posté le 14/11/10

"L'Elégance du maigrichon et autres pastiches", Pascal FIORETTO

     Commençons avec un petit rappel en forme de définition (parce qu’une amie à laquelle je parlais avec enthousiasme de « L’Élégance du maigrichon » m’a demandé si on avait le droit de faire ça) : 

« œuvre littéraire ou artistique dans laquelle l’auteur a imité la manière, le style d’un maître, par exercice de style ou dans une intention parodique » (Petit Robert), le pastiche est un genre littéraire à part entière, même s’il est finalement, de nos jours, assez peu représenté.

  Je ne m’étais pas intéressée à « Et si c’était niais », du même auteur, craignant (à tort) une certaine lassitude dans ce type de lecture, mais ce titre , « L’Élégance du maigrichon », compte tenu de mon amour immodéré pour l’œuvre visée, m’a tout de suite attirée lorsque je l’ai vu dans les dernières parutions en poche. Un petit coup d’œil à la table des matières a achevé de me convaincre : j’avais lu quasiment tous les auteurs pastichés (oui, même Guillaume Musso, avec « Et après… »), de quoi apprécier à sa juste valeur l’exercice de style !

  Et pour apprécier, j’ai apprécié. Sur une trame (très) vaguement policière (et qui n’a guère d’importance) permettant de retrouver ou d’apercevoir certains personnages d’un chapitre à l’autre, Pascal Fioretto a le chic pour endosser l’habit des auteurs. Il joue à la fois sur la forme et le fond, parodiant les couleurs de leur écriture aussi bien que leurs motifs thématiques. Et on reconnaît nos auteurs sans problème, mais comme on reconnaîtrait un personnage au travers de sa caricature, parce qu’en plus c’est drôle (avec quelques dérapages grivois, mais si peu).

 

  On attaque avec Christian Pignol, dans le genre roman du terroir, ce qui nous vaut des phrases truffées de mots et d’idiomes locaux (dont je me demande s’ils existent, je n’ai pas eu le courage de vérifier). Je ne pense pas avoir lu de roman de ce type mais en tout cas le pastiche correspondait pile poil à l’image que j’en avais.

  Avec « La Valse jaune des tortues-crocodiles », c’est au tour de Katherine Pancol d’en prendre pour son grade. Comme j’avais lu (sans l’aimer : eh oui, ça existe, des lectrices qui n’ont pas succombé au charme de ses romans !), le premier tome de la trilogie, j’ai jubilé en lisant le pastiche. Mais la jubilation est aussi présente quand on a aimé, la preuve avec les deux chapitres suivants : « Milliardium (tome 4) » de Zig Larsen (dont Pascal Fioretto a dû trouver que la traduction laissait fort à désirer si on en croit les barbarismes et les solécismes qui fourmillent dans son pastiche) et « Hôtel obscur des amnésies perdues » (excellent), de Patrick Modiano. Dans la foulée, « L’Élégance du maigrichon » de Muriel Burbery m’a permis de philosopher autant qu’avec le hérisson (mais au moins, là, c’était marrant).

   Après un plaisant « Louison Touletemps et le sumo rose », d’Éric-Emmanuel Schmit, j’ai, en revanche, craqué sur « Le Divin Moi Doute », de Phillipe Solers : je n’ai jamais lu de Sollers mais là, franchement, j’ai trouvé que c’était littéralement illisible, donc j’ai survolé à vitesse grand V, pour atterrir chez Guillaume Muzo, avec un chapitre délicieusement intitulé : « Où seras-tu si je reviendrais sans toi ? », doté en page de garde de l’annonce suivante qui m’a fait glousser de rire :

MESSAGE DE L’AUTEUR :

Pour ne pas gâcher la surprise,

surtout ne révélez pas la fin de cette histoire magique

à vos amis ou à Marc Lévy.

Guillaume

  Et ce petit livre désopilant finit en apothéose avec Philippe Delerme, dans « On aurait dû fermer les volets », brillantissimes et drolatiques instantanés à la manière de, petite chute comprise !

 

  Pascal Fioretto fait preuve d’un talent fou dans ses pastiches : à lire sans hésiter, pour retrouver vos auteurs préférés (ou non), un grand sourire aux lèvres !


Extraits (mais il faudrait tout citer !) :

 

Christian Pignol :

  Hélas, dans ces montagnes oubliées de toutes les routes, quand le destin frappe à la porte, c’est qu’il est déjà sur le seuil. […] C’est ainsi qu’un glacial jour de février, au cours d’un hiver comme on n’en avait pas enduré depuis bien longtemps, le père Plasson débaroula du godivot de brassage où il était monté frictionner une jarjille. Emporté par les jaumières de recoupe, il se débattit entre les pognards des jambailles, réapparut à l’aplomb des queutards, descendit à grand fracas la jambe de chien tribord, disparut entre deux meules et ne remit plus jamais les pieds au village.

 

Zig Larsen :

  MICAEL PLONGEA DANS les albums [photos] en inscrivant des notes sur des feuilles blanches. A minuit, il avait rempli quinze pages de remarques et de questions reliées par des flèches de couleurs. L’image de la journée fatidique était devenue plus claire à l’exception de quelques pièces manquantes qui refusaient obstinément de prendre leur place dans le puzzle. Quel rôle Goebbels avait-il joué dans le premier accident ? Qu’était devenu le père Plasson après sa disparition dans les eaux de la Glavoise ? Le curé du village était-il affilié à la loge P2 comme semblait l’indiquer un verset apocryphe souligné dans son missel des dimanches ? Quelle raison les services secrets suédois avaient-ils de couvrir cette affaire ?

 

Philippe Delerme :

  D’emblée, on sait qu’on a eu raison de se lever tôt. On préfère les petits matins aux grands soirs, si fatigants. On n’avait plus rien à éplucher sur la grande table de la cuisine alors on a décidé de faire des courses. On a mis des tongs aplaties au talon, un K-Way fripé de désordre, un pantalon de toile cicatrisé, au fil de pêche, à la voussure du genou, un bob Orangina.


« L’Élégance du maigrichon », Pascal FIORETTO

Éditions Pockett (185 p)

 


Commentaires

 

1. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 14-11-2010 à 17:14:37  (site)

c'est clair qu'il faudrait tout citer!!
ce Fioretto est trop trop fort!!!

2. In Cold Blog  le 14-11-2010 à 17:32:33  (site)

Ce genre d'exercice quand il est bien fait est effectivement réjouissant.
Une chose m'étonne : le texte du bandeau imprimé sur la couverture de la version Pocket : L'élégance du maigrichon, par l'auteur de L'élégance du maigrichon. Ah oui ? smiley_id119175 Ils ne relisent jamais leurs B.A.T. chez Pocket ? (à moins que ce soit de l'humour au xième degré, auquel cas, c'est trop subtil pour moi).

3. keisha  le 14-11-2010 à 18:01:54  (site)

Géraldine est fan de l'auteur (nous l'avons rencontré fin août; il est charmant) et m'a convaincue de le lire. merci du rappel, ls extraits sont croquignolets...
Et je te signale qu'il n'est pas interdit d'écrire des pastiches, sache que Proust en a écrit de bien réussis (Flaubert et autres) que je t'invite à découvrir!

4. Brize  le 14-11-2010 à 18:21:19  (site)

@ La Sardine : On est d’accord !

@ ICB : Oui, ce bandeau m’a moi aussi laissée dubitative… mais comme j’ai du mal à croire à la version de l’erreur (c’est trop gros), on va dire que c’est aussi un pastiche !

@ Keisha : Point n’est besoin de me signaler quoi que ce soit Sourire : je le sais très bien, tout ça, puisque je le rappelle au début de mon billet (c’est ma copine, qui l’ignorait et à laquelle je l’ai expliqué et du coup je me suis dit qu’il y avait sûrement d’autres lecteurs dans son cas) : je n’ai pas lu les pastiches de Proust et de Flaubert mais j’en connais parfaitement l’existence.

5. kathel  le 14-11-2010 à 18:35:57  (site)

Ce doit être un régal... il faut que je file voir si ma bibliothèque l'a acheté ! Clin doeil1

6. manu--  le 14-11-2010 à 19:25:34  (site)

J'étais vraiment tentée mais je n'ai lu pratiquement aucun des auteurs pastichés.

7. liliba  le 14-11-2010 à 21:23:44  (site)

Je veux le lire !!!!

8. Brize  le 14-11-2010 à 22:00:08  (site)

@ Kathel : Celui-ci, je l’ai acheté sans hésiter (et pourtant, tu me connais : la majorité de mes lectures proviennent des emprunts en bibliothèque) : c’est un poche, je relirai certains chapitres, c’est sûr, et je le prêterai aux copines.

@ Manu : Il faudrait que tu regardes du côté de l’opus précédent, « Et si c’était niais … » : peut-être qu’y figurent des auteurs que tu as déjà lus.

@ Liliba : Et tu as bien raison !

9. emmyne  le 14-11-2010 à 22:24:43  (site)

C'est vrai que j'avais bien rigolé avec Si c'étais niais, alors là, évidemment tu me tentes Sourire

10. Sassenach  le 15-11-2010 à 09:18:10  (site)

Je ne suis pas sûre d'apprécier l'exercice vu que je n'ai lu que deux des auteurs pastichés ! Je pense que je risque de passer à côté !

11. Gwe(naelle)  le 15-11-2010 à 13:08:01  (site)

Ah voilà une lecture divertissante... et un bon cadeau à faire à ceux qui aiment rire!

12. Cynthiaaa  le 15-11-2010 à 22:52:12

"Si c'était niais" m'avait bien fait rire et j'ai encore " Gay Vinci Code" dans ma PAL avant d'attaquer celui-ci qui sera sorti en Poche d'ici à ce que je lise les auteurs pastichés ( ce genre de livre est d'autant plus savoureux lorsqu'on connait un minimum les auteurs visés).

13. brize  le 16-11-2010 à 10:38:44  (site)

@ Emmyne : Je ne te le cache pas : c’était le but !

@ Sassenach : Je confirme : pour le roman du terroir, c’était tout à fait OK, en revanche, flop avec Sollers, que je n’avais jamais lu (et ça risque d‘être la même chose pour ceux qui n’auraient pas lu Modiano ou Delerm, qui n’apprécieront pas l’exercice à sa juste valeur).
@ Gwenaëlle : Qui aiment rire… et surtout lire (car il vaut mieux qu’ils connaissent au moins une partie des auteurs pastichés) !

@ Cynthia : Mais c’est déjà un poche ! Et tu as raison, on savoure d’autant mieux qu’on (re)connaît les auteurs.

14. liliba  le 16-11-2010 à 20:22:29  (site)

Tu es taguée chez moi ce soir !

15. brize  le 16-11-2010 à 21:18:41  (site)

@ Liliba : Vu smiley_id118669 .

édité le 16-11-2010 à 21:19:29

16. sophie57  le 16-11-2010 à 23:12:10  (site)

j'avais bien aimé"et si c'était niais", j'apprends grâce à ton billet qu'il récidive, je le lirai avec plaisir à l'occasion(rien que pour voir comment il s'est débrouillé avec modiano!)

17. keisha  le 17-11-2010 à 08:26:21  (site)

OK OK, j'ai relu le début... ^_^ (ouvre mieux les yeux, ma fille, me dis-je...)

18. Cynthiaaa  le 17-11-2010 à 13:09:41

Mazette la version poche est sortie rapidement ou alors c'est moi qui ne vois pas le temps passer...Merci de l'info, je n'avais pas prêté attention à l'image de ton billet Clin doeil

19. brize  le 18-11-2010 à 20:46:50  (site)

@ Sophie57 : Il s'est TRES bien débrouillé avec Modiano, je trouve ! Je voulais mettre un extrait, mais pour que ce soit significatif il aurait fallu que ce soit assez long, alors autant aller voir le texte in extenso.

20. *Valérie*  le 20-11-2010 à 15:35:46  (site)

Ah, j'attendais un avis pour le lire. Voilà, c'est fait.

21. A_girl_from_earth  le 06-12-2010 à 21:25:15  (site)

Grand enthousiasme aussi de mon côté pour ce roman, et pour tous les autres Fioretto aussi d'ailleurs!

 
 
 
posté le 10/11/10

"May le monde", Michel JEURY

Présentation de l’éditeur :

  May a dix ans. Peut-être est-elle en train de mourir. Le docteur Goldberg l’a envoyée en vacances dans la maison ronde, au milieu de la forêt, rejoindre quatre locataires, Thomas et Lola, Nora et la docteur Anne. Ils sont chargés en fait de distraire les enfants malades. Et de leur apprendre le monde.

  Un monde qui ressemble au nôtre. Mais qui n’est pas le nôtre, qui en est prodigieusement distinct et distant, sur une autre brane. Où tout, en réalité, est différent, subtilement ou violemment. Le docteur Goldberg vous expliquera ça.

  Encore heureux qu’il y ait le Changement, sans lequel la vie ne vaudrait pas d’être vécue. Et l’Extension, si vaste qu’elle cache peut-être, dans quelque recoin d’un monstrueux capharnaüm, ce que May nomme en langage grimm’s mondo paradisio.


  Après plus de vingt années, Michel Jeury revient à la science-fiction. Au début des années 1970, il a secoué le domaine français avec sa trilogie chronolytique – Le Temps incertain, Les Singes du temps et Soleil chaud poisson des profondeurs […].

 

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   Où je suis sous le charme…


   Où sommes-nous, au juste ? May parle d’une « forêt magique », attend quatre jeunes gens dont un médecin chargés de la distraire parce qu’elle est malade, comme ces clowns qui viennent voir les enfants à l’hôpital. Son père a disparu. Dans un « trou noir du temps », pense-t-elle. Parce qu’il s’en passe de drôles de choses dans le monde de May. Il y a le changement, la sortie de phase aussi.

   La sortie de phase, ça peut vous tomber dessus n’importe quand. Sur l’autoroute, par exemple. Vous roulez et puis, soudain, plus personne. Et ce silence… Votre absence durera plus ou moins longtemps et, quand vous reviendrez (quand vous ferez le choix de revenir ?), les choses et les gens auront plus ou moins changé.

   Le changement, lui, il y a ceux qui le connaissent de près parce qu’ils l’ont pratiqué, à plusieurs reprises même, certains paraissent d’ailleurs s’y être perdus, comme Isabella, dont le langage s’oblitère peu à peu, qui découvre son corps et se sent animale. Isabella, autour de laquelle le cordon sanitaire se resserre, parce qu’elle a contracté un mal ancien et dangereux, la fièvre de Suru.

   A l’affût, quêtant les indices, le lecteur essaie de reconstituer une cohérence au sein de ce monde (de ces mondes) qui lui échappent. May vit dans un univers où semblent coexister, tous proches, l’infinité des mondes possibles, entre lesquels on peut facilement basculer et le « changement » serait ce passage.

   Et à l’affût, le lecteur l’est en outre dans sa lecture au sens littéral du terme. Car le langage aussi semble la proie de ces infimes variations, qui peut avoir cheminé (on est en 2022) en prenant des embranchements inattendus. Dans tous ces mots inconnus, le lecteur reconnaît l’ancienne racine ou l’ancien terme, devine l'origine de la bifurcation (abréviations, anglicismes, argot…), ou bien s’étonne lorsqu’on lui parle d’une pouche, une voiture, du nom de son inventeur : alors, ce monde de May aurait bifurqué depuis longtemps par rapport au nôtre ? En témoigneraient ces traces de notre passé commun, noms de lieux ou de personnages illustres, qu’on reconnaît bien que légèrement changés.

   La lecture prend des allures de jeu de piste des rêves, on admire la capacité de l’auteur à nous emmener ainsi, au-delà de notre représentation cartésienne de l’univers, on se demande si les chemins emmêlés seront dénoués à la fin ou si l’auteur nous plantera là, au milieu de l’entrelacs de nos supputations. Mais qu’importe : ce vagabondage subtilement déroutant, onirique, est suffisamment prenant pour qu’on le suive.


   … mais ça n’aura pas duré :


   Tel était le premier jet de mon billet : je n’étais pas encore parvenue à la page 100 du roman, mais je voulais capter à chaud cette impression-enchantement initiale. J’ai bien fait puisqu’à la manière d’un rêve, elle s’est dissipée…

   Au fil de courts chapitres, on suit May et ceux qui l’entourent mais aussi les tracés chaotiques d’Isabella puis de Judith et Mark, personnages qui ne sont jamais ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait un autre. Au bout d’un moment, je me suis lassée d’un scénario répétitif car jouant, au-delà d’énigmatiques incidents de parcours, sur les itérations et s’y diluant, même s’il y a un réel cheminement chronologique. On progresse un peu dans notre étude mondologique, grâce aux indices-éclaircissements parsemés dans le(s) récit(s), quand ce n’est pas le docteur Goldberg qui intervient pour nous fournir un aperçu théorique, mais j’avais l’impression que, au fond, l’auteur finissait par tourner un peu en rond. Les séquences se suivent, se ressemblent parfois (vols dans l’air-eau, passages dans un monde en décohésion, Isabella aux franges du temps dont le langage de plus en plus déconstruit devient très pénible à lire…) : j’appréciais l’étrangeté des univers imaginés, certains plus inquiétants voire terrifiants (cauchemardesques) que d’autres… mais je me suis surprise à regarder s’il me restait encore beaucoup de pages, signe qui, hélas, ne trompe pas, me lassant aussi d’un vocabulaire qui n’avait plus l’attrait de la nouveauté et ne se renouvelait pas. J’ai eu toutefois un regain d’intérêt dans la dernière partie, où cette sensation de piétinement a momentanément disparu car tout se met à bouger-progresser davantage (jusqu’à une fin fermée-ouverte, qui colle bien au propos).


   « May le monde », roman original et inclassable, emmènera son lecteur dériver aux marges du réel, vers l’infinité des possibles, pour peu qu’il accepte de quitter un temps son monde candide et sa vie bonobo (ordinaire) où l’ennui pesant du non changement le guette et mémore que « je est un autre ». En compagnie d’une petite fille rêveuse et vive, au langage primesautier, il se lancera dans un insolite et énigmatique périple.

   Pour ce qui me concerne, le charme de la découverte n’a pas tenu sur la durée. L’intérêt suscité par les curiosités langagières s’est émoussé, une fois que j’en eus fait le tour. De même pour le fond du roman, malgré la coexistence des interprétations possibles. J’ai regretté l’absence d’arrière-plan sociétal, au-delà d’une préoccupation écologique sous-jacente (May s’inquiète de la surpopulation éventuelle, du sort des animaux…). Et les immersions à répétition dans ces fragments de vies mouvantes des uns et des autres, dont j’avais trop souvent l’impression qu’elles tenaient des récits de rêves, m’ont à la longue paru fastidieuses.

 

« May le monde », Michel JEURY

Editions Robert Laffont – collection ailleurs et demain (393 p)

Paru en septembre 2010


Des critiques élogieuses chez Le cafard cosmique et dans Télérama.

D’autres avis recensés chez BoB.

