisodes de la série TV éponyme (cf note in fine) que j’ai décidé de lire le roman qui l’avait inspirée : je savais que cette série ne comporterait qu’une saison et que sa clôture n’avait pas été très appréciée et j’étais curieuse de voir comment l’auteur avait traité une thématique particulièrement bien trouvée (fascinante, pour tout dire). Difficile, en effet, de ne pas se mettre à la place des protagonistes en se demandant comment on réagirait dans de pareilles circonstances !

   J’ai donc plongé avec enthousiasme dans ce récit… dont l’écriture m’a tout de suite refroidie : tellement plate/insipide que cela rejaillissait d’emblée sur les personnages, dont les comportements ne parvenaient pas à me toucher (même dans les passages a priori les plus émouvants). Néanmoins, l’intérêt pour l’histoire, ou plutôt les histoires, chacun des principaux protagonistes (notamment Théo, qui cherche à éviter son propre assassinat) menant la sienne, a perduré, alors que l’étude psychologique des individus concernés continuait à me paraître insuffisante : on les voit agir, l’auteur explique leur comportement mais celui-ci semble parfois trop mécanique, comme s’ils agissaient non pas (non plus ?) mus par des pulsions mais conduits par leurs raisonnements à infléchir leur existence (puisque l’avenir m’a montré cela, j’en déduis que je dois faire ceci, car tout est déjà écrit) et je jugeais cette attitude peu crédible.

   En outre, même si je tournais les pages aisément, je constatais certaines défaillances dans le raisonnement : Lloyd affirme catégoriquement, théorie scientifique (du cube de Minkowski) à l’appui, que passé, présent et futur sont d’ores et déjà déterminés. Mais il est pourtant facile à quiconque a levé un coin du voile de son futur de prendre une décision qui bouleversera radicalement celui-ci et d’infirmer la théorie exposée (démonstration dans le roman). D’autres théories scientifiques sont d’ailleurs évoquées dans le roman et je dois avouer que certains passages techniques les présentant (comme ceux qu’on trouve dans les ouvrages de SF du genre hard science mais, chez Greg Egan où j’en ai déjà rencontré, ils me semblaient distillés plus habilement et j’en comprenais mieux l’esprit) me sont largement passés au-dessus, en même temps que, et là c’est plus ennuyeux, ils nuisaient pour moi à la dynamique du récit.


   Au final, « Flashforward » fut une lecture malgré tout distrayante, car la curiosité liée aux trajectoires des divers protagonistes, avec leurs péripéties, m’a menée sans difficulté au bout de ce roman, qui se tient. Je garderai le souvenir de certaine prospective futuriste spectaculaire (je ne peux pas en dire plus) mais le roman n’a pas répondu à mes attentes : je n’ai été convaincue ni par son approche des personnages ni par le développement des situations initiales.


   Et comme BiblioMan(u) l’a lu aussi, je vous invite à faire comme moi : aller de ce pas voir ce qu’il en a pensé !


N.B. : Au sujet de la série « Flasforward »

   D’après les deux seuls épisodes que j’ai vus, la série suit un fil distinct du roman, à partir de prémisses similaires : il y a bien eu évanouissement conjoint de tous les humains, projetés dans le futur (je ne sais plus à quelle échéance), mais ce qui a provoqué le phénomène est inconnu et l’action se focalise autour d’un groupe d’enquêteurs et non pas de scientifiques. Qui plus est, sur des vidéos tournées pendant ce black-out, on distingue (à deux reprises, je crois) des personnages qui se meuvent normalement au milieu de tous ces corps étendus autour d'eux, sans avoir l’air du tout étonnés par ce qui se passe. Dès lors, apparemment, en même temps que se déclinent des histoires-quêtes individuelles, c’est la recherche du pourquoi de l’incident qui doit être le fil conducteur de la série (et si vous l’avez vue, n’hésitez pas à compléter mes propos).


« Flashforward », Robert J. SAWYER

Editions Milady (381 p)

Paru en avril 2010

 


Commentaires

 

1. manu--  le 28-07-2010 à 21:54:51  (site)

J'avoue que le sujet ne me tente pas des masses et si en plus, tu es déçue, je préfère passer. Je n'ose pas imaginer l'horreur d'être projeté dans son avenir !

2. MamzelleMelo  le 29-07-2010 à 20:07:53

Je n'ai vu que les quatre premiers épisodes pour l'instant et je ne savais pas que c'est adapté d'un livre.
Néanmoins, je resterais cantonnée à la série, qui pour le moment, me plaît beaucoup !
Merci pour ton avis éclairant !

3. brize  le 29-07-2010 à 21:22:55  (site)

@ Manu : C'est bien ce qu'a ressenti toute une partie de la population !

@ MamzelleMelo: La série me tentait mais j'ai eu peur qu'elle s'attarde trop sur les histoires individuelles, au fil des épisodes, au détriment d'une action centrale (c'est souvent ce qui arrive, je trouve et ça m'agace quand on piétine ainsi, c'est comme ça d'ailleurs que j'avais lâché "Lost").

4. El Jc  le 01-08-2010 à 05:52:44  (site)

Bon faisons mine de rien, et passons notre chemin l'air de rien...

5. Theoma  le 15-08-2010 à 20:06:58  (site)

La série, malheureusement ne tient pas la route. J'ai vu une quinzaine d'épisodes avant de laisser tomber. ça tourne en rond ! Ils ont dû faire une longue pause en raison de la panne d'inspiration des scénaristes. ça se ressent cruellement ! Dommage, car j'adore Joseph Fiennes.

6. brize  le 24-08-2010 à 20:23:57  (site)

@ El J.C : : Allez, tu peux, sans problème !

@ Theoma : C'est EXACTEMENT ce que je craignais ! Merci pour l'info !

 
 
 
posté le 16/07/10

"Felicitad", Jean MOLLA

    Felicitad, c'est le nom de la capitale de la Grande Europe, gouvernée par le Président à vie (rien de tel que la permanence pour garantir stabilité et sécurité). Le bonheur n'y est pas qu'un état d'esprit, mais un devoir civique, d'ailleurs il y a un ministre du bonheur obligatoire. Il s'appelle Claude Buisson et, en cette soirée de Noël, il a la surprise de se voir convoqué au palais présidentiel pour un Conseil extraordinaire. Sur place, il retrouve d'autres dignitaires de l'État, dont Bérard, ministre de la Sûreté intérieure. Et il découvre, comme eux, des images étonnantes prouvant que quelques parumains, ces humanoïdes obtenus par le biais de manipulations génétiques et destinés à vivre au service des hommes, sont capables de tuer, un comportement littéralement inconcevable.

   Pour traquer les trois d'entre eux qui ont échappé à la capture, Bérard décide de mettre sur l'affaire son agent le plus compétent, Alexis Dekcked...

 

   Avec « Felicitad », préparez-vous à embarquer dans un très bon roman d'anticipation jeunesse ! Le rythme de l'enquête est enlevé et l'auteur la fait habilement progresser, sur fond de complots divers subtilement ourdis, en même temps qu'il nous dévoile le monde dans lequel elle prend place.

   J'ai retrouvé dans ce roman ce que j'aime dans la SF : un univers de fiction mais parfaitement cohérent, bâti à partir d'extrapolations politico-technico-scientifiques plausibles et permettant de soulever des interrogations pertinentes sur nos modes de vie (qu'est-ce que le bonheur, quand les plaisirs de la consommation et du divertissement occupent le devant de la scène en occultant toute velléité de sortir du rang et quand une grande partie de la population, ceux qui ne font pas partie des Citoyens, se trouve exclue de la vie dite normale ?) et sur l'essence de ce que nous sommes (qu'est-ce qui nous définit comme humains ?). Certes, ces questionnements sont récurrents en SF, mais le roman s'adresse à un public jeune, qui est encore en train de les découvrir. Et même un lecteur adulte comme moi, s'il pressent les chemins que le roman peut prendre, ne devinera pas tout et goûtera le récit, fort bien mené et centré sur un héros au comportement particulièrement intéressant puisqu'il semble avoir conservé un œil un peu critique sur le système dans lequel il œuvre.

   Bref, un roman SF jeunesse prenant et tout à fait recommandable !

 

« Felicitad », Jean MOLLA

éditions Gallimard Jeunesse – collection Pôle fiction (316 p)

paru en juin 2010

 

Repéré chez Isil... un peu oublié ensuite, mais Fashion me l'avait remis en mémoire.

 


Commentaires

 

1. saxaoul  le 16-07-2010 à 22:10:40  (site)

J'aime pas trop la SF mais celui-ci est vraiment excellent. Du même auteur mais dans un genre complétement différent j'ai beaucoup aimé Sobibor.

2. freude  le 18-07-2010 à 20:09:34  (site)

Je ne suis pas trop SF non plus, mais ton billet donne envie, ça me fait un peu penser à blade runner.

3. kp78  le 19-07-2010 à 13:25:45

Ton billet donne vraiment envie ! Je retournerai bien vers la SF que j'ai laissée depuis un moment : faute d'idées de lecture sans doute. On ne parle pas trop de SF dans le monde de la lecture et c'est dommage.
Je le note.

4. Cécile de Lecture Emoi  le 20-07-2010 à 22:22:40

Noté ! Pour moi, et pour fiston qui avait adoré ses romans junior (Duel de sorciers, de mémoire)

5. BiblioMan(u)  le 22-07-2010 à 17:47:12  (site)

Je le veux ! Je le veux ! ... je l'aurai !Rire1, bon du calme : ça a l'air vraiment bien, je crois qu'un petit détour en librairie en sortant du boulot s'impose.

Je l'aura...

6. Bibliomanu  le 22-07-2010 à 21:13:01  (site)

Je l'ai !

7. mango  le 24-07-2010 à 11:37:35  (site)

Voilà un temps fou que je n'ai pas lu de SF! Celui-ci me conviendrait bien!

8. brize  le 26-07-2010 à 20:52:40  (site)

@ Saxaoul : Ma fille a lu aussi « Sobibor », qu’elle a trouvé très bien.

@ Freude : Et pour cause : la dédicace figurant en tête du roman précise : « En hommage à Philip K.Dick et à Ridley Scott, évidemment. » !

@ KP78 : Il y a (malheureusement) un certain nombre de réfractaires à la SF parmi les lecteurs, raison pour laquelle, hors des blogs spécialisés, tu en trouves peu et raison pour laquelle aussi GeishaNellie avait lancé son « Défi SF » (pour motiver les troupes).

@ Cécile : Il devrait vous plaire à tous les deux (ma fille adolescente a bien aimé aussi).

@ BiblioMan(u) : Faut croire que j’ai été très convaincante ! Bon, maintenant, j’attends ton billet !

@ Mango : Oui, il est parfait pour une petite incursion SF !

9. MamzelleMelo  le 29-07-2010 à 20:09:29  (site)

Il me tente ! Je ne te dis pas merci pour la peine, parce que ca en fait un de plus !

10. brize  le 29-07-2010 à 21:25:35  (site)

@ MamzelleMelo : Diable (démon-tentateur-et-fier-de-l'être !)

11. Cynthiaaa  le 10-08-2010 à 16:20:07

Je rejoins Saxaoul, Sobibor est excellent !
Je garde ce titre-ci dans un coin de ma tête Clin doeil

12. SBM  le 10-08-2010 à 19:48:24  (site)

Que j'ai aimé ce livre ! C'était il y a déjà quelques temps, mais c'est vraiment un très bon roman sf pour adolescents, et un exercice d'admiration en forme d'hommage très réussi.

13. Sassenach  le 25-08-2010 à 13:05:08  (site)

Je l'ai eu dans les mains à la biblio avant les vacances mais comme je n'avais pas le temps, j'ai été obligée de le laisser ... je l'emprunterai plus tard vu que je sais qu'il m'attend sagement Sourire

14. Isil  le 01-09-2010 à 22:48:32  (site)

Oh mais j'en ai raté des billets intéressants Frog
Excellent en effet. Un bel hommage qui a son identité propre. Pas si facile mais pari réussi.
Cela me remet également Sobibor en mémoire, conseillé par mes nièces.

15. kp78  le 12-09-2010 à 15:52:58

Ca y est, je l'ai lu (non dévoré !). C'est un vrai livre de SF. L'univers décrit dans ce livre n'est pas surprenant : c'est un avenir plausible de notre société que l'on a déjà développé. On ne s'en lasse pas, car la description est cohérente, l'histoire également. Bref, c'est efficace. Mon seul regret : je l'ai déjà fini !

