posté le 24/06/08

Au Marché de la poésie, place Saint Sulpice à Paris

 

   Dimanche dernier, au « Marché de la poésie », place Saint-Sulpice, à Paris, je furète.

   Je suis ici un peu par hasard. La poésie et moi, on s’est perdues de vue depuis un moment déjà. Alors je déambule d’un stand à l’autre, mais comme je n’ai apporté ni liste de courses, ni cabas, il me semble être mal partie pour ce marché !

   Voilà pourtant mon œil harponné par une couverture un peu surréaliste (on ne dira jamais assez à quel point les couvertures ont leur importance !) et un titre énigmatique qui m'enchante : « Le soleil meurt dans un brin d’herbe ».

   Je tends la main, m’empare du livre. Je l’ouvre. A l’intérieur, des poèmes courts et lumineux m’interpellent. Je devine la voix d’un grand-père (Jean Rivet) parlant à ses petites filles. Les illustrations d'Aude Léonard, en noir et blanc, collages-montages de photographies à cheval entre le réel et l’imaginaire, font écho aux poèmes. Le papier est épais, gaufré.

   Dix euros sortent de ma poche pour que ce livre soit mien.

   Parce qu’il les vaut bien !

 

   En levant le nez, j’ai constaté qu’il s’agissait d’un éditeur (les éditions motus) jeunesse… ce qui ne m’a pas empêchée d’être touchée par les poèmes que j’ai lus.

 

  Aude Léonard est une jeune femme qui illustre un ouvrage pour la première fois : je vous renvoie à son blog pour découvrir, entre autres, quelques-unes des merveilleuses  images du livre :                                        

 



                        Le premier des poèmes du recueil :

 

                                     Elle m’a dit

                                     Je t’aime beaucoup

                                     Beaucoup

                                     C’est pas assez

                                     A-t-elle ajouté

                                     Et elle a effacé

                                                                                                            « Beaucoup »

 

                                         

« Le soleil meurt dans un brin d’herbe », Jean RIVET, illustrations d’Aude LEONARD

Editions Motus

 


Commentaires

 

1. SD49  le 24-06-2008 à 19:39:16

Ca donne envie, ce petit poème est très mignon, mais je viens de regarder et la bib n'a pas ce livre, dommage !

2. Floaimelesmots  le 24-06-2008 à 23:34:44

Cela semble un très beau livre. Les illustrations invitent à le découvrir.

3. insatiable lectrice  le 25-06-2008 à 08:30:54

Comme toi, je ne suis pas très poème, mais celui-ci court et percutant me touche.

4. Aliénor  le 26-06-2008 à 10:41:30  (site)

Y as-tu croisé Frédéric Ferney ? J'ai relayé sur mon blog un message de soutien (à faire passer) pour le maintien de son émission.

5. céline de enlivrezvous  le 26-06-2008 à 16:49:12

Les photos sont super ! Cette petite note donne envie de se replonger dans la poésie !

6. cathulu  le 26-06-2008 à 20:05:28  (site)

Je note tout de suite les références!!!

7. brize  le 26-06-2008 à 20:59:36  (site)

C'est vrai que ce livre donne envie de revenir vers la poésie smiley_id176236!

8. liliba  le 30-06-2008 à 18:02:58  (site)

Poésie... on y revient toujours, un jour ou l'autre... et ce petit recueil semble être une bonne occasion...

 
 
 
posté le 21/06/08

Roman noir, roman d'amour, roman passionnant !

    Pour gagner 1500 €, Léonie a accepté de tester une nouvelle molécule, dans le plus grand secret, durant quatre jours. Effet indésirable : tendance à la schizophrénie. Du coup, Léonie a l’impression d’être possédée, avec cette drôle de voix qu’elle entend en elle. Mais comment survivre autrement, quand on vient d’échapper, comme elle, à ses tortionnaires et qu’on se retrouve seule dans Paris, sans un sou ? A huit ans, Léonie a en effet quitté son Libéria natal, vendue par ses parents à un couple qui, depuis, l’a séquestrée pendant douze ans et exploitée sexuellement. 

   Cyrian, beau jeune homme d’excellente (et très riche) famille, poursuit sa scolarité dans une grande école réputée, l’EESS. Mais son rêve est d’être accepté dans la « Confrérie des Titans », organisation secrète dont l’influence s’étend internationalement sur toutes les sphères du pouvoir. Johannes, son mentor, lui demande, entre autres gages de sa détermination, de lui offrir, pour un soir, sa petite amie, Aurelle.

    Edmé, policier à la Crim’, la cinquantaine, revenu de tout, doit faire équipe avec Sylvaine, sa collègue, sur une sinistre affaire de cadavres mutilés retrouvés sur l’île aux loups, près de Paris.

  Trois personnages, trois histoires d’abord indépendantes mais qui vont finir par se croiser, dans un roman noir mais où il est aussi question d’âmes transportées et d’âmes qui se trouvent.

 

    Difficile d’enfermer ce roman dans une catégorie (et est-ce bien nécessaire, d’ailleurs ?). Sa couverture donne l’impression qu’il s’agit d’un roman de science-fiction, or il n’en est rien. Tout au plus peut-on parler d’anticipation, dans la mesure où l’action se situe dans un futur (très) proche et guère différent de notre présent, même si les défauts de celui-ci semblent y être exacerbés et si certaine découverte scientifique relève bien sûr du domaine de l’imaginaire.

    Ce n’est pas non plus un roman policier, car s’il y a une intrigue policière, elle n’est somme toute pas très difficile à démêler.

    Disons que c’est un thriller, où l’action avance à toute allure, avec des périodes de tension extrême (et des héros qui commettent deux fois la même erreur, ce que l’auteur aurait pu éviter !), où le lecteur brûle de connaître la suite.

    C’est aussi un roman populaire, au sens noble du terme, parce qu’il y est beaucoup question de petites gens (de misère, de SDF, d’expulsion de squat…), parce que la peinture sociale, donc, y tient une grande place.

    C’est  un roman tout court, avec ses personnages principaux, des personnages auxquels on s’attache et surtout des personnages qui sortiront changés par ce qu’ils auront vécu pendant la durée du récit et dont le regard sur le monde qui les entoure sera définitivement modifié.


    Disons surtout que c’est un sacré bouquin, inclassable, à la fois roman noir et roman d’amour.

    Car l’humanité y apparaît ignoble, violente et barbare. Les rapports humains, à quelque échelle que ce soit, sont placés sous le signe de la domination. Cette humanité nous apitoie, tant la désespérance des petits y est grande ou nous écœure, tant l’ignominie des forts y est insoutenable. Jusqu’à ce qu’une lueur d’espoir se fasse soudain jour, lorsque deux êtres se frôlent puis se rencontrent et là on se prend à croire à nouveau en elle.

   « Porteurs d’âmes » est un roman prenant, passionnant. Certains lui reprocheront peut-être une vision à tendance manichéenne du monde, avec des « bons » (qui certes ont leurs fêlures, voire leurs failles) et des « méchants » sans scrupules ou carrément abjects. L’argument est recevable.

 

   Mais cela ne m’a pas empêchée d’avoir un coup de cœur pour ce livre !

 

"Porteurs d'âmes", Pierre BORDAGE

éditions Au Diable Vauvert (494 p)

 


Commentaires

 

1. Aliénor  le 21-06-2008 à 20:14:04  (site)

Et un livre de plus sur ma liste ! Ton post donne vraiment envie de le lire.

2. Argantel  le 21-06-2008 à 22:45:24  (site)

Un commentaire qui donne envie ! :-)

3. SD49  le 21-06-2008 à 22:56:06

et moi je suis tout à fait d'accord sur ce commentaire, j'avais bien aimé ce livre malgré son côté assez noir
PS : belle journée aujourd'hui à Versailles avec KP78 !!!!!!

édité le 21-06-2008 à 23:02:25

4. Mes Bettys  le 22-06-2008 à 08:57:58  (site)

Que dire de plus... Je le note!
bon dimanche!

5. aurore  le 22-06-2008 à 13:20:42

tu lis combien de livres par semaine ?... super ton blog, bon dimanche bisous

6. brize  le 22-06-2008 à 21:01:46  (site)

@ Aliénor, Argantel et Betty : J'espère qu'il vous plaira !
@ SD49 : Oui, on ne peut pas nier le "côté obscur" du livre !
@ Aurore : Combien ? Ben j'sais pas moi : quand on aime, on ne compte pas ! (surtout, ça dépend des bouquins et des périodes !)smiley_id176237

7. Florinette  le 23-06-2008 à 12:09:04  (site)

À première vue, j'aurais de suite pensé à un roman de science-fiction et n'y aurais pas porté grand intérêt, mais ce que tu en dis titille ma curiosité !

8. brize  le 23-06-2008 à 19:03:36  (site)

Eh oui, Florinette, tu confirmes ce que je craignais : la couverture dessert le livre, dans la mesure où, à mon avis, elle donne une mauvaise information à son sujet. Résultat : elle éloigne un certain nombre de lecteurs potentiels.

9. Le blog de philo  le 24-06-2008 à 02:01:36

Un billet qui donne vraiment envie de le lire, même si la couverture m'aurait fait fuir s'il avait croisé mon chemin...

10. pom'  le 24-06-2008 à 08:43:14  (site)

j'adore cet auteur, je te recommande "Abzalon", mon préféré

11. brize  le 24-06-2008 à 20:59:11  (site)

C'est le premier livre de Pierre Bordage (dont le nom m'était bien sûr familier) que je lis et il m'a donné envie d'en découvrir d'autres, donc je note !

12. Solen  le 26-06-2008 à 11:32:24

Il vient de chez moi lui. C'est un homme adorable et abordable en plus. Ces autres ouvrages traitent beaucoup d'écologie, je pense parfois à la culture nuippone où tout vit...
Mon mari l'adore, du coup j'ai voulu en lire et j'avoue que j'ai été séduite.

13. liliba  le 30-06-2008 à 18:04:03  (site)

Pile-poil le genre de livres que j'adore lire en été : captivant et pas prise de tête ! Je note et je cours chez mon libraire !

14. L'or des chambres  le 18-02-2010 à 22:25:45  (site)

Je me le suis acheté en poche il n'y a pas longtemps et tu me donne très envie de le lire...

15. brize  le 19-02-2010 à 14:26:32  (site)

@ L'or des chambres : Ah oui, j'ai vu qu'il était sorti en poche il y a quelques mois.
Je souhaite qu'il te plaise ! En tout cas, pour le moment, des quelques romans de Pierre Bordage que j'ai lus, c'est (de loin) mon préféré.

 
 
 
posté le 19/06/08

"Les Portes du Possible", ou Le futur proche vu par SCHUITEN et PEETERS

 

   En 2005, le dessinateur François SCHUITEN et son acolyte, l’écrivain Benoît PEETERS (tous deux auteurs de bandes dessinées dont j’aurai sûrement l’occasion de parler ici), s’associent une fois de plus, pour donner naissance à une création hors du commun :

une série de 20 planches représentant des articles d’un journal à paraître entre 2011 et  2046, « Les Portes du Possible ».


   Ces planches (en format vertical double page), mêlant gravures en couleur et textes, sont publiées par différents journaux belges et paraissent en même temps dans « Courrier International », de février à juin.

 

   Elles sont ensuite, en octobre, reprises dans un album (24cmx35cm) aux pages cartonnées (comme celles des livres pour tout petits), intitulé « Les Portes du Possible ».

 

 

 

 

 

 

 

 

   Sur un mode ludique, Schuiten et Peeters imaginent quelques scènes du futur, abordant au passage  de grands problèmes contemporains comme l’écologie ou les progrès de la génétique.

 

   Au fil des pages, on découvre ainsi, entre autres : la transformation de l’ancien siège du Parlement Européen en un grand centre de loisirs ( Europark ) ; la création de voitures-cocons et de maisons mobiles, les « Toitures Nomades » (avec lesquelles on peut partir en vacances) ; l’invasion d’immeubles londoniens par des bambous transgéniques ; l’indéfectible attachement d’une petite fille pour le cochon censé lui servir de réservoir d’organes etc.

 

   Les articles (comme dans les « vrais » journaux) mêlent reportages et interviews, s’attachant à conférer à l’ensemble un indéniable caractère d’authenticité, alors que la fantaisie et l’imagination des auteurs ne connaissent, comme d’habitude, pas de limite.

   La  richesse d’un graphisme classique et fouillé, qui fait toujours la part belle aux architectures extraordinaires, animé par des couleurs en demi-teintes, donne aux visions des deux artistes toute leur ampleur.


   Un bel album original (qui fait partie de ma collection de BD), à découvrir ou à redécouvrir !