 

 


Commentaires

 

1. gruikman  le 10-11-2010 à 23:25:24  (site)

J'ai eu à peu près la même sensation que toi sur ce livre mais certainement beaucoup plus rapidement. Pourtant je suis un grand fan des livres mettant à l'épreuve mon imagination. Par ex, j'adore Velum de Hal Duncan qui transpire vraiment cette étrangeté onirique. Cependant, il y a ce petit plus qui fait que la bizarrerie devient curiosité et nous transporte autre part. Dans May le monde, après la première itération, on tourne en boucle entre les personnages et les mondes et la fin est presque une délivrance pour tout le monde: les personnages et le lecteur. En tout cas, c'est une lecture originale mais je ne suis pas sûr de la conseiller Clin doeil

2. Sassenach  le 11-11-2010 à 11:02:48  (site)

J'ai "La croix et la lionne" de cet auteur dans ma PAL ... hou, j'ai du l'acheter quand j'avais 20 ans, autant dire qu'il fait partie des très vieux titres qui sèchent dans ma PAL ! Mais je ne crois pas à avoir jamais lu de titre de Jeury (et je ne sais même plus pourquoi j'ai acheté un de ses livres ... probablement que l'histoire m'attirait ! mdr !)

3. gruikman  le 11-11-2010 à 18:11:48  (site)

Ca ne veut pas dire qu'il écrit mal ce monsieur Sourire... May le monde est une tentative, une expérience de sa part et apparemment il y a quelques gens qui ont aimé (pas beaucoup certes). Donc on ne va lui jeter des pierres Clin doeil

4. Pincureuil  le 12-11-2010 à 13:48:21  (site)

Le fantastique, très peu pour moi...

5. hathaway  le 13-11-2010 à 10:30:06  (site)

Je n'ai encore jamais lu l'auteur, je ne sais pas si je commencerai par celui-ci pour le découvrir du coup...

6. GeishaNellie  le 16-11-2010 à 18:33:58  (site)

J'aime beaucoup Michel Jeury en sf, du moins, mais j'ignorais qu'il était revenu à ce genre, j'en suis bien heureuse. Bon d'accord, tu n'as que moyennement aimé ton expérience, mais il reste tout de même lié à des souvenirs d'enfance, alors je ne peux pas me soustraire au désir de lire ce livre Clin doeil

7. brize  le 16-11-2010 à 21:29:51  (site)

@ Gruikman : Je pourrais juste recommander d’essayer, dès lors que le thème tente : c’était mon cas et il fallait que j’aille voir par moi-même, au-delà des avis des uns et des autres.

@ Sassenach : Je connaissais Jeury comme un auteur de SF renommé et j’avais été très surprise, je m’en souviens, de constater qu’il avait ensuite totalement abandonné le genre

@ Hathaway : A tenter si le thème t’attire, parce que ça doit dépendre de la réceptivité du lecteur.

@ GeishaNellie : Tu as tout à fait raison et ton avis m’intéresserait.

 
 
 
posté le 10/11/10

TAG des 15 !

   Taguée par Niki et L’Or des Chambres   !

   La consigne : en moins de 15 minutes , citez 15 auteurs (qui vous sont chers)… puis taguez 15 amis !

   Voilà donc les 15 auteurs « dont les œuvres m’intéressent » plutôt que « qui me sont chers » (là, faudrait scruter davantage le passé , dont il y a malgré tout quelques traces dans cette liste), tels qu’ils me sont venus spontanément à l’esprit  , dans leur ordre d’apparition (et pour certains, c’est parce que je guette leurs prochaines parutions) :

 

Barbara Kingsolver, Carson MacCullers, John Irving, Juli Zeh, Zadie Smith, Marisha Pessl, Philip Pullman, Fred Vargas, Dennis Lehane, Don Winslow, Zola, Greg Egan, Alexandre Dumas, Antoine Bello, Schuiten et Peeters.

 

   Sur ce, je renonce à taguer tous azimuts : ce tag circule plus vite qu’un virus  et beaucoup ont déjà été contaminés !

 


Commentaires

 

1. Sandrine(SD49)  le 10-11-2010 à 10:21:09  (site)

ah ben voila je savais bien que tu finirais par l'avoir ce tag ;-)) Très chouette ta photo, je vois enfin ta trombine

édité le 10-11-2010 à 10:22:34

2. anaflore  le 10-11-2010 à 10:36:10  (site)

bon moi je lis les livres d' elisabeth george et quelques revues spécialisées .. donc surtout pas 15 noms à taguer lol bonne journée

3. kathel  le 10-11-2010 à 11:21:56  (site)

Une liste intéressante, qui me rappelle que je n'ai toujours pas lu Zadie Smith ! Je pense pourtant que je devrais aimer...

4. clara brest  le 10-11-2010 à 11:25:26

Tu as raison, ce tag se progage aussi vite qu'un virus!

5. George  le 10-11-2010 à 11:45:06  (site)

j'ai oublié Irving que j'ai aussi beaucoup lu à un moment !!!!

6. L'or des chambres  le 10-11-2010 à 11:52:42  (site)

Ah oui, Barbara Kingsolver je n'y avais pas pensé... Et Philip Pullman aussi... J'adore ! Merci pour avoir répondu à mon tag.
Bonne journée Brize

7. Wictoria  le 10-11-2010 à 12:54:15  (site)

c'est vrai que le tag est à faire dans les premiers jours, surtout qu'il y a 15 noms à donner, ça va très vite Sourire
(1 auteur en commun, mais j'aime aussi Zadie dont je n'ai lu qu'un seul livre à ce jour, j'aimerai poursuivre !)

8. Sassenach  le 10-11-2010 à 13:30:32  (site)

Dennis Lehane et John Irving auraient aussi pu faire partie de ma liste mais je n'y ai pas pensé ... il faut dire qu'il y a tellement de choix et que cela fait un petit moment que je n'ai pas lu de livres d'eux (quelques mois pour Lehane mais quelques années pour Irving) Clin doeil

9. wonderful  le 11-11-2010 à 12:46:52  (site)

nous avons bien des auteurs en commun... du coup, je vais m'intéresser de près à ceux que je ne connais pas encore!

10. niki  le 11-11-2010 à 14:26:21  (site)

chouette liste ! pas facile n'est ce pas en de nommer 15 auteurs venant spontanément à l'esprit
aujourd'hui, ma liste serait différente, du moins en partie smiley_id239914

11. Brize  le 11-11-2010 à 22:09:26  (site)

@ SD49 : Oui, il se répand comme une traînée de poudre, au point que j’ai abandonné ma liste de tagués initiale parce que je me rendais compte qu’ils venaient de l’être.
(la photo, c’est en attendant qu’on se rencontre en vrai, ce qui finira bien par arriver !)

@ Anaflore : Jamais lu Elisabeth George, mais c’est un nom qui est un gage de qualité : tu as bon goût !

@ Kathel : Oui, j’ai vu ton commentaire chez Wictoria au sujet de « Sourires de loups ». Un auteur que je ne connais que par « De la beauté », qui m’avait beaucoup plu et que je me promets de lire à nouveau.

@ Clara : A raison de 15 tagués à chaque fois, il y a un effet boule de neige spectaculaire !

@ L’Or des Chambres : Ce n’était pas un tag trop long à faire !

@ Wictoria : Comme toi, je n’ai lu qu’un seul roman de Zadie Smith (« De la beauté », que j’ai beaucoup aimé) et je compte en lire d’autres.

@ George et Sassenach : Moi aussi, je n’avais rien lu d’Irving (lecture de jeunesse) pendant très longtemps mais il n’y a qu’une paire d’années que j’ai découvert « L’œuvre de Dieu, la part du diable » et j’avais adoré.

@ Wonderful : Et ce n’est pas si souvent que cela qu’on a pas mal d’auteurs en commun avec d’autres lecteurs, tant le choix est vaste !

@ Niki : Comme je le dis dans mon billet, il y en a que j’ai en tête parce que je suis à l’affût : quand est-ce qu’ils vont sortir leur nouveau bouquin ? (ou quand se décidera-t-on à le traduire ?, si je sais qu’il est déjà paru dans leur pays d’origine).

12. *Valerie*  le 13-11-2010 à 00:06:28  (site)

J'aime bien ce tag. Il permet de voir quels auteurs nous sont chers.

13. hathaway  le 13-11-2010 à 10:28:54  (site)

Arf j'aurais pu mettre Lehane ! Il y a de beaux noms dans cette liste, on retrouve souvent Irving !
(sympa de nous avoir mis ta photo!)

14. Reka  le 13-11-2010 à 15:39:33  (site)

J'ai moi aussi failli mettre Carson MacCullers... Sauf qu'il n'y a que Cormac McCarthy qui me revenait à l'esprit.
Ils ont les mêmes initiales : j'ai un mal fou à intégrer dans ma tête le nom complet de la petite dame...

15. manu--  le 13-11-2010 à 17:41:32  (site)

Contente de voir John Irving ici ! Et je vois plein de noms que je dois lire : MacCullers, Juli Zeh, Marisha Pessl (dans ma PAL) et Zadie Smith que j'aurais pu citer car j'ai aimé Sourires de loup.

16. Restling  le 14-11-2010 à 15:09:34  (site)

Nous en avons 2 en commun et des univers très éloignés : Zola et Lehane. J'aime bien ces listes, elles donnent envie de découvrir encore d'autres auteurs. Et la tienne en particulier car je n'en connais pas tant que ça dedans.

17. Lounima  le 22-11-2010 à 00:52:46  (site)

Oserais-je l'avouer ? Voilà une liste avec beaucoup d'auteurs que je n'ai jamais lus : de quoi alimenter mes prochaines excursions en librairie où je vais m'empresser de lire les 4ème des livres de ces auteurs que je ne connais pas !!

 
 
 
posté le 06/11/10

"La carte et le territoire", Michel HOUELLEBECQ

   Artiste contemporain majeur, Jed Martin a commencé ce qui allait devenir sa carrière en se lançant dans « la photographie systématique des objets manufacturés du monde » : il entamait ainsi le répertoire de notre environnement quotidien, qu’il poursuivrait de diverses manières, recourant in fine à la peinture. La deuxième étape, qui le fit connaître du grand public, fut celle où il prit comme objets de ses photos les cartes Michelin.       

   C’est ainsi qu’il fut repéré par la belle Russe Olga Sheremoyova , chargée de communication chez Michelin et vit son œuvre exposée dans une exposition d’envergure, intitulée « La carte est plus intéressante que le territoire »…

 

   Il a fallu que ce roman me tende les bras sur le présentoir de la bibliothèque (et que la bibliothécaire me dise que je serais la première à l’emprunter car il venait seulement d’être acheté : j’y ai vu un signe !) pour que je me décide à franchir le pas : surmontant mes réticences, liées à la réputation sulfureuse de certains romans précédents et au battage médiatique entourant la personne de l’auteur, je suis repartie avec « La carte et le territoire », au sujet duquel j’avais d’ailleurs eu des échos favorables (mais qui n’avaient pas été jusqu’à me convaincre de le lire).

  Et je n’ai pas regretté ma décision !

 

   Immédiatement, le ton, spirituel (l’inquiétant chauffe-eau manifestant ses velléités de panne à intervalles récurrents...), m’a séduite, tout comme l’écriture. Notons cependant que l’usage abusif des italiques, portant sur des mots et des groupes de mots, et dont j’ai fini par renoncer à comprendre l’intérêt, m’a agacée, mais c’est un point mineur. L’insertion de fragments de textes externes (extraits de notices techniques ou autres…), quant à elle, m’a fait penser à la technique des collages qu’on peut rencontrer dans certaines œuvres d’art (et, renseignement pris, c’est effectivement ce que l’auteur avait en tête, mais lui se référait à la manière de procéder de Pérec).

 

   Le portrait tout en finesse de Jed Martin, artiste dont on pourrait presque dire qu’il subit son art, tant il ne maîtrise pas le cours de son évolution, individu attachant malgré sa difficulté à s’attacher, m’a séduite. Le retour sur sa vie avant sa percée dans le milieu artistique permet de comprendre la personnalité de Jed et l’éclairage donné sur son père, ses ambitions et ses désillusions d’architecte, s’intègre avec bonheur dans l’approche qu’a l’auteur de la démarche artistique en général. Les analyses de l’art contemporain ainsi que du discours sur l’art contemporain (au travers de l’exemple de Jed Martin mais pas seulement), de sa manière de s’inscrire dans la société (voire d’y être récupéré dans le cadre d’une communication d’entreprise) et notamment dans le marché au sens économique du terme (« on en est à un point […] où le succès en termes de marché justifie et valide n’importe quoi, remplace toutes les théories »), m’ont paru particulièrement pertinentes et j’y ai retrouvé avec plaisir l’écho de mes propres questionnements en la matière.

Sans rapport avec l’art, j’ai aussi remarqué en contrepoint quelques notations incisives, où l’humour le dispute à l’amertume du réalisme, sur la vieillesse et les dégradations qu’elle provoque.

 

   L’irruption d’une intrigue policière, je devrais plutôt dire d’une fantaisie policière, dans la dernière partie ne m’a, en revanche, pas convaincue, me donnant l’impression d’une greffe qui aurait mal pris, même si les deux policiers dépeints sont des personnages bien campés et tout à fait crédibles dans le cadre d’un roman policier.

   Enfin, le roman, qui se projette après 2020, se clôt sur une vague anticipation de ce que pourrait être la France dans le futur : elle m’a laissée dubitative mais sans doute faut-il la prendre comme un clin d’œil amusé et amusant à des tendances actuelles, sans y voir une vision prospective plus fouillée que cela.

   Quant à la présence de l’auteur dans le roman en tant que personnage secondaire (il est sollicité pour rédiger le texte du catalogue de la seconde exposition majeure de Jed Martin), je reconnais qu’elle présente un aspect ludique car Houellebecq est sans pitié pour son double, mais je ne pense pas l’avoir appréciée à sa juste valeur : ne connaissant rien de personnel sur l’individu Michel Houellebecq, il m’était impossible de démêler le vrai du faux dans cette image qu’il donne de lui-même… et comme, en plus, cela ne m’intéressait pas, je n’ai pas cherché à le faire en m’informant sur le sujet.

De toute façon, ces insertions de personnes réelles dans le roman, dont Houellebecq n’est qu’un exemple, n’ont qu’un intérêt (très) limité. Pour ceux qui les (re)connaissent (sans les confondre avec celles qui sont inventées, il y en a aussi), la représentation est amusante, parce qu’elle emprunte au réel en se plaisant à le déformer à l’occasion. Mais ces gens, pour ne pas dire ces people (bon, j'arrête avec les italiques !), ne passeront pas à la postérité et, si le roman franchit l’épreuve du temps, leur insertion dans le récit aura perdu son impact pour être ramenée à son simple aspect anecdotique (et on aura, d’ici là, complètement oublié Beigbeder qui, contrairement à ce qu’affirme Houellebecq dans le roman, avec sérieux ce coup-ci, n’est certainement pas « une sorte de Sartre des années 2010 » !), quand elle ne sera pas totalement inaperçue des lecteurs.

Mais peut-être l’auteur en a-t-il bien conscience, auquel cas son procédé n’a d’autre ambition que d’amuser le lecteur comme il a amusé l’écrivain, considérant qu’une fois les figures réelles oubliées, demeureront des personnages plus ou moins emblématiques des rôles sociaux qu’ils tenaient (tel Jean-Pierre Pernaut et son journal télévisé de 13H sur TF1, où il « accomplissait chaque jour cette tâche messianique consistant à guider le téléspectateur, terrorisé et stressé, vers les régions idylliques d’une campagne préservée, où l’homme vivait en harmonie avec la nature, s’accordait au rythme des saisons.»).


   Malgré quelques réserves, « La carte et le territoire » fut une lecture plaisante, qui m’a souvent mis le sourire aux lèvres, donné parfois à penser, sans conteste un beau portrait d’artiste contemporain,.


Extraits :


- (une brève histoire de la vie, résumée par Jed) :

  « Jed n’étais pas jeune, il ne l’avait à proprement parler jamais été ; mais il était un être humain relativement inexpérimenté. En matière d’êtres humains il ne connaissait que son père, et encore pas beaucoup. Cette fréquentation ne pouvait pas l’inciter à un grand optimisme, en matière de relations humaines. Pour ce qu’il avait pu en observer l’existence des hommes s’organisait autour du travail, qui occupait la plus grande partie de la vie, et s’accomplissait dans des organisations de dimension variable. A l’issue des années de travail s’ouvrait une période plus brève, marquée par le développement de différentes pathologies. Certains êtres humains, pendant la période la plus active de leur vie, tentaient en outre de s’associer dans des micro-regroupements, qualifiés de familles, ayant pour but la reproduction de l’espèce ; mais ces tentatives, le plus souvent, tournaient court, pour des raisons liées à la « nature des temps », se disait-il vaguement en partageant un expresso avec son amante […]. »

 

- Discussion entre Houellebecq et Jed Martin. Houellebecq vient de regarder les portfolios d’anciens travaux de l’artiste et s’interroge :

«[…] Il y a une chose que je me demande en regardant votre travail depuis tout à l’heure : pourquoi avoir abandonné la photographie ? Pourquoi être revenu à la peinture ? »

  Jed réfléchit avant de répondre. « Je ne suis pas très sûr de savoir » avoua-t-il finalement. « Mais le problème des arts plastiques, il me semble », poursuivit-il avec hésitation, « c’est l’abondance des sujets. Par exemple, je pourrais parfaitement considérer ce radiateur comme un sujet pictural valable. » Houellebecq se retourna vivement en jetant au radiateur un regard suspicieux, comme si celui-ci allait s’ébrouer de joie à l’idée d’être peint ; rien de tel ne se produisit.

« Vous, je ne sais pas si vous pourriez faire quelque chose, sur le plan littéraire, avec le radiateur », insista Jed. « Enfin si, il y a Robbe-Grillet, il aurait simplement décrit le radiateur… Mais, je ne sais pas, je ne trouve pas ça très intéressant… » Il s’enlisait, avait conscience d’être confus et peut-être maladroit, Houellebecq aimait-il Robbe-Grillet ou non il n’en savait rien, mais surtout il se demandait lui-même, avec une sorte d’angoisse, pourquoi il avait bifurqué vers la peinture, qui lui posait encore, plusieurs années après, des problèmes techniques insurmontables, alors qu’il maîtrisait parfaitement les principes et l’appareillage de la photographie.

 

« La carte et le territoire », Michel HOUELLEBECQ

Editions Flammarion (428 p)

Paru en septembre 2010


Une interview intéressante de l’auteur dans Les Inrockuptibles.


D’autres avis chez : Ys , Leiloona , George , Emeraude , Neph , Herisson08 Stephie , Bénédicte , Joëlle ,  Sophie57 ...

 


Commentaires

 

1. mazel  le 06-11-2010 à 15:16:31  (site)

un livre excellent !
bises

2. George  le 06-11-2010 à 15:17:58  (site)

nous avons un peu le même avis ! avec le recul je me rends compte qu'il m'en reste pas grand chose !!!