 
 
 
posté le 08/07/10

"Fille noire, fille blanche", Joyce Carol OATES

    Quinze ans plus tard, Genna se souvient de la mort de sa camarade de chambre à l’université, Minette Swift, en 1975, dont elle se sent responsable.

   Minette est noire et fascine Genna, jeune Blanche issue, contrairement à elle, d’un milieu aisé et dotée de parents qui furent profondément impliqués dans les mouvements contestataires de la fin des années 60, quand elle-même était gamine. Mais alors que Genna fait tout pour se lier avec Minette, celle-ci, lorsqu’elle ne l’ignore pas totalement, reste en permanence sur la réserve et ne fait montre d'aucune amabilité. Auprès de ses autres condisciples, Minette témoigne d'ailleurs d'une attitude revêche et irascible. De là à  susciter une hostilité latente à son égard et même des réactions racistes, il pourrait n’y avoir qu’un pas…

 

   Premier roman que je lis de Joyce Carol Oates, auteur (prolifique et) réputé, « Fille noire, fille blanche » me laisse un sentiment mitigé.

   J’en ai apprécié l’écriture et la puissance d’évocation des personnages, la finesse de l’analyse de Genna notamment, jeune fille « transie d’amour », comme elle finit elle-même par se décrire, face à une Minette imposante et inaccessible, qui semble opposer aux autres un mur de défenses infranchissable, le nez dans ses livres ou dans les paquets de biscuits ou de confiseries envoyés par sa mère.

   Deux aspects du roman, cependant, m’ont gênée.

   Le premier, et qui fut le plus gênant, c’est l’impression que j’ai rapidement eue de voir l’histoire piétiner. Certes, le roman n’est pas long, mais pendant les deux cents premières pages il ne s’y passe pas grand-chose. Une situation est exposée au lecteur (Genna voulant à tout prix devenir l’amie de Minette, qui n’en a cure), mais il n’y a pas d’histoire proprement dite. Or (ma bibliothécaire préférée vous le dirait !) j’aime bien qu’il y ait une histoire, moi, dans le roman que je lis. On m’objectera qu’il y a une certaine tension dramatique. Sans doute. Mais, bon, pour le lecteur sur ses gardes, rien de très tangible cependant, les incidents relatés étant sujets à interprétation. Bref, j’ai eu longtemps l’impression de faire du sur place et seule la qualité de l’écriture et une certaine curiosité pour l’évolution des protagonistes (vous me direz que tout ça n’est déjà pas mal) m’ont incitée à poursuivre ce parcours où l’on se borne, comme la narratrice, à ne découvrir de Minette que ses faits et gestes, sans la connaître plus intimement.

   Et au final le roman (deuxième aspect qui m'a gênée) n’a, pour moi, tenu qu’en partie ses promesses. L’issue, on la connaissait déjà puisque la narratrice l’annonce d’emblée. Mais, tout compte fait, elle ne revient pas, alors que c’est justement là que je l’attendais, sur cette relation (ou son absence) Genna/Minette. Non. Elle l’analyse comme étant l’autre versant d’une histoire sous-jacente, celle de la relation de Genna avec son père, qui effectivement se dessine en filigrane tout au long du roman. Cette relation-ci ne manque pas d’intérêt, j’en conviens, et elle constitue vraisemblablement le socle sur lequel se sont forgés la personnalité et le comportement de Genna. Mais elle prend, de manière surprenante, le pas sur les liens si difficiles à nouer avec Minette, si bien que des interrogations, à mon sens, se trouvent éludées : ma lecture en a eu un goût d’inachevé car j’aurais bien voulu, enfin, dépasser l’apparence revêche de Minette pour apprendre à la connaître et avec elle sa communauté noire d’appartenance.

 

   « Fille noire, fille blanche » est un roman s’attachant davantage, à mon avis, à l’histoire individuelle d’une jeune fille blanche marquée par son éducation et fascinée par sa condisciple noire, laquelle n’est sûrement pas le prototype de la fille aimable, qu’un récit illustrant les tensions raciales rencontrées encore aux États-Unis en 1975. En revanche, l’évocation du passé activiste et parfois trouble (Veronica, dans sa période hippie, se souciait peu de la présence d’un enfant à ses côtés...) de ses parents, avec l’incidence qu’il eut sur le développement personnel de Genna, permet certainement d’illustrer les difficultés rencontrées par certains jeunes de sa génération dans des cas similaires.

   Et si ce roman m’a un peu ennuyée par moments, un peu frustrée à d’autres, j’ai cependant été particulièrement sensible à sa qualité littéraire: la preuve en est que je l’ai refermé avec en tête des images marquantes de ses personnages et des situations qu’ils avaient vécues, comme si je venais de voir un film, car l’auteur avait réussi à me faire passer de l’autre côté des pages, auprès des acteurs du roman. J’ai l’impression que je n’oublierai pas ces images de sitôt et comment l’enchaînement inéluctable des faits, conditionné par la volonté passionnée de vouloir bien faire de Genna (comme son père aurait aimé qu’elle fasse ?) a déterminé le destin de chacun des personnages.

 

« Fille noire, fille blanche », Joyce Carol OATES

Editions Philippe Rey (378 p)

Paru en octobre 2009

 

Bien d’autres avis chez BoB .

 


Commentaires

 

1. KUTIK  le 08-07-2010 à 18:12:22

J'avais essayé de lire ce roman mais je n'avais pas accroché. J'ai lu d'autres romans de Joyce Carol Oates. Celui qui m'a marquée, c'est : "Nous étions les Mulvaney". Oates est très particulière, d'un livre à l'autre elle change complètement de style. C'est très déroutant. C'est une écriture qui dérange.

2. clara brest  le 08-07-2010 à 18:39:19  (site)

C'était également mon premier Oates et je n'avais franchement aimé. Mais depuis, j' ai lu " les femelles" et j'ai beaucoup aimé !

3. Ys  le 08-07-2010 à 22:02:16  (site)

Je l'ai noté celui-là, il me tente bien, mais j'ai noté aussi pleiiiin d'autres livres de Joyce Carol Oates alors je ne sais plus où donner de la tête...

4. emmyne  le 08-07-2010 à 22:26:13  (site)

Un jour, c'est certain, je le sais, je lirai Joyce Carol Oates...depuis le temps que je veux la découvrir. Mais par lequel commencer ??? J'avoue que celui-ci ne me tente pas plus que ça.

5. Aifelle  le 09-07-2010 à 06:54:56  (site)

Je ne suis pas très attirée par ce livre, j'avais aimé "les Mulvaney" il y a longtemps.

6. manu--  le 09-07-2010 à 08:54:24  (site)

J'adore Oates et j'en ai lu beaucoup. Celui-ci est celui qui m'a le moins accroché, notamment à cause de la fin.

7. **Fleur**  le 09-07-2010 à 09:05:49  (site)

Un peu mitigée également ! Je ne garderai pas un grand souvenir de cette lecture...

8. In Cold Blog  le 09-07-2010 à 13:43:44  (site)

M'est avis que le tien (d'avis) est mitigé parce que tu t'attendais à trouver un roman sur le racisme/la ségrégation et que tu as en as eu un sur la relation ambigüe d'une fille et de son père. Car tu as aimé le style, et tu gardes des images vives à l'esprit, c'est donc que tu as aimé quand même. Enfin, je dis ça, je dis rien smiley_id119152

9. Pickwick  le 09-07-2010 à 18:01:16  (site)

Plusieurs avis mitigé sur ce roman, je crois que je vais passer. Surtout que ma PAL ne manque pas de Oates !

10. brize  le 10-07-2010 à 09:05:07  (site)

@ Kutik : Chez ceux qui connaissent déjà Oates, ce titre ne semble pas avoir fait l’unanimité. En tout cas, avec ce que tu dis sur son écriture, je serai vigilante lors du choix de mon prochain roman d’elle. Les Mulvaney a fait cette année l’objet d’une lecture commune sur les blogs et beaucoup, comme toi, l’ont aimé.

@ Clara : Pour le moment, ce sont « Les chutes », qui m’attireraient, c’est celui que j’avais noté avant de me décider pour « Fille noire, fille blanche », dont je pensais (à tort) qu’il serait moins intimiste.

@ Ys : Oui, avec cet auteur, le choix est pléthorique !

@ Emmyne : Je crois qu’il faut que tu prennes le temps de feuilleter ceux qui te tomberont sous la main pour choisir le thème qui, au moment où tu voudras franchir le pas, correspondra le plus à ton humeur du moment : parce que chez Oates, il y a l’embarras du choix !

@ Aifelle : Oui, les Mulvaney semblent faire l’unanimité.

@ Manu : Après avoir rédigé mon billet, j’ai relu ceux qui étaient déjà parus et le tien m’avait rassurée en me faisant me sentir moins seule, car la plupart étaient très élogieux.

@ Fleur : Je crois que, si je n’avais pas voulu absolument le lire parce que c’était mon premier de Oates, j’aurais abandonné rapidement ce roman, trop lent à mon goût. Mais finalement, c’est peut-être bien que je me sois forcée… on verra le souvenir qu’il m’en restera dans quelque temps.

@ In Cold Blog : C’est pas faux (et ton commentaire sur mon billet tortueux/torturé m’a fait rire) ! N’empêche que ça manquait d’action, quand même (au moins pendant les deux premiers tiers et ça fait beaucoup) !

@ Pickwick : Oui, le mieux est de privilégier les romans que tu possèdes déjà.

11. ChoupynettedeRestin  le 10-07-2010 à 12:57:57  (site)

Cela doit être un peu comme dans La fille tatouée. Oates aime prendre son temps pour planter le décors, les personnages. Je comprends que tu te sois un peu ennuyée du coup. J'avais aussi trouvé le début de La fille.. laborieux.

12. Restling  le 10-07-2010 à 16:40:21  (site)

Je fais partie de celles qui ont beaucoup aimé mais je reconnais que ce n'est pas mon préféré de l'auteure.

13. val-m-les-livres  le 11-07-2010 à 21:20:33  (site)

Je viens de la découvrir moi aussi avec un roman qui n'est pas sorti en France (My sister my love). J'ai aimé son écriture si particulière et l'histoire était très intéressante.

14. keisha  le 19-07-2010 à 14:46:30

J'ai carrément abandonné...

15. brize  le 24-07-2010 à 19:44:50  (site)

@ Choupynette : Heureusement, le roman n’est pas trop long, mais j’ai vu qu’elle en avait écrit de beaucoup plus denses.

@ Restling : C’est ce qui semble ressortir parmi les lecteurs de cet auteur.

@ Val-m-les-livres : Oui, c’est visiblement un auteur de talent.

@ Keisha : M’étonne pas : j’aurais pu en faire autant.

16. liliba  le 14-08-2010 à 22:00:37  (site)

Bizarrement, ce livre ne me tente absolument pas...

17. Sassenach  le 25-08-2010 à 13:03:35  (site)

Je ne peux que te conseiller d'en lire d'autres car elle a un style très changeant et elle peut aussi bien écrire une satire sociale qu'une histoire d'horreur ou bien de la littérature jeunesse ! En tout cas, elle me surprend toujours, même si je n'ai pas forcément un coup de coeur à chaque fois !

 
 
 
posté le 05/07/10

"La Centrale", Elisabeth FILHOL

    Yann, le narrateur, a moins de 30 ans et fait partie de ces travailleurs intérimaires qui migrent tous les trois ou quatre mois d’une centrale nucléaire à l’autre, embauché pour des travaux sensibles intervenant lors de chaque arrêt de tranche. Exposé aux radiations, il fait l’objet d’un contrôle permanent très strict car s’il dépasse la dose tolérée, son contrat est interrompu pour six mois.

   Or il vient justement d’être victime d’un incident technique au cours duquel il pourrait avoir reçu une dose excessive de radiations…

 

   L’incident dont est victime Yann est le grain de sable dans un système précaire où le travail s’effectue continuellement dans des conditions particulièrement risquées, malgré toutes les précautions prises. Ce n’est déjà pas la moindre des qualités de ce roman d’ouvrir les yeux du lecteur sur une population de travailleurs intérimaires très spéciale et méconnue.

   Ce faisant, c’est aussi toute leur approche de la vie que le lecteur appréhende, une vie vécue dans des conditions exceptionnelles puisque ces hommes, itinérants, sont souvent logés dans des campings, partageant des caravanes ou des mobilhomes où chacun bénéficie d’un espace très réduit.

