Années 50, France.
Cécile, 17 ans, passe deux mois d'été dans une villa de location du sud-est de la France, en compagnie de son père, Raymond. Celui-ci ,veuf de 40 ans, a retiré Cécile deux ans plus tôt de sa pension pour lui faire partager sa vie.
Extrait :
« Je crois bien que la plupart de mes plaisirs d'alors, je les dus à l'argent : le plaisir d'aller vite en voiture, d'avoir une robe neuve, d'acheter des disques, des livres, des fleurs. Je n'ai pas honte de ces plaisirs faciles, je ne puis d'ailleurs les appeler faciles que parce que j'ai entendu dire qu'ils l'étaient. Je regretterais, je renierais plus facilement mes chagrins ou mes crises mystiques. Le goût du plaisir, du bonheur représente le seul côté cohérent de mon caractère. »
Cécile escorte son père dans ses nombreuses sorties nocturnes, en même temps qu'elle voit défiler chez eux les jeunes femmes qu'il séduit.
C'est d'ailleurs la dernière en date, Elsa, 25 ans, demi-mondaine entretenue par ses amants successifs, qui les accompagne dans leur villégiature.
Le séjour est paisible. Cécile fait connaissance de Cyril, jeune homme épris d'elle, avec lequel elle fait du bateau . Jusqu'à l'arrivée d'Anne. Belle femme de l'âge du père de Cécile, Anne est surtout une intellectuelle posée dont le mode de vie diffère nettement du leur. Alors qu'elle évince Elsa et tandis que Raymond et elle décident de se marier, Cécile panique à l'idée de voir mis en péril l'équilibre de l'existence menée avec son père, gage selon elle de leur bonheur.
Extrait :
« Il fallait absolument se secouer, retrouver mon père et notre vie d'antan. De quels charmes ne se paraient pas pour moi subitement les deux années joyeuses et incohérentes que je venais d'achever, ces deux années que j'avais si vite reniées l'autre jour... La liberté de penser, et de mal pense et de penser peu, la liberté de choisir moi-même ma vie, de me choisir moi-même. Je ne peux dire « être moi-même » puisque je n'étais rien qu'une pâte modelable, mais celle de refuser les moules. »
Cécile en vient à décider, sans trop y croire, de manipuler les personnes de son entourage pour défaire ce qui est en cours...
Extrait :
« C'est ainsi que je déclenchai la comédie. Malgré moi, par nonchalance et curiosité. Je préfèrerais par moments l'avoir fait volontairement avec haine et violence... Que je puisse au moins me mettre en accusation, moi, et non pas la paresse, le soleil et les baisers de Cyril. »
C'est avec beaucoup de curiosité que j'ai lu ce roman. Je connaissais bien sûr l'auteur (comme tout le monde), sans plus : son univers ne m'avait jamais vraiment attirée. Mais comme j'avais demandé à une amie de me prêter la biographie écrite par M.D Lelièvre ("Sagan à toute allure") parue cette année, il me fallait quand même, au minimum, avoir lu une de ses oeuvres avant de la parcourir !
Ma curiosité initiale s'est vite muée en un intérêt réel pour le récit de la narratrice, Cécile en personne. J'ai ressenti, comme elle, la chaleur oppressante de cet été dans le sud-est de la France. J'ai partagé son émoi lors de l'arrivée d'Anne, son impression que ce serait bien de changer de vie et d'opter pour la voie raisonnable, puis ses doutes.
Car l'auteur s'y entend à rendre compte des sentiments de son héroïne, jeune fille sans complaisance vis à vis d'elle-même, scrutant ce qu'elle est autant que ce qu'elle paraît.
Avec elle, les personnages du roman sont peu nombreux, cinq en tout et l'action est resserrée autour d'eux. Mus par leurs pulsions, ils succombent à la pantomime vaine de ce qu'est leur apparence de vie, Anne excepté, victime d'un entourage bien plus superficiel qu'elle.
Bien que le milieu dépeint m'ait paru trop en dehors de la "vraie vie", parce que c'est celui des gens riches, échappant à toute contrainte bassement matérielle, l'histoire m'a bien accrochée et je me demandais quel en serait exactement le dénouement.
Tout compte fait, c'est celle d'une jeune fille inconséquente (ou trop fatiguée par le soleil), qui mène la danse, au risque de se perdre un peu plus.
Je pense que je n'oublierai pas cette Cécile de si tôt et j'admire que l'ouvrage ait été écrit par une jeune personne de seulement 18 ans... en souriant à l'idée du scandale qu'il a provoqué lors de sa sortie, en 1954 !
A découvrir (si vous ne l'avez pas déjà fait !) !
"Bonjour tristesse", Françoise SAGAN
éditions Pocket
Sylvie Testud raconte des anecdotes relatives à sa vie d'actrice.
De son arrivée au Conservatoire, où elle vient d'être admise et perd ses moyens devant un monstre sacré qui lui reproche son allure sportive inconciliable avec les personnages de Molière, à la cérémonie des Césars à laquelle elle se prépare en bénéficiant du luxe du prêt d'une robe haute couture, en passant par un invraisemblable tournage dans un froid glacial, une scène d'amour dans le plus simple appareil où Sylvie fait revenir toute l'équipe sur le plateau, les scènes relatées sont nombreuses, souvent surprenantes et toutes relatées dans un style qui n'appartient qu'à la comédienne.
Mais c'est justement le style qui m'a gênée !
Un style brut de décoffrage... mais (constat paradoxal !) a priori similaire à celui qui ne m'avait pas déplu du tout dans « Le ciel t'aidera », parce que je l'avais trouvé très nature et permettant de rendre parfaitement compte des situations vécues. « Le ciel t'aidera » est postérieur de deux années et je ne l'ai malheureusement pas sous la main pour être en mesure de comparer ces deux écritures : y a-t-il une modification légère mais suffisante pour influer sur mon approche des deux ouvrages ?
Dans « Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir », en tout cas, l'écriture m'a paru globalement à la fois primaire et lourdingue et m'a gâché la narration.
Ou peut-être les anecdotes racontées ne m'ont-elles pas plu davantage que ça, si bien que je me suis, du coup, montrée beaucoup moins tolérante pour le style (alors que j'avais beaucoup aimé ce que Sylvie Testud présentait dans « Le ciel t'aidera ») ? Je laisse la question en suspens , mais s'il y en a parmi vous qui ont lu les deux livres, votre avis comparatif m'intéresse !
Pour faire bref concernant le contenu du livre, « Bof ! » est le qualificatif qui me vient le plus spontanément à l'esprit.
Ce n'est pas passionnant, ça se laisse lire, c'est tout et heureusement que c'est court.
Je n'ai pas retrouvé cette salutaire autodérision qui m'avait tant plu dans « Le ciel t'aidera » (dont le thème concerne les tendances paranoïaques de l'auteur !) et m'avait rendu l'actrice infiniment sympathique . Il m'a même semblé que celle-ci faisait par moments, dans "Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir", preuve d'une certaine complaisance, voire d'un certain narcissisme dans l'étude de ses difficultés à se lever et à se préparer le matin de bonne heure (la pauvre, quelle épreuve !) et/ou de ses états d'âme lors des tournages, narcissisme dont nous autres, simples mortels, avons tendance, je le reconnais, à facilement créditer les comédiens.
Une bonne surprise toutefois, mais seulement sur la fin (est-ce à dire qu'il faut impérativement finir tous les livres que l'on commence ? Si j'en crois mon expérience, ce n'est pourtant pas toujours le cas !):
- l'avant-dernier chapitre raconte les difficultés qu'a l'actrice à se concentrer pour une scène et l'analyse psychologique qui est faite de la situation va bien au-delà de la simple anecdote, si bien qu'elle gagne en profondeur
- le dernier chapitre est tout à fait atypique (et son style ne ressemble d'ailleurs pas du tout à celui du reste du livre) : on y assiste à la difficile séparation de l'actrice d'avec le personnage qu'elle a joué, Claire ; c'est troublant, touchant et infiniment révélateur du retentissement qu'un rôle peut avoir sur le psychisme d'un comédien.
Conclusion : à feuilleter pour vous faire une idée... en n'hésitant pas si vous n'êtes, comme moi, pas emballé, à vous rendre directement aux deux dernières cases !
Recommandation : le livre « Le ciel t'aidera », du même auteur !
« Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir », Sylvie TESTUD
éditions Le Livre de Poche (188 p)
1. Hydromielle le 17-08-2008 à 20:38:18 (site)
Je n'ai lu qu'un livre de Testud, c'est et je n'ai vraiment, mais vraiment pas aimé du tout.
2. kesalul le 18-08-2008 à 09:18:28 (site)
Je ne suis pas vraiment tentée par ce type de bouquin. Les célèbrités qui nous distribuent leurs petites anecdotes, sans plus...
3. cathulu le 18-08-2008 à 13:41:05
C'est rigolo, je parle d'un autre roman de cette auteure bientôt avec presque les mêmes conclusions que toi !
5. LVE le 19-08-2008 à 09:49:18 (site)
Le livre m'avait bien plu. Sa fraîcheur, son authenticité, son côté j'me-la-pète-pas-arrêtons-là-la-mythification-de-l'artiste, il va faire ses courses comme tout le monde... Sylvie Testude raconte bien la trouille, le trac et les mystères de la petite célébrité et l'image qu'elle véhicule auprès des autres et mêmes des proches. Une petite descente agréable dans la réalité d'un monde dont on fait tout une montagne. C'est salvateur.
6. brize le 19-08-2008 à 12:47:03 (site)
@ Hydromielle : oui, j'avais vu sur ton blog que tu n'avais pas aimé "Le ciel t'aidera"... que justement je recommande ! Une fois de plus, les goûts et les couleurs
!
@ Kesalul : Je reconnais que j'avais le même a priori que toi. Je me suis intéressée à Sylvie Testud parce qu'une amie, qui lit beaucoup et écrit à ses heures, me l'avait recommandée.
@ Cathulu: Je ne manquerai pas de te lire !
@ Philo : Oui... mais les avis sont partagés, donc chacun jugera !
@ LVE : Ce n'est pas ainsi que j'ai perçu ce livre, qui m'a déçue. Mais peut-être est-ce parce que j'en attendais trop : cela faisait un moment que je le cherchais et j'ai été toute contente lorsque je l'ai trouvé ! J'aurais bien aimé qu'il me plaise comme à toi !
7. sentinelle le 19-08-2008 à 20:22:29
Ce livre ne m'a jamais tentée, et tu ne m'encourages pas vraiment à dépasser cet a priori lol
8. brize le 19-08-2008 à 21:14:29 (site)
ça m'apprendra aussi, avec mes commentaires du genre :
! C'est comme ça qu'on finit de dissuader une lectrice déjà réticente : je plaide coupable !
Quatrième de couverture
La planète Athshe était un vrai paradis sous le couvert de la forêt qui était le monde. Des humains y vivaient en paix, dont le corps était revêtu d'une soyeuse fourrure verte et qui ne mesuraient guère plus d'un mètre.
Puis d'autres humains, beaucoup plus grands, la peau lisse, tombèrent du ciel et entreprirent de défricher, c'est-à-dire détruire,la forêt qui était le monde. Et ils ne se soucièrent pas plus des Athshéens que s'ils étaient des animaux sauvages, violant et tuant. Ils venaient d'un monde ruiné, surpeuplé, affamé de matières premières, de bois, de grains et de terres vierges, la Terre.