3. Ys  le 06-11-2010 à 15:47:47  (site)

Alors, si je t'ai bien lue : l'intrigue policière ne t'intéresse pas, pas plus que la présence de Houellebecq dans son livre et le portrait la France de 2020 : moi non plus. Ce qui reste, c'est la réflexion sur l'art contemporain, auquel personnellement, je ne m'intéresse pas. Tu comprends pourquoi ce livre ne m'a pas convaincue. Car le portrait "en finesse" du héros, je le cherche encore...

4. 3meraude  le 06-11-2010 à 16:33:48

j'aime beaucoup ce billet.
Je rejoins ton avis à 99%, pour ne pas dire 100%.
Vraiment, je suis d'accord avec toi en tout point et tu sais quoi ? ça me donne envie de le relire !

5. saxaoul  le 06-11-2010 à 20:36:06  (site)

L'extension du domaine de la lutte a été le premier et seul livre de Houellebecq que j'ai lu. J'ai tellement détesté que je n'ai absolument plus envie de le lire. Et si il obtient le Goncourt (ce dont je ne doute pas un seul instant) j'aurai encore moins envie de le lire.

6. *Valérie*  le 06-11-2010 à 20:39:47  (site)

Au moins, tu pourras bientôt te dire que tu as lu le nouveau Goncourt...Enfin, je pense.

7. Aifelle  le 06-11-2010 à 20:41:45  (site)

Houellebecq rien à faire, je ne peux pas. Et çà m'embêterait qu'il ait le Goncourt, mais vu la dernière sélection j'ai bien peur que ce soit quasiment fait.

8. Cynthiaaa  le 06-11-2010 à 23:42:09

Un auteur que je n'ai toujours pas lu mais dont j'ai deux autres titres dans ma PAL.
Je commencerai par lire mon stock et j'aviserai ensuite. Au moins quand je le lirai, la médiatisation sera passée Clin doeil

PS : je rêve ou tu t'es décidée à sortir de l'ombre finalement? Cette photo n'était pas là avant si je ne me trompe pas? Clin doeil Tu as bien fait en tout cas, tu es lumineuse sur cette photo Brize !

9. sylire  le 07-11-2010 à 10:48:30  (site)

Je n'étais pas tentée mais les avis des uns et des autres me font changer d'avis progressivement...

10. sybilline  le 07-11-2010 à 16:50:10  (site)

Franchement j'ai détesté ce que j'ai lu précédemment de cet auteur, j'ai donc un solide préjugé contre ce roman.
Si je t'ai bien lue, ce livre est bon pour les désoeuvrés de la plage et ne laisse aucune trace derrière lui...
Et à lire les extraits que tu proposes, l'auteur écrit toujours aussi mal.

11. Brize  le 07-11-2010 à 17:24:00  (site)

@ Mazel : J’ai vu que tu avais beaucoup aimé.

@ George : Initialement, j’avais précisé dans ma phrase finale que ce n’était pas une lecture marquante, mais je me suis dit que j’étais assez explicite dans mon billet (et avec seulement deux parts de tarte !). Comme toi, je pense que c’est une lecture qui risque de passer rapidement à la trappe…

@ Ys : Oui, je comprends ! Moi, l’aspect art contemporain m’a beaucoup plu et c’est je pense ce qui me restera. Quant au portrait, je le trouve bien étudié : j’ai vu dans Jed Martin quelqu’un d’un peu déphasé, vivant légèrement à côté des gens et des choses, un peu « étranger » mais sensible pourtant car il a conscience de cet écart, dû en grande partie à ce qu’il a vécu dans sa famille.

@ Emeraude : J’ai vu que tu avais beaucoup aimé et je suis contente que mon billet fasse écho à ta propre lecture. J’ai relu ton avis sur le roman et, du coup, ce que tu avais écrit sur « La possibilité d’une île » : je me disais que j’avais peut-être raté quelque chose en ne lisant pas celui-ci, mais tout compte fait, je crois bien que non (déjà, moi, les scènes de sexe, sauf quand c’est Tom Robbins dans « Comme la grenouille sur son nénuphar », ça me saoule).

@ Saxaoul : Je comprends tout à fait ! (ça me rappelle ma propre aversion pour Beigbeder, parce que je n’avais pas du tout aimé « 99 F »).

12. Brize  le 07-11-2010 à 17:53:47  (site)

@ Valérie et Aifelle : Pour moi, ce roman ne mérite pas le prix Goncourt. Mais, bon, tous les romans qui l’ont déjà eus ne sont pas pour autant passés à la postérité…

@ Cynthia : Plus qu’à espérer que les romans dans ta PAL te plairont !
(et merci pour ta sympathique remarque sur ma photo ! je l’ai mise il y a seulement une semaine : c’est le recadrage d’une photo qui figure déjà sur internet dans un contexte très différent et comme je comptais en parler un de ces jours sur mon blog en mettant le lien vers le site concerné, je me suis dit qu’il valait mieux que mes visiteurs habituels (au moins ceux qui ne m’ont jamais rencontrée en vrai !) me découvrent d’abord sur mon blog plutôt qu’à cette occasion. Et puis, un grand sourire, j’ai trouvé que c’était accueillant !)

@ Sylire : J’étais dans le même cas, aussi l’opportunité en bibliothèque m’a fait franchir le pas.

@ Sybilline : Je n’ai eu aucun état d’âme pour ne pas classer ce roman dans mes lectures marquantes et je pense, effectivement, que son souvenir risque de s’effacer assez vite.
Houellebecq est un auteur que je me suis toujours refusée à lire car j’étais certaine qu’il me déplairait, compte tenu des échos que j’en avais et je crois que je ne me trompais pas.
Une chance pour moi : celui-ci, je pense, est très différent des précédents et n’ayant finalement rien lu de l’auteur, j’ai pu jouer les « Candide au pays de Houellebecq », sur un territoire dont je subodore qu’il s’éloigne des sentiers battus de l’écrivain.
Tout ça pour te dire que si, comme toi, j’avais détesté une œuvre précédente, il y a fort à parier que je n’aurais plus jamais remis les pieds chez lui.

13. Tamara  le 07-11-2010 à 20:36:20  (site)

J'ai un a priori tellement négatif sur l'auteur que j'hésite devant les avis plutôt positifs qui fleurissent sur la blogosphère... Ton avis constructif m'incite presque à m'y mettre !
PS : et oui, jolie photo, et même pas retouchée, je témoigne ! :-)

14. Sassenach  le 08-11-2010 à 10:25:07  (site)

J'ai honte de mon billet quand je lis le tien ... il est hyper bien et intéressant ! Et pour le coup des italiques dont l'auteur a abusé, ce n'est pas la première fois que je vois ce défaut cité mais moi, je n'avais rien remarqué !!!

15. sophie57  le 08-11-2010 à 16:34:45  (site)

pour moi il est évident que Houellebecq ne pense pas un seul instant que Begbeider soit un nouveau Sartre.Le problème avec cet auteur, c'est qu'on le confond souvent avec ses personnages, ou qu'on lui attribue leurs propos...En tout cas ton billet est très intéressant!

16. Brize  le 08-11-2010 à 21:46:00  (site)

b> @ Tamara : Franchiras-tu le pas (maintenant qu’il a eu le Goncourt) ?
(Merci pour la photo ! Trop bête : je n’avais même pas pensé à la retoucher boulette !)

@ Sassenach : Mais non, faut jamais avoir honte de nos billets ni les comparer à ceux des autres (oui, d’accord, ça m’arrive à moi aussi de le faire Clin doeil1 !) : on les rédige comme on veut/peut, en fonction de notre humeur/inspiration du moment (et selon les romans, on l’est plus ou moins, inspirée Quoi ) et après, ils nous plaisent ou non, mais ne t’inquiète pas, le tien rendait bien compte de ce que tu avais ressenti à ta lecture, c’est ce qu’on attendait et donc il nous a parfaitement convenu.
Et pour les italiques, ah, elles m’ont sauté aux yeux dès le départ et après, je n’en ratais pas une, c’était l’horreur smiley_id118678 !

@ Sophie57 : Aïe ! Me serais-je fait avoir par l’ironie et le second degré de l’auteur, aveuglée par ma propre aversion pour Beigbeder et parce que ça me crispait de voir que Houellebecq l’encensait ? En tout cas, je t’assure que, même si j’ai sursauté smiley_id140561en lisant l’assertion que j’ai reprise dans mon billet, je me suis effectivement demandé si c’était de l’humour ou non… et j’ai conclu (à tort, peut-être ?) que non.
Ravie, par ailleurs, que mon billet t’ait intéressée : j’avais repéré le tien après avoir lu ta réaction dans les commentaires du billet de Stephie.

17. choco (et son grenier)  le 09-11-2010 à 13:52:01  (site)

je n'ai qu'une chose à dire sur ce monsieur : beurk ^^

sinon tout pareil que Cynthia pour la photo Clin doeil

18. L'or des chambres  le 09-11-2010 à 16:15:55  (site)

Tagguée chez moi Brize (un truc vite fait et qui devrait te plaire...)
Bonne soirée

19. liliba  le 13-11-2010 à 16:07:03  (site)

Va falloir un jour que je me décide à lire cet auteur... Au moins juste pour ma culture générale et pour pouvoir en parler dans les dîners !

20. ChoupynettedeRestin  le 14-11-2010 à 11:28:59  (site)

Pour la première fois j'ai envie de lire Houellebeq... sur ma LAL,donc. Bon dimanche. Clin doeil

21. Brize  le 14-11-2010 à 16:33:12  (site)

@ Choco : Même réponse qu’à Cynthia pour la photo smiley_id118675 !

@ L’Or des Chambres : Vu et fait !

@ Liliba : C’est aussi ce que je me disais mais j’avais malgré tout décidé de ne pas lire l’auteur, car le contenu de ses romans ne m’attirait pas du tout : je n’ai franchi le pas que parce que celui-ci semblait différent.

@ Choupynette de Restin : Pareil pour moi et je trouve que ça valait le coup.

 
 
 
posté le 03/11/10

"Le Monde Vert", Brian ALDISS

   Très loin dans le futur, la Terre a vu le règne végétal supplanter tous les autres. Un banian géant a proliféré sur la majeure partie de son sol. D’incroyables espèces pullulent, souvent plus dangereuses les unes que les autres. Il reste quelques représentants de la race humaine : leur taille, à l’image de leur intelligence, a très nettement diminué et leur peau a pris la couleur de l’environnement. Ils forment des mini-groupes itinérants, sans cesse sur le qui-vive, survivant au jour le jour. Gren, pas encore un homme, est banni de l’un d’eux. Il poursuit sa route d’abord seul puis en compagnie de Yattmur, une jeune fille rencontrée en chemin, mais aussi d’une morille : ce champignon, bien plus intelligent que lui, s’est greffé autour de son cou et immiscé dans son cerveau auquel il est maintenant connecté en permanence, pour le conseiller et le guider.

   Les pas de Gren le mèneront bien loin de sa forêt d’origine, à la découverte d’un monde dont il ignorait les secrets, en même temps que la morille ne cesse d’accroître son influence sur lui…

 

   Je n’avais jamais lu Brian Aldiss et comme c’est un auteur de SF dont la réputation n’est plus à faire, j’étais ravie de le découvrir dans le cadre d’une lecture commune du Cercle d’Atuan.

  Mais après un premier chapitre mené tambour battant et dont j’ai apprécié l’environnement végétal extrêmement surprenant et dépaysant, j’ai vite déchanté ! Mon engouement initial a en effet cédé la place à une impression de too much qui ne s’est pas démentie pendant le reste de ma lecture. Et alors que je prônais la capacité à « suspendre son incrédulité »… c’est moi-même qui n’arrivais plus à accepter les batailles de plantes tentaculaires, les plantes-échassiers, les plantes-lièvres et que sais-je encore, l’imagination de l’auteur est décidément sans limite (d’aucuns, parmi mes petits camarades du Cercle, sous prétexte qu’il était question d’une morille, se sont demandés s’il n’avait pas, justement, consommé quelques champignons hallucinogènes, ce qui aurait pu expliquer un tel déferlement d’images extraordinaires), bref, j’étais empêtrée dans un enchevêtrement de trucs verts pas possibles et vous savez quoi, trop de vert tue le vert !

   Mais ce n’était pas tout. Malgré l’accumulation de péripéties, paradoxalement, je m’ennuyais. D’ailleurs, je lisais le roman avant de m’endormir et, au moment censé être le plus palpitant, mes yeux se fermaient (et le livre aussi).

Il faut préciser, ce que je n’ai pas fait dans ma présentation ci-dessus, que le premier chapitre était gros de promesses. Les membres adultes du clan de Gren y subissaient une transformation radicale, rencontraient d’autres créatures humaines loin de leur monde d’origine et tout cela me plaisait beaucoup. Sauf que, jusqu’au dernier chapitre, il n’est plus du tout question de cet épisode d’ouverture, on finirait presque par se demander si on ne l’a pas rêvé !

    Le récit prend un autre cours, on est à fond dans le périple-avec-des-tas-de-rencontres-de-créatures-et-de-lieux-surprenants. A une ou deux reprises, ces rencontres ont piqué ma curiosité mais, dans l’ensemble, malgré les trésors d'inventivité déployés par l'auteur, je n’ai pas réussi à m’intéresser aux pérégrinations du héros, ni d’ailleurs au héros tout court, dont la psychologie m’a paru assez sommaire. Même son conflit interne avec la morille ne m’a pas passionnée, trop sommairement abordé. Quant à l’arrière-plan, le contexte, là aussi, aucun écho chez moi puisque je n’y ai pas trouvé matière à réflexion (contrairement à l’annonce racoleuse de la quatrième de couverture de l’édition Folio SF, je n'y ai pas vu « Un roman […] qui, à l’heure des dérèglements climatiques annoncés, est toujours d’actualité, tout en restant optimiste. »).

   Bref, ce roman n’a réussi ni à me divertir ni à me donner à penser, ce que pourtant la SF fait souvent très bien.

 

   Sur ce, je vous laisse, en vous recommandant, surtout, d’aller faire un tour chez Quarante-deux, Le cafard cosmique et Yozone : eux, au moins, peuvent vous donner envie de vous plonger dans ce roman, un classique de la SF (mais heureusement que je n’avais pas commencé ma découverte du genre avec lui…) !


« Le Monde Vert », Brian ALDISS

Folio SF (328 p)

Paru en 1962


D’autres avis :

 

: Lhisbei , Vert , Julien , Tortoise , Kactusss , Spocky ...
 


Commentaires

 

1. L'or des chambres  le 03-11-2010 à 13:33:32  (site)

ça m'est arrivée bien souvent, un début prometteur pour un livre de SF, pour finir peu après dans l'ennui total... Je compatis...
Bonne journée

2. Sassenach  le 03-11-2010 à 15:17:36  (site)

Je ne note pas mais maintenant, je comprends mieux pourquoi les morilles coûtent aussi cher ! mdr Clin doeil

3. SBM  le 03-11-2010 à 16:25:18  (site)

Pas plus tard que la semaine dernière, je lisais un extrait de ce livre à mes stagiaires pour illustrer le courant "anticipation - catastrophes naturelles" : la nature vengeresse, quel pied ! Oui bon, on dirait que les pieuvres des sables n'ont pas su te charmer, mais les British des années 60 étaient carrément super forts pour inventer des avenirs pas radieux à notre belle humanité. Oui, c'est too much parfois, alors ça peut faire sourire, moi, c'est Lovecraft qui me fait cet effet-là.

4. niki  le 03-11-2010 à 20:15:59  (site)

aaaaaaah ! j'aime bien quand les avis sont négatifs, je ne note pas
smiley_id239906

5. La Nymphette  le 04-11-2010 à 21:31:58  (site)

Ben zut, j'avais bien aimé moi! Rien de spectaculaire, mais un côté vert visqueux envahissant qui m'a rappelé mon île :-)

6. Spocky  le 06-11-2010 à 16:42:38  (site)

Je suis toute à fait de ton avis. J'ai moi aussi bien apprécié le début puis je me suis de plus en plus ennuyée pour au final être carrément déçue. Pourtant le quatrième de couverture m'avait vraiment attiré. On va dire que c'est un classique de la SF que j'aurais lu.

7. keisha  le 06-11-2010 à 18:01:45  (site)

Ah je viens de m'apercevoir que je l'ai lu, celui là! beaucoup d'imagination dès le départ, mais, euh, les aventures se suivent , tournent parfois court, et la fin ne m'a pas convaincue.

8. Brize  le 06-11-2010 à 18:52:22  (site)

@ L’or des chambres : C’est vrai qu’en SF, notre imagination est prompte à s’emballer et, du coup, si ce que nous propose ensuite l’auteur ne nous convient pas, la chute est d’autant plus rude !

@ Sassenach : Et je t’ai épargné le pire : en fouillant dans le cerveau de Gren, où elle peut lire l’histoire de l’humanité, la morille découvre que très loin dans le passé les morilles ont déjà vécu en symbiose totale avec l’humain : je pense que l’auteur a extrapolé (comprendre : déliré) à partir de l’aspect extérieur de la morille, qui peut faire penser à un cerveau…

@ SBM : Si au moins ça m’avait fait sourire smiley_id119176

@ Niki : J’ai épargné ton petit livre rouge !

@ La Nymphette : Oui, c’est normal que ce Monde Vert ait plu à une petite Nymphe des bois comme toi smiley_id176237!

@ Spocky : Oui, nos avis se rejoignent. Plus qu’à conclure : « Bon, ça, c’est fait ! »

@ Keisha : On est bien d’accord !

9. lael  le 09-11-2010 à 00:04:38  (site)

dingue quand même qu'il y ai des critiques positives pour ce bouquin ! enfin après c'est une histoire de goût. Il me reste encore le dernier chapitre à lire... quelle corvée "-_-

10. Brize  le 09-11-2010 à 14:24:26  (site)

@ Lael : J'ai rigolé quand j'ai vu ton commentaire (je venais de voir ta réaction en cours de lecture sur le Cercle d'Atuan) : je vois que toi et la morille, c'est pas vraiment le grand amour ! Bienvenue au club Rire !

 
 
 
posté le 30/10/10

"Un pied au paradis", Ron RASH

    États-Unis, à Oconee, un comté des Appalaches, août 1952.

   Holland Winchester est mort, sa mère en est sûre. Elle a entendu un coup de feu du côté de ses voisins, les époux Holcombe et elle est persuadée que le mari, Billy, est l’assassin.

   Mais dans ce cas, où est le cadavre ?

   Le shérif Alexander lance des recherches minutieuses dans le périmètre, alors que la sécheresse menace les récoltes de ce coin du territoire qu’un projet de barrage semble condamner à moyen terme à disparaître sous les flots. Et si la fouille de la rivière tarde à faire émerger le corps de Holland, l’histoire du premier narrateur, le shérif, remonte, elle, à la surface, avec ses regrets qui le minent et la tentation, soudain, d’infléchir le destin.