   Je craignais un peu le documentaire social et le thème ne me paraissait guère se prêter au roman si bien que j’ai commencé ma lecture sans conviction, par simple curiosité (et parce que ce roman m’attendait sur le présentoir de la bibliothèque). Et pourtant, je n’ai eu aucune difficulté à m’intéresser à Yann, l’écoutant me parler de ses pérégrinations présentes et passées, reconstituant au fil des souvenirs évoqués la trame de son existence, comment son parcours personnel/professionnel l’avait amené à bifurquer soudain vers ce drôle de métier. Je le regardais, lui et son compagnon de route de naguère, Loïc, puis ses camarades de fortune, soumis aux contraintes d’un métier où le danger, omniprésent, donne un relief étrange aux jours qui s’écoulent, où les voyages d’une centrale à l’autre, quasiment d’une traite, ont des allures de migrations hors du temps.

   Au fil de phrases parfois longues et rythmées comme les pensées de ces hommes en mouvement, Elizabeth Filhol rend compte intensément de ces parcours hors normes, qu’elle interroge tout autant que le concept même du nucléaire industriel, dont elle dénonce la banalisation.

   Et par le biais de destins individuels elle parvient aussi à toucher l’universel, tant ces hommes nous renvoient à nous et à ce que nous attendons de nos existences : c’est là pour moi la marque du talent.

 

Extrait (un passage que j’aime beaucoup) :

"Il fait nuit. Derrière les parois de la caravane, le vent souffle de l’ouest et traverse les peupliers plantés en bordure du terrain. Rien ne semble devoir troubler le calme. […] Jean-Yves a sorti sa bière de réserve. On est assis sur la banquette, rideaux tirés. Il parle. Ça fait du bien. Il a une présence, quand il parle, qui emporte l’adhésion. Il n’y a rien d’autre à faire qu’à l’écouter, à s’intéresser, à y mettre son grain de sel de temps en temps, mais ça n’est pas obligatoire, c’est comme on veut, comme on le sent, la conversation il l’entretient très bien tout seul. Je tire profit de la situation, de cet élan qu’il communique aux autres, rien qu’à l’entendre, à le voir agir, par simple contact, come les surfaces d’échange primaire-secondaire, dans le respect et l’étanchéité des circuits, qui vous remet sur pied et vous redonne envie d’entreprendre. Même si après coup, hors de ce champ d’énergie, l’effet se dissipe, c’est toujours ça de pris, ce moment-là, dans l’odeur de viande qui remplit l’habitacle, l’envie de faire et la faim qui va avec. Le vent souffle dehors, des images muettes défilent sur l’écran. Là-dessus, la voix de Jean-Yves prend toute sa place, à sa mesure, puissante, chaleureuse, sans risque pour moi de devoir combler les silences. J’aime l’écouter, le regarder, ça me repose. Quand chez d’autres c’est un monologue qui n’en finit pas et ne vaut que par le flux continu qui se répand et soulage celui qui parle, ou alors simplement il s’en régale et celui d’en face qui l’écoute et a la même faim n’a qu’à faire abstinence, quand d’autres font irruption et déversent à vos pieds les tonnes dont ils sont excédentaires, comme devant les grilles de la sous-préfecture, les revendications en moins, quand ils vous parlent et vous pourriez être n’importe quoi de vivant ou non, n’importe quelle surface réfléchissante, ils parleraient pareil, Jean-Yves lui a une façon d’occuper le terrain qui vous soulage de devoir le faire, et en même temps vous interpelle et bizarrement toujours ce qu’il dit vous concerne, et quand l’intérêt baisse, d’instinct il redresse la barre, il a un savoir-faire pour ça, si bien qu’au final c’est le compagnon idéal des timides, des taiseux, et des jours de blues."

 

« La Centrale », Elisabeth FILHOL

Editions P.O.L (141 p)

Paru en mars 2010

Prix France Culture – Télérama

 

L’avis de Keisha.

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 05-07-2010 à 10:11:48  (site)

Un livre que je veux lire absolument !!!!

2. keisha  le 05-07-2010 à 10:40:21  (site)

Peu vu sur les blogs, et c'est dommage. les lecteurs ont peur?

3. Aifelle  le 05-07-2010 à 13:40:24  (site)

Comme Clara, je veux le lire absolument, c'est juste une question de temps.

4. choco (et son grenier)  le 05-07-2010 à 14:10:55  (site)

non, même pas peur Sourire
ça me tente bien en effet !

5. cathulu  le 05-07-2010 à 18:49:36

Le thème me tente mais j'hésite un peu à cause des lonnnnnnnnngues phrases!Sourire

6. brize  le 05-07-2010 à 21:58:34  (site)

@ Clara, Aifelle et Choco : Allez, y’a plus qu’à !

@ Keisha : Non, je ne pense pas qu’ils aient peur (ils ne sont pas comme ça, les lecteurs), juste que ça ne leur dit pas trop de lire un roman sur ce thème.

@ Cathulu : Trèèèèès bonne remarque ! Parce que, du coup, j’ai repris le roman (pas encore rendu à la bibli) et j’ai vérifié : en fait, il n’y en a pas tant que ça, des longues phrases (d’ailleurs fort bien balancées, donc ça ne gêne pas), si bien que, tout compte fait, j’ai remplacé dans mon billet « des phrases souvent longues » par « des phrases parfois longues », ce qui est beaucoup plus conforme à la réalité !

7. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 06-07-2010 à 19:33:50  (site)

je l'ai eu en main à la médiathèque tout à l'heure, j'ai hésité, et puis j'ai passé mon chemin ^^
je crois que je vais re considérer la question Clin doeilClin doeil

8. brize  le 06-07-2010 à 20:26:58  (site)

@ La Sardine : il est très court, raison de plus pour ne pas hésiter à aller te faire ta propre opinion à son sujet !

9. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 06-07-2010 à 20:52:47  (site)

allez! comme d'hab', j'te fais confiance Clin doeil
je l'emprunte dès que possible Rire

10. mango  le 07-07-2010 à 09:51:47  (site)

Sans ton billet, je serais totalement passée à côté de ce livre dont a priori je n'aime ni le titre, ni la couverture, ni le sujet mais si tu dis qu'il est intéressant et surtout bien écrit, naturellement ça change tout!
Et alors, à quoi ça sert les blogs autrement?

11. Pincureuil  le 10-07-2010 à 09:34:39  (site)

Il est vrai que les critiques que j'ai lues sont excellentes, mais j'avais peur de ne pas être accrochée par le thème ; ce que tu en dis me rassure, je vais l'ajouter à ma LAL...

12. kathel  le 12-07-2010 à 11:32:37  (site)

Ce livre m'intrigue depuis sa sortie, il va falloir que je le trouve à la bibli...

13. brize  le 24-07-2010 à 19:26:19  (site)

@ La Sardine : Un emprunt = pas de risque, mais ça te permettra au moins d’y jeter un œil !

@ Mango : Tu devrais le trouver sans difficulté à ta bibliothèque : en tout cas, je suis contente d’avoir attiré ton attention sur lui !

@ Pincureuil : Oui, le thème accroche plus qu’il n’y paraît, enfin ça a été le cas pour moi.

@ Kathel : Comme il a eu un prix, ils ont dû l’acheter.

édité le 24-07-2010 à 19:26:38

14. sybilline  le 05-08-2010 à 00:04:44  (site)

Le thème de ce roman/document me parait tout à fait passionnant et je ne manquerai pas d'aller à ta suite à la rencontre de ces hommes dangereusement exposés.
Merci pour ton beau billet !

15. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 17-08-2010 à 10:19:17  (site)

mon billet est en ligne aujourd'hui!
merci de m'avoir convaincue Brize!! je suis très contente de cette lecture qui m'a fait découvrir beaucoup de choses!

 
 
 
posté le 03/07/10

"Millénium" : bientôt en POCHE !

 Le 1er septembre,

 

 tous ceux et celles qui attendaient que la fameuse trilogie de Stieg Larsson,

 "Millénium", sorte en poche, vont être (enfin) satisfaits : le pemier tome,

"Les hommes qui n'aimaient pas les femmes",

paraît dans la collection Babel noir !

 

Qu'on se le dise !

 


Commentaires

 

1. LVE  le 03-07-2010 à 15:24:14  (site)

Ah, marrant, je me posais justement la question de cette sortie en regardant ce midi un reportage sur la trilogie sur Canal+. En même temps, j'ai déjà vu les trois films, alors je ne suis pas certain de lire les livres...

2. Lillyetseslivres  le 03-07-2010 à 15:31:18

C'est une bonne nouvelle. Je pense que je l'achèterai et que je saurai enfin pourquoi cette trilogie a suscité un tel engouement.

3. Aifelle  le 03-07-2010 à 20:17:26  (site)

J'ai appris la nouvelle aussi cette semaine et je l'ai mise dans mon blog-it.

4. wonderful  le 04-07-2010 à 08:19:54  (site)

Ah! Si Millénium arrive, ça veut dire que "La Princesse des glaces" ne saurait tarder...

5. Mlle Pointillés  le 04-07-2010 à 23:12:31  (site)

Yeees!! Trop bonne nouvelle!
(je m'étais promis d'attendre la sortie poche pour les lire...! ^^)

Merci pour l'info! Clin doeil

6. Petite Fleur  le 05-07-2010 à 10:34:41  (site)

Quel courage de réussir à attendre la sortie en poche lorsqu'on est terriblement tentée. J'ai eu la chance de pouvoir les emprunter, alors... En tout cas, le visuel est gardé, c'est bien je trouve. On reste dans l'ambiance.

7. choco (et son grenier)  le 05-07-2010 à 14:11:38  (site)

Damned ! Voilà qui va relancer un peu plus l'engouement !

8. brize  le 05-07-2010 à 21:05:49  (site)

@ LVE : Sur Canal ? Pas « Horreur boréale » sur 13ème Rue, plutôt ?
Si tu as vu toute la série des films sur Canal, dans l’ensemble très fidèle aux livres, effectivement, ce n’est pas certain.

@ Lilly : Si ça se trouve, tu te le demanderas encore après shocked !

@ Aifelle : Oups ! Focalisée sur les billets de ton blog, je n’avais même pas vu ton blog it et j’ai appris la nouvelle en recevant le fascicule des Nouveautés Actes Sud.

@ Wonderful : A surveiller !

@ Mlle Pointilles : Je savais que cette parution en poche était guettée par beaucoup ! (et bienvenue « Sur mes brizées » Sourire1 !)

@ Petite Fleur : Je m’étais fait offrir le tome 1 le Noël suivant la parution de la trilogie, puis j’ai lu les deux autres en bibliothèque. Et oui, pour le visuel, c’est OK.

@ Choco : Un engouement qui n’avait d’ailleurs pas faibli, si on en croit la place des romans dans le top des ventes, où les livres continuent à figurer malgré le temps passé depuis leur sortie !

édité le 05-07-2010 à 21:07:15

9. harfang  le 06-07-2010 à 12:25:41  (site)

TOO MUCH
j'ai été assez étonnée d'un tel succès pour cette trilogie. Certes c'est amusant mais... dans le premier tome on a l'impression que l'auteur a voulu tout mettre. Du policier, du politique, du sex, du BDSM,de la psycho de bas étage et en plus on a eu droit à une mise en avant des produits mac assez pénible (bien que je sois mac moi-même) comme si il y avait un sponsor derrière. Le second plus soft est celui qui a le moins plus (c'est celui que j'ai préféré car justement il était plus posé et plus réfléchi). Du policier on passe à l'espionnage... mais c'est toujours un peu "abracadabrantesque"

10. brize  le 06-07-2010 à 12:35:08  (site)

@ Harfang : Moi aussi, un tel succès me surprend... Ce ne sont pas des romans policiers que je place dans le panthéon de mes préférés, comme "Shutter Island", par exemple, même si j'en ai apprécié la lecture (après un démarrage du premier assez lent).
J'ai moi aussi préféré le tome 2, mais ce que tu dis m'étonne parce que, au hasard des commentaires, il m'avait semblé que c'était souvent le cas.

11. harfang  le 06-07-2010 à 15:06:45  (site)

Shutter Island... j'ai vu le film mais pas encore lu le livre. C'est prévu comme lecture de vacances au mois d'aôut...
Encore une bonne lecture de prévue !