 

« Les Portes du Possible », Benoît PEETERS, François SCHUITEN

Editions Casterman

 


Commentaires

 

1. Solen  le 19-06-2008 à 09:48:24

Je les adore, ils ont un univers vraiment unique. Je vais courir réserver ça le sur le site de ma médiathèque!!!

2. brize  le 19-06-2008 à 20:37:50  (site)

Je fais aussi partie de leur fan club et je suis ravie de te faire découvrir un album qui t'avait échappé !

3. sybilline  le 24-06-2008 à 18:19:05  (site)

Deux extraordinaires inventeurs, dessinateurs, artistes et architectes à l'imagination débordante et mirobolante..
Merci Brize pour ce bel article!

 
 
 
posté le 18/06/08

"Une chance de trop", Harlan COBEN

   Le docteur Marc Seidman est victime à son domicile de deux coups de feu qui auraient pu lui être fatals.

  Douze jours après, il sort du coma pour apprendre que sa femme, Monica, a été retrouvée morte à côté de lui et que leur petite fille de six mois, Tara, a disparu.

  Son beau-père reçoit alors une demande de rançon de deux millions de dollars. Mais il est prévenu : s’il appelle la police, il n’y aura pas de seconde chance (cf le titre original du livre : « No second chance »).

  Marc hésite, puis se résout à informer les forces de l’ordre… 

 

  En dire davantage serait criminel (!), dans la mesure où il s’agit d’un thriller.

  Thriller qui ne partait pas avec un a priori très favorable, parce que je n’avais rien lu d’Harlan Coben depuis « Ne le dis à personne », que j’avais beaucoup aimé. Ensuite, j’ai eu l’impression que Coben moulinait le même thème (la personne disparue qui ressurgit, ou bien la personne dont le passé ténébreux est progressivement révélé), donc ses livres ne m’ont plus attirée. J’ai bien essayé « Du sang sur le green », mais il m’est tombé des mains, je ne devais pas être bien disposée ce jour-là.


   « Une chance de trop », lui, m’a été prêtée par une amie, qui m’en a dit du bien... donc je me suis lancée.

     Et ce thriller m’a plu :

dans un décor et au milieu de personnages bien campés, les péripéties s’enchaînent sans mollir et je n’ai rien vu venir du dénouement.

    Bref, c’est de la belle ouvrage et les amateurs du genre devraient y trouver leur compte !


    Je complète néanmoins cet avis objectif par une observation du domaine du ressenti (ce fameux ressenti qui permet de distinguer les livres que nous aimons bien de ceux qui nous emballent !) :

même si la lecture du livre m’a été agréable, je me suis aperçue que je restais extérieure à l'histoire et n’éprouvais pas de compassion pour le héros (ce qui, lorsqu’on connaît mon âme sensible, est pour le moins étonnant !), si bien que je pouvais fermer le livre et m’endormir sereinement… au lieu de veiller jusqu’à trois heures du matin pour savoir comment tout cela allait finir !

   Est-ce dû au procédé narratif, à savoir l’utilisation de la première personne du singulier, avec interpellation régulière du lecteur pris à témoin, procédé censé susciter la proximité mais dont le caractère artificiel provoquerait chez moi le contraire ? Je l’ignore.

   Voilà, c’était juste la petite réserve de la fin !

 

"Une chance de trop", Harlan COBEN

éditions Pocket, collection Thriller (470 p)

 


Commentaires

 

1. SD49  le 18-06-2008 à 12:15:12

Bon le problème avec moi, c'est qu'un an après je ne me souviens plus de l'histoire, mais j'avais noté que c'était très bien

2. céline de enlivrezvous  le 19-06-2008 à 13:18:54  (site)

Sympathique ce Coben mais ça casse pas non plus des briques... Je crois que ces héros sont trop semblables et qu'on s'y attache de moins en moins. Restent des lectures de détente agréables... Mais côté thriller, j'attends avec impatience le dernier Fred Vargas (je suis amoureuse d'Adamsberg !)

3. brize  le 19-06-2008 à 20:43:38  (site)

Je me réjouis moi aussi de la parution du prochain Vargas smiley_id117950 !

4. KP78  le 23-06-2008 à 08:03:32

J'ai passé un bon moment. A conseiller pour une lecture d'été durant un voyage ou sur la plage. C'est vrai qu'on risque de vite l'oublier.

5. Nicolas  le 13-10-2009 à 00:05:57  (site)

Pas fan non plus de ce livre, coomme de l'auteur. Comme toi, je préfère qu'un roman soit écrit à la troisième personne du singulier, c'est plus efficace. Concernant Coben, je trouve que ses romans manquent un peu d'âme, et j'ai du mal à comprendre son succès considérable.

6. brize  le 13-10-2009 à 11:45:04  (site)

@ Nicolas : Je n'ai pas d'a priori contre la rédaction à la première personne du singulier : ça aurait pu marcher, sauf qu'ici, ça n'a pas été le cas (pour moi, du moins). Et c'est tout à fait ça, un manque d'âme, que j'ai ressenti concernant ce roman.
Quant à l'auteur, après mon coup de coeur initial pour "Ne le dis à personne", je n'ai finalement plus eu l'occasion de m'enthousiasmer pour d'autres romans de lui car, la plupart du temps, leurs thèmes ne m'ont pas attirée.

édité le 13-10-2009 à 11:45:36

 
 
 
posté le 17/06/08

"L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis", de Michèle HALBERSTADT

 

   Maria-Theresia von Paradis a dix-sept ans, en 1776, à Vienne. Depuis l’âge de trois ans, elle est aveugle mais elle s’épanouit dans la musique, car c’est une pianiste hors pair. Son père, Joseph Anton, conseiller à la cour de l’Impératrice d’Autriche, dont Maria-Theresia est la protégée, n’a eu de cesse de lui faire subir les traitements éprouvants de nombreux médecins qui se sont acharnés, en vain, à lui faire recouvrer la vue.

   Le jour de ses dix-sept ans, donc, elle obtient de lui la promesse de ne plus rien tenter.

   C’est compter sans le succès rencontré par Mesmer, médecin mettant en œuvre de nouvelles techniques, basées sur le magnétisme et qui connaissent un succès certain.

   Joseph Anton von Paradis décide de lui confier sa fille, le temps nécessaire pour qu’il parvienne à la guérir…

(et je n’en dirai pas davantage, car le roman est très court, alors il faut quand même qu’il vous reste quelque chose à découvrir !).

 

   C’est l’article de Lou (ici) qui a attiré mon attention sur ce livre (vous en trouverez beaucoup d'autres, dans le cadre du "Prix Landerneau". Dans la foulée, il s’est trouvé à ma disposition à la bibliothèque, sur le présentoir des « Coups de cœur » des bibliothécaires.

   Ainsi ai-je pris connaissance de l’histoire (romancée ou non ? pour le savoir, vous pourrez consulter l’interview de l’auteur, ici… mais je ne saurais trop vous recommander de ne le faire, comme moi, qu’après avoir lu le livre !) de Maria-Theresia von Paradis, jeune fille fraîche, sensible et attachante.

 

   Ce très joli roman, d’une écriture fluide et agréable, se lit rapidement et avec bonheur.

   Michèle Halberstadt sait peindre en mots ce qu'appréhendent les sens. Elle est à l'écoute des mouvements les plus intimes de l'âme de son héroïne, sincère, passionnée et résolue. Derrière la façade des bons sentiments de l'entourage, elle sait traquer les non-dits tout comme le poids des règles sociales et leurs répercussions sur la santé de Maria-Theresia.

   Au-delà de l’anecdote, Michèle Halberstadt brosse le portrait délicat d’une jeune fille plus forte qu’il n’y paraît : nous la voyons ouvrir les yeux sur le monde avant de choisir, seule et en toute lucidité, sa vie.

   A découvrir !

 

"L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis", Michèle HALBERSTADT

éditions Albin Michel 

 


Commentaires

 

1. myloubook  le 17-06-2008 à 13:39:41  (site)

Voilà une très jolie critique ! Je suis heureuse de voir que tu as aimé à ton tour... il ne me reste plus qu'à lire cette fameuse interview !;o)

2. Florinette  le 17-06-2008 à 20:28:42  (site)

J'ai beaucoup aimé cette lecture qui m'a donné envie de découvrir cette incroyable pianiste et eu envie d'écouter une de ses compositions que j'ai trouvé vraiment magnifique !

3. brize  le 19-06-2008 à 20:48:35  (site)

@Lou : oui, c'est une lecture dont je garderai un bon souvenir.
@Florinette : quelle bonne idée... du coup, je suis allée fureter dans le fichier de la CDthèque à laquelle je suis inscrite, mais ils n'ont pas l'air d'avoir d'oeuvre de notre compositrice !

4. Aliénor  le 21-06-2008 à 20:15:59  (site)

Je découvre grâce à toi que cette femme est devenue romancière. Je la connaissais (il y a quelques années certes) critique de cinéma dans le magazine Première.

5. SD49  le 08-09-2008 à 22:29:42

ce livre me laisse une impression bizarre, je l'ai vite lu, il ne m' a pas déplu, mais en fait je n'ai pas été vraiment touchée par cette histoire, ni tellement émue non plus. Et ce qui m'énerve c'est que je n'arrive pas trop à trouver pourquoi !

 
 
 
posté le 16/06/08

"Ensemble, c'est tout", le film : Une adaptation réussie ?

 

   Parce que Charlotte Gainsbourg, qui devait incarner Camille (et que je voyais parfaitement dans ce rôle), avait dû être remplacée in extremis sur le tournage (en raison d’une fracture qu’elle s’était faite au ski… eh oui, je peux aussi vous la jouer people !) par Audrey Tautou,

   Parce que, jusqu’à récemment, je n’avais pas trop de goût (euphémisme…) pour cette actrice à laquelle je reprochais un petit air sucré qui m’horripilait (cherchez pas : les goûts et les couleurs…),

   Pour cette raison majeure, je n’avais pas été voir « Ensemble, c’est tout », lors de sa sortie en salles, alors même que j’avais dévoré le bouquin, quelles que soient les critiques que puissent en faire ses détracteurs (je les entends déjà me dire : « Eh bien, pour une qu’aime pas le sucré… ! »). 

 

   Or donc, maintenant que je viens de bénéficier d’une séance de rattrapage, qu’ai-je pensé du film ?

   Au début, j’ai été agréablement surprise, parce que j’y ai immédiatement retrouvé l’atmosphère du roman.

   Ensuite, j’ai trouvé le jeu des acteurs (y compris Audrey Tautou !) très juste.

   Mais au fur et à mesure que le film avançait (en reprenant, je suppose, les péripéties du livre, même si le détail m'échappe, ça fait déjà 4 ans que je l'ai lu), je me disais : il se passait vraiment si peu de choses, dans ce roman ? Tout paraissait soudain si plat…

  Or ce n’est pas du tout ce que j’avais ressenti à la lecture. Bien au contraire, je me souviens d’une densité humaine, d’un foisonnement d’émotions et d’une tension dans le développement des relations entre les personnages qui me poussaient à tourner les pages sans pouvoir m’arrêter. Alors que là…, c’est tout juste si je ne m’ennuyais pas.

   Est-ce dû au fait que je connaissais déjà l’histoire et qu’il n’y avait donc plus de suspense ?

   N’est-ce pas plutôt propre au cinéma, qui aplatit en images ce que le livre révèle dans sa profondeur ?

   C’est cette dernière hypothèse que je retiens. A défaut, je ne m’expliquerais plus l’attrait que le livre avait exercé sur moi.

   Je ne suis pas certaine d’avoir ressenti cela, à ce point, chaque fois que j’ai vu un film porté à l’écran et mon but n’est pas de faire ici une étude comparative des adaptations cinématographiques de différents romans.

   Je voulais juste partager mes impressions avec vous.

   Et vous demander (enfin, je m’adresse à ceux qui avaient aimé le livre, bien sûr !), comment vous aviez trouvé cette adaptation du film :

à mon avis, elle est en apparence réussie, c’est-à-dire fidèle au livre … sauf qu’elle ne parvient pas à en restituer l’épaisseur.

   Qu’en pensez-vous ? 

 

Les commentaires vous sont ouverts !

 


Commentaires

 

1. bruneetl-espritrock  le 16-06-2008 à 08:00:04

je les vus samedi soir! c'est un bofilm, j'ai bien aimée!!! j'aime aussi bocoup audrey tautou!!!

2. pom'  le 16-06-2008 à 08:44:32  (site)

j'ai eu du mal à demarer ce livre, je trouve que l'écriture de Cavalda hachuré de phrases courtes manque de fluidité, mais l'histoire est attendrissante, je vais regarder le film sur canal+, je reviensdrai te donner mes impressions.