Ceci est l'histoire de la révolte de Selver, l'Athshéen qui devint un dieu dans la légende de son peuple parce qu'il lui apprit la haine et de Lyubov l'ethnologue terrien qui sauva l'honneur de son peuple.
En rupture (provisoire !) de lecture pendant mes vacances, je me suis décidée à relire (ce que je ne fais quasiment jamais) ce roman (Prix Hugo 1973, traduit en français en 1979) découvert il y a plus de 20 ans, en même temps que d'autres ouvrages de science-fiction d'Ursula Le Guin, dont je me souviens seulement qu'ils m'avaient marquée.
On peut considérer cette oeuvre comme une espèce d'étude illustrée de la question suivante :
que peut faire un peuple numériquement majoritaire, parfaitement adapté à son environnement mais dont le mode de vie semble primitif, envahi par un groupe dit « civilisé », bien moins nombreux mais redoutablement armé, décidé à conquérir, en le détruisant, cet environnement ?
Pour servir son propos, Ursula Le Guin a malheureusement recours à une figure qui m'a paru extrêmement caricaturale, celle du colonel Davidson. Aucune nuance dans sa présentation : il est sûr de lui, prétentieux, raciste, incapable d'évolution, bref odieux. Personnellement, j'ai du mal à croire en un tel personnage monolithique, mais peut-être s'agit-il seulement de naïveté de ma part. Toujours est-il que cette figure m'a gênée, parce qu'elle a une importance capitale dans le roman, dans la mesure où, à deux reprises, elle sert de déclencheur d'événements dramatiques.
Mais, au-delà de ma réticence concernant ce personnage , sans doute emblèmatique, pour l'auteur, des tares du colonialisme , le propos du roman m'a gobalement intéressée et j'ai trouvé la narration tout comme la réflexion sur laquelle elle s'appuie efficaces.
Ursula Le Guin décrit en effet un peuple fondamentalement différent du nôtre : physiquement (taille d'enfants de 6 ans, pelage vert) ; dans son adaptation parfaite à son environnement : les Athshéens sont littéralement intégrés à la forêt, ils se fondent en elle ; dans son mode de vie (structure veille/sommeil radicalement différente de la nôtre) et dans sa structure philosophico-sociale originale, bâtie sur la place accordée au monde du rêve par rapport au monde réel, le premier dûment maîtrisé pour conduire le second.
Ce peuple est absolument non violent, c'est pourquoi il lui faut quand même 4 ans avant d'être en mesure d'envisager une réaction par rapport aux Terriens .
Le racisme terrien est dû à la méconnaissance : l'Athshéen, renommé « créate », est qualifié d'inférieur et méprisé parce que personne (sauf l'ethnologue Lyubov) ne s'intéresse vraiment à ce qu'il est.
Ursula Le Guin dresse un portrait sans concession des Terriens colonisateurs d'une planète à laquelle leur arrivée (invasion) ne peut apporter que malheur et désolation. C'est un récit dur, celui d'une révolte d'opprimés dont la violence n'est que l'écho des brutalités subies. Pas d'angélisme : les Athshéens ne sortiront pas indemnes du passage des Terriens.
Le plus remarquable est de constater comment chacun des groupes s'interroge sur l'« humanité » de l'autre, nous invitant ainsi à nous demander quels sont les critères qui définissent ladite humanité.
Un récit, à mon sens, intemporel (ce qui est souvent une des caractéristiques les plus intéressantes des oeuvres de science-fiction) et à découvrir.
« Le nom du monde est forêt », Ursula LE GUIN
(162 pages dans l'édition Robert Laffont 1979, collection "Ailleurs et Demain"... vous savez, celle avec les magnifiques couvertures, dont un exemple figure en tête de cet article !)
1. sentinelle le 13-08-2008 à 20:00:15
Une question me brûle les lèvres : cette lecture n'était pas trop "didactique" ?
2. brize le 13-08-2008 à 20:48:47 (site)
Bonne question !
Et tu pointes sans doute, avec le recul de ta propre analyse de mon commentaire, ce qui globalement a dû me gêner et perturber mon plaisir de lecture (en fait, j'ai été un peu déçue par rapport au souvenir que j'avais, mais peut-être aurais-je dû relire un autre livre d'Ursula Le Guin ?).
Je n'irais cependant pas jusqu'à dire que le propos est trop didactique, mais c'est sûrement limite. Pour moi en effet, il était évident que, même si je lisais un roman, j'étais en face d'un auteur qui voulait transmettre un message.
Les personnages prinicpaux ne sont par ailleurs pas nombreux et le livre est trop court pour qu'on ait le temps de s'attacher à eux, ce qui est dommage.
Est-ce à dire que le "message" de l'auteur aurait gagné à être inclus dans un roman plus développé ? La question reste ouverte !
3. chiffonnette le 18-08-2008 à 09:18:03 (site)
Le Guin est sans doute un peu didactique parfois mais elle reste un auteur d'une intelligence remarquable! En tout cas, je note ce titre et je vais m'empresser de le lire! ;-)
5. myloubook le 19-08-2008 à 15:02:40
Bravo pour cette note intéressante ! J'ai lu un autre Ursula Le Guin décrivant une société disparue imaginaire mais je n'arrive plus à trouver le titre (publié chez actes sud). Très intéressant aussi, avec des documents imaginés notamment.
6. brize le 19-08-2008 à 20:58:37 (site)
Merci, Lou !
Tu m'intrigues avec ce roman d'Ursula Le Guin publié chez Actes Sud (en particulier avec les documents imaginés que tu évoques, j'aime beaucoup l'idée). Peut-être s'agit-il de "Loin, très loin de tout" (seul titre que j'ai trouvé chez cet éditeur), mais qui semble être un ouvrage jeunesse.
7. myloubook le 20-08-2008 à 16:05:23 (site)
Je n'avais pas le temps de le chercher hier mais voilà : "la vallée de l'éternel retour". Voici le résumé sur Amazon : A lire dans l'ordre... ou le désordre, en inventant le parcours de libre découverte d'un peuple imaginaire, de son territoire et de ses coutumes, la Vallée de l'éternel retour est avant tout un fascinant roman d'ethnofiction. Dans ce texte inclassable qui signe des noces inattendues entre le réalisme magique et la rigueur de l'observation ethnologique, Ursula Le Guin donne en effet vie, langue et histoire à la vallée, un territoire d'après le Séisme, et à ses habitants, les Kesh. Merveilleuse et singulière architecture, authentique création littéraire, livre " total " et surprenant, la Vallée de l'éternel retour s'enracine dans le drame et l'émotion des origines à travers le récit de Roche Qui Raconte, un personnage de femme qui, de l'enfance à la vieillesse, connain un bouleversant destin. Et le voyage de cette héroïne à la recherche de son identité et essayant de réconcilier en elle les deux peuples dont elle est issue donne à cette oeuvre de libre fantaisie la tonalité, plus grave, des grandes fables où se narre l'aventure de l'existence.
8. brize le 20-08-2008 à 17:02:47 (site)
Un grand MERCI, Lou, pour cette présentation d'une oeuvre figurant comme "indisponible" à la FNAC et sur AMAZON... mais bien présente sur le catalogue du réseau des bibliothèques de ma ville, comme je viens de le constater ! Mais étant donné que c'est un pavé (pas loin de 700 pages !), on va attendre un peu pour s'y plonger !
9. Fantasio le 02-09-2008 à 15:01:17 (site)
Je l'ai lu il y a longtemps (sans doute à sa sortie). J'en ai gardé un bon souvenir. Je crois (à vérifier) qu'il est disponible en "poche" mais couplé avec un autre roman.
Chez les Spellman, on est détectives privés de père (et mère) en fils... pardon, en filles, parce que, justement, le seul garcon de la famille, David, a choisi l'honorable profession d'avocat.
Rae, 14 ans, marche en effet (brillamment ?) sur les traces d'Isabel, de 14 ans son aînée. Et n'oublions pas son oncle homonyme, Ray, qui s'illustre aussi dans la profession... quand il n'est pas en train de cuver ou de jouer au poker avec ses amis.
Le seul problème, c'est que l'habitude (professionnelle) de surveiller les autres contamine jusqu'au fonctionnement de la famille elle-même ! Enquêtes, filatures etc., difficile d'avoir une vie privée quand tout le monde vous espionne : Isabel en sait quelque chose, qui collectionne les ex petits amis sous l'oeil inquisiteur de ses parents.
Bienvenue chez les Spellman, où tout, y compris le plus inimaginable, est possible !
J'ai découvert ce roman (en poche) en apercevant la suite qui vient d'être publiée chez Albin Michel (en grand format, bien sûr !), « Les Spellman se déchaînent », avec un bandeau rouge choc : « Au secooOOOOURS, ils reviennent... » !
Le début ne m'a pas trop accrochée, parce que les frasques d'Isabel adolescente ne m'intéressaient guère.
Mais à partir de la page 48 (sur 439 pages), plus de problème ! Le rappel du passé de l'oncle Ray a retenu toute mon attention, puis j'ai fait la connaissance de Miss Rae et un tel phénomène ne court pas les rues !
C'est d'ailleurs l'énigme de la disparition, depuis quatre jours, de ladite Rae, que le roman doit élucider, raison pour laquelle Isabel, la narratrice, revient en arrière pour raconter les derniers événements survenus dans la famille avant cet événement.
Au travers du récit, centré sur les aventures amoureuses et professionnelles d'Isabel, le lecteur assiste aux invraisemblables manigances internes des membres de la famille Spellman : rétributions occultes (voire extorsion de fonds), chantages en tout genre etc. tous les moyens sont bons pour exercer une pression sur l'autre... dans son intérêt bien sûr ! Et le pire, c'est qu'on se prend au jeu : plus rien ne nous étonne (ou presque !) et on en redemande !
Voilà un roman (globalement) léger et drôle, mené tambour battant, qui n'a d'autre prétention que de vous distraire et, dans sa catégorie , j'ai trouvé que c'était un vrai petit bonheur de lecture.
Au fait, je vous ai dit que c'était un excellent roman de vacances ?!!!
« Spellman et associés », Lisa LUTZ
éditions Le Livre de Poche
1. calepin le 11-08-2008 à 09:48:04 (site)
Bonjour, je suis en train de me constituer une petite bibliothèque pour les vacances (jour J-4) : je vais peut-être envisager celui-ci...
2. Karine (mon coin lecture) le 12-08-2008 à 01:06:14 (site)
n'était plus en vacances, on dirait que je saute sur tout ce qui est roman de vacances! Je prends donc celui-ci en note... pour me sentir en vacances!
3. kathel le 13-08-2008 à 11:11:21 (site)
C'est bien tentant, un peu de lecture légère... Je tâcherai de le rencontrer, ce livre !
4. brize le 13-08-2008 à 20:53:44 (site)
Je pense que vous ne devriez pas être déçues (enfin... j'espère !) !
Londres, 1861.
Voilà maintenant 17 ans que Sue a été recueillie, bébé, et élevée par Mme Sucksby, dans le quartier interlope du Borough. Là, à Land Street plus précisément, celle-ci règne sur son petit monde de voleurs et receleurs, au milieu duquel Sue reçoit son éducation.