   Tour à tour, quatre autres protagonistes interviennent, pour un récit âpre, où la vérité ne se laisse dévoiler que peu à peu…

 

   Je craignais de m’ennuyer dans ce roman car j’avais cru comprendre que la même histoire serait racontée à plusieurs reprises donc, au-delà des points de vue divers, il me paraissait évident qu’il y aurait des redites préjudiciables au rythme. Eh bien je me trompais ! D’un bout à l’autre du livre, la tension est présente. Parce que, s’il y a certes des zones d’intersections entre les différentes parties, celles-ci sont loin de se superposer parfaitement : chacune d’elles fait progresser l’histoire, soit en nous en révélant un pan que nous ignorions, soit en nous faisant avancer chronologiquement et dépasser le point où la partie précédente s’était arrêtée. Même si l’intrigue est on ne peut plus simple, cette construction habile préserve donc l’intérêt du récit, mais la seule qualité de l’écriture, des descriptions de l’environnement et des personnages aurait suffi à le faire.

   Chaque partie a sa propre tonalité, sa musique, puisqu’elle emprunte la voix de son narrateur, sa manière plus ou moins fruste de parler et reflète ses doutes autant que ses points d’ancrage dans la vie. Incarnant les personnages, l’écriture est aussi parsemée de métaphores, éclats fugitifs dans ces cheminements retracés.

   Le roman s’inscrit dans une nature où l’homme peine à survivre, au point que leur destin à tous deux est précaire et si on sent l’auteur directement impliqué dans le devenir de cet environnement à préserver, il parvient à nous faire partager ses préoccupations sans jamais jouer les donneurs de leçons.

 

   Un roman policier écrit de main de maître, où la psychologie des personnages et l'atmosphère tiennent le haut du pavé mais pas au détriment de ce plaisir de lecture fait d’inquiétude pour le drame en train de se nouer : pas de doute, avec « Un pied au paradis », Ron Rash joue dans la cour des grands !

 

« Un pied au paradis », Ron RASH

Editions du Masque (262 p)

Paru en 2009

Lu dans le cadre d'un partenariat de BoB avec les éditions du Masque.

 

   Et maintenant, je file voir ce qu'en a pensé Emmyne, puisque nous avons convenu d'une lecture commune : a-t-elle aimé ce roman autant que moi ou allons-nous chipoter, comme cela nous est déjà arrivé de le faire ? Le suspense est insoutenable  !

 

   D'autres avis chez Actu du Noir , Moisson Noire , Papillon , Zarline , Kathel (qui vous mènera vers d'autres liens) ...

 


Commentaires

 

1. niki  le 30-10-2010 à 08:50:28  (site)

ton billet me donne envie d'inscrire ce roman dans mon petit calepin rouge

(un jour on trouvera mon petit livre rouge et peut-être que je deviendrai aussi célèbre que mao smiley_id239917

2. clara brest  le 30-10-2010 à 09:18:02  (site)

Je suis dans une période où je lis pratiquments plus de policiers ...
Pour plus tard !

3. Thalie2  le 30-10-2010 à 09:39:27  (site)

Et bien, cela donne envie, je le note pour plus tard.

4. Aifelle  le 30-10-2010 à 11:13:05  (site)

Je n'ai qu'une hâte : le commencer. Mais je dois d'abord faire mes devoirs, çà m'apprendra à accepter autant de livres-voyageurs et d'offres diverses.

5. BiblioMan(u)  le 30-10-2010 à 11:35:06  (site)

Je l'ai pris, reposé, repris, rereposé... et pourtant j'en entends beaucoup de bien. Des choix s'imposent !

6. emmyne  le 30-10-2010 à 14:04:17  (site)

Ben non, rien à chipoter, pfff...
Il va falloir que nous choisissions un autre livre pour sauver notre réputation Sourire

7. In Cold Blog  le 30-10-2010 à 14:31:41  (site)

Celui-là piaffe d'impatience depuis un bout dans ma LAL... Certainement, une de mes priorités quand je me déciderai à racheter des bouquins...

8. Ys  le 30-10-2010 à 14:47:45  (site)

Noté depuis au moins sa sortie, je l'ai à la bib et toujours pas lu, mais ça va venir.
Tu es bien souriante sur cette photo, tu as bien fait !

9. manu--  le 30-10-2010 à 15:04:43  (site)

Je suis toujours hésitante avec les romans qui se passent dans ces coins là des Etats Unis. J'ai tort visiblement !

10. Kathel  le 31-10-2010 à 17:29:39  (site)

Merci pour le lien ! Je suis contente que tu aies aimé aussi et j'attends la prochaine parution de Ron Rash avec intérêt et impatience !

11. Karine:)  le 31-10-2010 à 17:36:47  (site)

Oui, beaucoup de bien de dit sur ce roman! Je vais - peut-être - finir par me laisser tenter!!

12. brize  le 31-10-2010 à 19:45:41  (site)

@ Niki : Mexicain

@ Clara Brest : Crime possible avec investigations policières = classification dans les policiers, mais pour l’écriture et la psychologie, « Un pied au paradis » est, avant tout, un roman au sens générique du terme.

@ Thalie : Et tu fais bien !

@ Aifelle : Hé, hé ! Je vois qu’on s’est laissée déborder !

@ BiblioMan(u) : Un moment que je tournais autour, moi aussi !

@ Emmyne : Ben oui, quoi ! C’est même pas drôle, on n’a pas chipoté ! Et le pire est que, en le lisant, j’étais sûre que tu allais aimer toi aussi ! (mais j’aurais pu me tromper, après tout, car j’ai vu quelques billets moins élogieux que les nôtres)

@ ICB : Dans l’immédiat, je vais le mettre en circulation dans ma bibliothèque tournante mais si, d’ici quelque temps, tu souhaites que je te le prête, n’hésite pas à me faire signe, ce sera avec plaisir.

@ Ys : Ah, ta remarque sur la photo me fait plaisir !
L’irruption (pas du tout préméditée) de cette photo sur mon blog a en fait une cause précise, bien qu’anecdotique. Mais, justement, il s’agit de quelque chose dont je pense parler prochainement.

@ Manu : Que te dire ? Que ce n’est pas du tout citadin, donc il faut aimer ce type d’ambiance, c’est sûr.

@ Kathel : Oui, je relirai cet auteur avec plaisir.

@ Karine : Bonne idée !

13. anaflore  le 31-10-2010 à 20:23:39  (site)

je connais pas cet auteur il me parait digne d'être découvert bonne nuit

14. emmyne  le 31-10-2010 à 21:59:06  (site)

Fais-moi une proposition smiley_id239883

15. Pincureuil  le 02-11-2010 à 13:51:16  (site)

J'ai aimé aussi cette construction qui fait que même si l'on est très vite fixé sur le "coupable", l'auteur nous tient en haleine encore...

16. Sassenach  le 02-11-2010 à 19:31:37  (site)

Je trouve que découvrir l'histoire sous différents points de vue est toujours intéressant et surprenant !!! Et puis, vu que les avis sont positifs dans l'ensemble, je l'ai noté Sourire

17. Brize  le 03-11-2010 à 19:02:46  (site)

@ Anaflore : Oui, c’est une belle découverte.

@ Emmyne : J’ai une lecture en cours (« May le monde », de Michel Jeury) et des lectures prévues ensuite (« Reckless », « La ballade de Lila K », « Corpus Delicti »), correspondant pour deux d’entre elles à des livres réservés à la bibliothèque donc je n’ai pas de marge de manœuvre.
Voilà le programme dans l’immédiat !

@ Pincureuil : C’est justement ce que j’ai trouvé très fort !

@ Sassenach : Il a des chances de te plaire !

édité le 03-11-2010 à 19:03:16

18. Theoma  le 04-11-2010 à 09:40:58  (site)

Dans la cour des grands ? Noté !
ps : magnifique photo ! Tu sembles profiter de la vie avec ce sourire et cette nature en arrière fonds !

19. zarline  le 04-11-2010 à 12:41:43  (site)

Un livre que j'ai beaucoup aimé également, très bien construit et très bien écrit. Et merci pour le lien.

20. Brize  le 06-11-2010 à 18:58:17  (site)

@ Theoma : Je serais étonnée que ce roman ne te plaise pas !
(et merci pour la photo ! elle est arrivée sur le blog pas prévue du tout, mais j’en parlerai à l’occasion et, en attendant, ça donne un grand sourire pour accueillir les visiteurs de passage sur mes brizées).

@ Zarline : Oui, un roman qui sort de l’ordinaire et dont je pense que je me souviendrai.

 
 
 
posté le 26/10/10

"Un autre monde", Barbara KINGSOLVER

   En 1929, sa mère, Salomé, est repartie avec lui vers son pays d’origine, le Mexique, quittant son mari pour rejoindre Don Enrique et la vie plus fastueuse après laquelle elle court et continuera à courir, utilisant les hommes comme autant de moyens de parvenir à ses fins. En attendant, les voilà dans ce lieu reculé qu’est Isla Pixol. Le garçon a treize ans, il aide Leandro aux cuisines, lit avec passion les incroyables aventures de Cortès le conquérant, découvre le monde sous-marin et une grotte mystérieuse, la lacuna.

   Plus tard, sa mère le réexpédiera à son père, tel un paquet, et il fréquentera une école militaire pour adolescents, la Potomac Academy, à Washington.

   Et lorsque celui qui, nous le savons, devait être écrivain, retournera au Mexique, ce sera pour y côtoyer Frida Kahlo, Diego Rivera et l’homme qu’ils hébergeaient alors chez eux, Trostky. Avant de revenir aux Etats-Unis, au moment où la « chasse aux sorcières » du maccarthysme poursuit tout ce qui ressemble de près ou de loin à un communiste.


   Quant à moi, je ne suis que l’archiviste, portant à votre regard les écrits intimes de cet homme, Harrison William Sheperd, dont je veux que vous connaissiez l’histoire.

 

                    ---------------------

 

    Il y a des livres qui vous apprivoisent lentement et, une fois qu’ils l’ont fait, on redoute le moment où il faudra les quitter.

   « Un autre monde » a fait partie de ceux-là.

   J’ai commencé sa lecture en étant un peu déconcertée. Je me souvenais vaguement d’une quatrième de couverture (que je n’ai pas reprise ci-dessus, j’ai rédigé ma propre présentation) évoquant Frida Kahlo et Trotsky, donc j’attendais leur apparition et l’irruption de l’Histoire dans le récit. Au lieu de quoi, j’avais l’ébauche d’une autobiographie, dont la musique, certes, me plaisait mais, bon, je n’étais pas partie avec l’intention de lire le roman d’apprentissage d’un adolescent.

   Et puis, peu à peu, en même temps que je ne pouvais résister à la voix singulière du narrateur, témoin de la finesse de son jugement, de sa capacité à épingler, souvent avec humour, les choses et les gens, et alors que l’autobiographie avait cédé la place à ses journaux intimes, j’ai perçu en filigrane le dessin de l’Histoire derrière l’histoire de Harry Sheperd, lorsqu’il est confronté aux revendications des vétérans de la première guerre mondiale (la « Bonus Army ») réclamant le paiement des indemnités qui leur sont dues. Et c’est là que réside une des forces du roman, incrustant l’intime dans le monde, les résonnances du second sur le premier comme les échos que renvoie l’histoire de Cortès, qui a tant impressionnée Harry adolescent, à celle du monde contemporain. Dès lors, le roman ne cessera plus de nous transporter du particulier au général, d’un destin individuel à celui d’une nation, sur lequel il s’interroge. Au Mexique, d’abord, puis aux Etats-Unis.

   On y croise bien les personnages illustres que j’attendais. Frida Kahlo, à la beauté luxuriante, si proche par l’âge du narrateur et partageant avec lui un tempérament d’artiste, sauf que chez elle tout est feu, fascine le jeune homme par sa combativité. Son époux Diego Rivera, peintre que j’aurais dû connaître mais que j’ai découvert ici, est à lui seul emblématique des relations pouvant unir l’art et la vie, puisque ses fresques (dont l’une se verra interdite à New York, parce qu’y apparaît Lénine) sont en prise directe sur les mouvements sociopolitiques de son temps. Plus loin dans le roman, l’exposition avortée (car elle montre la vérité d’un pays) des peintres américains prévue pour l’exportation, illustrera elle aussi le rôle éventuellement politique de l’art.

   Quant à Trotsky, le lecteur le découvre par le truchement de cette fiction, dans une intimité imaginée mais on peut être certain que le travail documentaire préalable de l’écrivain assoit cette extrapolation humaine sur des bases solides.

   Après avoir côtoyé de tels personnages, le choc du maccarthysme paraît encore plus rude. Là aussi, la fiction facilite l’appréhension de l’intérieur, comme si on la vivait soi même, d’une réalité connue mais dont l’auteur nous fait au mieux percevoir la terrifiante absurdité.

   A cela s’ajoute, autre contrepoint, une réflexion davantage ciblée sur l’écriture comme nécessaire moyen d’ancrage dans le réel, tant au niveau individuel (j’en veux pour preuve l’importance primordiale que ses carnets intimes revêtent aux yeux du héros), qu’au niveau collectif (l’écrivain miroir réfléchissant et réflexif de son temps).

   Enfin, le roman questionne avec pertinence l’émergence du pouvoir des médias, au travers de celui de la radio. A cet égard, l’exemple de l’onde de choc provoquée par la phrase de Winston Churchill sur le « rideau de fer » est probant.

 

   Mais toutes ces considérations sur les nombreuses facettes intéressantes de l’œuvre ne doivent pas faire oublier qu’ « Un autre monde » est avant tout l’histoire de celui que Frida Kahlo avait surnommé Insolito. Je l’ai suivie avec un intérêt croissant, m’attachant de plus en plus à l’individu, notant l’émergence d’une sensibilité hors du commun, une manière de conter sans se mettre en avant, observateur attentif ponctuant souvent ses aperçus narratifs par une assertion piquante. Chez lui, attention particulière aux autres et discernement peuvent cependant côtoyer une certaine candeur, une foi persistante dans le genre humain. Si bien que j’ai partagé, vivement, ses émotions, sur un registre allant de l’étonnement à l’admiration, de la joie à la douleur la plus intense, de la confiance à la stupéfaction.

   Un mot enfin de la construction, car elle a son importance. L’autobiographie esquissée est subitement interrompue par une mystérieuse archiviste (omnisciente) intervenant bien des années plus tard et elle se trouve relayée par des carnets tenus par l’auteur, entrecoupés de divers documents, lettres ou coupures de presse. Certes, le parcours est chronologique mais la tension sous-jacente est permanente puisque l’archiviste nous précise rapidement (dès la page 44) qu’en 1954 Sheperd était mort, soit à moins de quarante ans et bien sûr on se demande, anxieusement, ce qui s’est passé. Et il y a, in fine, une manière de jouer avec le lecteur en faisant ricocher la structure du roman sur celle des romans de Sheperd, une façon de boucler ainsi la boucle, qui m’ont emballée.

 

  Superbement écrit, « Un autre monde » est un roman, fin, intelligent et sensible, mêlant avec bonheur et justesse l’individuel et l’universel, de ceux dont on se dit que les heures passées à le lire vous ont non seulement été agréables mais vous ont nourri, enrichi : et il n’y en a pas tant que cela, des romans de cette sorte !

 

« Un autre monde », Barbara KINGSOLVER

Editions Payot et Rivages (664 p)

Paru en août 2010

 

Lu aussi par :

Papillon : « Un roman ambitieux, époustouflant et vertigineux, à la construction subtile et à l’écriture dense […] »

Winniethepooh : « Ce qui est extraordinaire, c'est ce mélange entre personnes ayant vraiment existés et le héros du livre, qui vous donne l'impression que Shepherd a réellement vécu alors qu'il n'est qu'invention de l'auteur

Zarline : « Ce livre est ce que j'appellerais un "livre sandwich". Le pain est bon, mais ce qui vaut vraiment la peine est la farce du milieu. Je suis en effet passée durant ma lecture d'un léger ennui à une lecture coup de cœur. »

Enna n’a pas aimé (abandon à la page 150).

 


Commentaires

 

1. clara brest  le 26-10-2010 à 20:22:50  (site)

Après un tel billet, difficile de ne pas le noter...

2. pappillon  le 26-10-2010 à 21:02:33  (site)

Très beau billet qui rend parfaitement la densité et la richesse de ce roman. Mon grand coup de coeur de la rentrée !

3. emmyne  le 26-10-2010 à 21:57:45  (site)

Ah, depuis le temps que je me promets de lire B.Kingsolver, j'ai Un été prodigue dans ma Pal, il patiente, il patiente... Alors ce billet...

( Un pied au paradis terminé Sourire

4. Karine:)  le 26-10-2010 à 23:12:32  (site)

J'ai été plus ou moins emballée par ma première lecture de Kingsolver, du coup, j'hésite. Pourtant, ici, il ne semble pas avoir trop de verdure, de bestioles et de gros messages écolo... je note, donc.

5. keisha  le 27-10-2010 à 07:07:11  (site)

Sans étonner personne, je crois que je vais plutôt lire tranquillou un autre titre, avec plus de nature (coucou karineSourire ^_^)

6. cathulu  le 27-10-2010 à 07:16:45

Il est dans ma PAL et ton billet vient d ele faire remonter d'un cran!Sourire

7. zarline  le 27-10-2010 à 15:53:51  (site)

Je suis très heureuse de lire un autre billet enthousiaste sur ce livre et j'espère qu'il encouragera les futurs lecteurs à passer cette première partie un peu plus difficile pour découvrir la suite. Plus je repense à ce livre, plus je trouve la construction et les personnages brillants. Merci pour le lien ;-)

8. brize  le 27-10-2010 à 19:11:14  (site)

@ Clara Brest : Je m’en réjouis !

@ Papillon : Merci ! Je vois bien que mon billet est (trop ?) long…mais je n’ai pas réussi à couper ! D’ailleurs, arrivée à la fin de ma lecture, je me suis dit que je relirais ce roman (remarque que je ne me fais quasiment jamais).

@ Emmyne : « Un été prodigue » n’a rien à voir avec celui-ci, mais j’avais adoré (du coup, j’étais déçue, quand il a fait l’objet, il y a un an je crois, d’une lecture commune du Blogoclub, car les avis étaient très divers…).
(« Un pied au paradis » : lecture achevée et je ne suis même pas sûre qu’on chipote Clin doeil1 !)

@ Karine : Je te le confirme, rien à voir avec « Un été prodigue »smiley_id176237 (car c’est à celui-là que tu dois faire allusion, je pense), alors peut-être qu’il te plairait.

@ Keisha : A mon avis, les deux titres sont susceptibles de te plaire (mais, bon, je me trompe peut-être) !

@ Cathulu : Oui, lis-le ! (et là, je ne peux m’empêcher d’espérer que tu aimeras aussi, car on a toujours envie de partager ce qui nous a beaucoup plu)

@ Zarline : Comme je le disais chez Papillon, je savais que je lirais ce roman, donc j’avais volontairement zappé les critiques. Du coup, après avoir rédigé la mienne, j’étais curieuse de voir quelles avaient été les réactions d’autres lecteurs et ça m’a fait très plaisir de découvrir la tienne, fort bien illustrée en plus (j’étais contente de voir la maison de Diego Rivera, telle que le narrateur la décrit ; les fresques, je les avais vues en faisant des recherches sur le peintre).