3. SD49  le 16-06-2008 à 08:55:19

J'ai bien aimé le film mais j'ai de beaucoup préféré le livre !!!!!
Je pense relire le livre alors que je n'ai pas encore revu le film

4. céline de enlivrezvous  le 19-06-2008 à 13:22:12  (site)

Plutôt d'accord, bien que je n'avais pas non plus trouvé le livre d'une épaisseur flagrante... Enfin, j'avais bien aimé, je l'ai dévoré, plein de bons sentiments et tout mais le roman ne m'a pas laissé une impression très durable. Quant au film, franchement cul-cul, mais mignon !

5. KP78  le 23-06-2008 à 08:09:32

Pour une fois, je n'ai pas été déçue par le film. Je trouve que les acteurs collent bien avec les personnages romanesques. A noter la performance de l'acteur qui incarne Philibert (Laurent Stocker) qui a eu un césar pour ce rôle et je trouve que c'est amplement mérité (pour une fois que je suis d'accord avec l'attribution des césars, je tenais à le souligner...).
Je reconnais que certains passages du livre ont été oubliés mais l'ensemble es juste.

6. anjelica  le 27-10-2008 à 14:06:20  (site)

J'avais trouvé le film bien fade par rapport au livre. J'ai été déçue.
De plus dans le rôle de Franck, je n'y voyais pas du tout Guillaume Canet qui fait trop gentil à mon goût. J'aurais plutôt vu 'Clovis Cornillac' par exemple.

7. philippine  le 23-11-2008 à 10:41:14  (site)

moi aussi j'étais assez rétissante et puis ce fut une très bonne surprise je suis rentrée hyper vite dans le film et surtout j'ai adoré l'interprétation de Laurent Stocker !

8. la-ronde-des-post-it (laptitesardine)  le 25-05-2009 à 02:54:59  (site)

j'ai été déçue par le film, mais je m'y attendais!
malgré tout, j'ai trouvé que c'était une adaptation plutôt réussie (et pourtant, j'ai moi aussi du mal avec Audrey Tautou... "sucrée", ça la qualifie bien pour moi aussi! lol!)
à mon sens, Guillaume Canet dans le personnage de Frank est trop "plat", pas assez "torturé"...

je suis fan d'Anna Gavalda, mais j'ai récemment lu "La consolante" qui m'a ENORMEMENT déçue :(

 
 
 
posté le 14/06/08

"Et mon coeur transparent" : Sous le charme d'une écriture !

Est-ce parce qu’il y avait eu trop de battage médiatique au moment où Véronique Obaldé avait obtenu le Prix du Livre France Culture-Télérama 2008  pour « Et mon cœur transparent », mais je n’avais pas été spécialement attirée par ce livre et tout ce que j’avais pu en entendre ne m’en avait, en fin de compte, pas donné une idée très claire (je comprends un peu mieux pourquoi maintenant !).

 

Néanmoins, lorsque j’ai aperçu l’ouvrage sur le présentoir de la bibliothèque, la curiosité l’a emporté !

Je suis donc allée m’asseoir et j’ai lu les deux premières pages.

Et là, je peux vous l’assurer, vous auriez eu du mal à m’empêcher de rapporter le bouquin chez moi, parce que c’était un cas (grave ?!) de coup de cœur pour une écriture !

 


Un extrait de la première page, pour que vous compreniez mieux ce soudain engouement :

 

« Elle avait un rire qui rebondissait, un rire qui faisait de petits sauts sur les surfaces lisses et réfléchissantes alentour. Lancelot Rubinstein s’était dit qu’il allait avoir du mal dorénavant à s’en passer. C'avait à voir avec quelque chose de chaud et de laineux. C’était ce qu’il s’était dit ce soir-là, le soir du jour de sa rencontre avec sa femme. Lancelot était un homme qui pouvait penser qu’un rire était chaud et laineux. »

Et moi je suis une lectrice qui apprécie ce genre de considération.

Voilà.

Donc j’ai été sous le charme de cette voix, une voix qui démarre ainsi l’histoire :

« La femme de Lancelot est morte cette nuit. »

Pas de tromperie sur la marchandise, le roman se pose sous le sceau du tragique.

 

Mais que dire justement du livre comme roman ?

Certes, il y a une histoire.

Ou tout au moins un fil narratif : que révèlent les circonstances étranges de la mort d’Irina, la femme de Lancelot, sur qui elle était vraiment ?

Pour le savoir, Lancelot va devoir rompre avec sa manière d’être habituelle.

Parce qu’en temps normal, Lancelot n’est pas quelqu’un aimant se coltiner avec le réel.

A un moment donné, d’ailleurs, il évoque « son inertie minérale coutumière », vous voyez, ce n’est pas moi qui le dis !

Lancelot, ce serait plutôt un homme qui se poserait à côté des choses et les regarderait. Qui irait même jusqu’à douter de leur existence.

La preuve par un extrait :

 

« Juste avant de sortir il remarqua quelque chose dans l’entrée qui retint son attention.

  J’étais sûr, se dit-il qu’ici même il y avait une armoire.

  Il demeura perplexe un instant.

  Si l’armoire avait disparu, est-ce que tout ce qu’elle contenait avait disparu aussi ?

  Lancelot fit une moue dubitative pour lui seul, amorça un signe de tête comme s’il saluait l’armoire absente et s’en alla en claquant la porte Il ne s’étonnait pas qu’une armoire disparaisse. Le monde de Lancelot était mouvant et précaire et les choses apparaissaient et disparaissaient selon une logique qui lui échappait mais qu’il acceptait facilement. Lancelot aimait que les choses s’égarent. ça lui rappelait en douceur l’existence de dimensions parallèles. »

Et ce ne sera pas la dernière fois qu’un élément du décor sombrera ainsi dans le néant !

 

 

Donc il y a effectivement une trame narrative.

Sauf que, à mon sens, elle n’est qu’un prétexte.

Certes, je me suis, comme il se doit, intéressée aux allers-retours effectués par Lancelot entre présent et passé pour redonner, à la lumière des événements récents, un éclairage différent sur Irina.

Certes, j’ai suivi sa quête de la vérité et, surtout, de la vraie Irina.

Toutefois, l’histoire vaut ce qu’elle vaut (et pour moi, ce n’est pas un « roman noir », comme l’indique la quatrième de couverture), d’autant que  le thème de la-personne-aimée-maintenant-disparue-et-dont-on-s’aperçoit-que-finalement-on-la-connaissait-très-mal est assez rebattu, même si le caractère de Lancelot en rend le traitement plus original ; elle ne m’a pas tenue en haleine et la fin m’a laissée dubitative…

 

 

Mais, pour ne rien vous cacher, c’est avant tout l’écriture qui m’a captée.

Une écriture ondoyante, épousant à merveille les pensées du héros.

Quand tout s’y enchevêtre, qu’une considération en entraîne une autre et ceci, semble-t-il, presque à l’infini, j’ai vu la phrase, unique, truffée d’incises, se dérouler sur deux pages. Plus loin, la prose s’est muée en une série de segments courts, les pensées du héros s’étant, à ce moment-là, éclaircies.

Et toujours ce présent de l’indicatif faussement simple (on dirait l’écriture d’un conte), camouflant le complexe, ces petites métaphores parsemant le récit, ces touches incongrues au hasard de la plume …

 

 

Je ne sais pas si vous aimerez cette écriture. Les mêmes raisons qui m’ont fait l’apprécier peuvent vous amener à la rejeter, parce que nous n’aimons pas tous les mêmes musiques. 

 

Pour ma part, je n’ai pas regretté ma plongée dans l’univers de Lancelot, héros atypique aspiré malgré lui dans un monde au bord duquel il avait jusque là veillé, témoin contemplatif et étonné, à se tenir prudemment. Voir par son intermédiaire est rafraîchissant, surprenant.

 

C’est une expérience de lecture que je ne saurais trop vous conseiller d’au moins d’essayer (en espérant que vous serez, vous aussi, séduit !).  

 

 

« Et mon cœur transparent », Véronique Obaldé

Editions de l’Olivier (233 p)
 


Commentaires

 

1. SD49  le 14-06-2008 à 09:22:36

Celui ci est dans ma LAL depuis un petit moment tu me donnes envie d'essayer, j'espère y être sensible aussi.

2. BelleSahi  le 14-06-2008 à 09:49:42  (site)

Je n'ai pas accroché du tout.

3. pom'  le 14-06-2008 à 10:16:02  (site)

c'est le genre du livre qui attire l'oeil sa couverture est attrayante.

4. amanda  le 14-06-2008 à 10:17:05  (site)

Comme toi, Brize,j'ai craqué pour le style de Véronique Ovaldé.

5. le blog de philo  le 14-06-2008 à 10:50:03

Très joli billet qui donne envie dd'en savoir plus. J'ai manqué de l'acheter lors de ma dernière visite chez mon libraire. Sûrement la prochaine fois !

6. kathel  le 14-06-2008 à 11:50:29  (site)

Après lecture de plusieurs billets "sous le charme" aussi, je pense que je finirai par le lire !

7. Karine (mon coin lecture)  le 14-06-2008 à 14:32:03  (site)

Un livre qui me tente depuis un moment déjà... J'ai entendu beaucoup de bien sur la plume de cet auteur.

8. brize  le 14-06-2008 à 18:46:09  (site)

@Amanda et BelleSahi : On accroche et on aime... ou l'inverse ! Belle démonstration de la relativité/subjectivité de nos appréciations en matière artistique.
@Pom' : C'est vrai qu'elle est jolie, cette couverture !
@Philo : Pique une chaise au libraire et lis les premières pages, avant d'acheter éventuellement !
@SD49,Kathel et Karine : C'est sûr, il faut essayer !

9. Florinette  le 16-06-2008 à 11:37:59  (site)

J'ai beaucoup aimé ce livre et comme toi le style de l'auteur m'a vraiment captivée !

10. myloubook  le 17-06-2008 à 13:37:57

J'ai lu ton article en diagonale comme je vais bientôt lire ce bouquin. Il me tente énormément, c'est un de ceux qui m'attirent le plus dans le prix Landerneau. J'ai vu que Siri Hustvedt avait fait une très bonne critique du premier livre d'Ovaldé (qui me tentait mais que, bizarrement, je n'ai jamais lu)... alors j'ai hâte de me plonger dans cette lecture !

11. Solen  le 18-06-2008 à 11:00:58

Tiens ça me rappelle ma ptite critique! Je pense aussi que soit on adore soit on déteste. Je remercie encore mon mari de m'avoir offert ce livre, qui m'a capté...

12. brize  le 19-06-2008 à 20:50:49  (site)

@Florinette : je crois que cette écriture a charmé de nombreux lecteurs !
@Lou : j'espère que ce livre te plaira !
@Solen : encore une lecture que nous avons appréciée toutes les deux !

 
 
 
posté le 13/06/08

"Phénomènes" (le film !), NANAR GROTESQUE A EVITER !

 

  Mais qu’est-ce qui m’a pris, à moi, jeune bizut de la blogosphère littéraire, de vouloir sortir des sentiers battus et, au lieu d’aller voir « Sagan », qui me tentait (ou "Sex and the City", qui m'aurait au moins amusée et/ou émue), de choisir « Phénomènes » ?

 

  Tout ça parce que je voulais faire la-fille-intello-mais-qui-aime-bien-les-films-américains-à-grand-spectacle !

  Tout ça parce que je croyais qu’il s’agissait d’un film de SF ou, au moins, avec des effets spéciaux (comme « Le jour d’après » qui, s’il n’était pas révolutionnaire, se laissait voir).

  Tout ça parce que, pour une fois  je me suis contentée ;

-  de voir l’affiche (pendant 15 jours, à chaque fois que j’ouvrais une session internet, ma page d’accueil la présentait en encart publicitaire à droite… finalement, je suis une victime du marketing !), affiche figurant une scène qu’on ne verra même pas dans le film,

de constater que le réalisateur était celui du « Sixième sens » (bonne référence, ça !)

  Tout ça parce que je n’ai lu aucune critique sur le film, souhaitant m’affranchir de tout avis préalable au mien (d’ailleurs, je n’irai regarder lesdits avis qu’une fois ce billet rédigé !), si bien que je ne savais même pas de quoi il serait question.


  Je me dirige donc vers la salle de cinéma. Je note, à côté du titre du film, la mention « avec avertissement », ce qui me plaît à moitié, mais, bon, « Le sixième sens », c’était pas une bluette non plus.


  Générique : nuages dans cieux tourmentés avec musique à l’avenant.