Lorsque « Gentleman », amateur de combines en tout genre, propose à Mme Sucksby de faire employer la jeune fille en tant que femme de chambre d'une jeune héritière qu'il veut séduire, Mlle Lilly, pour l'aider dans ses manoeuvres, Sue se laisse convaincre pour faire la fortune de sa famille adoptive.
C'est ainsi qu'elle part pour Briar, où elle découvre un manoir isolé, froid, humide et sombre. Maud Lilly y coule des jours monotones, entrecoupés de longues séances de travail dans la bibliothèque de son oncle, maître des lieux, en vue de rédiger un index de ses collections.
Sue et Maud font connaissance, jusqu'à ce que Gentleman arrive, pour mener la machination à son terme...
Il serait délicat de trop en dire sur l'intrigue de cet ouvrage, qui se caractérise justement par une succession de coups de théâtre particulièrement efficaces ! On est en plein roman-feuilleton rocambolesque et le lecteur, s'il accepte de se laisser entraîner, n'est pas au bout de ses surprises.
Tout commence de manière assez classique, avec l'arrivée de Sue dans un manoir à l'atmosphère glauque, comme il y en a tant dans les romans anglais du 19ème siècle. Maud Lilly est pâle et délicate, toute en sensibilité. La narration est très précise, l'auteur prend le temps de tout nous décrire, des lieux, des gens et des sentiments. Pourtant, à mon avis, il n'y a pas de « gras » dans ce gros (750 pages) roman. Pratiquement tout ce qui est présenté a son importance, même si on ne peut le comprendre que plus tard. Par ailleurs, l'écriture de l'auteur est fluide et agréable, si bien que, malgré sa taille et son rythme assez lent, le roman ne m'a pas paru fastidieux à lire.
Au premier coup de théâtre (à la fin de la première partie) en succèderont d'autres.
L'intrigue est retorse et perverse, comme bon nombre de ses protagonistes.
Pour lecteurs avertis seulement, ce roman ne s'embarrasse pas de bienséance victorienne mais nous dévoile au contraire quelques dessous de cette époque : âmes prudes et/ou craignant le sordide s'abstenir (et je me refuse à en dire davantage, de peur de déflorer l'histoire ! ).
Si ce que je vous ai présenté a retenu votre attention, n'hésitez pas à tenter l'immersion dans les incroyables et terribles aventures de Sue et Lilly : je peux vous assurer qu'elles ne ressemblent à aucune autre !
N.B. : C'est le premier livre de Sarah Waters que je lis. Intialement, je souhaitais découvrir cet auteur avec « Ronde de nuit », mais les critiques parcourues sur internet m'ont amenée vers « Du bout des doigts », à la lecture duquel personne ne s'était ennuyé, ce qui ne semblait pas être le cas pour le précédent.
« Du bout des doigts », Sarah WATERS
éditions 10/18
2. Karine (mon coin lecture) le 07-08-2008 à 04:27:10 (site)
Il fait partie de mon challenge 2008, celui-là. Et je suis très, très curieuse, de lire un roman "époque victorienne" pas victorien du tout!!!
3. insatiable.lectrice le 07-08-2008 à 08:33:49 (site)
Et zut! Samedi dernier je l'ai pris en main dans ma bouquinerie puis remis en rayon ;-((((
4. Lucile le 07-08-2008 à 09:49:57 (site)
Tiens tiens, c'est très intriguant tout ça! Je note, je note! Je pense que ça peut me plaire! Bises Brize!
6. brize le 08-08-2008 à 15:16:45 (site)
Je ne peux pas vous garantir que le livre vous plaira, une fois de plus, la seule solution consiste à tester (on dirait que je suis en train de parler d'un plat que je vous conseillerais de goûter pour voir si vous aimez !!!) !
7. cathulu le 08-08-2008 à 17:24:38
Il est dans ma Pal mais pour l'instant son épaisseur me fait retarder un peu ma lecture !
8. fashion victim le 09-08-2008 à 15:23:08
Il est dans ma PAL, mais comme Cathulu, je le trouve un peu gros pour l'instant...
9. Ys le 10-08-2008 à 17:49:36 (site)
Bonjour,
première visite sur ton blog et je tombe sur un roman que j'ai déjà noté et qui me tente bien. Ton billet ne fait que renforcer mon envie de le lire.
A bientôt
10. brize le 13-08-2008 à 20:51:38 (site)
@ Cathulu et Fashion : Oui, c'est un pavé ! Je l'avais emporté pour ma semaine dans les Pyrénées (repos post randonnées) et il a été largement suffisant !
@ Ys : Bienvenue "Sur mes brizées" et à bientôt !
11. SD49 le 16-08-2008 à 17:35:52
De retour de vacances je m'empresse de rajouter ce titre dans ma LAL, moi aussi j'etais dans les Pyrenées (orientales près de Font Romeu temps superbe !!!!!!!)
12. brize le 19-08-2008 à 14:27:53 (site)
Je n'étais pas du même côté (près de Luz Saint Sauveur), mais le temps a été très beau aussi : on a eu de la chance !
13. myloubook le 20-08-2008 à 16:02:27 (site)
Je l'ai dévoré à une époque où je lisais beaucoup moins. En revanche j'ai essayé de commencer l'autre victorien se passant dans une prison et je n'ai lu que la moitié. Il faudra que je le finisse un jour, mais je trouvais que l'action peinait à avancer. Quant à "caresser le velours", acheté en même temps que "du bout des doigts", je l'ai trouvé plus mièvre en le parcourant ensuite, comparé à ma première lecture.
14. brize le 20-08-2008 à 18:22:42 (site)
Conclusion après ton commentaire, Lou : pour ceux et celles qui hésiteraient, parmi les romans de ce type écrits par Sarah Waters, "Du bout des doigts" semble le plus recommandable !
15. sybilline le 22-08-2008 à 16:41:25 (site)
Et bien j'avoue que je fais partie de ces "âmes prudes et/ou craignant le sordide " parce que, feuilletant le livre, je me suis hâtée de le remette en place!
16. brize le 22-08-2008 à 17:07:56 (site)
Je suis persuadée que ce livre ne plaît pas à tout le monde (d'où ma mise en garde un peu embarrassée, car c'est difficile de la faire sans trop en dire !) ce que je trouve entièrement normal compte tenu de ses particularités ! Tu as bien fait de feuilleter pour éviter de t'embarquer dans un livre qui ne t'aurait pas convenu.
Ce n'est d'ailleurs pas un roman que je me permettrais d'offrir(contrairement à d'autres), je ne prendrais pas ce risque.
17. Isil le 25-08-2008 à 18:17:09 (site)
Je suis ravie de découvrir ton blog. J'y fais des découvertes intéressantes et peu communes. Je voulais découvrir cette auteure sans savoir quel roman choisir. Ce sera celui-ci. Ce que tu en dis (ou n'en dis pas) me tente.
18. brize le 25-08-2008 à 20:33:54 (site)
Ravie de t'accueillir "Sur mes Brizées", Isil ! Moi aussi, je découvre ton blog avec plaisir !
19. Fantasio le 02-09-2008 à 14:53:37 (site)
Celui-là, il me le faut. D'après ton billet, cela semble une sacrée bonne histoire.... pour se détendre.
20. choupynette le 23-09-2008 à 16:32:48 (site)
Bonjour!
j'ai adoré ce livre! c'est comme toi le premier que je lisais de Waters, j'ai été complètement captivée par cette histoire. Depuis, j'ai dans ma pal Caresser le velours et Affinity.
21. brize le 24-09-2008 à 18:39:04 (site)
@ Fantasio : Oui, c'est de la lecture détente !
@ Choupynette : Je serai curieuse de lire ton commentaire une fois que tu auras lu l'un d'eux !
22. SD49 le 29-09-2008 à 13:21:53
Bon alors c'est vrai que l'auteur prend son temps, + de 200 pages pour le 1er coup de theatre c'est un peu long pour moi !!!!
franchement cela aurait pu etre plus court sans nuire à l'histoire
23. brize le 29-09-2008 à 13:33:51 (site)
Eh oui, c'est pas rapide, tout ça, l'auteur prend effectivement son temps ... et le coup de théâtre arrive au moment où le lecteur pourrait finir par se lasser (ou s'était déjà lassé, pour ce qui te concerne !) !
Le fait que j'étais en vacances et n'avais emporté que ce livre pour la semaine m'a sans doute aidée à accepter cette narration très tranquille !
Pat a vingt ans. Elle entame sa deuxième année sabbatique à Edimbourg et trouve une chambre à louer dans un appartement en colocation au 44 Scotland Street. Là, elle fait la connaissance de Bruce, de quelques années plus âgé qu'elle et surtout très beau... et le sachant ! Bruce travaille dans un cabinet d'experts immobiliers.
Pat trouve un travail d'assistante auprès de Matthew, fils d'une famille aisée, qui tente cette fois de trouver sa voie en tenant une galerie d'art.
Dans son immeuble, elle fait la connaissance de Domenica Macdonald, la soixantaine, sympathique anthropologue. Elle aperçoit aussi régulièrement Bertie, petit garçon de cinq ans que sa mère, Irene, ne laisse plus respirer, depuis qu'elle a découvert qu'il était surdoué.
Vous l'aurez compris, « 44, Scotland Streeet » est un roman où les gens se croisent : le point central est bien l'adresse qui donne son titre au livre, mais ne sont pas concernés que les habitants du lieu. Dans un dispositif en cercles concentriques, le roman aborde aussi les personnes qui les côtoient : employeurs de Bruce, en particulier le couple Raeburn et Sasha Todd et leur fille Lizzie, Angus Lordie, artiste peintre connu par Domenica Macdonald, Lou qui tient un café fréquenté par Matthew et ses amis etc.
Dans l'ensemble, ces « tranches de vie » edimbourgeoises m'ont bien plu : le ton est vif, facilement caustique, les personnages sont intéressants, voire attachants et les analyses psychologiques les concernant souvent très fines.
On s'intéresse donc à leur vie quotidienne, avec ses petites surprises et ses mini-suspenses ainsi qu'à leur devenir. Au point qu'on regrette de devoir les laisser en pleine action, sans trop savoir (en particulier pour certains d'entre eux, comme Bruce et Bertie) quelle orientation va prendre le cours de leur vie : on aimerait une suite, comme il y en a eu pour les «Chroniques de San Francisco» d'Armistead Maupin, dont l'auteur explique dans la préface qu'il s'est inspiré pour écrire ce qui, initialement, fut un feuilleton paraissant dans un journal.
Quelques réserves concernant : des longueurs occasionnelles (le bal des conservateurs, par exemple) ; des passages où les considérations exposées m'ont un peu ennuyée parce qu'à mon sens trop « écossaises » pour présenter un intérêt plus général ; le personnage de Lizzie, que je croyais cerner au début mais dont la présentation m'a ensuite paru plus confuse.
Néanmoins, ce livre a été d'une lecture agréable et je pense qu'il devrait satisfaire un public friand, comme moi, de romans distrayants et intelligents à la fois.
C'est grâce au billet d' Amanda que j'ai découvert ce roman.
additif du 4/08 (suite au commentaire d'Amanda) :
Le roman "44 Scotland Street" inaugure une série intitulée "Les chroniques d'Edimbourg", dont le tome 2, "Edimbourg express" est déjà sorti en 10/18, mais en collection "Les Exceptionnels" (dont j'ignorais jusque là l'existence) donc malheureusement plus cher qu'un poche.