12. brize  le 06-07-2010 à 20:25:33  (site)

@ Harfang : L’inconvénient, bien sûr, c’est que là, tu sais déjà tout… De mon côté, je n’avais RIEN vu venir (il m’a semblé qu’on pouvait plus facilement pressentir ce qu’il en était dans le film, mais les dés étaient pipés puisque je savais de quoi il retournait), donc tu imagines le choc ! Bonne (future) lecture, en tout cas !

13. Aliénor  le 07-07-2010 à 17:01:42  (site)

Merci de l'info !

14. harfang  le 08-07-2010 à 14:57:24  (site)

c'est vrai qu'on sait déjà l'intrigue quoique il me semble que l'on peut l'interpréter dans un sens ou dans l'autre. De toutes façons les livres sont souvent meilleurs car plus fouillés.
Je te dirais ça une fois lu.

15. freude  le 09-07-2010 à 09:16:11  (site)

C'est quand même un peu poussé de la part d'Actes Sud de retarder autant les parutions en poche de ses grands succès.

16. Pickwick  le 09-07-2010 à 18:03:26  (site)

J'espère que les 2 autres tomes suivront rapidement, ils m'avaient semblé bien meilleurs que le 1er !

17. Miss Alfie  le 09-07-2010 à 23:10:22  (site)

Cool ! Comme ça, si ma chef ne me rend pas le tome 2 qui est chez elle depuis plus d'un an, je pourrai le racheter sans me ruiner !

18. brize  le 10-07-2010 à 09:09:57  (site)

@ Aliénor : De rien !

@ Harfang : Affaire à suivre, donc !

@ Freude : En tout cas, ça a surpris tout le monde, car de nombreux lecteurs attendaient la version poche… et ne la voyaient pas venir !

@ Pickwick : Le second a été mon préféré !

@ Miss Alfie : Pas sympa, la chef ! C’est agaçant, les gens qui oublient de vous rendre les bouquins qu’on leur a prêtés !

19. Mlle Pointillés  le 12-07-2010 à 00:04:14  (site)

A votre avis, dans quel ordre vaut-il mieux procéder: d'abord les livres? ou d'abord les films?....(j'hésite, j'hésite...)

Merci pour le message de bienvenue! ^^

20. brize  le 24-07-2010 à 19:31:29  (site)

@ Mlle Pointillés: Je vous conseille de commencer par les livres, pour vous faire vos propres images, sans être "parasitée" par celles de l'adaptation cinématographique et aussi parce que, même si l'adaptation est fidèle, elle ne rend pas compte de manière exhaustive des romans.

21. ulaz  le 04-08-2010 à 08:34:19  (site)

Tu as raison de le spécifier ! Il était quand même temps !

 
 
 
posté le 01/07/10

"Clara Malraux", Dominique BONA

    On connaît André Malraux, aussi bien l’écrivain que l’homme politique, mais bien peu (et je faisais partie de ceux-là) ignorent totalement l’existence de celle qui, quinze ans durant, fut son épouse et, même après leur divorce, ne renonça jamais à porter le nom de Malraux, comme elle ne renonça jamais à aimer l’homme dont elle le tenait.

   C’est sur cette femme remarquable, au sens propre du terme, que Dominique Bona, biographe réputée, a choisi de braquer à son tour (d’autres l’avaient fait avant elle) son projecteur.

   Car Clara (1887-1982), malgré les apparences, ne fut pas seulement « la femme de… ». Elle a d’abord la particularité d’être née Goldschmidt, fille de juifs allemands de bonne condition qui ont émigré en France en 1881. Cela lui vaudra une culture parfaitement bilingue, lui permettant de s’illustrer ultérieurement dans des travaux de traduction, travaux qu’elle sera aussi capable d’effectuer pour la langue anglaise car son aptitude aux langues est manifeste. Elle est cultivée, dotée d’un esprit vif et clairvoyant, qu’André Malraux finira par apprécier de moins en moins puisque lorsque les autres l’admireront, Clara n’hésitera pas à lui reprocher âprement ce qu’elle considère comme des erreurs ou des compromissions indignes. Et enfin, elle possède un certain talent d’écriture, qui ne semble pas avoir suscité l’intérêt de son époux, alors qu’il n’hésite pas à encourager Louise de Vilmorin à se lancer (mais on notera que la postérité reconnaît celle-ci alors qu’elle ne fait guère de cas des écrits de Clara…).

 

   Dominique Bona a pris le parti de confronter en permanence la vie de Clara à celle d’André Malraux, systématiquement évoquée, en moins détaillé bien sûr, en contrepoint de la sienne, y compris une fois que leurs chemins se sont séparés. Comment l’en blâmer cependant lorsqu’on sait à quel point Clara ne put se déprendre de cet homme, sa vie durant, au point que quatre des six volumes de son autobiographie tournent autour de lui ? Au demeurant, l’auteur se garde bien d’afficher une préférence pour l’un ou l’autre. Elle s’attache au contraire à faire apparaître Malraux le plus objectivement possible et pas uniquement au travers de la vision qu’en donne Clara, sans pouvoir s’aider du témoignage direct de l'intéressé, qui contrairement à Clara avait en horreur toute communication personnelle (d’où le titre de ses « Antimémoires »), le moi lui paraissant totalement indigne d’intérêt.

 

   Présentation analytique objective d’une individualité forte et dont l’énergie combative se manifestera jusqu’à la fin de sa vie (à soixante et onze ans, elle a participé avec fougue à Mai 68 !), « Clara Malraux » est une biographie intéressante car, par le biais d’un personnage (et même, vous l’aurez compris, de pratiquement un et demi, compte tenu de la place qu’y occupe André Malraux), elle permet de se repasser le film de notre histoire contemporaine : davantage que témoin, le couple en fut acteur à part entière, Clara aussi, même si son absence de carrière littéraire ou politique de premier plan avait déjà conduit l’Histoire, nécessairement sélective, à oublier son nom.

 

 

« Clara Malraux – Nous avons été deux », Dominique BONA

éditions Grasset (469 p)

paru en avril 2010

 

Repéré chez Mathilde.

Pierre Assouline en parle (avec une évocation plus précise de la vie de Clara) ici.

 


Commentaires

 

1. Thalie2  le 01-07-2010 à 22:22:55  (site)

J'avais très envie de lire cette biographie, tu me confirmes cette envie. Un beau billet. Au plaisir de te lire, à bientôt Clin doeil

2. clara brest  le 02-07-2010 à 07:24:53  (site)

D'ahbitude, les biographies ne m'intéressent gère mais, j'avoue que tonbillet titille ma curiosité et l'envie de le lire !

3. mango  le 02-07-2010 à 08:26:39  (site)

Très envie de lire cette biographie aussi. La vie des femmes d' hommes célèbres m'intéresse oujours mais Clara Malraux semble avoir été plus que cela!

4. Aifelle  le 02-07-2010 à 22:17:05  (site)

J'ai lu un livre sur elle il y a longtemps, je ne sais plus de qui, c'était en effet une femme très intéressante.

5. kp78  le 03-07-2010 à 09:54:57

Ton billet donne bien envie de découvrir cette dame ! Et de replonger dans une partie de l'histoire pas si éloignée que ça.

6. Pincureuil  le 03-07-2010 à 10:03:42  (site)

Contente que tu aies apprécié cette lecture, de mon côté elle m'a donné envie de lire plus de biographies de ce type !

7. val-  le 03-07-2010 à 15:47:34  (site)

Depuis que Mathilde a évoqué sa ressemblance avec Valérie Lemercier, j'ai l'impression que c'est elle sur la couverture.

8. brize  le 03-07-2010 à 18:12:38  (site)

@ Thalie : A bientôt !

@ Clara et Pincureuil: Je me rends compte que, de temps en temps, j’apprécie une bonne biographie, quand je sature un peu côté romans : il reste le plaisir du récit, avec des personnages hors du commun, et l’ancrage dans la réalité permet d’allier lecture et culture
(autre que purement littéraire).

@ Mango et Aifelle : Je n’ai pas réussi à comprendre comment elle avait pu continuer à aimer ainsi un homme qui ne l’aimait plus… mais sans doute cela ne peut-il pas s’expliquer. Du coup, à titre personnel, c’est une femme à laquelle je suis restée un peu extérieure mais cela ne m’a pas empêchée de trouver son parcours et l’éclairage sur Malraux intéressants.

@ KP78 : Une biographie qui devrait t’intéresser toi aussi !

@ Val- : La ressemblance avec l’actrice n’apparaît pas sur les autres photos figurant dans l’ouvrage (donc non, pour répondre à ta question muette, Valérie Lemercier n’est pas un clone de Clara Malraux !).

édité le 03-07-2010 à 18:14:09

9. Nanne  le 07-07-2010 à 22:07:36  (site)

J'ai repéré cette biographie de Clara Malraux, dont on parle peu, lui préférant André Malraux. C'est dommage, car elle a écrit des essais absolument extraordinaires sur le début du 20e Siècle et son engagement politique et social. Elle a aussi écrit une biographie sur Rahel Varnhagen, qui tenait un salon littéraire influent au 19e Siècle. Elle a été une femme admirable qui a permis à André Malraux de devenir ce qu'il a été, et non pas le contraire. On l'oublie trop souvent ...

10. freude  le 09-07-2010 à 09:18:13  (site)

Je n'ai entendu que du bien de cette biographie qui jette un voile un peu noir sur André Malraux.

11. brize  le 09-07-2010 à 12:20:23  (site)

@ Nanne : Je n’irais pas jusqu’à dire que Clara « a permis à André Malraux de devenir ce qu’il est ». Dès leur rencontre, elle est subjuguée par son intelligence, qu’elle juge supérieure à la sienne. Et André Malraux, déjà, est connu et reconnu dans l’intelligentsia littéraire, en tant que critique et éditeur (et il va aussi bientôt publier son premier livre), alors qu’il est si jeune.
Cf p 78 : « Elle est subjuguée. Et presque honteuse des quatre ans qui les séparent — une différence importante à leur âge. A dix-neuf ans à peine, ce jeune homme étonnant lui paraît avoir parcouru un chemin plus long qu’elle. »
P 97 : « Son physique juvénile, encore terriblement gamin, ne coïncidait pas avec la maturité de l’adolescent, aussi exceptionnelle que son immense culture. Il en impose à tous ses compagnons d’alors, les écrivains, les peintres, les directeurs de revues ou de maisons d’édition, il en impose même à Gide ou à Mauriac qui ont l’âge d’être un père pour lui et ne l’ont pas attendu pour analyser le monde. Le personnage subjugue par sa présence, par son verbe convaincant et déjà envoûtant, par sa manière coruscante d’aborder le moindre sujet. Disons que son intelligence irradie. Dans un monde qui attache encore beaucoup de prix à l’âge, à l’expérience, à la sagesse, son charisme personnel surclasse sa jeunesse ».
Alors, tu vois, rencontre de Clara ou pas, je pense qu’il serait devenu ce qu’il a été.

@ Freude : Non, je ne trouve pas qu’elle jette un voile un peu noir sur André Malraux. En tout cas, j’en ai retiré une image de l’écrivain, de l’homme public et de l’homme tout court, qui m’a semblé très juste, avec ses contradictions, voire ses compromissions et aussi les deuils endurés et le repli progressif sur soi, la difficulté à communiquer avec sa fille Florence, par exemple…</i>

édité le 09-07-2010 à 12:20:53

12. kp78  le 07-10-2010 à 09:01:43

Je l'ai enfin lu et ne suis pas décue.Je me suis régalée ! C'est tout un pan des évenements du xx ième siécle que l'on redécouvre au travers de la vie de personnages qui ont été partie prenante dans ces évenements. On ne s'ennuie pas ! Quels personnages que Clara et André Malraux ! Ils sont pour moi l'incarnation des idées et des comportements du siècle passé. Dont nous sommes les dignes héritiers !

 
 
 
posté le 28/06/10

"La voix du couteau" disponible en poche !

   Bonne nouvelle : « La voix du couteau », de Patrick Ness, dont je vous parlais ici, vient de sortir dans la  collection poche que lance en ce moment Gallimard Jeunesse : « Pôle fiction ».

  « Pôle fiction » a essentiellement pour vocation de reprendre des titres phares déjà édités chez Gallimard Jeunesse en « Hors-Série » ou en « Scripto ».

   Deux versants dans cette collection destinée aux adolescents de 13 ans et + :

- fantastique (fantasy, science-fiction… )

- filles (romance, évasion, humour, romans d’apprentissage…   ).

En fonction du nombre de pages, les prix s’étalent de 6 € à 8,50 € (prix de « La voix du couteau », qui comporte 544 p). De quoi limiter les dégâts dans les porte-monnaie des jeunes et moins jeunes lecteurs !