  Début du film : des gens dans un grand parc d’une ville américaine ; soudain, des cris, des gens blessés, mais au loin seulement ; la caméra se focalise alors sur deux filles qui papotent sur un banc , l’une d’elles se fige soudain, puis retire la longue épingle à cheveux qui fixe son chignon (de la taille du pic à glace de Sharon Stone dans « Basic Instinct », l’épingle, quand même !) et… se la plante vigoureusement dans le cou, en biais… (beurk !).


  Là, je me suis dit : « Ma fille, t’es tombée sur un film gore, va falloir assurer ! ».

  Donc, je me suis mise en mode de verrouillage ultra-rapide des paupières, ce qui me permet d’éviter la trashitude des scènes (que je ne supporte pas).

  Comme j’ai dû, pendant le film, mettre en action ce mode à plusieurs reprises, par exemple :

- lorsqu’un gars houspille des lions dans la fosse d’un zoo et leur tend gentiment son bras (et qu’après ça hurle)

- quand un mec se couche dans l’herbe devant une moissonneuse-batteuse qui se dirige droit sur lui,

donc, comme j’ai, à chaque fois, coupé le contact moi-écran, il est inutile de me demander si le film présente des séquences gore, je ne pourrai que vous affirmer qu’il me semble que oui (à moins que la caméra n’ait, elle aussi, pudiquement détourné le regard au moment crucial… ce dont je doute fort !!!). 


  Je reviens au pic à glace.

  A ce moment-là, j'ai aussi été tentée : « Casse-toi, c’est pas pour toi ! ».

  Mais un renoncement aussi facile, avant même d’avoir entrepris la lutte, m’a paru trop couard. J’ai donc décidé de rester (et j’ai bu le calice jusqu’à la lie, espérant jusqu’au bout que quelque chose viendrait sauver ce film !).

  Cela m’a permis d’assister à une pluie de corps se jetant du haut d’un immeuble en chantier, petite scénette destinée, comme la précédente, à nous montrer ce qui se passe : les gens, soudain, après avoir manifesté quelques troubles (d’élocution notamment) attentent à leurs jours. Le phénomène se produit dans différentes villes du sud-est des Etats-Unis.

  S’agit-il d’un attentat terroriste, avec diffusion d’une toxine rendant les gens fous-suicidaires ? (je ne vous le dirai pas, de manière à ce que vous n’échappiez pas à cet insoutenable suspense !).


  Un prof de sciences, sa femme et leur nièce tentent, comme des centaines d’autres, de fuir les zones sinistrées. 

  Scénario indigent (ils fuient, il y a des incidents de parcours, ils tombent sur des cadavres, ils se réfugient dans la baraque d’une vieille folle…), dialogues du même acabit, acteurs principaux au minimum de leur potentiel (enfin, je l’espère pour eux) , effets spéciaux réduits à néant (qu’on ne vienne pas me dire qu’il s’agit d’un film à gros budget, parce que, à part le vent qui souffle pour nous montrer que, ça y est, « ça » va se répandre, le truc qui les rend fous..)…


  MEME  PAS  PEUR (moi qui sursaute, en regardant un film, dès qu’une porte claque, pourvu que l’atmosphère soit là).

  MEME   PAS  EMUE aux moments où j’aurais dû l’être (moi qui ai l’œil humide dès qu’un tantinet d’émotion est distillé dans le film).

  Et le pire, c’est que j’ai presque gloussé, par moments, tellement je trouvais les situations grotesques !

  Et la fin, alors là, la fin ! Bon, je ne dirai rien, au cas où vous voudriez aller voir par vous-même de quoi il retourne, mais dans le genre summum du scénario qui ne se foule pas, on fait difficilement mieux !!!

  Que pourrais-je ajouter ?

 

  N’Y  ALLEZ  PAS !!! 

(avertissement si ça se trouve totalement inutile, parce que l'idée d'y aller ne vous a même pas effleurés ne serait-ce qu'une seconde !)


Ah si : je viens de jeter un coup d’œil sur  « Allo ciné », après m’être défoulée en rédigeant ce billet d’humeur… et bien figurez-vous que la presse a  plutôt bien aimé (même les Inrocks !!!), j'ai aperçu une allusion à Hitchcock (oser comparer ça à du Hitchcock !), quant aux spectateurs, ils sont TRES partagés (du coup de coeur... au coup de gueule ) ! 

 

  Donc je rectifie : 

 

  ALLEZ-Y   SI  VOUS  VOULEZ  (c'est vrai, quoi, vous êtes libres !)  …. MAIS  JE  VOUS  AURAI  PREVENUS !!!

 


Commentaires

 

1. sentinelle  le 13-06-2008 à 08:55:00

Et bien, tu le vends merveilleusement bien ce film :-D
Et dire que j'aime bien Shyamalan (du moins du "6e sens" à "Le village"). J'avoue, tu m'as convaincue ! Ce film ne semble franchement pas briller par son originalité, je me laisserai donc volontiers tenter par Sagan à la place ;-)

2. SD49  le 13-06-2008 à 11:11:23

Voila un commentaire qui vient vraiment du coeur !!!!!! on te sent vraiment énervée.
Je ne pensais pas y aller mais maintentant je n'en ai plus envie du tout. De toutes façons je ne vais pas souvent au cinema et plutot pour des films détendants.

3. pom'  le 14-06-2008 à 10:15:11  (site)

j'avais très envie de le voir, là tu me scie les jambes, bon , je vais voir alors :-)

4. brize  le 14-06-2008 à 12:23:45  (site)

@SD 49 : Enervée, moi grrrr_2..., c'est pas du tout mon style romeo!
@Sentinelle et Pom': Oui mais, quand même... "Les Inrocks" ont aimé ! Si ça se trouve, je suis passée tout à fait à côté d'un chef d'oeuvre de l'art cinématographique arghhhh_2!
Blague à part (comme je le dis à la fin de mon billet), les avis sont très partagés. Alors, si malgré mon coup de gueule, le film vous tente... faut pas hésiter : il n'y a que vous qui pourrez juger (et n'hésitez pas à venir râler ensuite parce que j'ai failli vous faire rater ce film qui vous a tant plu, ce sera marrant Sourire !

5. Aurore81  le 14-06-2008 à 15:11:36

Tiens, c'est amusant, ton avis ne me surprend pas... J'ai vu des extraits du film, et je me suis dit que ça ne ressemblait pas à grand-chose... Déjà, j'avais modérément apprécié "le Village" du même réalisateur...alors le coup de la toxine-qui-pousse-au-suicide... Bof. Enfin, de toute manière je ne peux pas aller au ciné (chez moi, salles obscures = crises de migraine) alors hop, pas de regrets !

6. brize  le 14-06-2008 à 18:49:53  (site)

Si en plus tu risques une migraine... alors là, aucune hésitation : évite smiley_id140561(smiley sans grand rapport... c'est juste que j'avais envie de l'utiliser, il est trop marrant !!!)!

7. Fleur - Haibane  le 16-06-2008 à 13:13:39

Pas si mal que ca moi je dis, pas le meilleur Shyamalan mais pas le pire non plus (La Jeune Fille de l'eau ca c'était un flop)
Ce film m'a qd même tenue en haleine presque 2h et même fait sursauter (moi à qui ca n'arrive jamais...) Seul reproche des dialogues qui parfois ne cassent pas des briques!
Néanmoins l'idée de la morale écologique m'a bien plu même si je doute que cela soit crédible...
Qd aux scènes gores... ca va rien de vraiment trash (à part le coup du lion?!!)mais je pense que c'est largement supportable ;-)!!

8. brize  le 16-06-2008 à 13:19:14  (site)

Donc, finalement... j'aurais pu garder les yeux ouverts Clin doeil1!
Pour la morale écolo, je suis contente que tu en parles : c'est un point que j'ai trouvé intéressant mais malheureusement il n'est qu'effleuré, alors qu'à mon avis il y avait beaucoup plus à en tirer.
Le film t'a plu et c'est sympa d'être venue nous le dire... ça permettra aux lecteurs de nuancer mon opinion pour le moins tranchée Rire1!

9. Aliénor  le 23-06-2008 à 15:19:45  (site)

Le sixième sens était un coup d'essai et un coup de maître. Est venue ensuite une succession de films ratés. Triste bilan !

10. brize  le 23-06-2008 à 19:06:45  (site)

Ah oui, "Le sixième sens" m'avait bluffée !

 
 
 
posté le 11/06/08

"Le monde inverti", Christopher PRIEST

 

     « J’avais atteint l’âge de mille kilomètres. De l’autre côté de la porte, les membres de la guilde des Topographes du Futur s’assemblaient pour la cérémonie qui ferait de moi un apprenti. Au-delà de l’impatience et de l’appréhension de l’instant, en quelques minutes allait se jouer ma vie. »

    Ainsi débute « Le monde inverti », de Christopher PRIEST, un classique de la science-fiction publié en France en 1974.

   Le narrateur, Helward Mann, est un jeune homme qui jusque là n’a pas quitté les limites de la crèche où il a été élevé, dans la cité nommée Terre, bien loin de la planète du même nom. Helward doit commencer son apprentissage au sein d’une des cinq guildes qui contrôlent l’organisation de la cité , celle du Futur.

   C’est à cet apprentissage que le lecteur est convié à s’associer : il découvre, en même temps que le jeune homme, l’environnement surprenant dans lequel se meut la cité.

    Parce qu’il s’agit d’une cité tractée régulièrement sur des rails sans cesse démontés pour être reposés devant elle. Quel(s) danger(s) fuit-elle ? Quel est donc cet optimum sans cesse en mouvement et qui la contraint à se déplacer ainsi, de peur d’être anéantie ?

 

    L’apprentissage d’Helward se poursuit tout au long des 3/4 du roman, qui alterne les parties narrées à la première personne et celles à la troisième personne (notons au passage que l’écriture proprement dite du livre est assez quelconque).

    Notre jeune héros doit en effet tout découvrir et expérimenter par lui-même, selon le principe d’éducation en vigueur. Et ce qu’il découvre, en particulier au sud de la ville, cette direction qu’il faut sans cesse fuir, le bouleverse.

 

    Le procédé utilisé par l’auteur, à savoir cette description extrêmement précise du cheminement du héros, au sens propre et figuré, fonctionne parfaitement (enfin… ça a fonctionné pour moi !).

   Au fil d’une progression très structurée, le lecteur découvre un univers dont la réalité dépasse l’entendement mais auquel il arrive à croire : les personnages évoqués, la structure hiérarchique et la vie matérielle de la cité, les relations avec les peuplades des zones traversées, tout est en effet décrit de manière à paraître vraisemblable.

   Comme Helward, le lecteur se questionne, s’étonne, s’acharne à comprendre. Il saisit peu à peu la complexité physique du monde dans lequel se déplace la cité. Il appréhende l’organisation de la communauté et en comprend la nécessité. Et s’habitue lui aussi à l’idée du secret, dans laquelle les guildes estiment qu’il faut tenir la population. Ce secret que Victoria, l’épouse de Helward, ne supporte pas.

 

    Si bien que le fin mot de l’histoire le saisira autant que son principal protagoniste…

  

   Déroutant, « Le monde inverti » nous entraîne dans un univers autre, bouleversant les lois communes de  ce que nous croyions connaître par la perception d’une réalité extraordinaire.

    Son dénouement prête, paraît-il, à polémique. Pour ma part, il m’a, comme tout le livre, plu, car, s’il ne résout pas (à mon avis) tout le mystère, j’ai trouvé qu’il contribuait à asseoir la cohérence de cette architecture romanesque efficace (outre le fait qu’il répondait à LA question que je me suis très rapidement posée en lisant !)!

 

    Amateur ou non de SF, je vous recommande ce périple hors du commun, récit d’aventures et plus si affinités, puisque chacun pourra l’interpréter à la lumière de ses propres interrogations psycho-philosophico-politiques !

 

« Le monde inverti », Christopher PRIEST

Folio SF (388 p)

 


Commentaires

 

1. Cuné  le 12-06-2008 à 07:05:33  (site)

Oui, elle est superbe cette première phrase (et célèbre !). Je n'ai pas encore lu celui-ci, mais ça ne devrait tarder, tu m'as convaincue :-D

2. pom'  le 12-06-2008 à 10:17:40  (site)

un Sf que je n'ai pas lu, je le note, il m'a l'air tout à fait à mon gout

3. fashion victim  le 12-06-2008 à 11:47:36

J'ai trouvé ce roman assez déroutant et il ne m'a pas vraiment emballée mais en même temps, je m'en souviens très bien, signe d'un grand roman, non ? Sourire)

4. brize  le 12-06-2008 à 19:10:04  (site)

@ Cuné et Pom : J’espère qu’il vous plaira !
@ Fashion Victim : Qu’un roman résiste à l’usure du temps, c’est déjà pas mal ! Dire que "Le monde inverti" est un "grand" roman, je ne sais pas pffff_2, je sais seulement que j’ai apprécié son originalité, sa construction et l'impact qu'il a sur le lecteur. Il m’a plu (c’est déjà beaucoup !), sans m'avoir "emballée" comme "Dune", par exemple...dont je n’ai d'ailleurs aucune difficulté à affirmer qu’il s’agit d’un "grand" roman !.