« 44 Scotland Street », Alexander MC CALL SMITH
éditions 10/18 (414 p)
1. amandameyre le 03-08-2008 à 21:38:18
il y a une suite "Edimbourg express" où l'on retrouve ts ces personnages (je ne l'ai pas encore lue). Je pense comme toi que c'est un lecture agréable, idéale pour l'été!
2. Karine (mon coin lecture) le 04-08-2008 à 01:29:18 (site)
Ca fait plusieurs fois que je le croise, celui-ci! Pour une lecture d'été... pourquoi pas!
3. brize le 04-08-2008 à 12:26:02 (site)
@ Amanda : Merci pour l'info, que j'avais ratée parce qu'elle ne figure ni sur la quatrième de couverture, ni dans la préface de l'auteur. J'ai complété mon billet en conséquence.
@ Karine : je pense que tu peux te laisser tenter !
4. kathel le 04-08-2008 à 13:33:16 (site)
Comme Karine, je l'ai déjà croisé, feuilleté, je vais me laisser tenter un de ces jours, c'est sûr ! ;-)
5. cathulu le 04-08-2008 à 15:46:24
Un livre fort plaisant qui donne envie de lire la suite qu'il faudra attendre en poche vu le prix!
6. Solen le 05-08-2008 à 16:59:55
Je sors de la médiathèque où je leur ai mis swap sur le cahier de suggestion et dans mon sac j'avais 'uglies"... Je vais peut-être imprimer ton blog pour mon prochain tour là bas!
7. brize le 08-08-2008 à 15:10:13 (site)
@ Kathel : ça vaut le coup d'essayer !
@ Cathulu : j'ai craqué, le tome 2 est acheté (mais, sans mentir, je ne m'achète pas souvent des bouquins, aussi étonnant que ça paraisse !) !
@ Solen : ça me plaît bien, ton idée d'imprimer mon blog
!
8. Florinette le 27-10-2008 à 18:12:17 (site)
Je n'avais pas vu ton article en cherchant sur Google, je vais le rajouter à mon premier. J'espère que tu reprendras la lecture du second, car je l'ai trouvé plus croustillant que le premier ! ;-)
Poursuite de mes pérégrinations estivales ... et pas de connexion internet pendant huit jours.
A bientôt !
***
1. perle-rousse le 26-07-2008 à 11:00:36 (site)
Bonnes vacances alors !
Gros bisous et à bientot.
2. sybilline le 26-07-2008 à 11:57:41 (site)
Tu le fais en deux temps, c'est une excellente idée que j'applique également depuis peu!
Re-bonnes vacances alors!!
5. le blog de philo le 31-07-2008 à 22:33:07
Profites s-en bien, alors. A bientôt.
Suite de la série inaugurée avec "Fascination"
Edward et Bella filent le parfait amour, jusqu’à ce qu’un incident dont les conséquences auraient pu être dramatiques intervienne au cours de la fête d’anniversaire donnée par le clan Cullen au profit de la jeune fille.
Peu après, Edward décide de rompre et rend sa liberté à Bella en lui demandant de l’oublier, comme il va le faire.
Bella s’enfonce alors dans une dépression qui dure plusieurs mois et dont parvient seulement à la tirer l’amitié de Jacob.
Mais le jeune homme manifeste soudain une hostilité incompréhensible vis-à-vis de la jeune fille…
Quelle déception que ce tome 2, dont j’attendais qu’il développe les promesses du premier, en accentuant le côté aventures et la découverte du milieu vampire !
Au lieu de cela, j’ai eu droit à au moins 250 pages (sur 571) pendant lesquelles il ne se passe quasiment rien.
Edward est parti et Bella sombre dans une douleur incommensurable. Sa relation avec Jacob la tire certes de son apathie, mais pour moi le livre l’est resté, apathique.
J’ai eu l’impression que l’auteur reprenait la même recette que précédemment (étonnant comme Bella est attirée par les êtres hors normes !) et j’ai continué à m’ennuyer.
Enfin, Edward et le clan Cullen réapparaissent (il était temps !) et cela commence à devenir plus intéressant.
Sauf que ce devait être trop tard pour moi, parce que j’en étais venue à être prodigieusement agacée par la facilité avec laquelle Bella fondait en larmes ou manquait défaillir, sans doute parce qu’elle l’avait déjà fait plus d’une fois au fil du roman et que ça ne passait plus.
Bref, impossible d’accrocher à l’histoire (alors que je ne demandais qu’à aimer) et pour le moment je ne suis plus tentée de poursuivre la lecture de cette série. Peut-être étais-je moins réceptive au moment où j'ai effectué cette lecture que lors de ma découverte du premier tome ? Je l'ignore, mais je suis obligée de constater que, cette fois-ci, il n'y a pas eu de "fascination" !
Pour nuancer cet (atypique) avis guère enthousiaste, les billets de : Lily, Bladelire, Fashion, Allie, Stéphanie, contentes de leur lecture.
« Tentation », Stephenie MEYER
Editions Hachette Jeunesse
1. Argantel le 23-07-2008 à 22:25:49 (site)
Moi, ça m'a saoulé dès le 1er tome ! Tu confirmes le fait que je ne lirai absolument pas le 2ème ! lol
2. Karine (mon coin lecture) le 24-07-2008 à 02:40:31 (site)
J'avais adoré le premier et, même si j'ai moins apprécié les volets suivants, j'ai quand même aimé. Et je vais me jeter sur le tome 4 qui sort en anglais dans quelques jours, c'est certain!!!
3. mes bettys le 24-07-2008 à 10:25:57 (site)
Je te rassure , je crois que tu n'es pas la seule. J'ai le souvenir que Laure n'a pas aimé non plus le tome 2 (je te mets son lien : http://www.miroir.ns8-wistee.fr/tentation)
4. brize le 24-07-2008 à 12:22:58 (site)
Merci pour le lien, qui me permet aussi de découvrir ce très joli blog !
5. Carolyn Grey le 25-07-2008 à 16:46:20 (site)
Je n'ai pas du tout aimé non plus, énorme déception que ce 2e volume. Que d'ennui...
6. pom' le 25-07-2008 à 18:23:37 (site)
merci pour cet avis, je sais à quoi m'en tenir, remarque, je m'en doutais un peu.
7. Isil le 25-08-2008 à 18:14:16 (site)
C'est donc ici que se retrouvent celles qui n'ont pas succombé à la Edwardmania. Ce que tu dis de ce tome, c'est ce que j'ai éprouvé dès le premier. Aucun regret donc.
8. Alwenn le 05-09-2008 à 19:23:57 (site)
Bon, je suis une grosse, mais très grosse accro à cette série mais je dois avouer que je comprends tout à fait ton sentiment sur ce tome : c'est certainement le moins passionnants des 3 parus jusque là. Les Cullen manquent beaucoup trop et c'est vrai que Bella est... comment dire... trèèès agaçante. Et puis personnellement, je ne suis pas du tout tombée sous le charme de Jacob. Il n'en reste pas moins que je l'ai dévoré. Et que j'attends désormais avec impatience la parution du quatrième tome !
9. la-ronde-des-post-it (laptitesardine) le 25-05-2009 à 03:10:37 (site)
j'ai également été déçue par ce tome, même si j'ai une affection particulière pour le personnage de Jacob!
De nos jours, à Toulouse. Khaled Addad est emmené par les gendarmes à l'hôpital psychiatrique, où il est pris en charge par le docteur Antoine Le Tellier. Le jeune homme a été retrouvé, prostré, non loin du corps de sa soeur, Meriem, égorgée à son domicile et il fait figure de coupable.
C'est le deuxième meurtre non élucidé qui frappe la communauté musulmane.
Le docteur Le Tellier, sceptique quant à l'éventuelle schizophrénie de Khaled, découvre d'étranges connexions entre les rêves de celui-ci et le précédent meurtre et en vient à les relier à des affaires similaires, qui se sont déroulées elles aussi à Toulouse... mais au XVIII ème siècle : les affaires Calas et Sirven, dans lesquelles Voltaire a joué le rôle que l'on sait !
Renouant les fils épars du passé, Antoine Le Tellier aura du mal à démêler vérité et mensonge, au coeur d'une ville où la tension monte et tandis que certaines figures de proue politiques semblent fort satisfaites de voir les troubles se multiplier...
Patricia Parry met habilement en parallèle deux intrigues, l'une actuelle et l'autre se déroulant au XVIIIème siècle. Cette dernière est retracée sous forme épistolaire et j'ai été impressionnée par la virtuosité avec laquelle l'auteur retrouve le style de l'époque (au point qu'extraits de lettres réelles et lettres fictives se confondent), en même temps qu'elle donne vie et profondeur aux personnages représentés.
Certes, je n'ai pas (contrairement à d'autres blogueuses !) succombé au charme d'Antoine Le Tellier, beau médecin psychiatre sensible et amoureux des femmes en général... mais qui m'a paru un peu fade (opinion, je le répète, toute personnelle!). Mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier une intrigue particulièrement bien construite, dont j'ai cru, arrivée à mi-parcours, avoir deviné l'issue, alors qu'elle me réservait encore deux rebondissements spectaculaires, auxquels je ne m'attendais absolument pas (pour les lecteurs très cartésiens, à noter qu'un élément mineur de l'intrigue, une fois que celle-ci est résolue, demeure du domaine de l'irrationnel). Et, pour ce qui me concerne, lorsqu'un roman policier me surprend jusqu'au bout, il a déjà tout bon !
Par ailleurs, le roman a le mérite de traiter une histoire originale, qui permet à l'auteur de capter l'air du temps et les travers de la récupération politique d'incidents divers. Le récit, astucieux, intéressant et plein de suspense (l'auteur a l'art de clore ses chapitres sur des interrogations qui poussent à poursuivre la lecture !), plonge le lecteur dans l'Histoire en même temps qu'il l'immerge dans le contemporain le plus incendiaire... au sens propre du terme, manoeuvré par d'obscures et inquiétantes puissances !
A découvrir... en sachant que le deuxième tome des aventures d'Antoine Le Tellier paraîtra en octobre !
Les avis de Stéphanie, Fashion, Amanda
Le blog de l'auteur, Patricia Parry.
"Petits arrangements avec l'infâme", Patricia Parry
Editions Seuil
2. liliba le 22-07-2008 à 09:25:50 (site)
Voilà qui parait tout indiqué pour s'ajouter aux dizaines de bouquins déjà prets dans ma valise...
3. sentinelle le 23-07-2008 à 11:32:58
Voilà un roman bien alléchant !
Bon retour à toi Brize :-)
4. mes bettys le 24-07-2008 à 10:27:25 (site)
Comme sentinelle , il me tente bien. J'espère que les vacances ont été bonnes!
5. brize le 24-07-2008 à 12:22:02 (site)
En fait, mes pérégrinations estivales ne sont pas terminées et je serai bientôt à nouveau privée de connexion internet !
7. Céline de enlivrezvous le 25-07-2008 à 16:00:20 (site)
Ca y'est, je suis tentée ! Un polar de plus sur ma PAL pour me divertir dans les longues périodes d'examens !