9. Sassenach  le 28-10-2010 à 14:02:08  (site)

Ton billet est très beau mais j'ai un souvenir de lecture trop pénible pour Prodigal summer (où je m'étais trainée comme une âme en peine au fil des pages. En plus, avec ce nouveau titre, je ne suis même pas attirée par l'histoire alors je passe mon tour !

10. manu--  le 30-10-2010 à 15:08:57  (site)

J'ai souvenir d'une lecture mi figue mi raisin avec "Les yeux dans les arbres" Des passages longs et ennuyeux avec des bestioles etc comme le dit Karine et d'autres passionnants. Mais je n'ai plus jamais eu l'envie de lire cette romancière.

11. wonderful  le 04-11-2010 à 22:11:27  (site)

Elle est super barbara mais depuis "les yeux dans les arbres", je ne peux plus... J'ai saturé; mais c'est vrai qu'elle a un humour fin!

12. Brize  le 06-11-2010 à 19:09:06  (site)

@ Sassenach : L’histoire n’a rien à voir avec celle d’ « Un été prodigue », mais si elle ne t’attire pas, tu as raison de ne pas te risquer.

@ Manu : Figure-toi que « Les yeux dans les arbres », je l’avais acheté à sa sortie… et je l’ai donné sans avoir réussi à en achever la lecture. J’avais beaucoup aimé les romans que j’avais lus précédemment : « L’arbre aux haricots » et « Les cochons au paradis » mais là, pas moyen d’accrocher… En revanche, j’avais adoré, ensuite, « Un été prodigue ».
Avec « Un autre monde », on a quelque chose de très différent des trois que j’avais aimés mais pourtant le roman m’a beaucoup plu : ceci pour dire que, si l’histoire et les thèmes traités t’attirent, il ne faut pas craindre de t’y risquer sans tenir compte de ton expérience précédente, ça vaut le coup.

@ Wonderful : Je viens justement d’évoquer « Les yeux dans les arbres » auprès de Manu : voir mon commentaire ci-dessus !

13. GeishaNellie  le 16-11-2010 à 18:38:46  (site)

J'aime énormément Frida Kahlo, alors si par ce personnage je peux en connaître plus sur cette femme dont j'admire la force de caractère et le talent, alors je prends ce livre en note.

 
 
 
posté le 23/10/10

Murakami à Versailles...

 

 

(cliquez pour agrandir les photos)

 

Une exposition controversée, comme vous ne l'ignorez pas.

Pour ma part, je me contenterai de dire que... c'est coloré , ou brillant (au sens propre du terme  )  !

 

 

Complément d’info :

   Pour répondre aux questions posées dans les commentaires (et éventuellement aux questions muettes d’autres visiteurs), je reviens apporter un petit complément à mon billet très laconique, qui avait pour seul but de vous donner à voir quelques images d’une exposition au sujet de laquelle je n’avais pas envie de polémiquer.

Rappel des faits :

   Il y a deux ans, le château de Versailles fut le théâtre d’une exposition consacrée au sculpteur Jeff Koons, qui défraya la chronique (on pouvait notamment y admirer un homard géant suspendu dans le salon de Mars).

   Cette année, du 14 septembre au 12 décembre, c’est au tour de l’artiste japonais Takashi Murakami d’être exposé au château, ce qui a suscité une nouvelle controverse sur le même thème (en gros, parce que le thème se décline de manière plus spécifique pour cet artiste en particulier) : est-il opportun d’insérer des œuvres d’inspiration résolument moderne dans le cadre prestigieux du château de Versailles ?

   Les journaux s’en sont fait l’écho, petite revue de presse (non exhaustive) pour les curieux :

Le Monde : « Murakami à Versailles, audace ou sacrilège ? »

Le Figaro : « Murakami ne fait pas l’unanimité à Versailles »

L’Express : « Murakami à Versailles, un scandale ? »

Le Nouvel Obs : « Murakami à Versailles, Frédéric Mitterand trouve ça "bien"» et « Action en référé des opposants ».

Les Inrocks : « Murakami à Versailles : le capitalisme dans la cour du roi »

 

   Et pour avoir un aperçu très complet de l’exposition (présentation générale, détail des œuvres avec commentaires etc.), rendez-vous dans la rubrique qui lui est consacrée sur le site du château de Versailles.

 


Commentaires

 

1. manu--  le 23-10-2010 à 11:03:18  (site)

J'ignore tout de cette expo. Peux-tu en dire plus ? Pourquoi l'appeler Murakami ?

2. Petite Fleur  le 23-10-2010 à 12:04:51  (site)

Controversée, c'est vrai. Mais je trouve qu'elle fait tout de même moins de bruit que celle de Kuntz. Est-ce que les versaillais s'habitueraient ? :-)
Perso, je ne suis pas fan du mélange des genres, mais bon...

3. Aifelle  le 23-10-2010 à 13:19:21  (site)

Je pensais y aller, mais .... ce ne sera pas encore pour cette semaine, çà pied çà fait loin.

4. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 23-10-2010 à 17:40:08  (site)

je ne connais pas du tout ^^

5. 3meraude  le 24-10-2010 à 13:33:16

Ah tiens, j'aurai bien aimé avoir un avis un peu plus... détaillé! ;-)
Je ne suis pas fan de Murakami, je n'ai vu qu'une infime petite partie de ces oeuvres à Venise, qui ne m'avais ni plu ni déplu, mais l'art contemporain à Versailles m'intriguait (je n'étais pas allée voir Kuntz).
En attendant, j'avoue qu'il y a plein d'autres expos qui ont ma préférence !! :-)

6. brize  le 24-10-2010 à 14:06:53  (site)

@ Manu : Je vais éditer un « complément d’info » pour répondre à tes questions !

@ Petite Fleur : Tu sais, il y a de tout, dans les Versaillais, notamment des gens venant de tous les horizons provinciaux, qui ne sont qu’en transit (comme moi). Tu verras cependant dans le « complément d’info » que je vais mettre en ligne que certains parmi eux se sont malgré tout émus.

@ Aifelle : Eh oui, Versailles n’est quand même pas la porte à côté, pour toi.

@ La Sardine : « Complément d’info » bientôt en ligne !

@ Emeraude : L’aspect polémique me saoule un peu : de toute façon, on ne demande pas l’avis du public, donc le débat ne mènera à rien, la décision d’exposer est prise. Et puis, c’est une expo provisoire. Pour moi, elle n’apporte rien au château (du monde en plus… je ne sais pas, il y a déjà tellement de visiteurs), ne lui retire rien non plus (enfin, je dis ça, mais c’est parce que j’y ai accès facilement ; je comprends que les gens qui ne le verront qu’une fois dans leur vie puissent préférer le fair sans les œuvres de Murakami): c’est comme une petite greffe provisoire.
Si je voulais donner mon avis, il faudrait sans doute que je me penche sur tout le commentaire accompagnant les œuvres et, franchement, ça ne m’intéresse pas. Malgré tout, il y a quelques œuvres que j’ai trouvées, esthétiquement parlant, pas désagréables à regarder.
Globalement, mon avis est plutôt que je suis assez indifférente car ces œuvres ne suscitent rien en moi, aucune émotion, même pas l’agacement car je trouve que la polémique ne contribue qu’à donner encore plus de notoriété à un artiste qui n’avait pas besoin de cela.

7. Pincureuil  le 26-10-2010 à 13:35:27  (site)

Mreci pour la revue de presse, autant Jeff Koons ne m'attirait pas, autant Murakami me tente plus !

8. Cynthiaaa  le 26-10-2010 à 19:18:01

Opportun je ne sais pas mais compatible? Vu d'ici ça m'a quand même l'air un peu bizarre, enfin je veux dire coloré ^^

9. brize  le 27-10-2010 à 19:17:29  (site)

@ Pincureuil : Dans ce cas, aucune raison de ne pas céder à ta curiosité !

@ Cynthia : Ben, pour parler de compatibilité, il faudrait trouver des résonnances entre les œuvres de l’artiste et le cadre dans lequel elles sont insérées : en se donnant un peu de mal, on doit y parvenir (je n’ai pas été assez intéressée pour me pencher sur tout l’appareil critique dont est dotée l’exposition), car que ne peut-on pas faire dire au commentaire d’une œuvre d’art contemporaine ? Gageons que d’aucuns auront trouvé les éléments conceptuels permettant de justifier l’affaire !

10. manu--  le 30-10-2010 à 15:10:31  (site)

Merci brize !
J'aimerais beaucoup visiter Versailles. Sans doute lors d'une prochaine visite chez mes beaux parents Sourire

11. zarline  le 04-11-2010 à 16:02:23  (site)

Mouais, pas très convaincue mais c'est une approche dynamique du château au moins. Par contre, comme tu le dis, par sûre que j'apprecierais si je venais à Versailles pour la première fois. Ton article m'a quand même donné envie de revisiter ce site superbe.

12. liliba  le 13-11-2010 à 15:49:44  (site)

Nous y sommes allés avec les enfants pendant les vacances. Nous avons beaucoup aimé les personnages et objets exposés, mais pour nous, ça n'a rien à faire dans ce cadre...

 
 
 
posté le 21/10/10

"BRUXELLES - Itinéraires", François SCHUITEN et Christine COSTE

    Avant de partir pour la petite virée évoquée ici, je m’étais fait un plaisir d’acheter le guide « Bruxelles - Itinéraires » sur lequel je lorgnais depuis déjà un bon moment (mais fallait au moins que j’y aille, à Bruxelles, pour justifier l’achat… non, je n’ai pas dit que je ne suis allée à Bruxelles que pour mériter cette acquisition !), tout simplement parce que le dessinateur n’est autre que Schuiten, dont je collectionne les œuvres.

 

   Pour ceux qui n’auraient pas encore repéré cette collection de guides de voyage, précisons en quoi sa présentation la distingue des autres.

    Loin d’être un recensement exhaustif et dûment ordonné des curiosités à ne pas manquer, elle est avant tout une invitation à la flânerie et à la découverte, au gré des itinéraires proposés. Ceux-ci, bien sûr, permettent de ne pas passer à côté de tout ce qui mérite d’être observé mais n’hésitent pas non plus à sortir des sentiers battus. Ces parcours sont assortis d’autant d’explications que le promeneur peut en souhaiter pour connaître l’histoire des lieux et des figures marquantes qui y ont séjourné.

 

    Mais surtout, et c’est là que réside l’innovation essentielle, ils ne sont pas illustrés par des photos mais par des dessins d’artistes bien connus des amateurs de bande dessinée.

 

   Et comme, dans le cas de Bruxelles, il s’agit de Schuiten, inutile de vous dire que ces illustrations, en noir et blanc ou en couleur, certaines mêlant, comme toujours dans les albums de l’auteur, l’imaginaire au réel, sont originales et souvent superbes. On notera d’ailleurs que la ville a toujours été une source d’inspiration pour le dessinateur qui lui avait déjà consacré, avec Peeters, un album éponyme, « Brüsel ».

 

   Ancré, lui, dans la réalité socio-économique de la ville sur laquelle il propose au passage un éclairage intéressant, le texte de la journaliste Christine Coste permet d’appréhender la complexité d’une cité à l’architecture multiple et dont les transformations structurelles, passées ou récentes, s’offrent au regard ainsi averti.

   Texte et dessins se complètent donc, pour le plus grand bonheur du lecteur et (souvent) promeneur, soucieux de mieux appréhender la nature de la ville.

 

   Pour ma part, mon escapade bruxelloise m’a donné très envie d’y retourner (en espérant, car on peut toujours espérer, que le magnifique ciel bleu qui agrémenta cette découverte initiale sera à nouveau au rendez-vous !) car si j’en crois mon guide, il me reste encore beaucoup à découvrir (la maison Autrique, entre autres, dont Schuiten et Peeters ont signé la scénographie).

 

   Quant aux autres guides de voyage de cette collection, j’ai repéré récemment celui consacré à Florence, dont j’aime beaucoup les illustrations et que je serais tentée d'acheter… mais j’hésite car je n’ai pas prévu dans l’immédiat de visiter cette ville (encore que : ça fait un moment qu’elle m’attire et là, j’aurais une bonne raison d’y aller ! et puis, j’y pense, il y a peut-être des blogueuses « lectures » francophones sur place, qui pourraient organiser une petite rencontre  !).

 

« Bruxelles – Itinéraires », François SCHUITEN et Christine COSTE

Editions Casterman – collection lonely planet

(existe en deux formats, comme j’ai pu le constater il y a peu)

 

Edit du 23/10 : des précisions sur les guides parus (et aussi sur les deux formats) ici . Il n'y est pas fait mention de celui sur Florence, car il vient de sortir. C'est Nicolas de Crécy qui en est l'illustrateur.

 

D'autres articles sur SCHUITEN (et PEETERS) sur ce blog :

                    
 


Commentaires

 

1. Aifelle  le 22-10-2010 à 06:48:43  (site)

Je ne connaissais pas cette collection, finalement telle que tu la présentes, elle peut être sympa même si on n'a pas de projet de voyage. (réel).

2. Petite Fleur  le 22-10-2010 à 08:08:17  (site)

Je ne connaissais pas non plus ces guides. Bon, le Lonely Planet, si, même si je n'en ai jamais utilisé... J'avoue bien aimé les "Evasion" qui proposent des itinéraires assez sympa. Mais effectivement, l'idée du dessin est tout simplement géniale !

3. Sassenach  le 22-10-2010 à 08:45:32  (site)

C'est vrai que cela m'a l'air d'être un bel album pour découvrir cette ville mais il est ensuite indispensable d'y aller pour la voir de ses propres yeux !!! Et pour l'instant, un voyage en Belgique n'est pas dans mes tablettes mais je note quand même Sourire

4. kathel  le 22-10-2010 à 12:35:43  (site)

Je ne connaissais pas ces guides ! Et il en existe un sur Florence aussi ? A retenir pour des futurs voyages !

5. Tamara  le 22-10-2010 à 14:29:42  (site)

Mister T. est un inconditionnel des guides Lonely Planet, mais je ne connaissais pas non plus cette collection... Bonne idée de Kdo de Noël, tiens ! (tout en suggérant un petit voyage en amoureux !!!)

6. niki  le 22-10-2010 à 14:58:45  (site)

vais me l'acheter celui-là ! smiley_id239906

7. manu--  le 22-10-2010 à 19:43:12  (site)

Je confirme que ce guide est un bel objet !

8. brize  le 23-10-2010 à 10:15:51  (site)

@ Aifelle, Petite Fleur, Sassenach, Kathel et Tamara : J’ai hésité à écrire ce billet car je croyais (je ne sais pas pourquoi, car je me rends compte qu’ils ne sont sortis qu’en mars 2010) que tout le monde connaissait déjà cette collection, donc vos réactions me prouvent que j’ai bien fait.
J’ai trouvé sur internet une présentation très bien faite des guides déjà parus : j’ai ajouté un lien vers elle (qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous Sourire !) en edit tout à la fin de mon billet.

@ Niki : Et je serais curieuse de savoir ce que tu en penseras quant au contenu, puisque tu auras un regard pertinent de Bruxelloise.

@ Manu : Oui, difficile d’y résister !

9. niki  le 23-10-2010 à 15:09:30  (site)

un regard pertinent... moi ?smiley_id239914 la fille qui n'est capable que de dire "j'aime" ou "j'aime pas" quand je parle d'un bouquin smiley_id239887

10. choco (et son grenier)  le 30-10-2010 à 17:34:53  (site)

C'est marrant, je dcouvre dans l' illustration que tu as choisie, le même angle de vue qu'une photo que j'ai prise pdt notre journée rallye... Sourire

11. liliba  le 13-11-2010 à 15:52:12  (site)

Un livre MAGNIFIQUE !

 
 
 
posté le 19/10/10

Où il est question de frites, de bière, de blogueuses et de chocolat : BRUXELLES (une fois) !

   Allez, c'est bien parce que c'est vous... et parce qu'il y en a qui vont me traiter de cachottière ! Voilà donc la photo-souvenir d'une sympathique virée de blogueuses à Bruxelles, lors d'un récent week-end, à l'initiative de Cynthia, Chaplum et Ys et en compagnie de Choco, EmmyneLiliba, Restling, CécileQD9, Lounima et Niki..

   Et si vous voulez en savoir davantage sur nos folles aventures bruxelloises, les comptes-rendus ont fleuri chez Cynthia, Choco et Liliba !

 

 


Commentaires

 

1. Gwe(naelle)  le 19-10-2010 à 20:08:38  (site)

Une rencontre sympa et bien arrosée alors? ;-)

2. brize  le 19-10-2010 à 20:37:01  (site)

@ Gwenaëlle : Ben, y'en a des qui ne boivent pas (je ne donnerai pas de noms !), mais moi, une petite bière quand je sors, et a fortiori dans un pays comme la Belgique (je dis pareil en Allemagne !) j'suis pas contre Rire1 !

édité le 19-10-2010 à 20:38:13

3. manu--  le 19-10-2010 à 20:40:51  (site)

Quand est-ce qu'on remet ça ?
(bon je vois que tu n'as pas pu résister au une fois mdr)

4. emmyne  le 19-10-2010 à 20:51:14  (site)

Tout est dit dans le titre... mais pour Une fois, ben, ce n'est pas vrai o)

5. L'or des chambres  le 19-10-2010 à 21:16:27  (site)

Veinardes que vous êtes !!!!!! (pour le chocolat, Bruxelles et le reste...)

6. Ys  le 19-10-2010 à 22:12:18  (site)

Ben ça, c'est le minimum syndical Rire

7. Aifelle  le 20-10-2010 à 06:57:40  (site)

J'ai lu les billets que tu cites, vous avez passé un super week-end, je ne sais pas si mon estomac aurait résisté !

8. Sandrine(SD49)  le 20-10-2010 à 07:43:08  (site)

Toujours très sympa une rencontre de blogueuses, celle-ci le prouve une fois de plus smiley_id117952

9. Sassenach  le 20-10-2010 à 09:03:55  (site)

Cela devait être une rencontre bien sympa Sourire J'adore ce genre de réunion entre blogueuses ... et le 31, ce sera au salon du livre de Carhaix que je retrouverai quelques blogueurs/blogueuses breton(ne)s Sourire

10. clara brest  le 20-10-2010 à 09:22:16  (site)

On n'aura pas les frites mais on se voit le 31 octobre à Carhaix ...

11. keisha  le 20-10-2010 à 09:46:14  (site)

Je t'ai reconnue!!!

12. niki  le 20-10-2010 à 09:47:53  (site)

un chouette billet ... une fois Clin doeil1

13. kathel  le 20-10-2010 à 11:56:12  (site)

J'aurais bien aimé être des vôtres, mais c'était un peu difficile, vu la distance ! En tout cas, ça avait l'air très sympa !

14. In Cold Blog  le 20-10-2010 à 12:57:44  (site)

Et les Belges, ça ne les a pas effrayé cette meute de blogueuses en goguette ? Cali

15. Restling  le 20-10-2010 à 13:35:18  (site)

Hihi ce qui revient souvent dans les billets, c'est qu'il y en avait 2 qui ne buvaient pas. Surprise
J'ai quand même goûté la bière au chocolat, mais je ne suis pas sure que je vais y devenir accro...