5. sentinelle  le 12-06-2008 à 21:42:55

Encore un roman qui se trouve dans ma PAL depuis des années. J'ai lu du même auteur "Le prestige", qui depuis a été adapté au cinéma.
Un bon roman également !

6. brize  le 12-06-2008 à 21:55:13  (site)

Je l'ai lu aussi, "Le prestige". Là, on était dans le fantastique. J'en garde un assez bon souvenir, même si j'avais trouvé le dénouement un peu confus.

 
 
 
posté le 08/06/08

"La Réserve", Russel BANKS

         L'action se passe en 1936, dans le cadre grandiose d’une Réserve située au nord des Etats-Unis, au pied de la chaîne montagneuse des Adirondaks. 

   Elle s'ouvre sur une réception donnée en soirée par le riche docteur Cole (et son épouse) dans leur résidence secondaire, belle demeure rustique, en bord de lac. Sont présents trois autres couples et une jeune femme, leur fille adoptive, la resplendissante et scandaleuse Vanessa.

   Le peintre Jordan Groves fait une arrivée remarquée, dans son hydravion personnel. Il habite à l’année dans sa résidence située elle aussi dans la Réserve, avec son épouse et leurs deux fils. Agé d’une petite quarantaine d’années, c’est un homme séduisant et viril.

  Vanessa et Jordan sont immédiatement attirés l’un par l’autre . Mais si Jordan accepte d’emmener la jeune femme faire un tour en avion, c’est pour finalement la laisser rentrer seule, à pied, de l’endroit où il l’a déposée, jusque chez ses parents.

  Cette rencontre aurait pu être sans lendemain, car Jordan se méfie de Vanessa.     Pourtant, peu de temps après, Vanessa va requérir l’aide du peintre.   

Dès lors, d’incidents en accidents, sur fond de liaisons cachées, les deux protagonistes voient leurs destins se croiser. Jusqu’à ce que  leur existence et celle de leurs proches, éclairées d’un jour nouveau, s’en trouvent irrémédiablement bouleversées…

       J’avais lu, il y a quelque temps, la critique élogieuse faite de ce roman dans Télérama, mais j’en avais oublié le contenu. J’aimais bien la couverture du livre et cela faisait deux fois qu’il me faisait de l’œil à la bibliothèque aussi ai-je fini par céder. N’ayant pas regardé la quatrième de couverture (de peur d'en apprendre trop sur l'histoire), je ne savais finalement pas à quoi m’attendre (et je n’avais jamais rien lu de Russel BANKS). 


   Pendant les cent premières pages, j’ai eu l’impression de voir un grand film américain des années 50 (à la Douglas Sirk) en technicolor, avec des héros hyper glamour, puisqu’ils sont tous beaux : Jordan, sa femme Alicia, Vanessa, le guide Hubert St Germain, il faudrait un casting de stars pour jouer leur rôle à l’écran ! 

   Le milieu lui-même est glamour, car tout le monde, sauf le  guide, seul personnage issu de la région et faisant partie des victimes de la Grande Dépression, est riche. Certes, Jordan est considéré comme « rouge », parce qu’il affiche une sensibilité et des attaches intellectuelles de gauche, mais néanmoins il appartient à la caste des nantis (celle qui a pu s’offrir le luxe d’une propriété privée dans la Réserve, à l’époque où quelques constructions y ont été permises). 


   Jusqu’à la page 117 (si c’est pas de la précision, ça !), l’histoire suit son cours, je dirais normal, avec quelques péripéties sur fond de découverte de l’environnement dans lequel vit chacun des protagonistes.  Il y a pourtant deux passages qui rompent cette narration. Rédigés en italique, ils nous projettent, de manière un peu énigmatique, dans le futur (en mai et en hiver 1937) et à l’étranger : on assiste ainsi à deux scènes dont on ne peut clairement identifier les acteurs. 

   Cette fameuse page 117 introduit, en revanche, un tournant dans la narration. D’un seul coup, le lecteur, choqué, s’interroge sur la personnalité de Vanessa (je ne veux pas en dire davantage, je préfère vous laisser découvrir ...), ce personnage déclencheur des événements à venir. Et il ne cessera de s’interroger tout au long du roman. 


   Ce questionnement me paraît représenter l'essentiel du livre. En effet, au-delà de l’histoire, avec ses liaisons ou amours contingentes, l’auteur  fouille à l’intérieur de ses personnages, les montrant inaptes à se cerner eux-mêmes, incapables, parfois, de se définir autrement que dans les limites de l’action qu’ils effectuent. Seule Alicia, l’épouse de Jordan, me semble échapper à cette règle, consciente de ce qu’elle est, de ce qu’elle vit et de ce qu’elle veut. Pour les autres, le présent est incertain (ils ne paraissent pas maîtriser ce qui leur arrive), le passé entaché de non-dits ou de secrets (dont on se demande s’ils sont ou non le fruit de leur imagination) et le futur sera subi.


    Mus par leurs pulsions ou leurs passions, les héros de « La Réserve » enchaînent sur un rythme allant crescendo des décisions lourdes de conséquences, jusqu’au dénouement. Et, sur tout le roman, plane l’ombre pesante du proche avenir, entraperçu dans ces échappées en italique, de plus en plus intelligibles pour le lecteur… 

  Russel Banks excelle autant à peindre les beautés de  la nature que les troubles et égarements des personnages qu’il met en scène. Son roman prend l’allure d’une pièce de théâtre jouée dans un plein air d’exception, cadre hors du commun où sensations et sentiments s’exacerbent. 

  Sans crier au chef d’œuvre, j’ai bien aimé ce livre (que je ne peux comparer et pour cause, à aucun autre de l’auteur), de facture classique (bien reflétée par la couverture du livre !) et efficace. 


9/06 : Suite au commentaire d'Amanda Meyre, j'ajoute ici un lien vers l'article (que je ne connaissais pas) qu'elle a rédigé à propos du livre.


  « La Réserve », Russel BANKS

Editions Actes Sud (380 p)

 


Commentaires

 

1. sentinelle  le 08-06-2008 à 14:43:08

Je l'ai dans ma PAL depuis des mois ! Je l'ai commencé et je repasserai donc par ici après ma lecture, de façon à ne pas être trop influencée par ton commentaire ;-)

J'avais adoré American Darling de Russell Banks, du coup, je me suis jurée de tout lire de cet auteur, que j'ai par ailleurs rencontré à la foire du livre de Bruxelles 2008 et qui est absolument A D O R A B L E !

2. kathel  le 08-06-2008 à 17:29:29  (site)

J'aime beaucoup les romans de Russell Banks (mon préféré : De beaux lendemains) et ton billet me donne très envie de lire celui-ci !

3. BelleSahi  le 08-06-2008 à 20:06:05  (site)

Je l'ai acheté pour la bibliothèque. Je le lirai bientôt !

4. brize  le 08-06-2008 à 21:22:47  (site)

@ Sentinelle : J'aurais fait exactement comme toi (et ce sera amusant de confronter nos avis !)!
Quand tu posteras ton article au sujet du livre, peut-être que tu nous parleras davantage de ta rencontre avec l'auteur(une sacrée chance, dis donc !) ?
@ Kathel : Je suis contente que mon billet t'ait donné envie de lire ce livre : ton point de vue après lecture sera d'autant plus intéressant que tu as lu d'autres livres de l'auteur !
@ BelleSahi : Encore un avis en vue, je m'en réjouis !

5. amanda  le 09-06-2008 à 10:31:54  (site)

bonjour Brize, j'arrive ici via Tamara...
J'ai lu ce livre et, contrairement à toi, je ne l'ai pas tellement aimé. Il n'y a pas la force habituelle des romans de Banks et je trove qu'il aurait pu creuser un peu. Mais tout est question de ressenti personnel.
Essaye aussi American Darling, ou De beauc lendemains, qui sont excellents

6. brize  le 09-06-2008 à 13:13:50  (site)

Je crois que mon "ressenti" a été favorisé par le fait que je n'attendais rien d'exceptionnel (contrairement à ceux qui connaissent déjà l'auteur), donc je n'ai pas été déçue !
J'ai trouvé l'article que tu avais rédigé sur le livre et je l'ai ajouté en lien.

7. sparkle  le 09-06-2008 à 16:01:57

je découvre ton blog que je lirai plus tard... tu sais, on a une vefblogguese qui a écrit un livre... receuil de nouvelles : son pseudo c'est nolween eawy... bise bise

8. Solen  le 10-06-2008 à 09:06:15

Rooo, encore un auteur que j'aime bien!!! Nos bibliothèque se croisent!
J'avais adoré "amercan darling", et bien aimé "de beaux lendemains". Tu me donne envie de lire celui-ci.

9. brize  le 10-06-2008 à 12:37:14  (site)

@ Sparkle : Merci pour l'info (je suis allée voir le blog de Nolween)
@ Solen : Si tu le lis, je serais curieuse d'avoir ton avis, car j'ai l'impression que ceux qui ont déjà lu des romans de Russel Banks sont déçus par celui-ci.

10. SD49  le 10-06-2008 à 21:06:41

Donc si j'ai bien compris il vaut mieux que je lise celui ci avant de lire les autres de cet auteur, je verrai s'il me tente quand je l'aurai sous les yeux

11. brize  le 10-06-2008 à 21:24:49  (site)

Mieux encore (à mon avis), si tu en as la possibilité, tu choisis parmi tous ses romans celui dont l'histoire t'attire, toi, le plus. Comme cela, tu mets déjà de bonnes chances de ton côté d'apprécier le livre !

12. pom'  le 14-06-2008 à 10:14:11  (site)

je me regale avec "de beaux lendemains"

13. brize  le 14-06-2008 à 19:03:45  (site)

Celui-ci, au moins, a l'air de faire l'unanimité !

 
 
 
posté le 07/06/08

Troisième édition du Lotobook

  Envie de gagner une montagne de bouquins ?

   N'hésitez pas : participez au nouveau Lotobook !Tous les renseignements sur le site de Stéphanie.

 


Commentaires

 

1. SD49  le 11-06-2008 à 07:55:20

Ce n'est plus la peine de vous inscrire, c'est moi qui vais gagner !!!!!!! LOL !!!!
(quoi que j'aimerai bien ...)

2. brize  le 11-06-2008 à 20:15:34  (site)

Mais il faut qu'ils soient toujours plus nombreux à s'inscrire... comme ça tu gagneras encore plus de livres smiley_id118473!

3. SD49  le 11-06-2008 à 20:54:29

Bien sûr suis-je bêêêêêêête !!!!!!!!

 
 
 
posté le 06/06/08

Telle est taguée qui taguera !

  

Moins de deux mois dans la blogosphère…et me voilà déjà « taguée »… par Tamara!

Et bien sûr, en lisant cet article… vous courez à votre tour le risque d’être tagué, tout à la fin (ben voyons, j’vais me gêner !)

 

Le tag en question porte sur mes habitudes de lecture.

OK, je m’y colle (pourquoi j’ai comme une impression de bizutage… ???) !

 

Où et quand :

En temps normal : chez moi, le soir (ça, c’est vachement original !).

Dès que je peux : vautrée dans l’herbe ou dans le sable (bon, avec une serviette ou une natte entre l’herbe ou le sable et moi, because j’aime pas les bébêtes qui peuvent me confondre avec je ne sais quel élément naturel du décor !).

 

Comment je choisis mes lectures :

- Au pif !

Non, mauvaise réponse, vous n’allez pas me croire !

- En fonction de la couverture : si elle me plaît, je daigne ouvrir le bouquin !

Réponse passable : pas tout à fait faux, mais insuffisant ! (mais par exemple, je n’aurais jamais ouvert « Et Nietzche a pleuré » s’il ne m’avait été chaudement recommandé !)

- En furetant :

   - parmi les critiques parues dans la presse

   - parmi ce que les bibliothécaires proposent (présentoirs, brochures « Nouvelles acquisitions »…)

   - dans les blogs de lectures !

 

Mon style de lectures

Une prédilection (très marquée !) pour le roman (les essais, les biographies etc., c’est plutôt rare), avec une (forte) attirance pour le domaine anglo-saxon (et je ne fais même pas exprès, ça se trouve comme ça).