 

Déjà parus :

« Felicitad », de Jean Molla

« Quatre filles et un jean » et « Le deuxième été », d’Ann Brashares

« Code cool », de Scott Westerfeld

« 13 petites enveloppes bleues », de Maureen Johnson.

 


Commentaires

 

1. Midola  le 28-06-2010 à 21:37:52  (site)

Ca tombe bien, c'est un roman qui me tente beaucoup !

2. Gwe(naelle)  le 29-06-2010 à 09:38:20  (site)

Je viens de le terminer et je l'ai trouvé vraiment prenant. Pas encore écrit mon billet cependant...

3. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 29-06-2010 à 23:37:20  (site)

arf... je l'avais repéré ici, je l'avais acheté, et... je l'ai toujours pas lu ^^
c'est dire l'énormité de ma PAL!!
merci pour cette piqure de rappel, ça me donne envie de m'y attaquer prochainement SourireSourire

4. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 05-07-2010 à 20:25:32  (site)

bon ben voilà, prochainement, c'est aujourd'hui! Rire

bientôt mon avis donc Clin doeil

5. freude  le 09-07-2010 à 09:19:18  (site)

Ah, voilà un gf qui passe rapidement en poche ! Noté !

6. Karine:)  le 28-07-2010 à 19:37:16  (site)

Je ne savais pas qu'il y aurait des poches pour ces collections... super idée, je trouve. Et ce livre m'a énormément plu. Paraît que le tome 2 est sorti, d'ailleurs!

7. brize  le 28-07-2010 à 19:45:44  (site)

@ Karine Sourire : Oui, j'en ai parlé ici : http://brize.vefblog.net/Le_Cercle_et_la_Fleche_Le_chaos_en_marche__tome_2

 
 
 
posté le 27/06/10

"La machine à différences", William GIBSON et Bruce STERLING

Quatrième de couverture :

Imaginez des ordinateurs en plein XIXème siècle, des ordinateurs composés de roues dentées, de bielles et de leviers, mus par la vapeur. Des Machines à Différences, imaginées par Charles Babbage, aidé de Lady Ada Byron, la fille de Lord Byron lui-même, oui, le Premier Ministre de Sa Majesté la Reine Victoria.

En 1855, l’Histoire a pris un autre cours. Les industries se développent avec frénésie. Des transports sous-terrestres sillonnent Londres en proie à la pollution, aux courses automobiles et au chômage technologique. L’Empire britannique, gouverné par les scientifiques et les industrialistes, est plus soucieux de technologie que d’aventures outre-mer.

 

Edward « Leviathan » Mallory, explorateur des terres sauvages d’une Amérique du Nord divisée par les guerres, se voit remettre par Lady Ada un mystérieux paquet de cartes mécanographiques. Dès lors sa vie est en danger. Avec l’aide inattendue de Sybil Gerard, femme déchue, fille d’un célèbre agitateur qui poussait à la destruction des Machines et de Laurence Oliphant, diplomate ou plutôt espion de la reine, il va commencer à comprendre quel est le sens de ces cartes. Un enjeu planétaire, le contrôle de l’information.

 

   La quatrième de couverture donne une vision d'ensemble du roman qui n’apparaît que très progressivement au fil de la lecture et pour peu que le lecteur, comme moi, l’ait complètement oubliée, il se demande où les auteurs veulent en venir. C’est en effet à lui de la reconstituer à partir de quatre séquences narratives, nommées « itérations », clôturées par un corpus d’annexes diverses intitulé « Modus ». Le dessin de l’intrigue ne se révèle que tardivement, sans dissiper totalement une certaine impression de touffu/confus dans son déroulement (appréciation n’engageant que moi évidemment), malgré les éclaircissements fournis pour qu’on en perçoive toutes les ramifications.

   Par ailleurs, j’ai regretté de voir disparaître de manière abrupte le personnage (intéressant) de Sybil, héroïne de la première « itération » qu’on ne retrouve qu’accessoirement, tout à la fin. Et si on se focalise ensuite sur Edward Mallory, personnage lui aussi tout à fait digne d’intérêt, c’est là encore pour le quitter (même si ce n’est pas complètement) de manière tout aussi abrupte, après un (long) bout de chemin en sa compagnie. Bref, j’ai trouvé le procédé un peu frustrant.

   Pour le reste, voilà un roman qui devrait plaire aux amateurs de lectures victoriennes, parce que là, et c’est une des caractéristiques du courant SF steampunk auquel l’ouvrage appartient, on est en plein dedans !

   Epoque, cadre (même détourné puisqu’il s’agit d’une uchronie), codes narratifs (intrigue complexe, nombreux personnages, narration n’hésitant pas à fourmiller de détails descriptifs), langue utilisée et réflexions des protagonistes, « La machine à différences » lorgne à fond du côté du roman victorien. Et à fond aussi du côté des distorsions que les auteurs font subir à la vérité historique, y compris celle des nombreux personnages ayant réellement existé (Lord Byron et Ada Byron, Charles Babbage etc.), pour lesquels, faute de connaissances suffisantes, il m’est arrivé d’aller farfouiller à la recherche de notices biographiques (j’ignorais par exemple qu’Ada Byron était une brillante mathématicienne, que Babbage avait effectivement inventé l’ancêtre de l’ordinateur connu sous le nom de "machine à différences"… oui, je sais, honte à moi pour toutes ces lacunes dans ma culture !) pour retrouver ce qui avait enclenché les manipulations romanesques sur le mode ludique du « et si… ».

 

   Au final, « La machine à différences » est un roman qui me laisse une impression ambivalente. Je l’ai lu sans déplaisir, mais comme un roman d’aventures original plus que comme un roman de SF, du fait de son aspect victorien et aussi parce que les réflexions suscitées par cette Histoire revisitée ne dépassent pas, pour moi, le parallèle manifeste avec notre époque moderne or j’attends d’un roman de science-fiction qu’il m’interpelle davantage que cela (et pas seulement par sa construction).

   Je conserverai de cette lecture le souvenir de quelques visions d’ensemble ou de détail convaincantes et particulièrement spectaculaires : Londres et ses Palais dédiés à la Science (je me les représentais comme ceux des Expositions Universelles), Londres sous le règne de la Puanteur, le Zéphyr, ce vapomobile ultraperformant etc.

   Et je suis satisfaite d’avoir assouvi ma curiosité pour un genre littéraire que je ne connaissais que de nom, le Steampunk (encore que, renseignements pris ici, je me dis que, telle monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, j’avais déjà lu ou vu un peu de Steampunk sans en avoir conscience), complétant ainsi ma connaissance du domaine de la science-fiction.

 

« La machine à différences », William GIBSON et Bruce STERLING

Paru en 1991 - Traduit en français en 1997

Réédité par Robert Laffont, collection Ailleurs et Demain, en mai 2010 (461 p)

 


Commentaires

 

1. manu--  le 27-06-2010 à 19:32:28  (site)

Après avoir lu ton billet, je me dis que ça pourrait me plaire plus que ce que la quatrième laissait penser. A vrai dire, je n'ai rien compris à la quatrième, même après plusieurs lectures !

2. Gwe(naelle)  le 27-06-2010 à 19:50:11  (site)

C'est un genre qui ne me tente pas trop... Coincidence : Il était proposé en partenariat chez Bob aujourd'hui...

3. brize  le 28-06-2010 à 19:25:02  (site)

@ Manu : Je trouvais l’histoire tellement difficile à présenter (surtout si je me limitais, comme je le fais d’habitude, aux 50 premières pages), que je me suis rabattue sur la quatrième de couverture, en me disant qu’elle serait plus à même d’en donner un aperçu global…
Le roman t’intéresserait, je pense. En tout cas ça vaudrait le coup de tenter à l’occasion, d’autant que mes réserves ne seront pas forcément les tiennes.

@ Gwenaëlle : Oui, c’est marrant, j’ai vu ça !

4. Pincureuil  le 29-06-2010 à 12:09:48  (site)

Et bien tu me fais également découvrir ce qu'est le "steampunk!"

5. harfang  le 01-07-2010 à 11:00:55  (site)

je ne connais pas non plus ce style steampunk mais ton article m'a donné envie d'aller voir ça de plus près.

6. brize  le 03-07-2010 à 18:16:51  (site)

@ Pincureuil et Harfang : Si ça se trouve, vous êtes dans le même cas que moi et avez déjà lu ou vu des œuvres appartenant à ce courant de la SF sans le savoir (voir les exemples donnés dans l’article de Wikipédia que j’ai mis en lien).

7. GeishaNellie  le 19-09-2010 à 23:00:52  (site)

Huum me rappelle un peu la série de Philip Pullman, À la croisée des mondes. Normale, tous les deux sont du steampunk.

 
 
 
posté le 23/06/10

"Marilyn, de l'autre côté du miroir", Christian de Metter

   New-York, novembre 1959.

   Norman, jeune écrivain en mal d’inspiration, fait par hasard la connaissance de Marilyn Monroe. Peu de temps après, elle lui demande de l’emmener faire une promenade en voiture. Mais là, au milieu d’un paysage désert et enneigé, la voiture tombe en panne !

   Partis chercher de l’aide, Norman et Marilyn rencontrent une étrange petite fille, qui les mène à un manoir non moins étrange

 

   J’avais découvert Christian de Metter avec son adaptation, réussie, du roman de Dennis Lehane, « Shutter Island » et je suis tombée par hasard à la bibliothèque sur cet album dont le thème m’a intriguée.

   Contrairement à la présentation de l’éditeur, je ne qualifierais pas l’histoire de « formidable récit hitchcockien » car le lecteur en pressent facilement les tenants et aboutissants. Mais il est vrai que l’atmosphère est mystérieuse, d’ailleurs tout l’album baigne dans des couleurs sombres, quand ce n’est pas dans les ténèbres.

    En réalité l’intrigue, très mince, n’est qu’un prétexte à évoquer Marilyn Monroe : son visage avec ses mimiques personnelles si reconnaissables (seuls quelques rares dessins m’ont paru manquer de ressemblance avec le modèle), son physique (là, l’auteur fantasme un peu, quand il l’imagine se déshabiller complètement devant le premier venu parce qu’elle doit rapidement changer de tenue !) et sa gestuelle, ainsi que son caractère, avec cette gentillesse spontanée auréolée de mélancolie qui la caractérise. Et les lecteurs apprécieront les allusions à l’environnement de Marilyn, que ce soient Truman Capote, Arthur Miller ou Billy Wilder.

 

   « Marilyn, de l’autre côté du miroir » est un hommage poétique talentueux, voire une déclaration d’admiration-amour à une actrice et une femme dont l’auteur-dessinateur évoque avec finesse et au travers d’un somptueux graphisme, très expressif, le tempérament, un mélange de fraîcheur et de tristesse, tant les ombres du passé et du présent assombrissent le ciel de sa célébrité.

 

   Ci-dessous la bande-annonce de l’album, pour vous donner une idée plus précise du dessin :

 


« Marilyn – De l’autre côté du miroir », Christian de Metter

Editions Casterman - octobre 2009

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 24-06-2010 à 08:46:02  (site)

je viens de poster un billet sur le livre d'Arthur Miller "les Misfits".

Si ce livre t'intéresse, fais moi signe...

2. Ys  le 24-06-2010 à 16:11:24  (site)

Pas lue celle-là, mais j'ai aimé toutes les BD de de Metter que j'ai lues. Alors celle-ci je la note, d'autant plus que "Blonde" est à mon programme estival (si j'en arrive à bout...).

3. val-m-les-livres  le 24-06-2010 à 22:16:39  (site)

Cette couverture m'intriguait depuis un certain temps. Merci de lever le mystère! Finalement, il ne me tente pas trop à cause de l'intrigue mince.

4. KUTIK  le 25-06-2010 à 21:31:10

Bravo pour avoir mis la bande annonce de Casterman qui est très bien faite. Je ne connais pas cet auteur de BD mais j'irai à sa découverte.

5. manu--  le 26-06-2010 à 09:08:13  (site)

C'est tentant mais le côté "prétexte à la dessiner nue" me freine un peu. On verra bien.

6. brize  le 26-06-2010 à 11:14:59  (site)

@ Clara : Merci pour ta très sympathique proposition, que je décline. J’avais vu ce titre proposé chez BoB mais le film me suffit.