16. brize  le 20-10-2010 à 14:34:47  (site)

@ Manu : J’ai bien pensé à toi quand je l’ai écrit, ce « une fois » (impossible de résister smiley_id119173 !) !

@ Emmyne : Aïe, je ne sais pas si tu vises mon usage (inapproprié, j’en ai conscience) du « Une fois » ou si tu fais allusion aux blogueuses ne buvant pas de bière Rire1 !

@ L’or des chambres : C’est vrai qu’on est des chanceuses !

@ Ys : Yep ! (et je ne sais même pas si c’est mieux que rien Clin doeil1 !)

@ Aifelle : L’estomac possède d’incroyables facultés d’adaptation, crois moi smiley_id119158 !

17. brize  le 20-10-2010 à 14:44:26  (site)

@ SD49 : Oui, c’était un week-end bien agréable !

@ Sassenach et Clara Brest : J’espère que vous nous raconterez, les filles !

@ Keisha : smiley_id118676

@ Niki : C’est la photo qui fait tout Rire !

@ Kathel : Oui, c’était fort sympathique !

@ In Cold Blog : Y zont peur de rien, nos amis belges ! Même pas d’une bande de donzelles blogueuses smiley_id2409225 !

@ Restling : La bière au chocolat, c’est pas pour moi non plus ! Mais c’est parce que ça ne ressemble pas à de la bière Bof1 !

18. 6billine  le 20-10-2010 à 17:46:36  (site)

Vous deviez être toutes (sauf 2 personnes sobres)) fameusement strontzat !!
Mmhh me demande bien où tu es sur cette photo Sourire....

19. ulaz  le 20-10-2010 à 18:55:05  (site)

Sympa !
Par contre, on ne sait pas qui est qui sur la photo, c'est dommage !

20. emmyne  le 20-10-2010 à 21:19:35  (site)

Je ciblais franchement les blogueuses qui ont fait honneur aux spécialités belges...

21. George  le 20-10-2010 à 21:49:47  (site)

il y a beaucoup de blogueuses que j'aurais bien aimé rencontrer !!! quelle chance !

22. Lounima  le 21-10-2010 à 07:09:58  (site)

On a toute l'air ravi sur cette photo et c'est vrai que nous avons passé un super week-end... ;-)

23. brize  le 21-10-2010 à 12:00:25  (site)

@ Sybilline : Pas du tout ! Faut dire qu’une bière, ça a beaucoup moins d’effet sur moi que le petit vin blanc d’Alsace Fou !

@ Ulaz : On se montre… tout en restant incognito Lunettes1 !

@ Emmyne : Aucun abus à signaler, cependant ! Nous sommes restées très convenables !

@ George : Il y aura d’autres occasions de rencontres !

@ Lounima : Ensoleillé smiley_id118694, qui plus est : on ne le dira jamais assez !

24. choco (et son grenier)  le 30-10-2010 à 17:32:15  (site)

je voudrais pas enfoncer le clou mais je dirais bien comme Ys, minimum syndical... ^^

25. liliba  le 13-11-2010 à 15:50:52  (site)

Vite, vite, à nos agendas, on recommence !!!

 
 
 
posté le 19/10/10

"Sauver sa peau", Lisa GARDNER

 Quatrième de couverture

   Sally, Cindy, Lucile… Depuis, l’enfance, Annabelle Granger s’est habituée à devoir changer brusquement d prénom, de nom, de maison, de ville, d’histoire… Sans qu’on lui donne la moindre explication.

   La découverte, dans une chambre souterraine de l’ancien hôpital psychiatrique de Boston, des cadavres de six fillettes mortes des années auparavant fait la une des journaux. Un nom sur un médaillon identifie l’une des petites victimes : Annabelle Granger. L’heure n’est plus à la fuite et Annabelle décide de sortir enfin de l’ombre. Mais le tueur est toujours aux aguets. Depuis vingt-cinq ans…

 

   Le début intrigant d’un suspense qui ne l’est pas moins… et a propulsé Lisa Gardner en tête des listes de meilleures ventes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où elle est considérée comme l’une des plus grandes romancières du genre. 

*********************

   Parce que j’avais envie d’un thriller facile, une de ces lectures qu’on consomme comme un téléfilm à suspense, je n’ai pas résisté à cette quatrième de couverture prometteuse et j’ai emprunté ce roman à la bibliothèque l’autre jour.

   Le début commence fort, avec un paragraphe accrocheur sur le thème « Le monde est un système », malheureusement cet exercice de style réussi n’augure pas de la qualité de l’écriture par la suite, quelconque. Vous me direz que ce n’est pas ce qu’on attend d’un roman à suspense, donc revenons à l’histoire. Elle se laisse lire. Le début piétine un peu, puis le récit prend un bon rythme, alternant la narration du point de vue de l’enquêteur, Bobby et de celui d’Annabel, à la première personne du singulier dans ce cas-là. Il n’évite pas les clichés : la chef de l’équipe chargée de l’enquête a un physique de mannequin, son adjoint (et ancien amant, mais ça ne pouvait pas coller, vous comprenez, ils parlaient boulot tout le temps, malgré tout il reste une trace de complicité, sauf que ça sonne un peu faux quand ils se causent, tous les deux, enfin j'ai trouvé) n’est pas mal non plus, ce qui n’échappe pas aux yeux de l’héroïne …, mais on a au final un assez bon page turner. Le lecteur s’interroge en effet suffisamment sur le pourquoi de l’affaire pour aller au bout sans problème et suivre avec les enquêteurs plusieurs pistes, car l’intrigue n’est pas cousue de fil blanc (même si j’ai trouvé la révélation finale un peu facile, tout compte fait). Un zeste de romance vient couronner le tout, qui reste cependant dans le genre vite lu - vite oublié (mais distrayant, et c'est ce que j'en attendais).

   Comme je n’ai peur de rien (enfin presque! ), je tenterai peut-être un autre roman de l’auteur (le jour où j’aurai à nouveau envie d’une lecture de ce type), car d’après certaines remarques lues sur internet, celui-ci ne serait pas son meilleur.

   Et si vous avez des romans à suspense qui vous ont bien plu à me conseiller, n’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires.

 

« Sauver sa peau », Lisa GARDNER

Editions Albin Michel, collection « Spécial Suspense » (419 p)

Paru en septembre 2009

 


Commentaires

 

1. Ys  le 19-10-2010 à 11:34:57  (site)

J'ai acheté son dernier roman traduit sur la foi de billets sur les blogs. Les lecteurs sont absolument enthousiastes, complètement scotchés, super ravis du suspens. Je crois que le titre est "La maison d'à côté".

2. niki  le 19-10-2010 à 13:02:19  (site)

je comprends parfaitement ce que tu veux dire en parlant de lecture "facile" style téléfilm
thriller nerveux, etc
mais bon, je ne note pas ce titre car j'ai tellement de bouquins dans ma PAL que chais même pas quoi lire smiley_id239887gné

3. Restling  le 19-10-2010 à 13:24:51  (site)

Bon je note pour les périodes d'envie de lectures faciles et efficaces.

4. Aifelle  le 19-10-2010 à 13:28:01  (site)

Pourquoi pas, un jour où je n'aurai pas envie de me prendre la tête ..

5. Tulisquoi  le 19-10-2010 à 18:05:59  (site)

Sinon il y a aussi les Steve Mosby qui fonctionnent bien. Ca ne révolutionne pas la littérature, mais en cas de besoin de lecture vite lu, c'est bien.

6. manu--  le 19-10-2010 à 20:43:40  (site)

Je passe, il ne me tente pas du tout et je pense que je dois avoir d'autres auteurs dans ma PAL qui correspondent au profil : Nicci French ou Tana French.

7. brize  le 19-10-2010 à 20:54:55  (site)

@ Ys : Bon, je m’en souviendrai (et ton futur billet me le rappellera !).

@ Niki : Je vois que tu t’amuses autant que moi avec les smileys dans les commentaires Lunettes1 !

@ Restling : Oui, de temps en temps, ce n’est pas désagréable !

@ Aifelle : C’est exactement ça ! D’ailleurs j’avais bien failli le qualifier de thriller-pas-prise-de-tête !

@ Tulisquoi : Ah, oui, je connais de nom. Un titre que tu recommanderais tout spécialement ?

@ Manu : Le seul que j’aie lu de Nicci French, c’est « Jeu de dupes » (http://brize.vefblog.net/Jeux_de_dupes_Nicci_FRENCH). Je l’avais trouvé bien écrit et finement analysé pour ce qui est de la psychologie des personnages (deux aspects bien meilleurs que dans « Sauver sa peau »), en revanche ça mettait quand même un moment avant de démarrer.

édité le 19-10-2010 à 21:21:39

8. Sassenach  le 20-10-2010 à 09:01:46  (site)

J'ai noté son dernier titre paru en France car les billets sont enthousiastes ! Et je note aussi celui-ci qui m'a l'air de tenir ses promesses : il fait passer un bon moment de détente Clin doeil

9. pincureuil  le 20-10-2010 à 10:28:55  (site)

Je vois de plus en plus souvent le nom de cette auteure, ça pique ma curiosité...

10. Tamara  le 20-10-2010 à 13:55:15  (site)

De Steve Mosby, je viens de chroniquer "Un sur deux", j'ai l'impression que c'est le même genre que le tien : bon à la consommation, ne prend pas de place dans la mémoire !

11. brize  le 20-10-2010 à 14:24:54  (site)

@ Sassenach : Le plus récent a l’air mieux ! Mais si on n’en attend pas trop, celui-ci fait, comme tu le dis, passer un bon moment.

@ Pincureuil : Sur le coup, je l’avais confondue avec Lisa Unger (autre auteur de thriller)…

@ Tamara : Oui, j’avais repéré ton billet mais je viens seulement d’aller le lire. Je ne sais pas s’il y a toujours ces passages très violents dans ses romans, auquel cas ce ne sera (malheureusement) pas pour moi.

12. Tulisquoi  le 20-10-2010 à 22:47:15  (site)

J'ai lu "Un sur deux" et "Ceux qu’on aime". J'avais bien aimé les deux...
Sinon en moins "violent" il y a les Fred Vargas. Des policiers sympas qui remplissent bien leur rôle.

13. Lounima  le 21-10-2010 à 07:08:36  (site)

Je note pour les vacances où j'aime lire du facile...
PS : J'adore le chat "qui n'a peur de rien" !! ;-)

14. brize  le 21-10-2010 à 09:05:14  (site)

@ Tulisquoi : Merci pour les titres.
Quant à Vargas, dont j'ai quasiment tout lu, je ne la classe pas dans la même catégorie de romans-à-suspense-consommables, mais bien au-dessus, ne serait-ce que parce qu'elle, au moins, elle a une écriture.

@ Lounima : Moi aussi, je l'aime bien, ce chat Sourire !

15. Tulisquoi  le 21-10-2010 à 18:02:38  (site)

Pour Vargas, j'aimais beaucoup ses premiers romans et j'en ai lu beaucoup aussi. Simplement sur les derniers, je trouvais que ça commençait à trop se ressembler. J'en ai acheté un il y a pas longtemps pour voir si après une pause de presque 2 ans, j'apprécie à nouveau...

 
 
 
posté le 13/10/10

"Helena Rubinstein - La femme qui inventa la beauté", Michèle FITOUSSI

 « Pour moi qui ne connaissais rien à cette femme, hormis sa signature sur des produits de beauté que je n’employais pas, les premières lignes de sa biographie ont suffi : sa naissance, en 1872, à Kazimierz, le faubourg juif de Cracovie, ses sept sœurs cadettes […], et son départ, toute seule pour l’Australie, à 24 ans, armée d’une ombrelle, de douze pots de crème [que lui avait remis sa mère] et d’un culot – chutzpah, en yiddish – incommensurable.

   Tout de suite mon imagination s’est mise à galoper. Je l’ai vue prendre le train, le front pensivement appuyé contre la vitre, en récitant comme un mantra les prénoms de ses sœurs. Je l’ai vue, du haut de son mètre quarante-sept, grimper la passerelle du navire qui mettrait deux mois à gagner l’Australie, en parcourant la moitié du globe. J’ai vu ce minuscule bout de pionnière débarquer à Melbourne, dans un pays en friche, je l’ai vue se débattre, je l’ai vue manquer de sombrer, et je l’ai vue gagner.

   Sans que j’en sache beaucoup plus sur elle, Helena Rubinstein est ainsi devenue pour moi une héroïne romanesque, une Scarlett O’Hara polonaise, une conquérante au caractère forgé dans l’acier. Sa devise, elle qui détestait le passé, aurait pu être : « En avant ! », juchée sur ses talons de douze centimètres. […]

   Une plongée dans sa vie intense a confirmé ce que je pensais. Cette personnalité mal connue et pour tout dire oubliée, dont l’existence a traversé près d’un siècle (elle est morte à 93 ans, en 1965), et trois continents, était inouïe, hors normes, un génie, pour tout dire.

   Dotée de son courage, de son intelligence et de sa volonté de réussir qui lui faisaient oublier maris, enfants, famille, elle a bâti un empire à la fois industriel et financier. Mieux encore, elle a presque tout inventé de la cosmétique moderne et des moyens de la démocratiser. Ce qui n’était pas si simple à l’époque – et ne l’est toujours pas du reste, quoi qu’on en pense – pour une femme, de surcroît étrangère, pauvre et juive. Dédaignant avec superbe ces quatre handicaps, dont on ne sait lequel était le pire, elle en a souvent même fait une force. Non sans mal, on s’en doute. »

(extrait de la préface de l’auteur)

 

   D’Helena Rubinstein, je ne connaissais moi aussi strictement rien… excepté le nom, bien sûr, associé à une prestigieuse gamme de produits de beauté.

   La biographie de Michèle Fitoussi m’a donc permis de partir à la découverte d’un parcours d’exception, auquel la plume toute en vivacité de l’auteur prête un caractère quasi-romanesque. Et il y a de quoi ! Parce que qui aurait pu croire qu’Helena, compte tenu de la modestie de ses origines, connaîtrait un tel destin ?

   Ce destin, c’est elle qui se l’est fabriqué. Car avant d’enchaîner les réussites (avec comme point de départ sa fameuse crème Valaze et son premier magasin à Melbourne) en implantant ses salons à Londres, New York, Paris... , il y a eu les années de galère et la volonté, pugnace, d’avancer coûte que coûte. Et une fois la réussite atteinte, Helena ne s’est jamais reposée. Certes, il y a eu deux conflits mondiaux à traverser et elle aurait pu y perdre ce qu’elle était parvenue à forger. Mais de toute façon, Helena Rubinstein était un véritable bourreau de travail, car elle l’adorait, son travail, s’y investissant totalement, jusqu’à la fin de sa vie et au détriment, Michèle Fitoussi le souligne, de sa vie personnelle.

   C’est bien là tout le paradoxe de cette femme, incapable de tisser des liens affectifs vraiment satisfaisants, que ce soit avec son premier mari ou, plus tard, avec ses fils, auxquels elle n’a jamais consacré autant de temps que celui voué au développement de ses affaires.

   Avec beaucoup de perspicacité, Michèle Fitoussi dresse le portrait de cette battante en n’occultant aucune facette de sa personnalité souvent ambivalente (réservée mais loquace dès qu’elle parle boutique, plutôt pingre mais capable d’être très généreuse…), telle qu’elle s’affirmait aussi bien sur le plan professionnel que personnel. Et si Helena s’est acharnée à enjoliver sa vie, revisitant à sa manière les années préludant au succès pour dessiner les contours de sa légende et n’hésitant pas, aussi, à enjoliver tout ce qui concernait les origines et la fabrication de ses produits, sa biographe, elle, s’est efforcée de démêler le vrai du faux, pour nous donner de son parcours l’aperçu le plus exact qui soit.

   C’est un des atouts de cet ouvrage, qui conjugue avec bonheur l’analyse pénétrante d’un personnage hors du commun et l’évocation, en contrepoint, de presque un siècle d’évolution de nos sociétés occidentales, en braquant le projecteur aussi bien sur la vie des femmes et leur image que sur celle des milieux intellectuels et artistiques. Car Helena Rubinstein les fréquentait assidûment, ces milieux, donnant régulièrement des soirées où se croisait tout le beau monde de l’époque. Elle était aussi une collectionneuse hors pair qui a acheté tant et plus d’œuvres d’art (y compris d’art primitif, qui n’était pas encore au goût du jour), se trompant parfois mais, le plus souvent, aidée par son mari ou ses amis, devinant les talents en germe, si bien que ses acquisitions ne faisaient que prendre de la valeur avec le temps. A noter, parmi celles-ci, tous les portraits qu’ont dressés d’elle des peintres célèbres (voir ci-contre celui de Dali). Enfin, elle joua aussi les précurseurs en matière de publicité, utilisant sa vie durant son image pour promouvoir sa marque.

 

   J’ai lu avec grand plaisir cette biographie au rythme enlevé d’une femme littéralement extraordinaire, une self made woman dont la modernité s’affiche clairement dans sa manière de développer ses produits, en commençant par le lancement du maquillage, considéré jusque là comme vulgaire et, au fur et à mesure, son empire financier. Si ma préférence va aux années difficiles, celles où personne ne la connaît encore, tout m’a intéressée dans cette trajectoire. Elle permet d’évoquer le milieu émergent de l’industrie cosmétique, où Helena Rubinstein s’afficha comme une visionnaire, prônant comme indissociables l’hygiène de vie et les soins de la peau, tout en s’intégrant à une description socioculturelle plus large de son temps (qui m’a entre autres rappelé à quel point l’antisémitisme sévissait aussi aux Etats-Unis).

 

   Bref, une lecture où l’intérêt du récit se double d’un intérêt culturel indéniable : que demander de plus !

 

 

« Helena Rubinstein – La femme qui inventa la beauté », Michèle FITOUSSI

Editions Grasset (492 p)

Paru le 1er octobre.

Le site dédié.

Lu dans le cadre d’un partenariat entre BoB et les éditions Grasset.

 

L'avis de Tamara ("En un mot : passionnant !").

 

Et demain soir, je participe à une rencontre avec l’auteur :

 


Commentaires

 

1. Cynthiaaa  le 13-10-2010 à 22:40:08

Très beau billet qui donne envie ! Ce qui tombe plutôt bien vu qu'il est prévu dans mon programme de ce mois-ci Clin doeil

2. Aifelle  le 14-10-2010 à 06:55:03  (site)

Je me demandais justement s'il ne s'agissait pas d'un livre trop "people". Il ne semble pas, à l'occasion pourquoi pas.

3. Meria  le 14-10-2010 à 08:05:22  (site)

Je le note dans ma LAL. Ton commenatire me tente :-)

4. keisha  le 14-10-2010 à 08:25:35  (site)

J'ai hésité à le lire, il me semble avoir déjà lu sa biographie il y a longtemps, ou alors du romancé... Bah, pas le temps...
Trois parts de tarte quand même!

5. Pincureuil  le 14-10-2010 à 20:55:54  (site)

Cette bio me tentait après avoir lu un article dessus dans Elle. Je la note !

6. manu--  le 14-10-2010 à 21:03:43  (site)

Je ne suis pas fan de biographies et bon, celle-ci ne déroge pas à la règle.