J’aime bien varier et passer du roman classique à quelque chose qui l’est moins (comme la science-fiction) et je raffole des bons thrillers. J’aime la bande dessinée en général, avec mes préférés (mais j’aurai l’occasion d’en parler).

 

Ce que j’attends de mes lectures :

Qu’elles me distraient (en premier lieu), qu’elles me stimulent intellectuellement  et/ou m'apprennent quelque chose de manière ludique (éventuellement)… voire qu’elles m’étonnent (dans le meilleur des cas).

 

Mes petites manies :

Rapporter goulûment des tas de livres de la bibliothèque…dont je ne lirai pas la moitié !

Ranger les romans, dans ma bibliothèque, par ordre alphabétique (d'auteur, bien sûr).

Inscrire mon prénom et mon nom sur la page de garde du livre, dès lors que je le prête (ça fait plaisir à celui auquel je le prête, qui sent qu’on a confiance en lui ! bon, j’rigole… mais ça ne m’a pas empêchée, bien longtemps après, de constater la disparition de livres auxquels je tenais… sauf que je ne m’inquiète pas pour eux, je suis certaine que leurs nouveaux propriétaires les aiment beaucoup !).

 

Ouf, c’est fini (et si vous avez lu jusque là, bravo).

 

Et maintenant les (heureuses !) gagnantes au jeu du c'est-toi-qui-es-taguée sont :

Pom, Sentinelle et

Milou et Céline

(faudrait pas qu’il y ait une des deux soeurettes pas taguée, ça serait comme qui dirait pas juste !),

si elles le veulent bien !    

 


Commentaires

 

1. Karine (mon coin lecture)  le 06-06-2008 à 22:39:10  (site)

Tiens, moi aussi je range mes livres par ordre alphabétique... moi qui ne suis pas maniaque du rangement, ça fait rire de nombreuses connaissances!

2. SD49  le 07-06-2008 à 09:45:23

C'est peut être une question idiote mais comment as tu su que tu étais taguée, je ne vois rien dans ton blog !
moi aussi je classe mes livres par ordre alphabétique mais par ordre d'auteur comme à la bibliothèque, et uniquement les miens pas ceux de ma PAL qui trainent sur un meuble de ma chambre !!!!!!

3. brize  le 07-06-2008 à 09:58:39  (site)

@ Karine : mon sens de l'ordre n'est pas, non plus, manifeste dans tous les autres domaines...!
@ SD49 : J'ai su que j'étais taguée parce que, sans me méfier (malgré l'avertissement initial), j'ai lu l'article de Tamara, sur son blog, "Attention, ceci est un tag".
Et je classe mes romans par auteur (du coup, je l'ai précisé dans mon article),comme dans les librairies ou les bibliothèques, rien de bien original, quoi !

4. pom'  le 07-06-2008 à 10:07:15  (site)

je m'y colle sous peu.

5. sentinelle  le 07-06-2008 à 13:09:18  (site)

J'ai vu et je m'exécute !

6. Tamara  le 07-06-2008 à 17:59:35  (site)

Bon, je vois que je ne suis pas la seule à ranger mes livres par auteurs... mais aussi par genres (je ne mélange pas polars et nouvelles par exemple).
Bravo pour ce premier tag, tu t'en sors brillamment ! ;-)

7. brize  le 07-06-2008 à 19:02:42  (site)

Comment ça, "premier" tag... parce que tu crois que je suis trop curieuse pour résister à la lecture d'un billet sur un blog, même si je sais que je risque d'être "taguée" à la fin ?!!!
Ben... t'as raison !

8. céline de enlivrezvous  le 19-06-2008 à 13:25:56  (site)

Ouh là là, je viens juste de réaliser qu'on avais été taguées ! Je vais de ce pas prévenir ma soeurette pour qu'on concocte une petite réponse en binôme ! :-)

PS : Très chouettes tes réponses ! Et je choisis aussi souvent mes livres en fonction de la couverture :-)

9. brize  le 19-06-2008 à 20:55:04  (site)

Hé, Hé, on attend donc vos réponses (même si je me suis dit, après coup, qu'on en connaissait déjà pas mal sur vos habitudes de lectures, avec les super photos qu'on peut voir dans votre blog !)!

10. sybilline  le 24-06-2008 à 19:32:37  (site)

Heureusement que tu as écrit, (en dernier mais quand même...) que tu choisissais aussi tes lectures "dans les blogs de lectures !" sans quoi on t'aurait tiré la tête!!

11. brize  le 24-06-2008 à 20:53:53  (site)

Oups ! Je m'en suis sortie de justesse, sur ce coup-là, si je comprends bien !!!

 
 
 
posté le 06/06/08

"Le journal de Yaël Koppman"... chick lit intello ?

   Yaël, la trentaine, célibataire, est prof d’économie en fac. Elle vit à Paris, en colocation avec Eric, homosexuel. Sa cousine, Clara, éditrice, lui propose d’écrire de la chick lit, genre qui connaît un succès indéniable.

  Yaël hésite, car elle préfèrerait rédiger un essai au sujet d’Angelica Garnett, la fille de Vanessa Bell, sœur de Virginia Woolf.

  Dans son journal, elle raconte ses recherches concernant Angelica et le milieu artistique anglais de Bloomsbury, au milieu duquel la petite fille a grandi.

  Surtout, elle se raconte, elle, avec beaucoup de verve : ses difficultés avec sa mère, sa vie de jeune femme avec ses aventures amoureuses, celle de sa cousine Clara et de son ami Eric, ses inquiétudes concernant son avenir avec ou sans mari + enfant etc.

  Serait-elle notre Bridget Jones à la française… en un peu plus intello ?

  

  Je vous laisse le soin de répondre à cette question... si du moins vous lisez ce livre, ce que je vous recommande ! 

  Les premières pages m’ont immédiatement accrochée (en plus, j’étais toute fière d’avoir reconnu dans la première phrase du roman un emprunt à l’incipit de « Mrs Dalloway », de Virginia Woolf… même si je n’ai jamais achevé la lecture de cet ouvrage), avec le bilan que Yaël, après avoir lu « Le journal de Bridget Jones », dresse des codes en vigueur dans la chick lit : c’est très marrant !

  Ensuite… ça s’est légèrement gâté, pour moi qui ne suis pas une familière du milieu de Bloomsbury, parce que je trouvais le compte-rendu des recherches de Yaël dans ce domaine un peu fastidieux, même si je reconnais que ses découvertes sur Angelica éclairent sa propre relation avec sa mère.

  Cette unique réserve mise à part (et qui ne s’étend pas à l’interprétation du roman « La Femme changée en renard », laquelle m’a séduite), j’ai poursuivi avec grand plaisir la lecture de ce roman, très intéressée par la piquante chronique de l’héroïne !

  Les observations sont fines (parfois mises en relation avec le « Journal » de Virginia Woolf, ce que j’ai beaucoup apprécié), souvent pétries d’humour (voir, en particulier, la manière dont notre prof d’éco applique sa discipline à la résolution des problèmes domestiques !), les personnages attachants et le rythme enlevé, car la vie d’une trentenaire célibataire n’est pas de tout repos !

 

  Cerise sur le gâteau, l’épilogue nous invite à nous demander (ce qu’on avait déjà entrepris en cours de lecture) quelle est la part du vécu et celle de l’imaginaire dans ce livre plaisant, qui devrait vous faire passer un moment bien agréable !

  

« Le journal de Yaël Koppman », Marianne RUBINSTEIN

éditions Sabine Wespieser

 


Commentaires

 

1. Florinette  le 06-06-2008 à 09:47:25  (site)

Je l'ai lu il y a quelques temps et je garde un très bon souvenir de ce livre qui m'a fait découvrir par la même occasion l'univers des Bloomsbury, et j'en ai profiter pour prendre note des références littéraires cité dans ce livre !

2. brize  le 06-06-2008 à 13:09:10  (site)

Personnellement, je comptais justement sur le livre pour découvrir le milieu de Bloomsbury, mais je suis restée sur ma faim, parce qu'il y avait trop de : "X aimait Y, qui aimait Z" etc. et j'avoue que je m'y perdais un peu (mais peut-être aussi que je ne faisais pas trop d'efforts !)!
En tout cas, ça donne des pistes de lectures pour mieux aborder le sujet, comme celles que tu as notées.

3. amanda  le 09-06-2008 à 10:33:03  (site)

il est très bon, ce roman, je suis d'accord avec toi

4. Myloubook  le 09-06-2008 à 15:46:01

Je l'ai lu juste à sa sortie... c'est un peu loin maintenant mais je l'ai beaucoup aimé aussi. Comme un bonbon, ça se savoure d'une traite ! J'ai surtout aimé le côté Bloomsbury à vrai dire Sourire... ça m'intéressait (je n'y connaissais pas grand-chose, à part quelques principes de Keynes et quelques livres de Virginia Woolf) et ça permettait au livre de se différencier d'un livre de chick lit classique.

5. brize  le 09-06-2008 à 17:49:32  (site)

Cela m'amuse toujours de constater à quel point ce qui passe bien pour l'une... passe un peu moins bien pour l'autre wow!
Et c'est tout l'intérêt de ces commentaires, qui permettent de croiser nos impressions (et de se dire que l'auteur du livre a été plus ou moins bien "reçu" selon son lecteur).

 
 
 
posté le 04/06/08

"La Déclaration"... ou La fin de l'enfant-roi

 

Anna habite à Grange Hall. Un foyer pour les Surplus, cinq cents en tout, des bébés aux adolescents. Tenu d’une main de fer par Mrs Pincent. Châtiments corporels, cellules d’isolement, rien n’est trop dur pour le Surplus qui aurait oublié l’essentiel : il n’aurait jamais dû exister et doit donc, sa vie entière, racheter la faute de ses parents.

Parce qu’en 2140, en Angleterre et dans le monde entier, il n’y a de place que pour les Légaux, des adultes bénéficiant du traitement de Longévité.

Mais  Longévité rime avec éternité et comme la planète n’est pas extensible, il n’y a (presque) plus d’enfants : pour en avoir, les parents doivent en effet renoncer au traitement de Longévité.

Les Surplus, ces enfants nés hors la loi, ne sont tolérés que parce qu’ils sont destinés à être au service des Légaux.

Anna accepte son sort, elle sait Où-Est-Sa-Place.

Jusqu’au jour où un certain Peter est introduit au foyer. Il a passé sa vie à l’Extérieur et vient d’être récupéré. Surtout, il ne l’appelle pas « Surplus Anna » mais « Anna Covey ».

Que lui veut-il ?

 

  Voilà un roman d’anticipation jeunesse (enfin, à mon avis, pour de grands ados) fort et passionnant.

  On découvre le quotidien d’Anna, dans ce lieu sinistre qu’est le foyer de Grange Hall. L’environnement est dur (très dur), l’encadrement traite les jeunes comme des esclaves et même les jeunes peuvent être cruels entre eux. Pourtant Anna ne se révolte pas, tant l’endoctrinement est réussi.

  L’irruption de Peter va donc bouleverser sa vie et c’est à cette profonde modification que le lecteur assiste.

  Cet aspect psychologique donne toute sa profondeur à l’histoire proprement dite et à l’aventure qu’Anna va vivre.

  On pourrait regretter que plus de la moitié du livre se déroule dans l’institution, mais c’est la seule réserve que j’émettrais et encore : la durée est sans doute nécessaire pour que le lecteur sache exactement de quoi il retourne et de toute façon je ne me suis pas ennuyée.

Puis le rythme s’accélère au fur et à mesure qu'on progresse dans l'histoire, qui devient hyper stressante !

 

  Ce livre, intelligent et palpitant, invite à la réflexion en posant des questions extrêmement pertinentes sur notre place dans le monde et plus généralement sur notre perception de la vie et de la mort.

 

  J’ai été emballée (c’est, de tous les romans pour ados que j’ai jusqu’à maintenant présentés dans ce blog, celui que je préfère)… alors j’espère que vous le serez aussi !

 

« La Déclaration. L’histoire d’Anna », Gemma MALLEY

Editions Naïve

 


Commentaires

 

1. Florinette  le 04-06-2008 à 13:49:20  (site)

J'ai noté ce livre sur mon gros carnet !
J'arrive de chez Tamara et je voulais te féliciter pour ce très joli blog, je reviendrai à très bientôt ! :-)

2. SD49  le 04-06-2008 à 13:50:19

Je confirme, moi aussi j'ai bien aimé en revanche ce n'est pas le livre jeunesse que j'ai préféré

3. brize  le 04-06-2008 à 18:04:58  (site)

@ Florinette : merci... et à bientôt !
@ SD49 : tu n'es pas aussi enthousiaste que moi (ma fille non plus, d'ailleurs !), mais le livre t'a bien plu, ce qui n'est déjà pas mal Sourire1!