@ Ys : De Metter, je ne le connaissais que par « Shutter Island ». J’aime assez son style, même si ce ne sont pas des albums que j’apprécie au point de les acheter, je les emprunte à la bibli (parce que quand j’adore une BD, je l’achète ensuite : au moins, contrairement à un roman, je suis certaine de la relire pour savourer le graphisme).
Quant à « Blonde », je l’ai déjà feuilleté longuement, mais j’ai eu l’impression (à tort ?) que c’était trop dans l’outrance pour me plaire.

@ Val-m-les-livres : L’intrigue est un moyen de donner vie à Marilyn, de lui permettre de s’exprimer, d’exprimer ce qu’elle est, mais c’est tout (jugement péremptoire qui n’engage que moi, bien sûr !), ce qui n’est déjà pas mal, puisque le but visé est atteint.

@ Kutik : Je suis tombée sur la bande-annonce en cherchant des images pour illustrer l’article et du coup j’ai trouvé que c’était parfait comme ça !
De Metter est un auteur à connaître, aucun doute là-dessus.

@ Manu : Je l’ai mentionné parce que ça m’a surprise (mais ça s’accorde bien avec le fond de l’album, sans vouloir trop en dire). En revanche, c’est fugitif : Marilyn se change rapidement, le narrateur se cache les yeux, mais le lecteur, lui, aperçoit l’anatomie de l’actrice, révélée partiellement c’est tout. Au passage, elle précise : « Arrêtez votre cinéma. Vous n’êtes pas le premier à voir mes fesses et jusqu’ici personne ne s’en est plaint. » Mais je te rassure, le narrateur est très pudique, genre admirateur transi .

7. Nanne  le 30-06-2010 à 22:23:19  (site)

J'ai vu cette BD à la médiathèque et je l'ai feuilletée en me promettant de la prendre lors de mon prochain passage ! J'espère qu'elle ne sera pas prise, sinon je la réserverai ... Avec ce que tu en dis, j'ai d'un coup très envie de la lire. Surtout que je m'intéresse de plus en plus à Marilyn et que je compte lire "Blonde" de JCO un de ces jours !

8. Sassenach  le 25-08-2010 à 13:01:20  (site)

Cet album avait été présenté lors d'une rencontre du club lecture BD et comme je suis fan de Marilyn, je ne pouvais pas passer à côté, même si je n'accroche pas du tout au graphisme (alors que j'aime assez la couverture) ... bon, pour l'instant, je n'ai pas encore réussi à mettre la main dessus à la biblio !

 
 
 
posté le 21/06/10

"Même les cow-girls ont du vague à l'âme", Tom ROBBINS

Quatrième de couverture :

Dotée à sa naissance des deux plus longs pouces du monde, Sissy Hankshaw décide de devenir la plus grande auto-stoppeuse des Etats-Unis. Partant ainsi à l’aventure, Sissy fera une série de rencontres étonnantes qui transformeront sa vie : la Comtesse, magnat des déodorants intimes ; Julian Gitche, l’Indien qui sera un temps son mari ; le docteur Robbins, psychiatre farfelu. Et surtout les cow-girls du ranch de la Rose de Caoutchouc qui revendiquent l’égalité avec les hommes sous la conduite de la belle et sauvage Bonanza Jellybean.

 

Dans ce roman drôle et excentrique, Tom Robbins bouscule allègrement les conventions morales et littéraires. De ce chef d’œuvre de la contre-culture, rien ni personne ne sortira indemne.

 

 

   Lorsque j’ai su que « Même les cow-girls ont du vague à l’âme » était réédité, je m’en suis réjouie : j’allais pouvoir découvrir ce roman qui avait rendu Tom Robbins célèbre, bien avant « Comme la grenouille sur son nénuphar » grâce auquel, pour mon plus grand bonheur, j’avais découvert l’auteur l’année dernière.

   Je me suis donc jetée sur ce roman persuadée qu’il allait me plaire… mais autant annoncer tout de suite la couleur, j’ai été déçue et ne suis pas allée au bout du voyage. Plus exactement, j’ai tout bien lu vaillamment pendant environ 200 pages, sans déplaisir mais, je l’ai vite constaté, sans enthousiasme. Et comme, bien trop souvent, je vérifiais le nombre de pages qu'il me restait à lire... j'ai fini par appuyer sur la touche « avance rapide » et j’ai survolé le reste du roman (dense, car les pages sont bien remplies !), atterrissant de temps en temps pour lire les passages concernant directement l’héroïne, afin de savoir ce qu’elle devenait.

 

   Etonnée par ma déception, j’ai cherché à analyser ce qui s’était passé, pourquoi, cette fois-ci, je n’avais pas été emballée.

   L’écriture, tout d’abord. Je l’ai trouvée moins extraordinaire que dans « Comme la grenouille sur son nénuphar » : dans ce roman-là, elle m’avait subjuguée. Dans « Même les cow-girls… », je l’ai jugée moins aboutie, moins chatoyante, plus inégale, abusant par endroits des énumérations-accumulations, bref je me suis dit qu’entre les deux romans il y avait dix-huit ans d’écart et que cela se voyait.

   Quant à l’histoire, même si elle a des résonances essentielles puisqu’elle se focalise, en premier lieu, sur l’être humain et ses capacités à être lui, en dehors des normes et des systèmes, elle aussi m’a moins convaincue.

Avec les pouces phénoménaux de Sissy, on est en effet ésolument ancré dans l'incroyable. Dès lors que la vérité de l'individu est respectée, peu importe. Mais d'autres personnages (celui de la Comtesse, par exemple), sont outranciers, autant que les situations et  les péripéties évoquées et à force de ne pas y croire, je ne m'y intéressais plus. Alors oui, on bascule dans la fantaisie, mais je ne me sentais pas réceptive à ce voyage-là, pas un voyage désagréable certes, mais trop long, trop plein de digressions, trop tout, quoi ! C’est un roman où l’essentiel n’est pas vraiment l’histoire et ça ne pose pas de problème si on y barbote comme un poisson dans l’eau, mais moi je n’avais pas la patience de continuer à regarder tout ce petit monde s’agiter en tous sens et le sieur Tom Robbins, par leur intermédiaire, pérorer à n’en plus finir sur les gens et les choses : submergée par ce déluge de mots, j’avais comme qui dirait une overdose de Robbins.

 

   « Même les cow-girls ont du vague à l’âme » est certainement un roman bourré d’inventivité et d’humour décalé, dont le fond et la forme sont originaux et dignes d’intérêt et que je ne saurais trop vous inviter à découvrir mais pour ce qui me concerne, disons-le tout net, il m’a un peu saoulée !

 

« Même les cow-girls ont du vague à l’âme », Tom ROBBINS

Editions Gallmeister – collection totem (453 p) – avril 2010

Paru aux Etats-Unis en 1976 – première édition française en 1978

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 22-06-2010 à 06:43:16  (site)

Je note cet auteut et son autre titre...
de l'humour décalé! Oui !

2. keisha  le 22-06-2010 à 08:05:19  (site)

J'avais démarré La grenouille... mais arrêté, pas trop envie, alors là, tu m'achèves!

3. amandameyre  le 22-06-2010 à 08:33:41  (site)

je suis tentée parce que je suis curieuse, mais je n'ai pas aimé la grenouille... bref... je crois que ça attendra qu'il tombe dans mes mains par hasard... Clin doeil

4. In Cold Blog  le 22-06-2010 à 09:17:11  (site)

Tout ce que j'en ai entendu dire jusque-là me dit que ce livre est trop déjanté pour moi. J'y jetterai un œil à l'occasion...

5. Cécile Lecture Emoi  le 22-06-2010 à 09:24:09  (site)

Oh, zut de zut de zut ! Il est sur ma PAL, et je le reluquais avec gourmandise, la salive à la bouche puisque j'avais bien aimé le déjanté de la grenouille (même si j'ai survolé certaines passages). Je vais tenter, mais avec quelques réserves du coup...

édité le 22-06-2010 à 09:24:41
édité le 22-06-2010 à 09:25:12

6. Slo  le 22-06-2010 à 10:29:55

J'avais vu au milieu des années 90, l'adaptation ciné de Gus Van Sant dont je suis une inconditionnelle, et pourtant je me souviens que ce film m'avait ennuyée, ce qui, par conséquent, ne m'a jamais donné envie d'essayer le roman... ton impression ne me fera pas changer d'avis ;-)

7. brize  le 22-06-2010 à 13:27:51  (site)

@ Clara : Un auteur à tenter, c’est sûr !

@ Keisha : C’est pas faux smiley_id117078 !

@ Amanda Meyre : M’est avis que le hasard fera bien les choses, un de ces jours Clin doeil1 !

@ In Cold Blog : Oui, parcourir des passages te permettra de confirmer ou non ton impression.

@ Cécile : Peut-être que je n’étais pas réceptive, tout simplement, que ce n’était pas le bon moment, je ne sais pas. En tout cas, Papillon, qui avait elle aussi adoré « Comme la grenouille… », est en train de le lire, donc tu auras un autre avis de quelqu’un se trouvant dans le même cas que nous deux.

@ Slo : Enfin, tu sais, porter un tel roman à l’écran, ça relève de l’exploit ! Donc ça vaut quand même le coup que tu y jettes un œil pour apprécier la performance littéraire, hors du commun.

8. kathel  le 22-06-2010 à 20:18:07  (site)

Eh, sur ce titre, nous sommes bien d'accord ! Clin doeil1 et j'en suis ravie !

9. céline de enlivrezvous  le 22-06-2010 à 20:41:13  (site)

J'ai vu le film adaptée de ce livre et je n'ai pas été subjuguée, juste un peu amusée. Mais du coup je note l'auteur et le titre avec les grenouilles qui m'a l'air fort amusant !

10. wonderful  le 23-06-2010 à 08:28:56

je trouve son humour décalé trop répétitif, trop envahissant, trop tout... Trop d'humour tue l'humour?

11. papillon (dont le pseudo n'est plus reconnu par ce blog !)  le 23-06-2010 à 08:55:31

Je te rejoins en gande partie dans ton appréciation sur ce roma, mais j'ai quand même décidé d'aller jusqu'au bout, disons que c'est un défi !

12. Pincureuil  le 23-06-2010 à 10:34:23  (site)

Je découvrirai donc Tom Robbins plutôt avec grenouilles et nénuphars !

13. brize  le 23-06-2010 à 21:44:52  (site)

@ Kathel : Farpaitement d’accord !

@ Céline : Pour le film, je te dirais la même chose qu’à Slo (voir ci-dessus). Quant à la grenouille, elle vaut le détour, je trouve (mais là aussi, elle ne peut pas plaire à tout le monde, c’est particulier).

@ Wonderful : Je comprends qu’on puisse trouver ce roman génial, si on marche à fond… ce qui ne fut malheureusement pas mon cas.

@ Papillon : Ton avis en sera d’autant plus éclairé !
(et pour le pseudo, tu as très habilement rusé : ça doit aussi marcher avec un "Papillon 2" ou quelque chose du même ordre)

@ Pincureuil : Et je ne chercherai pas à t’en dissuader !

14. Béné  le 24-06-2010 à 20:04:47  (site)

Deuxième avis mitigé que je rencontre. Le mien ne devrais plus tarder! Le terme saouler est tout à fait exact!

15. brize  le 26-06-2010 à 10:56:13  (site)

@ Béné : ... et il correspond (malheureusement) exactement à ce que j'ai ressenti...

édité le 26-06-2010 à 10:56:40

16. tulisquoi  le 01-07-2010 à 17:55:00  (site)

Bon, les détours il y en avait encore après la page 200 où tu t'es arrêté !
Là où je suis contente en lisant ton avis, c'est que moi, j'ai déjà aimé ce livre, et tu dis que la grenouille est bien mieux !
La grenouille ne va donc pas tarder à rejoindre ma bibliothèque Sourire

17. ulaz  le 04-08-2010 à 08:40:07  (site)

La 4ème de couverture m'avait également donné envie (lors de l'opération Masse critique)... Malgré ton avis en demi-teinte, je pense tout de même me laisser tenter. Et puis je prends en note "comme une grenouille sur son nénuphar" qui t'as plus emballée. Merci pour ce billet

 
 
 
posté le 19/06/10

"Ida" tome 1 : "Grandeur et humiliation", Chloé CRUCHAUDET

     Suisse (puis Afrique), 1887.

   Hypocondriaque, Ida l’est certainement ! En attendant, elle souffre de tous les maux du monde, en premier lieu la neurasthénie et, avec l’aide de sa sœur, son médecin l’envoie de force en France, au bord de la mer, pour se refaire une santé.