8. Carolyn Grey le 25-07-2008 à 16:47:33 (site)
Tout à fait d'accord avec ta critique, j'ai trouvé ce roman excellent.
9. Lucile le 28-07-2008 à 13:21:51 (site)
Coucou Brize!
J'avais beaucoup aimé aussi ce roman. En attendant le prochain, on peut d'ailleurs lire "L'ombre de Montfort", le premier roman de Patricia Parry qui se passait déjà à Toulouse (et il me semble qu'Antoine Le Tellier est déjà présent... )
Début de mes pérégrinations estivales aujourd'hui !
Rendez-vous dans une dizaine de jours... lorsque j'aurai à nouveau accès à une connexion internet !
D'ici là :
BONNES LECTURES A TOUS !
(et dans quoi est-ce que j'emporte mes lectures pour le trajet ? dans le joli petit sac souvenir du rallye "Books and the city" cousu par Fashion et Alinéa, nananère !
et même que mon livre, c'est "Petits arrangements avec l'infâme", de Patricia Parry.... une des deux écrivains qui faisaient partie de mon équipe "Antoine Le Tellier", du nom du héros du roman !
ah oui, j'allais oublier : dans le livre, j'ai glissé un des signets offerts à la fin du rallye ! c'est pas la classe, tout ça ?!!!)
1. fashion victim le 09-07-2008 à 09:05:44
C'est grave la classe, oui!
) Bonnes vacances!
3. sentinelle le 09-07-2008 à 15:20:39
Bonnes vacances et bonnes lectures aussi !
4. Aliénor le 09-07-2008 à 16:57:38 (site)
Et dire qu'il faut que j'attende encore un mois pour en faire autant ! Bonnes vacances et bonnes lectures !
5. maijo le 10-07-2008 à 10:32:18 (site)
C'est carrément la classe, oui! Si des Bookeurs se croisent en vacances, on va pouvoir se reconnaître
7. Florinette le 10-07-2008 à 11:43:33 (site)
C'est la classe y'a pas à dire !! ;-o)
Bonne pause et bonnes lectures Brize et à bientôt !
9. Fantômette-en-larmes le 10-07-2008 à 21:21:57
Partir avec le roman d'un auteur dont on vient de partager une journée, cétipabô ?
10. sybilline le 11-07-2008 à 22:46:01 (site)
Avec un tel équipement de luxe pour tes lectures, je ne doute pas que tes vacances vont être du tonnerre!
Amuse-toi bien!!
12. liliba le 21-07-2008 à 20:03:27 (site)
sûr ! tu vas faire un malheur ! n'oublies pas de te reposer et de lire !
"Books and the city", c'est fini... mais il en reste des traces, tel ce Tag qui circule !
Et comme je vais mettre mon blog "en pause", je m'auto-tague (ouais, carrément, elle doute de rien, la fille !) :
mon meilleur souvenir :
quand Marie, alors que nous piétinons (littéralement) et brassons de vaines hypothèses pour résoudre notre dernière Enigme Principale , après avoir fait le rapprochement entre "la pierre qui semble endormie" et la sculpture à l'arrière des Halles (dont personnellement j'ignorais l'existence !), prend son plan de Paris et constate que les allées du coin portent toutes des noms de poètes, ce qui confirme ses présomptions (cf "au carrefour de toutes les poésies", indication figurant aussi dans ladite Enigme) ; trop forte, Marie : elle a trouvé le dernier lieu de rendez-vous !
la pire galère :
la recherche de la tombe d’Alphonse Daudet au Père Lachaise : on a tourné je ne sais combien de temps autour, jusqu’à ce que j’aille solliciter (à tout hasard) une brave dame qui arrosait les fleurs d'une sépulture ; elle nous a accompagnés jusque chez Alphonse : « Elle est très difficile à trouver, cette tombe ! », qu’elle a dit, la dame !
(et c'est pas la peine de dire qu'on a triché, les G.O. elles avaient bien dit que tous les moyens étaient bons, d'abord ; en plus, y'en a des qui ont profité que notre équipe photographiait la tombe de Bernardin de Saint Pierre pour la découvrir, cette tombe... hein, les Maigret, j'dis ça, moi, j'dis rien ! même qu'après on faisait toujours gaffe à où qu'ils étaient, les Maigret, des fois qu'ils nous piquent nos trucs... même s'ils ne l'avaient pas fait exprès, de nous voir !)
le plus gros fou rire de la journée :
bon, là, je passe : très bonne ambiance toute la journée, mais pas de souvenir de fou rire particulier (les autres membres de l’équipe, une anecdote spécialement amusante vous revient ?) !
ce que j’aimerais dire aux organisatrices :
vous nous avez épatés !
BRAVO et MERCI !!!
1. amanda le 09-07-2008 à 09:21:45 (site)
bravo pour l'énigme des poètes ! elle a posé des problèmes à plus d'un !
et bravo pour alphonse aussi !
2. Cryssilda le 09-07-2008 à 09:36:37 (site)
Aaaah! C'était votre équipe que j'ai croisé au plan du Père Lachaise et qui, mine de rien, nous demandait : et vous, vous cherchez qui? Alors hein... c'est que nous on vous a pas laissé l'occasion de tricher! mdr
Vive les Maigret! mdr
3. A_girl_from_earth le 09-07-2008 à 16:36:40 (site)
Ah oui! Chapeau à cette fameuse Marie qui a trouvé toute seule ce lieu auquel je n'aurai jamais pensé...!!
Mdr Cryss!! Ouééé! Maigret Pooower!! (mdrrr qui aurait dit que nous serions si fières d'arborer ce nom!)
5. lucile le 11-07-2008 à 13:39:25 (site)
Coucou!
Très chouettes réponses!
Et on vous est vraiment tombées dessus par hasard! On allait photographier Chopin en sa dernière demeure! Siiiiiiiiii, c'est vraiiiiiiiiiiiiii! 

Bonnes vacances madame!
Le commissaire Adamsberg se trouve confronté à un crime atroce, dans un pavillon de la banlieue de Garches, crime qui semble présenter des liens avec une découverte non moins macabre, près d’un cimetière londonien.
Une fois de plus, le « pelleteur de nuages » et sa Brigade vont devoir mobiliser toutes leurs ressources pour découvrir le criminel !
Le style de Vargas a su à nouveau me séduire et j’ai été prise au piège d’une histoire dont les méandres nous conduisent, par des chemins plus ou moins détournés (y compris celui menant à un petit village de Serbie), vers la découverte du criminel.
Même si j’ai, au passage, noté par rapport aux précédents romans de l’auteur quelques similitudes dans les manières de procéder (qu’il m’est impossible d’évoquer sans trop en dire sur l’histoire), cela n’a pas gâché mon plaisir et je pense que tous les amateurs devraient être satisfaits de ce nouvel opus des aventures de notre (cher) commissaire Adamsberg !
Mon seul regret : Retancourt n’est que fort peu présente dans ce volume !
"Un lieu incertain", Fred VARGAS
éditions Viviane Henry (385 p)
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On aime ou on n’aime pas… (personnellement, j’adore !) la manière qu'a Vargas de décrire :
- les particularités d’Adamsberg :
son pouvoir apaisant :
« Quand je pose la mains sur la tête des gens, ils s’endorment. C’est tout.»
et on constatera que ça fonctionne aussi avec les chats !
son goût pour la déambulation :
Il faut qu’il marche (ça l’aide à penser… enfin à laisser des formes de pensées indistinctes dériver en lui !)
sa façon de raisonner … ou plutôt de ne pas raisonner :
« Il arrivait qu’Adamsberg se concentre, se transforme en un attaquant dense et dangereux. C’était rare, mais il était alors possible de le contrer. Il offrait en revanche moins de prises quand sa matière mentale se disloquait en masses mouvantes, ce qui était le cas en général. Et plus aucune quand cet état s’intensifiait jusqu’à la dispersion, comme en ce moment, aidé par le balancement du train qui abolissait les cohérences. Adamsberg semblait alors de déplacer comme un plongeur, le corps et les pensées ondulant gracieusement sans objectif. […] Accompagner Adamsberg en ses extrêmes, c’était rejoindre l’eau profonde, les poissons lents, les vases onctueuses, les méduses oscillantes .[…] A ces moments spécialement aqueux, on ne pouvait pas argumenter avec lui pas plus qu’avec de l’écume, de la mousse, des nuées. »
- l’équipe d’Adamsberg (présentation non exhaustive) :
Danglard : dont Adamsberg se figure l’esprit « comme un bloc de calcaire fin où la pluie des questions avait creusé d’innombrables cuvettes où gisaient les soucis irrésolus. Chaque jour, trois ou quatre de ces cuvettes étaient simultanément en activité. […] dès qu’une cuvette était assainie, elle libérait de l’espace pour en créer d’autres, emplies de nouvelles interrogations taraudantes. A s’en occuper sans cesse, il empêchait la sédimentation tranquille et le comblement naturel des excavations par l’oubli. »
Violette Retancourt : « Retancourt savait-elle, ou non, qu’elle représentait pour lui un arbre secourable, aux fruits coriaces et miraculeux, ce genre d’arbre qu’on enlace sans pouvoir en faire le tour, sur lequel on grimpe en hâte quand surgit l’enfer ? Où l’on construit sa cabane dans les branches hautes ? »
Le lieutenant Noël : « le membre le plus brutal de l’équipe, vulgaire avec les femmes, primitif avec les hommes, méprisant avec les prévenus. Il créait plus d’ennuis que de bien, mais Danglard estimait sa présence nécessaire, affirmant que Noël catalysait ce que tout flic a de pire au fond de lui et que, de sorte, il permettait aux autres d’être meilleurs. »
Le lieutenant Froissy : « ravitaillait comme en temps de guerre. Maigre, affamée, l’obsession de Froissy pour la nourriture l’avait conduite à installer des planques farcies d’aliments au sein de la Brigade. »
Estalère : « le seul membre de la Brigade incapable de distinguer l’utile de l’inutile chez Adamsberg ». « A la Brigade, il était admis qu’on parlait de « l’ingénuité » d’Estalère, plutôt que de sa bêtise. Quatre fois sur cinq, Estalère était à côté de la plaque. »
extrait de :
"Vargas pour les nuls", Tom GLARCOURT
éditions Neptune éternel (895 p)
à paraître en août 2008
1. fashion victim le 08-07-2008 à 13:55:17 (site)
Je suis comme toi, une inconditionnelle de Vargas et d'Adamsberg, pour toutes les raisons que tu cites si bien! J-B rules!
2. Tamara le 08-07-2008 à 14:10:18 (site)
Je lis ton billet en diagonale car j'ai bien intention de le lire !!
3. maijo le 08-07-2008 à 21:42:06 (site)
Tu as déjà eu le temps de le lire??? Depuis sa sortie, il séjourne en bonne place dans ma PAL, mais des traîtres sont venus s'y déposer entretemps, sans crier gareet à lire en urgence. Je suis impatiente de pouvoir enfin l'ouvrir. J'adore aussi, comme toi...
4. SD49 le 09-07-2008 à 08:45:02
Une de mes amies a du l'acheter, j'attends avec impatience qu'elle revienne de vacances pour le lire
5. Fantômette-en-larmes le 10-07-2008 à 21:13:41
Je n'ai pas encore osé le lire, çui là. Et pourtant, il trône en haut de la PAL (les nouveaux venus ont fait allégeance en se glissant dessous). Mais je le garde pour les jours de vent mauvais qui devraient venir bientôt. Très important ça, d'avoir un refuge pour le cas où. Vargas et Adamsberg sont un refuge, de même que Danglard et les autres.