4. Karine (mon coin lecture)  le 05-06-2008 à 00:46:12

Je découvre ton blog par le biais de celui de Tamara! Ce livre est l'un de ceux que j'ai notés depuis un moment et ton commentaire me fait dire qu'il risque bientôt de passer de ma LAL à ma PAL!

5. aurore  le 05-06-2008 à 03:07:23  (site)

tu lis tous les jours ?..bisous

6. brize  le 05-06-2008 à 09:11:51  (site)

En ce moment, oui... et surtout les derniers bouquins n'étaient pas des pavés, donc ça allait assez vite !

7. Aurore81  le 14-06-2008 à 15:13:46  (site)

J'ai envie de lire ce livre depuis sa sortie, ta critique me donne envie de l'acheter... Euh, mais je vais attendre un peu, hein, parce que ma PAL est sur le point de s'écrouler !

8. brize  le 14-06-2008 à 18:58:13  (site)

Et oui, de temps en temps, il faut savoir dire smiley_id117958 à son envie d'acheter un livre supplémentaire !
Mais ce n'est que partie remise smiley_id172963!

9. Alwenn  le 05-09-2008 à 19:35:55  (site)

Enorme coup de coeur aussi pour ce livre ! Une suite est prévue et je l'attends aussi !

10. brize  le 05-09-2008 à 20:35:55  (site)

Tu es la deuxième à me parler de cette suite (après Gaëlle la libraire, qui m'en avait parlé au pique-nique de la blogoboule) et je serai moi aussi très curieuse de la lire !

 
 
 
posté le 02/06/08

"Le dieu des cauchemars", Paula FOX

Helen, jeune fille de 23 ans, apprend la mort de son père, qui les avait quittées, sa mère et elle, depuis 13 ans. Sa mère lui demande alors d’aller chercher sa tante, qu’elle ne connaît pas, à la Nouvelle Orléans, pour l’inviter à venir s’installer quelque temps avec elle, afin de l’aider dans la gestion des bungalows qu’elle loue.

Helen quitte ainsi  le nord des Etats-Unis, où elle avait tout le temps connu une vie sans histoire, pour découvrir un monde nouveau.

Arrivée à La Nouvelle Orléans, elle loue une chambre chez un couple sympathique et bohême, trouve un emploi de vendeuse dans un grand magasin et fait connaissance de sa tante, personnage haut en couleurs, saoule les ¾ du temps.

Surtout, elle sort enfin de l’environnement clos dans lequel elle avait vécu jusque là et s’immerge dans des sensations nouvelles, au fil de sa découverte des gens qu’elle côtoie. 

 

    Le roman, écrit à la première personne, débute dans l’ancien ranch, reconverti en une sorte de motel, où vivent l’héroïne et sa mère. Helen présente un portrait sans concession et a priori clairvoyant du tempérament de sa mère, ce qui permet au lecteur d’apprécier dès l’abord la finesse de ses analyses.

   Surtout, le style est immédiatement séduisant (en tout cas, je suis tombée sous son charme). Il reflète  le sens de l’observation de la narratrice : elle pose les mots justes sur ses sensations et rend compte  avec élégance de ce qu’elle voit,  recourant le cas échéant à des métaphores qui font mouche.

 

   Exemples dans des extraits:

    « Il m’avait mise sur une jument alezane, Felicity, lorsque j’avais trois ans. La grande bête était pour moi un paysage. Quand je regardais mon père parcourir au galop le champ de courses […], j’avais l’impression qu’il chevauchait la terre. »   

   « Ensuite, je me dirigeais vers la partie ancienne de la ville, le Vieux Carré, où le crépuscule remplissait les rues aussi lentement qu’un miel brun versé depuis le ciel.[…] Je m’arrêtais et observais les jazzmen noirs, dont les chapeaux melon tombaient, désinvoltes, jusqu’aux sourcils ; ils s’entassaient sur une petite terrasse qui semblait suspendue par l’épaisse fumée de leurs cigarettes, tandis que leurs instruments brillaient comme des filons d’or dans la peau sombre de leurs mains. »  

    « Ils ont parlé d’eux. C’était comme s’ils dépliaient les cartes de leurs vies ; ici il y a une colline, un village, un fleuve, et ici des croisements. » 


   Malgré ce coup de cœur initial, j’ai ressenti une certaine lassitude dans la seconde partie du roman (est-ce la langueur du Sud, moite et oppressant, qui déteignait sur moi ?), alors que le livre est assez court. Helen s’installe dans ses relations et le temps s’écoule plutôt au ralenti…

    En revanche, la toute dernière partie du roman, dense et qui éclaire les personnages d’un jour nouveau, a renouvelé mon intérêt. 

 

A découvrir, donc.

(à noter que Paula Fox, auteur née en 1923, a été redécouverte à la fin des années 80 et connaît depuis un incontestable succès). 


« Le dieu des cauchemars », Paula FOX

Editions Joëlle Losfeld

 


Commentaires

 

1. pom'  le 02-06-2008 à 08:49:00  (site)

j'ai envie de decouvrir cette auteur mais là tu coupes mon elan, en as-tu lu d'autres de Paulé Fox?

2. brize  le 02-06-2008 à 08:59:44  (site)

Sauf que tu ne ressentiras pas obligatoirement la même chose que moi à la lecture !
Je n'ai rien lu d'autre de Paula Fox mais c'est le dernier paru, "Côte ouest", qui m'attirait ; comme il était sorti, j'ai finalement choisi d'emprunter "Le dieu des cauchemars".

3. Solen  le 02-06-2008 à 11:07:37

Pour ma part j'ai lu "personnages désespérés" et "la légende d'une servante" est sur ma liste A LIRE depuis un certain temps... "Personnages désespérés" m'a laissé un bon souvenir mais pas transcendant !

4. brize  le 02-06-2008 à 12:40:21  (site)

Un "bon souvenir", c'est déjà pas mal, je trouve ! Pour ma part, je ne sais pas si je suis difficile, mais il me semble qu'il faut lire une bonne quantité de bouquins avant d'en trouver un pour lequel on a un "coup de coeur".

5. sentinelle  le 02-06-2008 à 15:29:56  (site)

J'avais commencé "Côte ouest" mais je crois que ce n'était pas le bon moment... je m'y ennuyais un peu aussi, j'avoue. A cause d'une certaine langueur du Sud peut-être Clin doeil
Premier contact peu concluant (parce que c'était moi, parce que c'était elle, parce que... enfin que sais-je), mais j'y ai retrouvé une belle analyse des moeurs et une jolie écriture. Bref, à retenter donc, au bon moment !

6. brize  le 02-06-2008 à 17:51:58  (site)

OK, Sentinelle, pour le coup de la langueur du Sud,je dis smiley_id117208! Mais comme c'est sur la côte Ouest... ça vaut pas lol_2!

7. sentinelle  le 02-06-2008 à 18:14:24  (site)

Zut, j'aurai essayé Rire
Ah oui, la côte ouest; c'est... les longues plages, les surfeurs, les blondes aux seins plantureux , les... non non non, je vous assure, je n'ai jamais été fan d'Alerte à Malibu Blonde

8. Galate2  le 03-06-2008 à 20:24:42  (site)

La lenteur ou la langueur dans un livre peut parfois être nécessaire ainsi n'est-ce pas la lenteur et la pesanteur que l'on ressent dans "le desert des Tartares" qui rendent ce livre si passionnant?
Ceci dit, je n'ai pas ton phrasé pour exprimer ce que je ressent d'un livre...

édité le 03-06-2008 à 20:25:42

9. brize  le 03-06-2008 à 20:31:58  (site)

Tu as tout à fait raison, dans "Le désert des Tartares" l'impression de lenteur-pesanteur fait partie intégrante de l'oeuvre puisqu'elle reflète la situation des protagonistes. Elle ne m'avait d'ailleurs pas gênée.
Pour "Le dieu des cauchemars", c'est juste une sensation toute personnelle que j'ai ressentie, tu sais, quand on n'est plus, dans sa lecture, en phase avec le livre (et après, ça repart ou non).

10. Le blog de Philo  le 03-06-2008 à 23:12:18

En tout cas, langueur ou pas, votre article et les extraits choisis me donne envie de découvrir cet auteur.

11. brize  le 04-06-2008 à 18:20:31  (site)

Je ne sais pas quelle oeuvre d'elle tu choisiras, mais tu seras toujours le bienvenu pour venir nous dire ce que tu en auras pensé !

12. Le blog de Philo  le 05-06-2008 à 09:30:08  (site)

C'est noté. Merci.

 
 
 
posté le 31/05/08

"Specials", suite de la série de Scott WESTERFELD

   Après « Uglies » et « Pretties », dont j’ai parlé précédemment (ici) , voici « Specials », le troisième volet de la série concoctée par Scott Westerfeld.

  

   Notre héroïne, Tally, vient d’être transformée en « Special », sous-section « Scarificateurs », qui plus est !

 

   Malgré une série de scènes d’action spectaculaires. j’ai moins accroché sur le début de ma lecture. Difficile de dire pourquoi, mais ça ne « fonctionnait » plus très bien (peut-être que j’étais trop dégoûtée par l’aspect « scarifications » ! en tout cas, côté vocabulaire, il y a moins de « glacial » qu’il n’y avait d’ « intense » et « foireux » dans « Pretties », tant mieux !).

 

   J’ai quand même poursuivi et, ouf !, j’ai à nouveau pris goût à ce que je lisais, en particulier parce que (attention, je vais causer avec des mots riches, mais j’aime bien faire genre la-fille-qui-intellectualise-le-truc !), vous comprenez, il y a un élargissement de la problématique jusque là plutôt individuelle à la dimension de la cité puis, carrément, de l’ensemble des cités (en clair, ça veut dire que les idées et les techniques de La Fumée se diffusent, ce qui génère moult conséquences fort intéressantes !).  

 

  Bon, bref, j’ai aimé… et j’ai beaucoup apprécié la fin (et contrairement à ce que prétend ma fille, qui a râlé parce que j’avais eu le malheur de le lui dire, alors qu’elle n’a pas encore lu le bouquin, cette dernière considération ne laisse, à mon avis, rien entendre concernant la nature de cette fin, heureuse ou pas) ! 

 

   Vous pouvez compter sur moi pour « Extras », dernier tome de la série, qui paraîtra en septembre 2008 !

 

"Specials", Scott WESTERFELD

éditions Pocket Jeunesse

 


Commentaires

 

1. aurore  le 01-06-2008 à 11:43:40  (site)

pour te dire que je n'ai pas encore eu le temps de parcourir "tes livres", mais tu présentes super bien..je le garde en mémoire !! bisous bonne journée

2. brize  le 01-06-2008 à 12:41:17  (site)

Merci... et à bientôt !

3. pom'  le 02-06-2008 à 08:48:02  (site)

j'ai réservé cette serie à la biblio.

4. brize  le 02-06-2008 à 09:01:36  (site)

Bonne (future) lecture... et n'hésite pas à venir nous dire ce que tu en auras pensé !

5. Gawou  le 18-08-2008 à 00:46:06  (site)

--ayé, je découvre ton blog!--

"Extras" est paru la semaine dernière, il est donc dispo!!

6. brize  le 18-08-2008 à 08:41:51  (site)

Super ( zut, j'aurais dû dire : "Extra !") ! Merci pour l'info !

 
 
 
posté le 30/05/08

"Là où vont nos pères", BD sans parole

     Bien avant que cette BD obtienne le Prix du meilleur album 2008 au festival d’Angoulême, je l’avais repérée en librairie et voilà que j’ai pu l’emprunter à la bibliothèque.  

   Ce que j’avais pressenti en la feuilletant se confirme : cette BD inclassable, dont les mots sont absents, est magique. 

 

Elle s’attache à un personnage en particulier, quittant  femme et enfant pour s’embarquer dans un paquebot à destination d'un pays lointain. Elle retrace ensuite son arrivée là-bas (la scène de contrôle des immigrants est forte et emblématique) et ses difficultés d’acclimatation.

 

   Mais son auteur, Shaun Tan, n’a que faire du réalisme. Architectures fantastiques et créatures imaginaires hantent les pages. Tout aussi imaginaires sont la langue, la nourriture, les objets et les animaux du pays d’accueil. Le migrant en est d’autant plus perdu que rien ne lui rappelle les lieux qu’il a quittés.