7. brize  le 15-10-2010 à 10:39:39  (site)

@ Cynthia : Je suis certaine que tu vas aimer !

@ Aifelle : Helena Rubinstein côtoie des célébrités, en devient une elle-même, mais elle n’a rien d’un « people » au sens péjoratif où on peut l’entendre : c’est, avant tout, une bosseuse et si elle participe aux mondanités, c’est en y restant toujours un peu en deçà, réservée ; mais elle sait que ça fait partie du jeu, elle a compris le pouvoir de son image pour sa marque.

@ Meria et Pincureuil : Laissez-vous tenter : vous ne le regretterez pas !

@ Keisha : Et trois parts largement méritées : aucun état d‘âme pour les attribuer !

@ Manu : Mais elle se lit comme un roman ! (et puis, les règles sont faites pour être transgressées, non ?)

8. Tamara  le 15-10-2010 à 17:52:34  (site)

Ton billet est tout aussi passionnant ! :-)

9. Sophie Kune  le 16-10-2010 à 17:24:08  (site)

Très bel article qui donne vraiment envie de se plonger dans cette bio qui se lit avec plaisir, d'une seule traite et qui nous apprend beaucoup sur le XX ème siècle et la condition féminine.
3 parts de tarte bien méritées :-)

10. liliba  le 17-10-2010 à 10:33:13  (site)

Ah il faudrait que je le lise, d'autant plus que j'ai bossé pour cette marque pendant 4 ans !
Je n'ai lu que les très romancés romans de Sulitzer : Annah et l'impératrice (mais que j'avais adorés à l'époque).

11. Restling  le 17-10-2010 à 11:28:32  (site)

Tu es bigrement tentante dans ton billet ! Je me suis mise aux biographies (d'écrivains) il y a peu de temps, je vais peut-être élargir mon point de vue. Clin doeil1

12. brize  le 17-10-2010 à 13:50:36  (site)

@ Tamara : J’ai essayé de ne rien oublier de ce qui m’avait intéressée dans cette biographie : pas facile !

@ Sophie Kune : Merci ! (et bienvenue « Sur mes brizées » smiley_id172963). Et oui, 3 parts de tartes parce que cette biographie les vaut bien !

@ Liliba : Une biographie qui a tout pour te plaire, donc !

@ Restling : Moi aussi, j’ai commencé avec les biographies d’écrivains et je me mets à élargir : dès lors que c’est bien écrit et que ça ne se perd pas dans des détails à n’en plus finir, si le personnage m’intéresse et qu’il est bien situé dans son contexte, ça peut m’intéresser. Et ici, tout était OK !

 
 
 
posté le 11/10/10

Sortie en poche de "Genesis" + un exemplaire offert !

 

La collection « Pôle fiction », de Gallimard jeunesse,

vient de s'enrichir d'un nouvel opus,

avec « Genesis », de Bernard BECKETT,

dont je vous disais beaucoup de bien ici.

 

Je vous en offre un exemplaire !

Si vous êtes intéressé

(et que vous faites partie des blogueurs que je connais, au moins virtuellement),

faites-le moi savoir dans les commentaires.

Vous avez jusqu'au vendredi 15 octobre inclus pour vous inscrire :

tirage au sort samedi matin !

 

 

EDIT DU SAMEDI 16 octobre :

Résultat du tirage au sort (par une main innocente, celle de ma fille cadette ) :  PETITE FLEUR !

  et j'espère que le livre te plaira !

J'ai tes coordonnées, Petite Fleur, donc je t'envoie le livre la semaine prochaine.

(Cynthia et Kathel, vous pourrez si vous le souhaitez tenter à nouveau bientôt votre chance , l'occasion devrait se représenter prochainement avec un livre sorti aussi chez Pôle Fiction)

 


Commentaires

 

1. Cynthiaaa  le 11-10-2010 à 13:41:25

Allez hop je m'inscris Clin doeil

2. la ronde des post it (lasardine)  le 11-10-2010 à 13:46:58  (site)

un bon souvenir cette lecture!
bonne chance à ceux qui vont la tenter Sourire

3. kathel  le 11-10-2010 à 14:27:48  (site)

Je m'inscris, même si ce n'est pas mon genre de lecture habituel... Un peu d'audace, donc ! Clin doeil1

4. Petite Fleur  le 11-10-2010 à 14:32:30  (site)

Ton avis enthousiaste m'avait intéressée, mais si en plus tu proposes de l'offrir... je m'inscris d'office :-)
Merci beaucoup.

5. mazel  le 11-10-2010 à 14:53:43  (site)

tu me donnes envie de le lire... je l'emprunterai certainement à la bibliothèque, vu que tu as déjà 2 inscrites.
bonne journée
bises

6. BiblioMan(u)  le 11-10-2010 à 22:50:03  (site)

Je m'étais régalé et c'est une bien bonne nouvelle qu'il sorte en poche...

7. brize  le 12-10-2010 à 19:38:52  (site)

@ Cynthia, Kathel, Petite Fleur : C’est bien noté !

@ La Sardine, BiblioMan(u) : Oui, j’ai vraiment trouvé que ce roman était de qualité et j’espère que sa sortie en poche contribuera à le faire mieux connaître.

@ Mazel : Si tu changes d’avis, n’hésite pas : tu as jusqu’à vendredi soir pour t’inscrire et participer au tirage au sort.

8. Cynthiaaa  le 19-10-2010 à 18:29:40

Félicitations à Petite Fleur !

9. L'or des chambres  le 19-10-2010 à 21:15:14  (site)

Je souhaite une super lecture à "Petite fleur" pour ma part j'avais vraiment aimé cette lecture, elle m'avait vraiment remué...
Bonne soirée

10. ulaz  le 20-10-2010 à 18:52:53  (site)

Oups ! J'arrive trop tard !!! Bravo à la gagnante !

11. Petite Fleur  le 28-10-2010 à 21:52:15  (site)

Oups, j'ai terriblement honte. Je suis partie en weekend et je n'ai pas vu par la suite dans mon netvibes la mise à jour :-( Il a fallu un gentil mail de Brize pour me le rappeler. C'est que je ne suis pas habituée à gagner en plus :-)
En tout cas un grand merci !!! Et chouette, chouette, chouette ! Je préviens dès réception !

 
 
 
posté le 07/10/10

"Une forme de vie", Amélie NOTHOMB

    Amélie Nothomb reçoit un jour, parmi ses nombreuses lettres quotidiennes, un courrier d’un soldat basé en Irak, Melvin Mapple, qui connaît l’auteur et pense qu’elle, au moins, le comprendra.

  Ainsi naît une relation épistolaire au cours de laquelle Amélie apprend que Melvin, depuis qu’il est arrivé en Irak, n’a cessé de prendre du poids : il s’est mis en effet à manger de manière compulsive, car il ne supportait pas ce que la guerre l’avait obligé à faire. Et sa masse corporelle augmente continuellement…

 

   Parce que j’avais aperçu quelques critiques positives (en gros, c’était un bon cru), par curiosité (aussi et surtout) et enfin parce qu’il était facile de le réserver à la bibliothèque (la réservation en ligne, c’est cool), je me suis donc plongée dans ce dernier opus de l’auteur (un auteur dont certaines œuvres m’ont beaucoup plu).

   Et heureusement qu’il se lit très vite, parce que je me suis très rapidement demandé quel intérêt présentait cette lecture !

   L’obésité arborée comme un manifeste anti-guerre… j’avoue que je suis restée sceptique. Découvrir (car je l’ignorais, ou alors j’en avais entendu parler et je l’avais oublié) qu’Amélie Nothomb était une grande épistolière et cultivait les relations interpersonnelles par ce biais, avec des gens (ses lecteurs) qu’elle ne rencontrerait jamais, pourquoi pas. Mais de là à en faire un roman…

   Au final, il me semble que l’auteur s’est fait plaisir en analysant sa pratique des épîtres, évoquant au passage la nature des relations qui peuvent être ainsi tissées et, d’une manière plus générale, les relations humaines tout court. L’histoire est aussi prétexte à une réflexion rapide sur l’acte d’écrire et la fiction. Quant à la question de l’obésité, elle est bien sûr au centre du roman mais globalement son approche n’a rien de novateur.

   Le récit en lui-même m’a paru d’un incommensurable ennui. Un vague rebondissement a réussi à retenir mon attention dans la dernière partie, un sourire m’a effleurée tout à la fin… mais parce que je n’avais pas réalisé que j’étais arrivée à la dernière page : lorsque je m’en suis rendu compte, j’ai tiqué, mais je reconnais qu’un tel dénouement devait s’imposer (il fallait bien qu’Amélie réussisse à sortir de l’histoire dans laquelle elle s’était enferrée).

   Mon conseil ?

   Évitez !

 

« Une forme de vie », Amélie NOTHOMB

Éditions Albin Michel (169 p)

Paru en août 2010

 

Des avis bien plus positifs que le mien chez Cuné , Cathulu, Mango , Mathilde ...

Stephie n'a pas aimé non plus.

 


Commentaires

 

1. Restling  le 07-10-2010 à 13:39:25  (site)

Ah zut alors... Je viens de le recevoir, on me l'a prêté. Bon je verrais bien ce que j'en pense, en espérant être quand même moins déçue que toi.

2. George  le 07-10-2010 à 13:47:19  (site)

j'ai définitivement renoncé à lire Nothomb... j'aime assez l'entendre parler mais la lire je n'y parviens pas !

3. Reka  le 07-10-2010 à 14:19:02  (site)

Je n'ai jamais lu qu'un seul de ses romans (un de ceux qui est considéré comme faisant partie de ses meilleurs) et je n'ai pas franchement du tout accroché.
Ta critique ne me convainc forcément pas de réparer la relation que j'ai vis-à-vis de sa production littéraire.
J'évite donc ! Merci, Brize.

4. Stephie  le 07-10-2010 à 15:19:37  (site)

J'ai envie de dire "aucun intérêt"... je me demande encore pourquoi j'ouvre encore un Nothomb...

5. Gwe(naelle)  le 07-10-2010 à 19:13:24  (site)

Qui se lance dans une thèse sur Nothomb? C'est dingue cette fille qui publie chaque année un roman creux, voire médiocre que tout le monde s'arrache... Ça me sidère! Y'a un truc, non?

6. brize  le 07-10-2010 à 20:52:45  (site)

@ Resling : Ben oui, pour être déçue, j’ai été déçue ! J’espère que ce ne sera pas ton cas !

@ George : Dans ce cas, inutile de forcer !

@ Reka : Je crois n’avoir jamais conclu un de mes billets ainsi : mais là, je n’ai pas pu m’en empêcher !

@ Stephie : « aucun intérêt », c’est exactement ce que j’ai ressenti !
Malgré tout, Amélie Nothomb est pour moi un auteur qui a un potentiel extraordinaire, sauf qu’à mon avis elle sombre trop souvent dans la facilité : j’aimerais que son éditeur/son public soient un peu plus exigeants avec elle (parce qu’elle le vaut bien !)…

@ Gwenaëlle : Le truc, comme je viens de l’écrire à Stephie, c’est qu’à mon avis cette fille a un talent fou, sauf qu’elle nous sert à chaque fois, j’en suis convaincue, un de ses (multiples, car je crois qu’elle écrit beaucoup) premiers jets : mais pour moi, ça se travaille, un roman, même quand on est douée !

7. emmyne  le 07-10-2010 à 22:46:19  (site)

Je suis comme Stephie, curieuse chaque année et déçue. Celui-ci me laisse encore un sentiment d'inabouti, un livre sur lequel en effet l'auteur parle de l'art épistolaire, surtout du sien comme tu le soulignes. Je n'ai même pas souri à la fin :(

8. LVE  le 08-10-2010 à 08:17:36  (site)

J'ai lu les trois derniers de Mlle Nothomb puis j'ai arrêté avec celui-là... sans regret(s).

9. la-ronde-des-post-it (lasardine)  le 08-10-2010 à 10:01:30  (site)

je n'ai lu qu'un seul Nothomb, et je n'avais pas du tout accroché ^^ je ne sais pas si je vais re tenter l'expérience un jour, mais en tout cas pas tout de suite, ça c'est sûr!

10. pincureuil  le 08-10-2010 à 14:17:51  (site)

heureusement, c'est court et vite lu !

11. sybilline  le 08-10-2010 à 17:11:59  (site)

Je comprends ton ennui, c'est un peu lassant de lire continuellement A. Nothomb encencer A Nothomb (si intelligente, si douée, admirez admirez !) et présenter comme le nec plus ultra ce qui n'est que banal.

Et si elle a peut-être un certain talent, elle n'est en rien un grand écrivain!
Je suivrai ton conseil et éviterai donc ce roman Sourire

12. sylire  le 08-10-2010 à 21:53:49  (site)

Bon... On verra s'il croise un jour ma route ou non.

13. Aifelle  le 10-10-2010 à 11:07:33  (site)

J'étais plutôt prête à me lancer dans la lecture de celui-ci, je ne sais plus trop, bof je verrai bien, de toute façon, aucune urgence !

14. Cynthiaaa  le 10-10-2010 à 19:40:44

Les romans de Nothomb me renvoient à mon adolescence et j'ai pris l'habitude de la lire tous les ans à chaque rentrée.
Je constate que mon engouement s'émousse de plus en plus au fil du temps.
La récurrence des thèmes abordés (quête identitaire sous la forme de personnages doubles, trouble du comportement alimentaire, morbidité,...) laisse croire à un canevas préétabli...
Pour la première fois, je n'ai donc pas acheté le dernier opus mais je sais que je finirai bien par l'emprunter à quelqu'un "juste au cas où"...

15. Petite Fleur  le 11-10-2010 à 14:35:17  (site)

Je ne suis pas Nothomb. J'en ai essayé un seul "Attentat", et je n'ai pas aimé. J'ai trouvé ça terriblement plat. Au moins, ça fait lire, et c'est différent de Musso et Lévy. Mais j'avoue tiquer quand je l'entends dire qu'elle écrit à la louche et ne se relit pas, surtout quand elle sort un livre par an... Alors j'ai l'impression qu'elle fait une croix sur tout le travail de préparation et de maturation que réclame un livre.

16. emmyne  le 11-10-2010 à 21:17:48  (site)

Hors-Sujet : ayé, j'ai lu Soie et j'ai adoré. MERCI.

17. BiblioMan(u)  le 11-10-2010 à 22:51:26  (site)

C'est marrant ça, je comptais justement l'éviter Rire

18. harfang  le 12-10-2010 à 11:23:49  (site)

Ça fait un moment que j'ai arrêté de lire Nothomb. Passé la première surprise et les quelques romans lus comme Higiène de l'assassin, Les Catilinaires, Stupeur et tremblement et la métaphysique des tubes, j'avoue que je me suis lassée. Je trouve que c'est trop systématique : un livre (minuscule) par an, une écriture sans grande envergure, et surtout une mécanique économique bien rodée !

19. brize  le 12-10-2010 à 19:28:48  (site)

@ Emmyne : J’ai même trouvé une certaine complaisance dans cette façon de se mettre en scène… (et je suis ravie que « Soie » t’ait plu !).

@ LVE : Il y a des lectures pas indispensables !

@ La Sardine : Et ce n’est pas celui-ci que je te recommanderais !

@ Pincureuil : Oui, c’est déjà ça ! Et ça permet de se dire qu’on n’a rien raté, puisqu’on a tout bien lu.

@ Sybilline : Jusqu’à présent, je ne m’étais guère intéressée à l’auteur en tant que personne publique (en tant que personne, oui, dans ses romans inspirés de sa vie au Japon, qui, eux, m’ont plu) et là, j’ai bien été forcée de le faire puisque c’est au cœur du roman. Et bien, franchement, je ne trouve pas que le sujet d’Amélie-recevant-du-courrier-de-ses-lecteurs soit passionnant…

@ Sylire : On verra ce que tu en penseras.

@ Aifelle : Oui, Amélie peut attendre un peu : elle en prendra son parti !

@ Cynthia : Elle a encore de belles années d’écriture devant elle, Miss Amélie. Donc tu as bien raison de croire encore en elle.

@ Petite Fleur : Pour les deux derniers, j’ai eu envie de mettre dans la marge : « Peut mieux faire ! », ce qui rejoint tout à fait ce que tu dis.

@ BiblioMan(u) : M’étonne pas Clin doeil1 !

@ Harfang : Ah ça, oui ! Le marketing est bien rodé !

20. céline de enlivrezvous  le 15-10-2010 à 21:15:21  (site)

Ta note achève de me convaincre de ne pas le lire...

21. pragmatisme  le 16-10-2010 à 12:31:59

je suivrai ton conseil

22. Nicolas  le 02-11-2010 à 14:58:25  (site)

Ce n'est pas moi qui vais te contredire: l'ensemble est en effet ennuyeux, le sujet de l'obésité a été maintes fois traité par l'auteur, quant aux réflexions sur l'acte d'écrire, je n'en ai pas vu beaucoup, du moins elles ne m'ont pas marqué. Bref, à éviter, effectivement.

édité le 02-11-2010 à 14:58:55

23. GeishaNellie  le 16-11-2010 à 18:43:32  (site)

Plutôt étrange comme sujet il me semble et plutôt étrange comme réaction aussi. Alors, j'écoute ton avis (car de toute façon il ne me tentait pas !) et je me tiens loin du livre (en plus la couverture me semble laide à faire peur!).

 
 
 
posté le 06/10/10

"nuigrave", Lorris MURAIL

   Dans un futur proche, Arthur Blond, du Bureau de Rétroarchéologie de l’Office Européen de Restitution patrimoniale, s’apprête à prendre l’avion pour l’Egypte. Sa mission : voir s’il est possible de reconstituer l’obélisque de la Concorde qui, à peine retourné dans son pays d’origine, s’est vu accidentellement brisé.

   Mais il ne partira pas ! On découvre en effet en bas de son dos un patch à la nicotine, produit formellement interdit (les cigarettes, qu’on appelle « nuigraves », n’ont plus droit de cité). Et comme ce patch fait partie d’un lot en comportant d’autres, ceux-là contenant une drogue d’un genre nouveau, le tétracoarcinicol (TCC), tout se met à basculer dans son petit univers d’archéologue, accessoirement enseignant.

   La police s’intéresse soudain de trop près à lui, car celle qui a inventé cette drogue n’est autre que Sidonie, son ex-compagne. Or voilà qu’elle se manifeste à nouveau, après des années d’absence. Elle est en fuite, elle a laissé tomber toutes ses recherches sur le TCC, une drogue qui ralentit la perception du temps et dont elle n’a pas apprécié qu’on use en dépit du bon sens. D’ailleurs, il ne reste plus que deux rejetons de la coarcine, la plante amazonienne permettant de la produire. Et Arthur va s’en retrouver dépositaire, s’acharnant à les protéger, quitte pour cela à partir se réfugier au-delà de la ligne qui sépare son environnement sécurisé d’une véritable zone de non droit, j’ai nommé le Petit Kossovo !