Ceci étant, je suis verte de jalousie. Comment as-tu fait pour lire un live sur Vargas avant sa publication ? Tu l'as écrit ?
6. Fantômette-en-larmes le 10-07-2008 à 21:16:45
Soit disant que Fantômette a déjà été utilisé. Que l'usurpatrice se dénonce, mille pompons !!
7. liliba le 21-07-2008 à 20:04:16 (site)
Je ne l'ai pas encore acheté, mais j'en crève d'envie !!!!
8. Céline de enlivrezvous le 24-07-2008 à 12:27:39 (site)
En tant que vraie fan, j'ai adoré ce dernier opus de la saga Adamsberg, mais j'avoue que Retancourt nous manque est que l'assasin est trop facilement dévoilé (il y a un indice flagrant!) :-)
9. SD49 le 05-10-2008 à 18:49:20
Ca y'est je l'ai enfin lu!!! mais où va-t-elle chercher toutes ses idées ???? c'est quand meme assez tordu, mais c'est bien.
Il y a très exactement huit jours, je vous demandais de prévenir les secours si aucun signe de vie n’apparaissait ici dans les 48 heures suivant « Books and the city », grand jeu de piste littéraire à travers la capitale !
Si j’en crois la fréquentation constatée aujourd’hui sur ce blog, je vois qu’un certain nombre d’entre vous s’inquiètent !
Alors, rassurez-vous : non seulement nous avons survécu, mais à ma connaissance aucune perte des effectifs n’a été enregistrée par nos Organisatrices !
Pour tout connaître du déroulement de cette journée, je vous renvoie (paresseuse que je suis) aux comptes rendus partie 1 et partie 2 de Stéphanie.
De mon côté, j’avais la chance (comme je vous l’avais dit) d’appartenir à la valeureuse équipe Antoine Le Tellier.
En fait, c’était l’équipe people du Rallye, puisque nous avions l’insigne honneur de compter deux auteurs parmi nous : Carolyn Grey et Patricia Parry.
Les autres membres (dont moi) étaient des gens normaux (mais non, Carolyn et Patricia, je n’ai pas dit que vous n’étiez pas normales, je voulais juste attirer l’attention sur votre particularité, spécialement appréciée dans la blogosphère littéraire !), blogueurs ou non : Clémence, Maijo, Marie, Mo, au total sept filles il faut bien le dire plutôt exceptionnelles !
Exceptionnelles pourquoi ? me direz-vous.
Parce que ces sept filles, de onze heures du matin à dix-huit heures, n’ont eu de cesse de résoudre avec brio, voire génie (n'ayons pas peur des mots !), les Incroyables Enigmes Principales et Secondaires des Redoutables Organisatrices.
Parce qu’elles ont arpenté tout Paris (et le cimetière du Père Lachaise en particulier !!!) à la recherche des lieux de rendez-vous successifs, puis des endroits à photographier pour confirmer les réponses aux mini-énigmes remises sur place, le tout en veillant parallèlement à traiter les nombreuses autres questions et épreuves insolites dont la liste leur avait été donnée au moment du départ !
Parce qu’elles N’ONT MEME PAS PRIS LE TEMPS DE DEJEUNER ! (et si vous me connaissiez, vous diriez que ça relève carrément de la science-fiction !), tant elles étaient absorbées par leur Quête ! (heureusement, certaines d’entre elles disposaient de quelques provisions, partagées sur le pouce, sans s’arrêter de marcher ! bon, d’accord, on avait fait une grande halte studieuse au café juste après l’énigme 1, en espérant que la pluie allait cesser et on avait raison d’espérer, mais cette pause sous abri était bien vue : parce que sinon, on n’aurait jamais eu le temps ultérieurement de répondre au Quizz littéraire !).
Parce qu’elles ont, malgré la fatigue qui s’accumulait, conservé toute la journée un moral en béton (certes, après le passage au Père Lachaise, on ne peut nier que ce moral avait subi une légère baisse… mais nous avons su remonter la pente !) et une ambiance chaleureuse.
Et enfin parce que les efforts de cette « très sympathique, brillante, exceptionnelle et qui-va-sûrement-gagner » (souvenez-vous, ce sont les termes exacts de mon précédent billet !) équipe Antoine Le Tellier ont été récompensés puisqu’elle a effectivement gagné le :
Prix de la Catégorie Enigmes !
Il y a eu de nombreux prix (pour le meilleur Haïku, la meilleure Quatrième de Couverture, le meilleur Quizz littéraire etc., le détail sera communiqué sur le site de Books) et une avalanche de livres s’est littéralement abattue sur tous les participants, le soir, au dîner de clôture du Rallye (où la nourriture, je tiens à le signaler, fut très savoureuse… et je ne dis pas ça parce que j’avais très faim !) ! Nous ont aussi été remis : des super marque-pages (j'adore les marque-pages !), réalisés spécialement pour la circonstance, une photo de groupe (à visage découvert) et un petit sac en tissu pour emporter le tout !
Cette journée a été un moment fort et passionnant, au milieu de gens passionnés par la littérature. Ce fut un réel plaisir de faire non seulement la connaissance des membres de mon équipe, mais aussi des organisatrices et d’autres participants, que je me réjouis de retrouver sur leurs blogs respectifs.
Un grand COUP DE CHAPEAU AUX ORGANISATRICES pour la maestria avec laquelle elles ont monté leur opération (dont l’importante logistique n’a pas échappé aux participants !) et pour l’indéfectible bonne humeur dont elles ont fait preuve, malgré les conditions atmosphériques quelque peu difficiles pendant tout le début du jeu !
Au fait : au cours du dîner, il a été, comme prévu, procédé au tirage au sort du gagnant du Loto Book ! Seules les organisatrices connaissent, pour le moment, son nom… mais ce mystère ne durera pas !
*************************
Faites le plein d'émotions intenses grâce à tous les comptes rendus des organisatrices et des participants, disponibles à partir du blog officiel !!!
1. Carolyn Grey le 06-07-2008 à 17:34:01
Effectivement, nous avons fait preuve de génie, on ne peut pas dire moins
Contente de t'avoir rencontrée !
2. Chiffonnette le 06-07-2008 à 19:12:05 (site)
En tout cas, j'ai été très cotnente de faire ta connaissance! Vous avez sacrément bien joué le jeu!!
3. Patricia P le 06-07-2008 à 20:14:49 (site)
Ravie, moi aussi de vous avoir toutes rencontrées! Nous avons été excellentes!
4. Stephanie de mots en bouche le 06-07-2008 à 20:25:22
Merci pour ce chouette compte-rendu. J'attendais avec impatience le premier d'une des concurrentes 
Heureuse que tu ais passés une belle journée
5. SD49 le 06-07-2008 à 20:39:10
sympa ton compte-rendu ! ce devait etre une bonne journée. J'espère que tu avais de bonnes chaussures ......
6. Caro[line] le 06-07-2008 à 20:48:39 (site)
On sent que le Père Lachaise a laissé des traces ! ;-) En tout cas, je suis ravie que tu aies passé une belle journée !
7. fashion victim le 06-07-2008 à 20:55:44
Ravie de t'avoir rencontrée et que tu aies passé une bonne journée!
8. maijo le 06-07-2008 à 21:23:27 (site)
J'ai aussi été enchantée de faire ta connaissance. Nous avons partagé des moments d'anthologie, sous l'oeil moqueur (certainement) et attendri (je l'espère) d'Alphonse Daudet, qui nous vit passer devant lui maintes fois.
9. amanda le 07-07-2008 à 08:59:24
je suis contente de t'avoir enfin rencontrée Brize ;-) à bientot!
10. insatiable.lectrice le 07-07-2008 à 09:28:12 (site)
Merci pour ton récit qui me donne l'impression d'avoir un peu partagée cette journée ;-(
11. Karine (mon coin lecture) le 07-07-2008 à 09:49:48 (site)
Je seconde, c'était super génial comme journée!! Je ne sais pas pourquoi, touuut le monde parle du Père Lachaise!!! Nous, on se l'est tapé sous un torrent de pluie!!
12. Tamara le 07-07-2008 à 12:32:26 (site)
Chouette aperçu de ta journée ! Et tiens, un jour j'irai au Père Lachaise pour voir ce qu'il a de si terrible ! ;-)
13. Florinette le 07-07-2008 à 14:14:13 (site)
Quelle belle journée vous avez passée et merci de nous la faire partager !!
14. A_girl_from_earth le 07-07-2008 à 16:08:27 (site)
On n'était pas dans la même équipe mais quel régal que de lire le compte-rendu d'une autre participante! Ca me permet de revivre cette journée mémorable!
Nan c'est vrai c'était une chouette journée!
15. annielamarmotte le 07-07-2008 à 16:46:25 (site)
je reviendrai
16. praline le 08-07-2008 à 10:28:57 (site)
Encore un compte rendu qui me fait regretter de bosser tout le samedi ! J'aurais adoré vous rejoindre et j'ai bien pensé à vous devant les averses matinales (moi, j'ai épongé la cave inondée de la galerie où je bosse, moins glamour..)
17. Mo le 08-07-2008 à 18:09:30 (site)
oui, c'était bien!!!
Tamara, pour apprécier pleinement le Père Lachaise, il faut y aller vers 14h sans déjeuner, sous la pluie, et chercher, au choix, Bernardin de St Pierre, Daudet ou Sully Prudhomme, et ne pas renoncer!
18. Zag le 08-07-2008 à 19:41:54 (site)
NON ?????
Vous n'avez pas pris le temps de manger ?
C'est pas considéré comme une forme de dopage, ça ?! ;P
19. maijo le 08-07-2008 à 21:37:24 (site)
@ Zag: non mais, t'as pas honte? Ce n'est pas bien de fanfaronner ;-)
20. liliba le 21-07-2008 à 20:05:02 (site)
plus je lis les commentaires à gauche et à droite, plus je regrette de ne pas avoit été parmi vous...
la prochaine fois sera la bonne !
Excédé par le comportement grossier de son beau-père, Norman, vieil obsédé sexuel sans gêne, dont le séjour à son domicile s’éternise, Ravi, médecin d’origine indienne vivant en Angleterre, adhère à la brillante idée de son cousin, Sonny : créer une maison de retraite en Inde, à Bangalore.
Pendant que l’entreprise s’organise, il réussit à convaincre Norman de s’exiler. En même temps, d’autres personnes âgées, anglaises, découvrent la plaquette publicitaire de l’établissement et programment à leur tour, pour des raisons diverses, leur déplacement.
Le roman croise de manière enlevée l’histoire (ou la fin de l’histoire) de plusieurs personnages, amenés à former ensemble comme une nouvelle petite famille, dans leur vieil hôtel-résidence du troisième âge, en Inde.
Pas de langue de bois dans la peinture des individus, de leurs regrets et de leurs doutes, tout comme dans celle de leur familles, enfants qui les abandonnent et en ont conscience, mais sont déjà, pour certains, abandonnés par leur conjoint ou leur progéniture et ont souvent, simplement, beaucoup de difficulté à vivre.