Ce personnage principal croise d’autres hommes qui ont  eux aussi été contraints de quitter leur pays, pour des raisons diverses : l’auteur les évoque sous la  forme d’un dragon dont la queue balaye les immeubles, de géants bottés envahissant les rues…  

 

    BD sans parole, tissée d’étrangeté(s), ancrée dans des réalités difficiles mais où la solidarité noue des liens chaleureux, « Là où vont nos pères » reflète de manière infiniment personnelle les itinéraires à la fois spécifiques et communs de migrants de tous pays et de toutes époques.  

   Le graphisme de Shaun Tan se prête à merveille à cette évocation : vues d’ensemble traitées comme des tableaux alternent avec des séries de vignettes, le tout regorgeant de détails pittoresques ; aucune couleur mais un crayonné dense passant par toutes les nuances du gris-noir au sépia.  


    BD foisonnante,  « Là où vont nos pères » mérite d’être lue et relue pour en apprécier la mystérieuse beauté et l’universalité.

 

"Là où vont nos pères", SHAUN TAN

éditions Dargaud, collection Long Courrier  

 


Commentaires

 

1. Galate2  le 01-06-2008 à 17:29:04  (site)

J'aime les BD et je pense que je vais me procurer celle-ci. J'aime le graphisme et l'histoire semble intéressante (me rappelle un peu (de loin) America America)

2. Brize  le 01-06-2008 à 17:43:29  (site)

Comme le graphisme te plaît, je pense que tu vas aimer la BD, elle est très belle, avec certaines planches magnifiques (on aimerait les encadrer !) !

3. Michel Sérialecteur  le 04-06-2008 à 21:26:20

Un vrai coup de coeur , ce dessin et cette histoire sans parole est un Best.

4. céline de enlivrezvous  le 05-06-2008 à 18:15:19  (site)

J'ai entendu beaucoup de bien de cette bd en librairie... Ce n'est normalement pas mon genre de prédilection, mais elle me tente !

5. brize  le 05-06-2008 à 18:27:08  (site)

Laisse-toi tenter... si bien sûr le graphisme te plaît (et là, c'est très personnel). Comme c'est une oeuvre atypique, tu peux très bien l'aimer même si tu n'es pas attirée par la BD en général.

6. sparkle  le 09-06-2008 à 16:04:09

je l'ai trouvée terrible cette BD... moi qui suis fille d'immigrés d afrique noire, j'ai pu y voir des choses que mon père ou les pères de mes amis me racontait quand ils arrivaient en France. Et puis la contexte du sans parole très éloquent en fait... chapeau!

7. brize  le 09-06-2008 à 17:23:13  (site)

J'aime beaucoup ton expression "du sans parole très éloquent" : c'est exactement ça !
Quant au rapprochement que tu fais avec ce que tu as entendu dans ta famille ou chez tes proches, il montre bien à quel point cette BD a su se postionner au-delà de la diversité des origines pour atteindre l'essentiel.

8. Mo' la fée  le 28-06-2010 à 20:24:24  (site)

forte de ma récente lecture, je me joints à toi pour inciter tes lecteurs à faire ce voyage ^^

 
 
 
posté le 28/05/08

A propos des romans policiers...

     Comme je le disais dans l’article précédent, j’ai commenté trois lectures policières, depuis l’ouverture de ce blog, sans me montrer spécialement emballée.Alors, pour vous prouver qu’il m’arrive (mais si !) d’être enthousiaste et que, parmi les romans policiers, j’en ai lui qui m’ont beaucoup plu, petit inventaire (en vrac) de ceux qui ont laissé leur empreinte. 

 

     Dans le genre polar classique, j’ai eu (il y a déjà… assez longtemps !) ma période VAN GULIK, avec « Les enquêtes du Juge Ti », que j’ai dévorées. Plus récemment, j’ai apprécié Jean-François PAROT, dont j’ai lu les deux premières enquêtes de Nicolas Le Floch., où le Paris du 18ème siècle est vraiment bien rendu. Apprécié aussi Tony HILLERMAN, dont j’ai lu aussi deux  romans, situés dans l’environnement des réserves indiennes aux Etats-Unis.

     J’ai aimé (beaucoup) les Patricia CORNWELL ayant comme héroïne le médecin légiste Kay Scarpetta. Mais j’avoue que je suis maintenant lassée des histoires glauques de psychopathes et autres tueurs en série. Je préfère (mais c’est difficile à trouver) les thrillers sans héros récurrent : une histoire avec un quidam auquel il arrive d’un seul coup des tas d’aventures (ça facilite le processus d’identification !). Par exemple « Confession exclusive » et « Faux-semblants » de Sandra BROWN (en plus, il y a le côté romance, pas désagréable).


     Le « Da Vinci Code » m’a semblé OK comme scénario de film, mais sinon pas exceptionnel (personnages manquant d’épaisseur). Dans le genre, « Genesis », de John CASE, m’avait paru, lui, brillant (son roman « Magie noire » ne m’en a que  plus déçu).

 

     Parmi les auteurs que j’ai fréquentés (et aimés)  :

LUDLUM (là aussi, il y a longtemps) , John GRISHAM (même si je finis par me lasser du trop juridique), David BALDACCI (mon préféré : « Une seconde d’inattention »), James PATTERSON (mais c’est un auteur prolixe qui , à mon avis, aurait tendance à céder à la facilité, en pondant à la chaîne des romans assez courts), Jean-Christophe GRANGE (« Le concile de pierre » en particulier, mais les romans sont devenus un peu trop « gore » pour moi), Harlan COBEN (« Ne le dis à personne », bien sûr),

     J’apprécie beaucoup, dans l’ensemble, le style et les personnages de Fred VARGAS.

     J’ai été emballée par « Shutter Island », de Dennis LEHANE , impressionnée par « Mystic River », du même auteur ainsi que par « Prières pour la pluie », dans la série des enquêtes du duo de détectives créé toujours par cet auteur, que j’ai toutes lues (sauf « Gone, baby gone »). 

 

     Enfin, récemment, j’ai lu avec intérêt et plaisir la trilogie « Millenium », de Stieg LARSSON. 

 

     Mais ce sont VARGAS et LEHANE qui demeurent les auteurs m’ayant le plus marquée, ces dernières années, dans le genre du roman policier.

     J’ai passé sous silence les romans qui  ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable… et il y en a eu. Il me reste encore beaucoup à découvrir, y compris chez des auteurs dont je peux ne pas avoir aimé un ouvrage, alors que d’autres me plairaient. Surtout, le genre policier recouvre des espaces de plus en plus variés. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder l’étendue de la collection en 10/18 !

 

      Alors, si vous aussi vous avez vos coups de cœur ou des auteurs que vous aimeriez recommander, n’hésitez pas à poster un commentaire !

 


Commentaires

 

1. SD49  le 28-05-2008 à 18:40:07

Concernant Grangé, c'est vrai que c'est gore mais il est très fort car malgré ça on est accro à l'histoire et on lit tout quand meme (quitte à faire la grimace de temps en temps!)

et maintenant, je suis accro à ce blog, tous les 2 ou 3 jours il y a du nouveau c'est super continue !!!! j'approvisionne ma liste pour mes visites à la bib

et bon anniversaire en retard
et bisous à KP78 !!!!!

2. brize  le 29-05-2008 à 17:09:49  (site)

C'est très bien, ça, d'être accro à ce blog !!! Quant au rythme auquel je poste les articles, ben... ça dépend un peu de la taille des bouquins (et de ce qu'il y a ou non à la télé le soir !)!

3. pom'  le 29-05-2008 à 17:19:23  (site)

si tu as aimé Da vinci code, je te recommande "la cène secrète" de Javier Sierra, dans les serie 10/18 comme J.F Parot tu as les series de Roberta Gellis avec "Magdalaine la batarde", Fiona Buckley avec "dans l'ombre de la reine" , sinon le meilleur thriller est "la mort des bois" de Brigitte Aubert

4. brize  le 29-05-2008 à 18:01:58  (site)

Merci pour ces pistes !
J'avais oublié "La mort des bois", que j'ai aussi lu et trouvé excellent (alors que le thème était a priori un peu déconcertant), mais c'est parce qu'il a ensuite été occulté par "La mort des neiges", du même auteur, qui m'avait déçue parce qu'il virait au grand-guignol (invraisemblable et gore).

5. SD49  le 29-05-2008 à 20:15:59

PAL ????? was ist das ???? alors j'ai fait des recherche et j'ai enfin trouvé !!!!
PAL Pile à lire si je ne me trompe
donc pour ma part si ma PAL est vide je me sens mal et m'empresse de la remplir !!!!!
par contre ma LAL , dans mon petit carnet qui ne me quitte pas, se remplit bien vite en ce moment à mon grand bonheur d'ailleurs.

6. brize  le 29-05-2008 à 20:31:32  (site)

Bienvenue dans le monde des blogs de lectures,avec son vocabulaire spécifique, qu'on décrypte assez vite, quand même, heureusement !

7. sentinelle  le 29-05-2008 à 21:08:06  (site)

Il y a plusieurs auteurs que tu cites qui me tentent depuis longtemps.
Quant à moi, je vous conseille les enquêtes de Nicolas Eymerich, un inquisiteur du XIVe siècle. Mélange de polar, fantastique, historique et science-fiction, franchement recommandable :-)
De l'auteur Valerio Evangelisti !

8. anonyme  le 29-05-2008 à 23:00:07

Merci de ta visite. Vu l'avis général, j'ai noté Geisha dans mes "films à voir".
Perso, j'aime beaucoup Franck Thilliez et j'ai un faible pour Mary Higgins Clarck, mais tu t'en e peut-être rendue compte.
Amitiés.

9. mes bettys  le 30-05-2008 à 11:54:04

J'aime beaucoup Hillerman et Christopher Brookmyre . Mon grand coup de coeur en policier cette année , c'est Ian Rankin. En général , les policiers historiques chez 10/18 sont très bons.
bonne journée et merci pour le commentaire...

10. Solen  le 30-05-2008 à 18:41:03

On aime un peu les mêmes polars, J'ajoute Mankell à Vargas et Lehane...

11. brize  le 30-05-2008 à 20:02:27  (site)

@Sentinelle : je ne connais pas Nicolas Eymerich, mais ce monsieur m'a l'air très intéressant !
@Philo : je note pour Thilliez ; j'avais effectivement constaté que tu aimes beaucoup Mary Higgins Clark ! pendant de nombreuses années, je les ai lus (ma mère les achetait et je me jetais dessus en vacances !), mais ensuite on a eu l'impression que c'était moins bien... et ma mère ne les a plus achetés !!!
@Betty : pas accroché avec Ian Rankin, mais il faudra que je découvre Brookmyre (c'est la première fois que j'entends son nom)
@Solen : Mankell m'a paru vraiment noir (euh, bon... tu vas me dire que Lehane n'est pas spécialement gai... et tu auras raison !)et je n'ai pas été vraiement séduite par le héros (ça compte,la séduction, il suffit de penser à Adamsberg pour en être persuadée, non ?!)

12. Solen  le 30-05-2008 à 22:23:30

je suis d'accord adamsberg nous envoute, mais wallander est attachant et je l'ai enveloppé de tendrsse ;-)

13. brize  le 31-05-2008 à 09:18:37  (site)

Hm... alors faudra p'têt qu'un de ces jours je retourne du côté de chez Mankell, ça a l'air de valoir le coup !

14. céline de enlivrezvous  le 02-06-2008 à 22:00:15

Fred Vargas a aussi mes préférences dans le genre du polar. J'avoue avoir un faible pour le personnage d'Adamsberg et le style de l'auteur !

15. céline de enlivrezvous  le 02-06-2008 à 22:07:12  (site)

Preston et Child se débrouillent pas mal non plus dans le genre... L'inspecteur Pendergast est un sacré personnage !

16. brize  le 03-06-2008 à 20:13:31  (site)

Encore des auteurs à découvrir... merci !

17. calypso*  le 20-09-2009 à 21:01:18

Je comprends ton enthousiasme pour Lehane : je viens de lire Shutter Island et j'ai adoré !

18. brize  le 20-09-2009 à 21:47:44  (site)

Bienvenue "Sur mes brizées", Calypso, et ravie de constater que "Shutter Island" t'a plu autant qu'à moi !

19. Miss Alfie  le 29-03-2010 à 10:18:02  (site)

Je venais lire ton avis sur "Darkhosue" à la base, pis je suis arrivée sur cet article !
Je te rejoins pour Parot, "Genesis" de John Cas, ou encore Stieg Larsson. J'ai lu le premier de Patricia Cornwell mais ne suis pas allée plus loin...
Comme tu le dis, les policiers sont de plus en plus nombreux et de plus en plus diversifiés... Le choix devient parfois difficile... Dommage que les sérial killers ne soient pas ta tasse de thé, je t'aurai conseillé "Au delà du mal" de Shane Stevens, grandiose...

 
 
 
 

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