 

   Dans le futur décrit par Lorris Murail (frère de Marie-Aude ), où la lutte contre l’immigration semble passer par un nouveau biais, celui de la Restitution Patrimoniale (en gros, on vous rend vos monuments mais reprenez vos ressortissants), il est souvent fait référence à notre présent et on en reconnaît les traits, mais comme dans une caricature, tant ses défauts, pour ne pas dire ses tares, sont exacerbés : on est ainsi arrivé à une situation géopolitique extrêmement complexe, un capharnaüm où les alliances se font et se défont, au Moyen Orient en particulier, pépinière des nouveaux puissants de ce monde, les Emirs. Et puis il y a aussi une mode incroyable chez les jeunes filles : s’afficher avec un début de grossesse… qui ne s’achève jamais, c’est l’ultra tendance sexy du moment !

   Très rapidement, l’aventure d’Arthur bascule et on découvre avec lui, tout proche mais prudemment évité jusque là, le Petit Kossovo, un lieu de tous les dangers où vivent, regroupés en îlots nationaux, des oubliés du confort occidental, essentiellement des émigrés refusant d’être reconduits dans leur pays.

   « nuigrave », mené comme un thriller de géopolitique-science-fiction, nous entraîne dans les méandres d’un monde complexe (un peu trop pour moi, parfois) dans ses rouages, où s’affrontent diverses organisations plus ou moins officielles, mais primaire dans sa brutalité : une vision plutôt sombre, atténuée par l’aspect mouvementé du récit sur lequel passe, occasionnellement (mais pas au point de pouvoir qualifier, comme le fait la quatrième de couverture, ce tableau de « réjouissant »), un souffle d’humour. C’est aussi, et surtout, une réflexion sur notre comportement de société nantie face aux démunis qui se pressent à nos portes. Et c’est enfin, de manière plus diffuse, une méditation sur ce qui importe ou non dans nos vies, suscitée au gré des errances permises par le tétracoarcinicol , cette drogue capable de créer des souvenirs aussi crédibles que les vrais.


« nuigrave », Lorris MURAIL

Editions Robert Laffont – collection ailleurs et demain (326 p)

Paru en novembre 2009

 

D'autres avis chez BoB .

 


Commentaires

 

1. Gwe(naelle)  le 06-10-2010 à 20:13:03  (site)

Ah ça parait intéressant comme sujet et puis j'aime bien la famille Murail... Je le note!

2. kp78  le 07-10-2010 à 08:52:03

Le sujet paraît bien attirant. Je vais le mettre sur ma liste !

3. brize  le 07-10-2010 à 20:44:12  (site)

@ Gwenaëlle : Oui, c’est intéressant et ça vaut le coup d’essayer pour voir si tu accroches.

@ KP 78 : Il figure au catalogue d’une de nos bibliothèques annexes : y’a plus qu’à !

édité le 07-10-2010 à 20:44:59

4. Sassenach  le 08-10-2010 à 08:50:32  (site)

Je suis assez tentée mais tu m'inquiètes un peu en précisant que c'est parfois un monde un peu trop complexe !

5. brize  le 12-10-2010 à 22:08:35  (site)

@ Sassenach : la géopolitique de ce monde fait l'objet d'aperçus rapides et denses, qui se réfèrent aussi à l'histoire passée : rien n'est simple... mais ce n'est pas non plus incompréhensible, c'est juste qu'il faut suivre (et ne pas lire ces passages trop rapidement, comme j'ai eu tendance à le faire).

6. DF  le 22-10-2010 à 16:46:04  (site)

Je l'avais vu dans un partenariat... et en lisant votre billet, je constate que c'est du bon. Je note donc... Merci pour cet avis!

 
 
 
posté le 03/10/10

"Acqua alta" (tomes 1 et 2), Daria SCHMITT

    « C’est bientôt la saison du carnaval, et Ultréquinoxe, la cité grise bâtie sur les flots, se prépare à ouvrir ses portes… on dit qu’entre ses murs, le temps n’existe pas, on dit aussi qu’à chacun elle peut rendre ce que le monde lui a pris…

   Sur la terre ferme, on guette déjà l’arrivée du train fantastique, qui chaque année traverse le bras de mer, et repart avec ceux qui assisteront à la fête… Parmi eux, certains, peut-être, désignés par le sort, assisteront au banquet d’avril, et gagneront, avec la citoyenneté de la ville, le droit d’y demeurer toujours.

   En ville, on attend le Pélican. Saison après saison, l’immense dirigeable apporte le matériel nécessaire à l’édification du nouveau carnaval, ainsi que l’équipe des appariteurs, venue prêter main-forte pour préparer l’événement… »

 

   Ainsi débute « Acqua alta », avec l’arrivée du dirigeable dans cette mystérieuse Ultréquinoxe. Mais à bord, deux des appariteurs, Luc et Mathieu, ont été chargés par le maire de la ville d’une mission spéciale : convoyer une très étrange boîte (dont les dimensions ne cesseront de varier…), qu’ils doivent lui apporter. Précipités hors du dirigeable avec cette cargaison non déclarée, les voilà déambulant dans la ville à la recherche du maire, dont ils vont découvrir les curieux desseins, alors même que la boîte entraîne tout ce qui l’entoure dans des péripéties inattendues…

 

   Voilà un diptyque sur lequel j’ai craqué en librairie, parce que le graphisme me séduisait (avec un bémol pour les personnages), que Schuiten présentait l’auteur et son œuvre au verso du tome 1 et qu’il était question d’ « utopie urbaine » au verso du tome 2. J’ai pris la peine d’en parcourir quelques pages et je me suis dit que l’histoire, intrigante à souhait, sur fond de paysages fantastiques et d’architectures singulières noyés d’eau et de brume, avait un air surréaliste (éventuellement allégorique) et devrait me plaire.

 

   Je me suis donc plongée avec plaisir dans ce récit surprenant, découvrant au fur et à mesure des pérégrinations de nos deux appariteurs l’improbable cité lacustre qu’est Ultréquinoxe. Ses abords sont contrôlés par le Négociant (dont l’allure évoque la Faucheuse), des créatures étranges s’y promènent et elle est régie par trois personnages phares : le Prêcheur, le Maire (aidé des clones enfants) et le Général, lesquels ont passé un accord avec la Commission, réglementant les relations que la ville entretient avec la terre ferme.

   Observant le déroulement du carnaval et, en même temps, l’influence déterminante qu’avait l’arrivée intempestive de la fameuse boîte sur le cours « normal » des choses, je me demandais où tout cela allait me conduire et j’étais aux aguets, cherchant des clés pour construire une perspective (et une cohérence, même vague) d’ensemble. Je notais cependant que les pages défilaient et que cette perspective me faisait toujours défaut, j’avais la sensation qu’on piétinait un peu (ou qu’on nageotait, vu le contexte)… mais j’y croyais encore.

 

    Hélas, lorsque je suis arrivée à la fin, j’ai déchanté, avec l’impression de m’être bien fait mener en bateau ! Cette fin ne m’a inspiré en effet qu’un : « Tout ça pour ça ! C’est trop facile ! ». Bref, j’ai eu le sentiment que l’auteur avait eu quelques bonnes idées dont elle n’avait pas exploité tout le potentiel et autour desquelles elle avait fini par tourner en rond, faute de construction d’une histoire à proprement parler

 

   Alors oui, le graphisme et les couleurs m’ont beaucoup plu, mais cela ne suffit pas à racheter un scénario filandreux, auquel la chute ne donne pas l’éclairage rétrospectif percutant et significatif que j’attendais, en vain.

   Une déception !


« Acqua alta » , tomes 1 et 2 (histoire complète), Daria SCHMITT

Editions Casterman

Parus en septembre 2010

 


Commentaires

 

1. harfang  le 12-10-2010 à 11:25:04  (site)

Je ne connais pas du tout mais le dessin a l'air vraiment pas mal. Je vais me renseigner !

2. brize  le 15-10-2010 à 21:20:54  (site)

Oui, c'est le dessin qui, en premier lieu, m'avait attirée. J'attendais aussi beaucoup de l'histoire, que je trouvais prometteuse...

 
 
 
posté le 02/10/10

"Norfolk", Fabrice GABRIEL

    Gilles part à New York, un séjour permis par « l’heureux hasard d’une bourse qu’on lui avait accordée, pour des recherches plutôt lâches, une histoire de thèse et de tableaux, l’histoire à écrire de quelques portraits, pour la plupart anglais ». Sur le tarmac de l’aéroport, il aperçoit dans le ciel le visage de sa sœur, Ida, et entend le premier de ses oracles.

   A New York, le temps passe, les saisons s’écoulent et Gilles parcourt la ville et son parc, travaille sans hâte à sa thèse. Les rencontres sont rares, les échappées dans le passé, celui de son oncle Jacob en particulier, nombreuses. Et toujours Gilles s’interroge sur le fameux tableau de Gainsborough « The Blue Boy » et sur la signification revêtue par ce mot, « Norfolk »…

 

   « Norfolk » est un roman dont la prose souvent poétique, scandée, épouse avec bonheur les mouvements du corps et de l’âme de Gilles, un homme dérivant au fil de la ville et de ses souvenirs et comme sans cesse ramené vers eux. Ponctuant cette errance, l’étude de quelques tableaux, le « Gilles » de Watteau et surtout le « Blue Boy » de Gainsborough, sert de caisse de résonnance, établissant des liens entre la vie des peintres, leurs modèles et leurs familles et le vécu de Gilles. Pas d’histoire dans ce roman, mais un cheminement personnel teinté de mélancolie.

   L’écriture à elle seule, qui pourtant m’avait initialement séduite, n’a pas suffi à retenir mon attention, ni même les quelques aperçus de New York ou les diverses considérations sur la peinture. Et ce roman intime et déambulatoire, dont la présentation m’avait tentée en me rappelant Modiano, a fini par me lasser au point que, malgré sa brièveté, j’ai eu du mal à l’achever.

   « Norfolk » possède une musicalité et un charme indéniables… mais je n’ai pas réussi à m’intéresser à son propos.

 

« Norfolk », Fabrice GABRIEL

Editions du Seuil – collection Fiction & Cie (213 p)

Paru en août 2010

Ce livre a été chroniqué dans le cadre de la rentrée littéraire 2010 en partenariat avec Ulike

 


Commentaires

 

1. manu--  le 02-10-2010 à 11:21:25  (site)

Bof, même New York ne réussira pas à m'attirer vers ce roman.

2. A_girl_from_earth  le 02-10-2010 à 13:28:26  (site)

Dommage, le sujet me tentait bien! (mais tant mieux pour la PALSourire)

3. clara brest  le 02-10-2010 à 14:06:01  (site)

Bof,bof ... le résumé ne m'attire pas des masses...

4. KUTIK  le 02-10-2010 à 20:48:08

C'est le genre de roman qui pourrait me plaire. Je n'en avais pas entendu parler.
Je n'ai pas très bien compris le partenariat, les livres sont fournis ? On peut les choisir ?

5. brize  le 03-10-2010 à 16:38:18  (site)

@ Manu : Cet aspect-là ne m’a pas plus séduite que ça…

@ a girl from earth : c’est une appréciation toute personnelle, donc n’hésite pas à tenter si tu as l’occasion.

@ Clara Brest : Hmm… Dans ce cas, il vaut mieux ne pas insister.

@ Kutik : Il y a une très bonne critique dans un récent Télérama (et sur Le Monde aussi, je crois). Je pourrai te le passer, si tu veux.
Les livres sont proposés par les éditeurs, via Ulike.com (dans ce cas précis), aux blogueurs ayant un blog de lecture et membres de Ulike : en échange, une fois le livre reçu , le blogueur doit envoyer une critique destinée à paraître en priorité (avant qu’il la diffuse sur son blog) sur le site « Chroniques de la rentrée littéraire ». Les livres étaient proposés en plusieurs vagues, via des mails aux blogueurs intéressés, lesquels émettaient des souhaits… satisfaits ou non, car le nombre d’exemplaires est limité.

6. Stephie  le 07-10-2010 à 10:10:30  (site)

Il a retenu pour le Grand Prix du Web, je vais donc le lire...

7. brize  le 15-10-2010 à 21:24:12  (site)

@ Stephie : Bon, je guette ton billet !

 
 
 
posté le 29/09/10

"Au nord du monde", Marcel THEROUX

    Shérif d’une ville abandonnée, une ancienne colonie des froides contrées du nord, Makepiece en parcourt régulièrement les décombres, cherchant notamment des livres, qu’il se refuse à utiliser pour se chauffer et met soigneusement à l’abri. Solitaire, il est en permanence  aux aguets: tout rôdeur croisé est un danger en puissance car chacun lutte pour sa survie et tuera sans hésitation.

   Un jour, pourtant, Makepiece voit passer un petit avion, dont il se demande, plein d’espoir, d’où il a pu surgir. Dès lors, sa décision est prise : quitter sa ville pour trouver l’endroit d’où est venu cet avion, signe que, quelque part, la civilisation continue à exister…

 

   Récit très habilement construit, « Au nord du monde » ne distille que progressivement, au fil des événements, des révélations capitales tant sur le personnage de Makepiece et son vécu que sur son environnement. L’histoire récente de l’humanité et le comment-on-en-est-arrivé-là, question que le lecteur, plongé sans explication dans une réalité violente et dangereuse, se pose dès le début du roman, peuvent ainsi être reconstitués. On découvre notamment ce que représentaient ces fameuses colonies dont la ville de Makepiece fait partie et quelles furent leur place dans une démarche d’ordre à la fois géographique et spirituel. Cette vision d’ensemble se limitera cependant à une esquisse, car les connaissances du narrateur, Makepiece, ne seront jamais exhaustives. Mais ce n’est pas gênant, car du coup le récit prend la dimension d’une parabole.

 

   Avant d’être l’évocation de ce monde post-apocalyptique, toutefois, « Au nord du monde » est un formidable roman d’aventures, où les péripéties s’enchaînent et tiennent le lecteur en haleine jusqu’au bout. Pourtant, la lecture est âpre. Car « Au nord du monde », c’est un peu « Que reste-t-il quand on a tout perdu ? ».

   Totalement immergée dans le récit, je n’ai pas cessé une seconde d’y croire, poursuivant la quête de Makepiece, animée de la même énergie, du même acharnement à aller de l’avant, oscillant entre l’inquiétude et la sidération au gré des incidents ou accidents du périple et me surprenant plus d’une fois à me demander : « Et moi, là, j’aurais fait quoi ? ».

 

   Roman tragique sur une humanité ramenée à son besoin primaire de survie, « Au nord du monde » est aussi une réflexion sur l’humain, son rapport à soi et aux autres, ce qui est (ou non) inné dans notre comportement et la place que peut occuper la religion dans une communauté.

   Un roman dur et terrible… mais passionnant !

 

« Au nord du monde », Marcel THEROUX

Titre original « Far North » (Londres – 2009)

Editions Plon – collection feux croisés (288 p)

Paru en août 2010

 

Repéré chez Cuné – Lu aussi par Tulisquoi .

(et aucune des deux n’en dit trop )

 


Commentaires

 

1. Aifelle  le 29-09-2010 à 17:42:03  (site)

Un premier billet vu chez Hélène m'avait fait penser que c'était un roman trop dur pour moi, et puis il me fait de plus en plus envie au fil des critiques. J'espère qu'il sera à la bibliothèque.

2. SBM  le 29-09-2010 à 18:06:31  (site)

Ça m'a l'air pour moi ce livre, mais pourquoi je ne l'ai pas reçu pour le GPI, hein, pourquoi ? J'aime bien la SF littéraire, peut-être même parfois mieux que la SF pas littéraire et qui s'écrit quand même dans des livres... genre je revendique, je préviens, avec 500 mots de vocabulaire...

3. viirginie  le 29-09-2010 à 18:29:13

Je suis bien contente de lire ton billet. Ca fait un petit moment que je tourne autour de ce livre, sans me résoudre à l'acheter, ne sachant finalement pas trop à quoi m'attendre ! Je ne vais sûrement plus hésiter très longtemps.

4. Tulisquoi  le 29-09-2010 à 19:20:02  (site)

Comme toi, j'ai beaucoup aimé ce roman et comme toi, j'ai fait bien attention tout le long de mon billet, de ne pas trop en révéler sur le personnage. Mais c'est vrai qu'il y a des éléments qu'il vaut mieux apprendre petit à petit. Ça aurait totalement chosé ma vision des choses si j'en avais su trop, trop tôt !

5. clara brest  le 29-09-2010 à 19:37:42  (site)

En tout cas, tu donnes drôlement envie de le lire!

6. Sassenach  le 30-09-2010 à 09:16:50  (site)

Moi aussi, je l'ai repéré chez Cuné Clin doeil Mais j'attends que la biblio l'achète !

7. brize  le 30-09-2010 à 09:32:46  (site)

@ Aifelle et Sassenach : Si vous ne le trouvez pas en bibliothèque, je peux le faire voyager : y’a qu’à demander !

@ SBM et Clara Brest : Même proposition que ci-dessus : il peut voyager !

@ Virginie : Si tu l’as repéré, c’est que tu as, déjà, l’intuition qu’il peut te plaire, donc ça part plutôt bien ! (et bienvenue « Sur mes brizées » smiley_id172963 !)

@ Tulisquoi : Oui, ce serait dommage de gâcher le plaisir de la découverte (et éventuellement, comme tu le dis, la manière d’appréhender le récit) des futurs lecteurs : je n’aurais pas apprécié qu’on le fasse pour moi.

8. keisha  le 30-09-2010 à 09:43:15  (site)

Je viens de le recevoir (de babelio) Affaire à suivre...

9. kathel  le 30-09-2010 à 11:59:11  (site)

Je suis plongée dedans depuis deux jours et j'ai du mal à décrocher !

10. In Cold Blog  le 30-09-2010 à 15:14:20  (site)

Le moins qu'on puisse dire, c'est que ton billet est intrigant... On dirait une resucée de La route...
(Tu vois, finalement, toi qui pensais être "abonnée" aux 2 parts de tarte, te voilà déjà avec un trois parts !)

11. brize  le 30-09-2010 à 17:56:30  (site)

@ Keisha : Et on suivra !

@ Kathel : Oui, malgré la dureté des thèmes, c’est suffisamment prenant pour qu’on tourne les pages sans difficulté !

@ In Cold Blog : « La route », je n’avais pas accroché, au point que je l’avais lu(e) en diagonale, parce que je trouvais, justement, que ce n’était guère palpitant. Et là, ce n’était pas du tout le cas. En plus, pour moi, il y a beaucoup plus de thèmes traités (mais je n’avais pas envie de les évoquer, au risque de tout raconter du roman).
Quant aux parte de tartes, j’ai un peu hésité parce que je n’arrivais pas à me positionner nettement pour le trois… mais le deux était trop fadouille pour une lecture dont je pense qu’elle me restera (contrairement à d’autres).

12. keisha  le 04-10-2010 à 10:02:40  (site)

Dévoré! et c'est très bien! (je n'avais pas accroché avec La route...)

13. brize  le 04-10-2010 à 10:06:16  (site)

@ Keisha : Je n'avais pas, non plus, accroché avec "La route" !

14. L'or des chambres  le 19-10-2010 à 21:13:58  (site)

Il me tente beaucoup celui là...

 
 
 
 

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