Au gré d’anecdotes toniques, Deborah MOGGACH égratigne les vicissitudes de notre monde, du système de santé anglais défaillant à la délocalisation des centres d’appel en Inde, où les jeunes employés s’acharnent à perfectionner leur accent britannique. Elle évoque aussi, au détour du récit, la solitude et le désarroi des gens âgés, leur envie de côtoyer les plus jeunes, leur désir de croire qu’un avenir leur est encore ouvert.Sans théoriser, sans chercher à dépasser son rôle d’observatrice et surtout de conteuse, elle pointe des vérités pas toujours faciles à dire, en les parant d’un voile de légèreté ou en optant pour le parti pris de l’humour, noir le cas échéant.
Séduite de prime abord par l'ouvrage et sa faculté à aborder sous le couvert de la comédie de mœurs des sujets graves, j’ai cependant peiné au bout des deux tiers de ma lecture, parce que ces « petites choses » que l’auteur narre, après avoir capté mon attention, ne parvenaient pas à la retenir, faute d’histoire proprement dite et de personnages suffisamment fouillés.
Pourtant, c’est ce qui peut faire le charme du livre, ces vies ordinaires entremêlées qui se soutiennent mutuellement, alors qu’elles approchent de leur terme, dans une Inde pauvre mais chaleureuse, où le respect pour les anciens perdure.
N.B : Ce livre m’a été gracieusement offert par le Livre de Poche, en échange d’une critique pour leur site.
Les avis de : Tamara, Clarabel (etc, à compléter)
« Ces petites choses », Deborah MOGGACH
Le Livre de Poche, 407 p
2. praline le 06-07-2008 à 11:17:22 (site)
Je n'ai pas vraiment senti cette interruption dans ma lecture. Pour moi, ce fut un agréable voyage.
3. kathel le 06-07-2008 à 11:49:26 (site)
Je ne connaissais pas du tout, mais je trouve que ce roman a l'ai très sympa : j'aime bien les chroniques, les petites choses...
4. Tamara le 07-07-2008 à 12:27:46 (site)
Je trouve ton billet excellent ! Un roman qui se laisse lire mais qui ne marquera pas très longtemps nos esprits...
5. myloubook le 09-07-2008 à 10:43:25
Je l'ai reçu moi aussi et suis en train de le lire... du coup je lis ton avis en diagonale pour ne pas être trop influencée :o)
6. Cécile de Quoide9 le 27-08-2008 à 16:44:00 (site)
Ah... quelqu'un(e) a apporté ce livre lors du pique-nique livres échanges d'hier soir. Je le voulais mais il m'est un peu passé sous le nez... Bah, je vais survivre et espérer que ce sera pour la prochaine fois... ;o)
Julien, jeune homme de 25 ans, bègue (et aussi dyslexique, d’après moi), raconte comment il a dégotté à l’arraché un stage non rémunéré dans une Organisation Non Gouvernementale écologiste, « La Foulée verte ».
Or c’est précisément pendant son stage que les relations de cette organisation avec l’autre O.N.G occupant le bâtiment, « Enfance et vaccin », commencent à s’envenimer.
D’une affiche arrachée par les uns, souillée de graffitis obscènes par les autres, on glisse aux propos orduriers puis aux actes de vandalisme sur les voitures ou les vélos, selon le camp. Pour arriver à la Guerre. Une Guerre sans merci !
Le tout sous le regard fasciné de notre narrateur, convaincu du bien fondé des agissements de la Foulée verte, auxquels il participe de bon cœur.
Voici un livre dont j’avais entendu parler chez Pom’ (ici) et le thème joint à son avis mitigé ne m’avaient pas du tout donné envie de le lire.
Jusqu’à ce qu’une sympathique bibliothécaire me demande instamment de le faire : elle-même avait eu un coup de cœur pour ce livre (Grand Prix de l’humour noir 2003, quand même) mais constatait que ses lecteurs le lui rapportaient avec des mines qui en disaient long quant à leur goût pour l’humour du récit… Elle souhaitait avoir mon avis.
Finalement, c’est par curiosité et en pensant aux diverses manières dont « Swap », lui aussi pourvu d’une bonne d’humour noir, pouvait être reçu que j’ai accepté de lire ce bref roman.
Dès l’abord, c’est le style du narrateur qui m’a frappée, en particulier sa manière (pour moi plus agaçante que comique) de remplacer tous les « bien » par « bio ».
Le regard qu’il porte sur ses parents, chez lesquels il continue à vivre, n'est pas tendre, car ils représentent pour lui toutes les tares du capitalisme anti-environnemental.
Par contraste, son admiration pour Ulis, patron-gourou de la Foulée verte, est sans limite. Julien est sincère, naïf et persuadé que tout ce qu’Ulis décide est « bio ».
Le fait que les événements relatés soient vus par l'intermédiaire de ce narrateur peu mature donne tout son intérêt à l’histoire qui sans cela (du moins jusqu’à ses développements ultimes) resterait dans le domaine du satirique (dont les O.N.G. font les frais, bien sûr) anecdotique.
Parce que Julien n’a aucune retenue, aucun sens du politiquement incorrect. Il dit tout ce qu’il voit, tout ce qu’il fait, exactement comme il le ressent (ainsi, sa description trash d’un handicapé effrayant est d’un total mauvais goût… mais hilarante) et le ridicule voire le grotesque des situations (exemple : l’inénarrable communion avec les reliques de l’Exxon Valdez !) lui échappent totalement : tout chez lui est au premier degré.
C’est une des forces du récit. Une de ses limites aussi. En effet, soit on trouve ce style, cette façon de raconter, extrêmement (involontairement) drôles, soit on se contente occasionnellement d’en sourire, sans plus, ce qui a été mon cas.
D’incidents en accidents, la lutte entre les deux O.N.G s’amplifie jusqu’à atteindre des proportions incroyables : c’est vraiment la Guerre et de l’outrance on finit par déraper dans l’intolérable.
Le tout sans que Julien en conçoive une once de remords !
A essayer, donc, pour qui n’a pas peur de la démesure et veut vérifier à quel point l’humour est une notion extrêmement subjective !
« O.N.G ! », Iegor GRAN
Editions P.O.L
1. Solen le 04-07-2008 à 09:09:25
Du temps où j'atis bibliothécaire, j'avais des usagers qui m'avaient dit avoir "adoré". Pour ma part, je seuis restée assez étrangère à ce récit, un peu comme toi...
2. pom' le 08-07-2008 à 13:44:39 (site)
je suis contente d'avoir ton avis, je n'ai pas du tout aimé cet humous mais comme tu le soulignes chacun a sa notion de l'humour.
3. hathaway le 03-02-2010 à 22:00:37 (site)
Je ne pense relire un jour cet auteur ou alors ce sera "Les trois vie de Lucie" mais vraiment pas en priorité !
Non, je ne suis pas en train de lire le dernier Vargas.
C’est juste que, parvenue aux deux tiers de « Ces petites choses », de Deborah MOGGACH (roman que le Livre de poche m’a gracieusement offert en échange d’une critique pour son site que je me suis engagée, comme un certain nombre de blogueurs participant à l’opération, à lui envoyer), j’ai eu un petit moment de lassitude.
Alors, pour me distraire et surtout pour vérifier que je ne me trompais pas en prévoyant d’emporter comme assurance non-ennui « En un lieu incertain » vendredi, jour auquel j’ai la chance inouïe d’escorter ma plus jeune fille à la Japan Expo (ce dont elle se fait une joie… alors que de mon côté j’espère simplement y trouver quelques centres d’intérêt pour moi !), donc, pour m’assurer que mon choix était judicieux (le trajet jusqu’à la porte de Villepinte sera long, il risque d’y avoir une file d’attente à l’entrée de l’expo, hyper courue etc.), j’ouvre le dernier Vargas.
Et une fois de plus, ça marche.
J’adore ce style !
Et cette façon de dessiner les personnages.
Et aussi l’humour !
La preuve par l'exemple (rassurez-vous, aucun spoiler concernant l’histoire) :
« Quand le train s’engagea dans le tunnel sous la Manche, Danglard inspira bruyamment puis serra les mâchoires. Le voyage aller n’avait pas atténué son appréhension, et ce passage sous l’eau lui semblait toujours inacceptable et les voyageurs inconséquents. Il se voyait distinctement filer dans ce conduit à toute allure, recouvert par des tonnes de paquets de mer.
– On sent le poids, dit-il, les yeux fixés sur le plafond du wagon.
– Il n’y a pas de poids, répondit Adamsberg. Nous ne sommes pas sous l’eau, nous sommes sous la roche.
Estalère demanda comment il était possible que le poids de la mer n’appuie pas sur la roche jusqu’à ce que le tunnel s’écroule. Adamsberg, patient, déterminé, dessina pour lui le système sur une serviette en papier : l’eau, la roche, les rives, le tunnel, le train. Puis il exécuta le même dessin sans le tunnel et sans le train, pour lui démonter que leur existence ne modifiait pas l’état des choses.
– Tout de même, dit Estalère, il faut bien que le poids de la mer appuie sur quelque chose.
– Il appuie sur la roche.
– Mais alors, la roche appuie plus fort sur le tunnel.
– Non, reprit Adamsberg en dessinant à nouveau le système.
Danglard eut un mouvement agacé.
– C’est simplement qu’on imagine le poids. La masse monstrueuse autour de nous. L’engloutissement. Faire rouler un train sous la mer, c’est une idée de dément. »
Merci, Danglard, d’avoir su aussi bien exprimer la profonde conviction d’une fille qui, si elle n’a jamais eu peur des profondeurs marines (avec une bouteille de plongée sur le dos, de préférence !), n’a goûté que modérément l’idée de monter dans l'Eurostar !!!
1. Solen le 03-07-2008 à 09:52:03
J'ai fait pas mal d'appels du pied à mon gentil mari... Je l'attend ce livre...
2. Tamara le 03-07-2008 à 10:51:08 (site)
J'aime bien ton billet détourné ! Sans compter qu'il me rappelle que je n'ai pas encore mis la main sur ce dernier Vargas !
4. insatiable.lectrice le 03-07-2008 à 15:33:32 (site)
Je m'ennuie aussi avec "Ces petites choses"...
5. sentinelle le 03-07-2008 à 19:46:41
Je vais certainement m'y plonger prochainement :-)
6. Cuné le 04-07-2008 à 06:56:08 (site)
Pas encore lue Vargas donc je ne commencerai pas par celui-là mais nous aussi, on va à la Japan expo ! Ce sera demain, et on a pré-acheté les billets. Un fiston de 12 ans ne nous aurait pas permis de squizzer... Sauf qu'on dépêche le grand frère en accompagnateur pendant qu'on visite un musée... gniark gniark :-D
7. Florinette le 04-07-2008 à 16:59:02 (site)
Jamais lu Vargas, mais ton billet me pousse à le faire ! :-))
8. clochette le 04-07-2008 à 17:59:38 (site)
Oui j'ai vu que Fred Vargas venait de sortir un nouveau roman, j'espère le lire car j'aime son style. Quant à la Japan expo, il faudrait bien que j'y aille avec mon fils un jour aussi.