   Et ça marche !

   A peine Ida a-t-elle aperçu la mer, qui « a quelque chose de fascinant », qu’elle commence à se sentir mieux et à vouloir sortir du fauteuil dans lequel elle se terrait.

   De là à se prendre pour une aventurière courant les mers, il n’y a qu’un pas. Notre Ida le franchit gaillardement… mais à ses risques et périls car, décidément, le contraste avec sa précédente vie de recluse est saisissant !

 

   Avec « Ida - Grandeur et humiliation » naît une nouvelle héroïne (antihéroïne devrais-je dire) dont le profil d’aventurière en crinoline avec porteurs est suffisamment hors du commun pour intriguer le lecteur, qui observe d’un œil légèrement goguenard les tribulations de cette damoiselle.

 

   Impossible de ne pas penser, au début du recueil, aux patientes que Freud se voyait confier et qui enduraient des souffrances réelles produites par leurs mal-être psychique : Ida se languit, confinée chez elle entre son lit et son fauteuil et cette mélancolie-morosité qui la rend passablement acariâtre semble bien installée.

   Son changement de vie est brutal, comme une soudaine renaissance à ce qui l’entoure, pour lequel elle éprouve à présent beaucoup d’intérêt. Mais alors qu’elle n’était jamais sortie de chez elle, elle se permet de porter, pour le plus grand plaisir du lecteur, des jugements rapides et sans appel sur tel paysage ou telle population (« Les Français sont si bizarres. Ils sentent fortement l’ail et sont un peu voleurs, mais je les trouve très distrayants. »).

   Ida effectue ses tribulations armée d’un guide de l’Exposition Universelle parisienne de 1867 qu’elle a visitée enfant et qui lui a laissé des souvenirs impérissables. Or, à plus d’une reprise, force lui est de constater que l’Exposition était beaucoup plus séduisante que ce qu’elle visite « en vrai » ! Elle écrit régulièrement à sa sœur et prépare en même temps un guide de voyage qui sera essentiellement composé de listes (de choses utiles, de recommandations diverses) dressées avec enthousiasme au fur et à mesure. Pour l’aider dans ce relevé hétéroclite, elle s’adjoint la compagnie de Fortunée, dont le précédent parcours est pour le moins curieux !

 

   « Ida » est un album inclassable (et difficilement racontable) qui pourra dérouter le lecteur recherchant un récit classique car ici rien n’est prévisible. On y suit les pérégrinations exotiques d’une jeune femme un peu inconsciente dans son entreprise et dont les aventures un rien décalées donnent lieu à une narration portée par les hasards de la route, avec quelques incursions sur des chemins de traverse parfois surprenants (érotique, imaginaires…), dont un incident très terre à terre et fort drôle qui expliquera l’ « humiliation » du titre !

 

  Le graphisme, de qualité, se distingue par des couleurs rappelant l'aquarelle, au rendu exceptionnel, dont la vivacité convient à merveille à la narration, amusée et amusante, résolument étonnante.

 

   Ce premier tome (d'une trilogie) est prometteur et je serai donc curieuse de découvrir la suite des aventures de Mademoiselle Ida von Erkentrud, une exploratrice pas vraiment comme les autres !


« Ida » tome 1 : « Grandeur et humiliation », Chloé CRUCHAUDET

Editions Delcourt – paru en septembre 2009


Repéré chez Blabla .

 


Commentaires

 

1. keisha  le 19-06-2010 à 18:52:35  (site)

C'est l'auteur de Groenland Manhattan, qui était très bien, et je suivrais bien cette histoire dont tu parles...

2. manu--  le 19-06-2010 à 20:42:45  (site)

Tu me tentes honteusement !

3. val-m-les-livres  le 20-06-2010 à 16:33:01  (site)

Il me fait envie ce livre. Je le note.

4. Mo' la fée  le 21-06-2010 à 01:03:09  (site)

j'ai repéré le graphisme de cette auteure depuis quelques temps et ton avis ne vient que renforcer mon envie de la lire. Merci

5. brize  le 22-06-2010 à 13:33:09  (site)

@ Keisha : La bibliothécaire m’avait collé « Groenland Manhattan » dans les mains (de force, oui !), mais je suis une rebelle, moi : c’est Ida que je voulais lire, le graphisme de « Groenland… » ne me disant rien. Donc je l’avais rendu sans l’avoir lu (têtue, la fille) mais maintenant il est possible que je l’emprunte à nouveau pour mieux connaître l’auteur (têtue et versatile, tous les défauts !).

@ Manu : Diable

@ Val-m-les-livres : C’est un album curieux et je me demande comment l’histoire va évoluer.

@ Mo’La Fée : De rien Sourire !

 
 
 
posté le 15/06/10

"L'Apocalypse selon Fred", Philippe SETBON

     Fred Justin a cinquante-cinq ans et il est en proie à une crise existentielle, le monde lui paraissant condamné à l’Apocalypse tant il se délite de jour en jour, aussi bien que professionnelle, puisque sa carrière de scénariste-écrivain est au point mort.

   Parce qu’il est désœuvré, il lui prend soudain l’envie de renouer avec un ancien copain de lycée, Ange Zucchini. Mais Ange n’a pas changé : toujours un coup foireux à préparer. Et là, il propose à Fred rien de moins qu’un enlèvement avec une super rançon à la clé, pour s’assurer au final un avenir grand luxe.

   De quoi entraîner notre écrivain dans une série de péripéties à côté desquelles l’Apocalypse telle qu’il l’envisageait initialement n’est rien !

 

   L’auteur a-t-il réellement connu le vertige de la page blanche et ce roman (à trois histoires distinctes mais qui se font écho) est-il le produit de sa panne d’écriture ? C’est vrai que je me suis posé la question, compte tenu des similitudes (âge, profil professionnel) entre le héros et l’écrivain. Au point de me demander si le roman que j’avais entre les mains n’était pas une vaste pochade de l’auteur, une espèce de pied-de-nez à ce que la littérature et les films grand public peuvent nous proposer ces temps-ci (additionné de quelques clins d’œil de cinéphile), une façon rigolarde de recycler le tout, de le passer à la moulinette et hop, on va voir ce qu’on va voir, il va bien en sortir quelque chose, même que je l’aurai, là, mon livre qui m’échappe !

   Pourtant, j’avais beau constater que les ficelles utilisées étaient super grosses, qu’on était davantage dans le pastiche genre humour noir que dans le vrai roman noir (et a fortiori dans la grande littérature qui étudie l’humain en long, en large et en travers), je ne le lâchais pas, mon bouquin !

   Parce qu’elles sont accrocheuses, ces trois histoires ! Du genre page-turner pas prise de tête où on se dit que l’auteur nous mène en bateau mais qu’on aime ça et on veut savoir comment il va s’en sortir, de ces récits pas possibles (entre lesquels il rebondit à coups de jeux de miroirs et autres mises en abymes) avec leur gueule d’atmosphère, de roman fantastique, de thriller psychologique, où par endroits du sang gicle partout (mais c’est bon, l’auteur nous épargne le gore insoutenable, c’est un peu du sang-ketchup de cinéma). Et puis, on s’y attache, mine de rien, à notre Fred Justin avec ses états d’âme, son pessimisme chronique et, paradoxalement, sa naïveté, ce quinquagénaire empêtré dans sa vie qui l’ennuie… mais dont il a maintenant si bien réussi à emmêler les fils recomposés qu’on s’inquiète pour lui : et s’il ne réussissait pas à les démêler ?

 

   Roman original, qui ne se prend pas au sérieux y compris lorsqu’il nous livre ses clés, « L’Apocalypse selon Fred » mélange allègrement et avec une bonne dose d'humour caustique les genres psycho-fantastico-policier. Le lecteur, lui, joue à se faire peur mais sans y croire et redécouvre, surtout, le plaisir de se faire raconter des histoires ! Tant et si bien qu’il pourrait faire sienne cette réplique de Fred :

« Alors, oui, je me laisse porter, je profite de la vague et, comme dans un vieux conte de fées, j’attends la chute ».

 

« L’Apocalypse selon Fred », Philippe SETBON
éditions Buchet-Chastel (554 p)

Paru en mai 2010

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 15-06-2010 à 10:49:55  (site)

ma curiosité est attisée...

2. In Cold Blog  le 15-06-2010 à 13:15:38  (site)

Voilà donc ma curiosité satisfaite ! (t'es une rapide, dis-donc)

3. freude  le 16-06-2010 à 08:31:06  (site)

Voilà un billet qui donne envie, je note !

4. brize  le 16-06-2010 à 19:50:48  (site)

@ Clara : J’espère bien Clin doeil1 !

@ In Cold Blog : Quand j’aime bien un livre, j’ai tendance à le dévorer (c’est mon côté gourmande smiley_id117957 ), mais je crois qu’on est nombreux comme ça !

@ Freude : Si ma présentation te donne envie de le lire, c’est qu’il a de bonnes chances de te plaire !

5. In Cold Blog  le 16-06-2010 à 21:44:04  (site)

Mais je suis tout autant ébahi (et envieux !) de la vitesse à laquelle tu écris tes billets !!! smiley_id150760

6. leiloona  le 17-06-2010 à 10:30:40  (site)

Hum, bien alléchant en tout cas ! Sourire

7. Ys  le 17-06-2010 à 12:06:18  (site)

ce truc a l'air bien bizarre, ça me plait !

8. brize  le 17-06-2010 à 13:15:16  (site)

@ In Cold Blog : Le jour où j’aurai à commenter la lecture d’un roman de Faulkner ( Clin doeil1 ), je mettrai vraisemblablement trèèèès longtemps à rédiger mon billet ! D’ici là, en fonction des livres, la rédaction est plus ou moins aisée. Pour celui-ci, je n’ai pas tourné autour du pot : j’ai essayé de rendre compte au mieux de ce que j’avais ressenti à la lecture et de ce que j'en avais pensé. On verra par la suite comment d'autres lecteurs ont, à leur tour, perçu ce roman !
P.S: : j'adore le smiley que tu as utilisé, je me vois en train de semer gracieusement au vent du Net des billets-étoiles, ça m'a beaucoup fait rire !

@ Leiloona : Ce n’est pas un roman qui plaira à tout le monde, il est trop atypique pour cela, mais j’ai passé un très bon moment de lecture et je suis certaine que je ne serai pas la seule dans ce cas.

@ Ys : Oui, il n’est pas ordinaire ce roman et je crois bien qu’il pourrait te plaire !

édité le 17-06-2010 à 13:41:04

9. Reka  le 17-06-2010 à 14:18:21  (site)

Je ne le sens pas, celui-là...
PS : Brize, je ne sais pas si tu es au courant, mais tu es taguée chez moi Clin doeil

10. brize  le 19-06-2010 à 09:40:18  (site)

Reka, si tu ne le sens pas, ce roman, c'est qu'il ne doit pas être pour pour toi, il en faut pour tous nos goûts Sourire1 ! Et de toute façon, il y aura d'autres billets à son sujet, qui t'aideront à t'en faire une idée.
(tag vu !)

11. sophielit  le 23-06-2010 à 09:52:01  (site)

Merci de ta visite sur mon blog ! Je suis également ravie d'avoir fait ta connaissance hier. Je ne manquerai pas de revenir ici... @ bientôt

12. BiblioMan(u)  le 24-07-2010 à 16:58:33  (site)

La lecture de ce billet met en avant une question existentielle : comment, oui, comment lire tout ce qu'on veut lire, hein ? Je pose la question. J'ai parcouru la quatrième de couverture et ta chronique me conforte dans l'envie de le lire. Va falloir faire des choix !

13. brize  le 24-07-2010 à 17:30:17  (site)

@ BiblioMan(u) : Oui, tu soulèves bien LA question ! Surtout quand, comme moi, on n'est pas forcément très rapide pour lire !
Là, je reviens de la bibli où j'ai emprunté "Sur la route", de Kerouac, dans sa version d'origine (mais je ne l'ai jamais lu dans l'autre) et "Mainstream", de Frédéric Martel, un pavé lui aussi : bon, l'avantage des bibliothèques (mais là, je prêche un convaincu) c'est qu'au moins je pourrai picorer dans les deux sans obligatoirement les lire in extenso.

 
 
 
posté le 12/06/10

"L'homme qui voulait être heureux", Laurent GOUNELLE

Présentation de l’éditeur :

Imaginez…

Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où…

Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas… heureux.

Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

 

Avec L’homme qui voulait être heureux, c’est tout un monde de possibilités nouvelles qui s’ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l’on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d’être vraiment heureux.

 

 

   Est-ce la présentation de l’éditeur qui m’avait fait fuir ou bien l’amie qui m’avait vanté les mérites de ce livre, peu après sa sortie, il y a deux ans, alors qu’il n’était pas connu du tout, n’avait-elle pas été suffisamment convaincante, toujours est-il que je n’avais eu aucune envie à cette époque de le lui emprunter.

   Heureusement, je ne l’avais pas relue, cette quatrième de couverture racoleuse, lorsque la curiosité (et la bibliothécaire qui m’a affirmé : « Vous verrez, il est très bien ! ») m’ont finalement poussée à emprunter l’autre jour à la bibliothèque ce livre qui me tendait ses petits bras verts sur le présentoir, un livre qui, en deux ans, en a fait du chemin ! Le bouche à oreille a fonctionné de telle sorte qu’il s’est retrouvé dans la liste des best-sellers pendant je ne sais combien de semaines et a bénéficié d’une réédition en poche.

   Alors, vous voulez connaître mon verdict, savoir si ce livre a changé ma vie (ou est en passe de la changer, après tout, Paris ne s’est pas fait en un jour) ?

 

   Euh… ben…

   C’est pas que j’aie quelque chose contre les livres de développement personnel (j’en ai lu, mais il y a un moment déjà, aussi ne me demandez pas lesquels, je ne m’en souviens plus, je sais seulement que je les avais trouvés intéressants et fouillés… et l’auteur s’y exprimait en son nom, sans avoir besoin de recourir à un vieux sage du Bali !), mais là, j’ai eu en permanence l’impression que l’auteur enfonçait, à grands coups d’épaules, des portes largement ouvertes.

   Bon, je vous la fais courte (pour plus de détails, vous pourrez toujours aller lire le livre in extenso) (et je vous assure que je ne simplifie pas : c’est simple !).

 

   Toute notre vie est entachée par les « croyances » au travers du prisme desquelles nous regardons le monde et ceux qui nous entourent. Et ces croyances nous ont souvent été inculquées dès notre enfance par notre environnement proche. Par exemple, si on nous a appris à nous méfier des autres, nous les envisageons systématiquement d’un œil circonspect et cela rejaillit d’office sur ce qu’ils nous renvoient car bien sûr on ne répond pas avec un sourire chaleureux au regard suspicieux de quelqu’un.

   Quand le narrateur découvre ce qui est pour moi une évidence, il en est tout esbaudi. Prendre conscience de ce que ses représentations peuvent avoir d'erroné et percevoir à quel point elles ont conditionné, en les restreignant, ses capacités d'action, est un pas énorme dans son cheminement.

   De même, il est persuadé d'être inapte au management (encore une croyance, comme nous en nourrissons tant vis-à-vis de nous-mêmes) pour la seule raison que son unique et plus que brève expérience dans ce domaine a été un fiasco : mais c'est comme si, lui explique le sage, un enfant cessait d'essayer de marcher parce qu'il est tombé une fois (CQFD) !

   La suite est du même acabit, avec quelques autres analyses relevant du bon sens, en gros ce que quiconque ayant un tant soit peu réfléchi (avec ou sans aide) appréhendra sans trop de difficulté, le tout assaisonné de messages revigorants sur la possibilité que nous avons, tous, de vivre la vie dont nous rêvions, il suffit de se donner les moyens pour, sans avoir peur de faire les efforts requis et les sacrifices nécessaires, mais, surtout, en s’affranchissant de ces fichues croyances qui nous empêchent d’avancer (comprenez de changer, d’évoluer) et aussi en veillant à s'entourer de gens qui croient en nous (pas des-qui-croient-qu'on-n'est-pas-capables-de-changer-notre-vie).

   Voilà, tout est dit, au travers d’un récit en forme de conte initiatique, assaisonné de rappels bien sentis sur le pouvoir du psychique sur le physique (avec mention des expérimentations scientifiques sur l’effet placebo etc. pour les étayer) parce que quand on veut, finalement, on peut.

 

   Je ne m’explique pas le succès de ce petit livre (dont j’attendais peut-être, mine de rien, quelques révélations qui ne sont pas venues) mais après tout, s’il permet à ses lecteurs d’être plus heureux, tant mieux .

 

   Ah, j’oubliais, l’auteur vient de sortir un nouveau livre (vert aussi : le vert, apparemment, c’est porteur !). Le titre : « Dieu voyage toujours incognito ».

   Il est à la bibliothèque mais il peut toujours me faire de l’œil sur son présentoir : là, résolument, ce sera sans moi !

 

« L’homme qui voulait être heureux », Laurent GOUNELLE

Editions Anne Carrère (221 p)

Paru en février 2008 – réédité en Pocket en avril 2010

 


Commentaires

 

1. keisha  le 12-06-2010 à 13:37:16

Un livre qui ne m'attirait pas, pourtant il est sur le présentoir ... au super U du coin! Avec Musso , Lévy et les copains (non , je suis méchante, il y a aussi d'autres auteurs présentés)
Merci de l'avoir lu pour nous, on n'a plus à l faire.
Si on veut connaître l'être humain on peut observer une cour de récréation ou une classe d'élèves (surtout ados) , pas la peine de voyager. Découverte de soi garantie, et aussi des autres.

2. clara brest  le 12-06-2010 à 14:32:46  (site)

Il fut un temps, j'en ai lu des livres sur le développement personnel et autre ... et depuis, ben , j'en ai ma claque.
Ca ne m'a rien apporté malgré les 4èmes de couvertures qui promettaient monts et merveilles...

3. Gwé(naëlle)  le 12-06-2010 à 14:43:14  (site)

Je vais passer mon chemin et attendre gentiment Fume et tue... Je préfère le politiquement incorrect! ;-)

4. Ys  le 12-06-2010 à 16:29:45  (site)

Bon, j'ai lu deux livres d'Eric Emmanuel Schmitt et ça me gave toujours autant : c'est grave docteur, faut que je continue vous croyez ? (ça, c'est histoire de dire que moi aussi j'en ai, des problèmes existentielEUX ;-)

5. leiloona  le 13-06-2010 à 09:46:33  (site)

Je voulais justement le lire pour me faire une idée. Bon, finalement tu t'es dévouée avant moi. Clin doeil

6. Reka  le 13-06-2010 à 11:31:38  (site)

Bouah, pff, pf...
Non. Merci Clin doeil
Ps : Ys, pour E.-E. S., j'ai l'immense bonheur de t'annoncer que nous sommes deux.
Si tu as un problème, nous irons en thérapie ensemble smiley_id118871

7. Restling  le 13-06-2010 à 14:48:20  (site)

Je ne suis absolument pas attirée par tout ce qui est développement personnel. Mais si je change d'avis, ce livre est disponible à la "bibliothèque" de mon entreprise (7 ou 8 livres du même acabit youhou ! smiley_id150759 )

8. manu--  le 13-06-2010 à 16:32:47  (site)

Pareil, as du tout attirée par le développement personnel et ton billet m'a bien fait rire !

9. brize  le 13-06-2010 à 18:44:10  (site)

@ Keisha : J’ai failli ne pas faire de billet, mais ça m’aurait arrangée d’en savoir un peu plus sur le contenu de ce livre, donc je me suis lancée (en espérant que tous ceux et celles qui l’ont apprécié ne m’en tiendraient pas trop rigueur).

@ Clara : De mon côté, je me souviens que ces lectures m’avaient satisfaite, mais peut-être que je n’en attendais pas plus qu’elles ne pouvaient donner.

@ Gwenaëlle : Pas le même genre du tout, effectivement !

@ Ys : Aïe ! Une allergie littéraire ! J’sais pas trop s’il y a des bouquins qui pourraient t’aider à surmonter ça Infirmiere !

@ Leiloona : Que cela ne t’empêche surtout pas de le lire : je serai ravie de savoir ce que tu en penseras !

@ Reka : Ah… tu passes ton tour ? Allons, un petit effort Rire !

@ Restling : Ne jamais dire : « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ! » Rire1 !

@ Manu : Mais ce n’était pas un billet qui voulait faire rire ! (comme quoi, chassez le naturel…Clin doeil1 !).

10. Tulisquoi  le 13-06-2010 à 18:49:52  (site)

Ah ben tiens, justement j'attendais la sortie en poche pour me faire une idée, car j'avais peur d'être déçue. Et bien ça attendra encore un peu du coup ! Ou si on me le prête un jour...

11. La Nymphette  le 14-06-2010 à 14:26:49  (site)

Alors, là, non! Les bouquins de dévt personnel, vraiment pas pour moi, masqué derrière un conte initiatique ou pas! Toutes ces réponses sont dans la littérature, il faut lire entre les lignes ;-)

12. freude  le 14-06-2010 à 15:37:54  (site)

Bf, bof, les bouquins de développement personnel c'est pas non plus ma tasse de thé...

13. brize  le 14-06-2010 à 18:50:25  (site)

@ Tulisquoi : Franchement, je ne crois pas qu’il y ait urgence…

@ La Nymphette et Freude : Vous devriez arriver à être heureuses sans Sourire !

14. fersenette  le 16-06-2010 à 17:51:51  (site)

Ah ben moi qui vient justement de l'acheter ... :-( ... et qui devait ne plus acheter de livres ... j'espère que ma tentation se révèlera un bon moment de lecture quand même.

15. brize  le 16-06-2010 à 19:54:05  (site)

Fersenette, tu sais, je l'ai rapporté à la bibliothèque ce soir et la bibliothécaire était tout étonnée d'apprendre ce que j'en avais pensé : elle lit beaucoup d'ouvrages de psycho mais ce livre-ci lui a aussi beaucoup plu, elle l'a trouvé très réussi.

16. Karine:)  le 17-06-2010 à 03:03:31  (site)

Moi, aux mots "sagesse infinie", j'aurais eu peur. Et je passe sans regrets!

17. zarline  le 18-06-2010 à 16:32:48  (site)

Comme Manu, au moins ce billet m'aura bien fait rire. Et je remarque que tu exprimes tes sentiments, c'est pas la base du développement personnel ça?

18. chiffonnette  le 24-06-2010 à 08:15:57  (site)

Ce sera sans moi! Chaque fois que j'ouvre un bouquin de développement personnel je me demande ce que je suis venue faire dans cette galère et j'ai un peu de mal à voir l'intérêt! Surtout si c'est pour me dire comme être heureuse!

19. harfang  le 01-07-2010 à 11:18:16  (site)

Et bien je l'ai lu et ça m'a fait un bien fou ! je l'ai même lu 2 fois de suite. C'est vrai que ça peut paraître un peu nunuche et parfaois le côté "croyance" m'a un peu génée mais ça m'a permis de remettre quelques pendules à l'heure et de réfléchir sur quelques automatismes négatifs que j'avais dans ma vie. Franchement comme c'est très court, c'est une mini thérapie pour pas très cher !

20. brize  le 01-07-2010 à 13:21:58  (site)

@ Karine : Mais il faut bien que l’éditeur se montre persusasif smiley_id118688 !

@ Zarline : Décidément, encore une que j’aurai fait rire ! Et si exprimer ses sentiments est la base du DP… alors je dois être déjà bien « développée » Rire1 !

@ Chiffonnette : Ne jamais dire « fontaine, je ne boirai pas de ton eau » : qui sait, le livre de développement personnel qui te parlerait n’a peut-être pas encore été édité !

@ Harfang : Alors là, un grand MERCI d’être venue aussi franchement (et clairement) dire pourquoi tu avais apprécié ce petit livre. J’aime beaucoup ton intervention, qui me permet de mieux comprendre pourquoi il a autant plu.
Et bienvenue « Sur mes brizées » smiley_id172963 !

21. fersenette  le 01-07-2010 à 15:48:58  (site)

Tu avais raison ! et c'est l'expression "enfoncer des portes ouvertes" qui m'est venue aussi ...

 
 
 
posté le 10/06/10

Quand je pense que je ne vous ai pas dit...

qu'il était sorti en poche !

 

Je vous parlais (en bien !) de ce tout petit livre,

 ici .

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 10-06-2010 à 16:14:13  (site)

Et voilà comment je me laisse tenter...
Ce n'est pas la couverture qui m'attire mais ton billet !

2. pragmatisme  le 12-06-2010 à 09:50:36  (site)

Merci pour l'info

 
 
 
 

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