9. brize le 04-07-2008 à 21:05:23 (site)
Bon, résumons-nous : pour la Japan Expo, c'est fait (et chez moi, Cuné, la grande soeur y va avec ses copines demain... et ne voulait pas s'embarrasser de la plus jeune, pas de chance !) et pour le Vargas... je viens de le terminer !
10. Cécile de Quoide9 le 07-06-2009 à 14:59:29 (site)
J'ai lu un seul Vargas et j'ai détesté tellement c'était mal écrit (même pour un polar).
11. brize le 07-06-2009 à 19:23:05 (site)
Je ne trouve pas du tout que ce soit mal écrit, bien au contraire.
12. céline de enlivrezvous le 16-03-2010 à 16:26:32 (site)
Je suis aussi une fan de Vargas mais je ne savais pas qu'elle en avait sortie un nouveau ! J'ai hâte de retrouver Adamsberg :-)
13. céline de enlivrezvous le 16-03-2010 à 16:29:59 (site)
Oups, je me suis trompée, j'ai déjà lu celui-là en fait :-)
Bella, seize ans, quitte sa mère et Phoenix, en Arizona, pour aller vivre chez son père dans une petite ville beaucoup plus humide, Forks, au nord des Etats-Unis. Elle se demande comment elle parviendra à s’accoutumer à son nouveau lycée mais constate qu’elle y est tout de suite bien accueillie.
Un petit groupe de lycéens, pourtant, toujours à part, attire son attention. Ils sont frères et sœurs, tous incroyablement beaux.
L’un d’eux, Edward, se trouve dans la classe de Bella. La réaction haineuse qu’elle semble susciter chez lui la déconcerte totalement. D’autant que, peu après, elle semble avoir cédé le pas à une attitude beaucoup plus engageante.
Mais si l'intérêt de Bella pour Edward ne cesse de croître, elle perçoit en même temps chez le jeune homme une part de mystère et d’étrangeté fascinantes. Qui est-il exactement ?
Le nombre de billets parus au sujet de ce livre dans les blogs est tel que je ne me risquerai pas à les recenser !
Au moment où j’ai commencé à les repérer, j’ai fait le rapprochement avec le livre que j’avais vu entre les mains de ma fille… laquelle a tenu à me préciser qu’elle n’était pas sûre que ça me plairait, parce que c’était « juste une histoire d’amour » ! Et pourquoi donc est-ce qu’une histoire d’amour ne me plairait pas, me suis-je dit. J’aime bien les histoires d’amour, moi !
Malgré le scepticisme de ma fille, j'ai donc décidé de m'aventurer sur ce territoire, qui m'intriguait aussi, car je savais que l'histoire d'amour en question serait d'un genre particulier (mais je n’en dirai pas plus, pour les lecteurs qui auraient réussi à échapper à cette information !).
Le ton du livre m’a séduite d’emblée, tout comme son héroïne. C’est elle la narratrice et le récit de son arrivée à Forks nous plonge dans les inquiétudes d’une jeune fille débarquant dans un environnement inconnu et renouant aussi avec son père. Ils se parlent peu, mais le courant passe, comme il passe aussi au lycée. Le lecteur s’attache à la narratrice et il va continuer à partager, au fil du livre, tous ses émois.
Parce qu’effectivement, pendant les 2/3 du livre, on est en plein roman d’amour adolescent (il y a bien quelques péripéties, mais elles ne sont pas légion). Trouble du cœur, trouble des corps, désir sous-jacent : qu’Edward soit spécial ne change rien à l’affaire (je me suis souvenue du plaisir que j’avais eu, adolescente, à lire un roman qui s’appelait « Adieu mes quinze ans »), Bella découvre des sensations et des sentiments inconnus, est emportée par eux au point de refuser de reconnaître tout danger éventuel.
Mais, dans le dernier tiers du livre, le danger la rattrape et le rythme s’accélère (même si, jusque là, je n’avais eu cependant aucune difficulté à tourner les pages du livre, car l’histoire m’accrochait bien).
Au final, un très agréable moment de lecture (qui tient ses promesses mais en restant dans sa catégorie, "jeunesse"), que je prolongerai sans doute avec les tomes suivants (d'autant que je crois que l'histoire gagne ensuite en complexité) !
"Fascination", Stephenie MEYER
éditions Hachette Jeunesse
1. Florinette le 02-07-2008 à 10:01:52 (site)
Cette série est prévue pour cet été et j'ai vraiment hâte de m'y plonger !! :-)
2. Tamara le 02-07-2008 à 15:51:48 (site)
Tiens, tu as succombé à ton tour ! Pour l'instant, je résiste encore (parce que je connais la particularité du héros et bof, ce n'est pas mon truc !)... Et je n'ai pas de fille sceptique pour exciter ma motivation ! ;-)
3. brize le 02-07-2008 à 16:40:56 (site)
@ Florinette : Tu verras (enfin, je parle seulement pour le premier !), ça se laisse lire !!!
@ Tamara : Mais moi aussi, la particularité du héros, ce n'était pas DU TOUT mon truc ! Je n'ai même jusqu'à présent jamais lu de livre sur ce thème (ah si, un bien sûr, mais c'est un classique !), ce qui était un motif de curiosité supplémentaire. Et finalement, j'ai trouvé que ça "passait" très bien (si on peut dire !) !
4. insatiable lectrice le 02-07-2008 à 16:55:11
A priori je ne suis pas attirée par les romans jeunesse, mais avec tous vos billets je me laisserais bien tenter...Ma fille ne lit pas du tout, elle ne risque pas d'influencer mon choix ;-(
5. pom' le 02-07-2008 à 17:01:13 (site)
le première partie m'a fait douté de son interet avec trop de sujet ado mais après cela devient bien sympa, il faut que je lise la suite.
6. Solen le 02-07-2008 à 17:58:57
Bon, je vais retourné faire un tour du côté des romans ados de ma bibliothèque je crois, mais pff, encore une saga...
7. fashion victim le 02-07-2008 à 19:32:19 (site)
Hé hé, une convertie de plus! Cet Edward, quel vampire!
))
8. Fleur' le 02-07-2008 à 19:37:04 (site)
Ca fait un petit moment que je me dis qu'il faudrait que je lise cette série, ça ma l'air sympa...
9. brize le 03-07-2008 à 08:54:47 (site)
@ Insatiable lectrice, POM', Solen et Fleur : Laissez-vous tenter !
@ Fashion Victim : Le charme d'Edward ne m'atteint pas vraiment : difficile de s'identifier à l'héroïne quand elle a l'âge de votre fille aînée !
Pour son père, Carlisle, en revanche... ! Manque de pot, ce n'est pas lui le héros : et oui, les romans "jeunesse", est-il besoin de le rappeler, ne sont pas écrits pour les adultes !
10. sentinelle le 03-07-2008 à 19:45:43
J'ai toujours hésité de le lire (trop ado ?) mais ton billet me tente beaucoup !
11. SD49 le 09-11-2008 à 09:58:43
Je n'accroche pas toujours aux romans ados mais je l'ai commencé hier et j'aime beaucoup, j'en suis juste aux 2/3 donc si je comprends bien il faut que je m'y remette vite !!!!!
12. brize le 09-11-2008 à 10:09:05 (site)
Oui, SD49, parce qu'après, il y a de l'action (et plus seulement du sentiment !) !!!
Si tu continues à lire la série, essaie de ne pas craquer, comme moi, au tome 2 (mais je serais curieuse d'avoir ton avis à son sujet), parce qu'après l'action reprend, jusqu'au "bouquet final", le dernier tome, qui vient de sortir.
Tiens-nous au courant
!
« Dans la vie de deux frères débarque une séduisante blonde, en mission pour authentifier des tableaux du célèbre peintre Jacques Leibovitz. Michael tombe fou amoureux de Marlène, dont l’influence va bouleverser sa carrière de peintre.
Pourront-ils jeter de la poudre aux yeux du monde de l’art new-yorkais ? En amour aussi, comment discerner ce qui est authentique des faux-semblants ?
Des grands espaces d’Australie à Manhattan en passant par Tokyo, une exploration cocasse de la scène artistique, de la fraude, la responsabilité et la rédemption. »
Je recours exceptionnellement à cette présentation de l’éditeur, parce que j’inaugure ici la catégorie « Lectures inachevées ».
Arrivée à la page 140 (sur 355), j’abandonne. L’histoire est tour à tour narrée par chacun des deux frères. La voix spécifique du frère du peintre permet de s’apercevoir que, loin d’être aussi handicapé qu’il le paraît, le personnage possède une sacrée clairvoyance ! Son style est baroque, iconoclaste et j’adore !
Ce qui m'ennuie, en revanche, c'est la lenteur avec laquelle l’histoire progresse (parce que jusqu’à présent, franchement, il ne s’est pas passé grand-chose et on n’en est même pas à ce qu’annonce le début de la présentation de l’éditeur)… Faute de trame narrative suffisamment tendue à mon goût, rien ne me pousse à tourner une page après l’autre. Même pas le style, puisqu’il ne me séduit qu’à mi-temps.
Ce livre m’avait été très chaudement recommandé par une bibliothécaire, qui m’avait prévenue qu’il fallait s’accrocher un peu au début.Tant pis, je n’en suis plus au début… et je décroche !
Si un jour un des visiteurs de ce blog s’avère avoir achevé cette lecture, merci de me donner envie, en commentaire, de la reprendre, en me disant par exemple que ça démarrait juste dans les pages suivantes (pas envie de faire une lecture en diagonale) !
« Haut vol : histoire d’amour », Peter CAREY
Christian Bourgois éditeur
J’avais déjà lu un livre de Peter CAREY (mais je n’ai fait le rapprochement qu’en cours de lecture) : « Au pays des mangas avec mon fils ».
Cette lecture remonte à environ deux ans, époque à laquelle je ne prenais pas de notes de lectures, aussi je vous demande un peu d’indulgence pour le commentaire ci-après, effectué de mémoire et sans avoir le livre sous la main.
L’ouvrage n’a rien à voir avec le roman évoqué plus haut.Il m’avait été envoyé (un peu comme un « livre voyageur » !) par une amie, qui savait que mes filles lisaient des mangas et que moi-même je m’y intéressais.L’auteur (australien) y raconte, dans le style du reportage, une aventure autobiographique, celle qui l’a conduit à emmener son fils de douze ans en voyage au Japon. Par leur intermédiaire, donc, nous voilà plongés dans ce pays étonnant et déroutant.
Ce qui m’a le plus marquée, dans ce récit, ce sont deux passages :
- celui où il est question du dessin animé de Miyazaki « Mon voisin Totoro » (que j’adore !) : y sont données un certain nombre de précisions concernant des éléments du décor typiquement japonais auxquels le spectateur occidental ne prête pas trop attention ou dont il ne mesure pas la portée, faute de références culturelles concernant ce pays
- celui où le dessinateur du « Tombeau des lucioles » (dessin animé que je n’ai jamais eu le courage de regarder, tant je sais à quel point il est triste) évoque son expérience personnelle de la seconde guerre mondiale et des frappes nucléaires : son témoignage, bouleversant, demeure à ce jour ce que j’ai pu lire de plus marquant sur cette période.
« Au pays des mangas avec mon fils », Peter Carey
Editons Hoebeke, collection « Etonnants voyageurs »
1. Tamara le 01-07-2008 à 12:50:51 (site)
Pour le premier, je vois que le manque d'action est assez rédhibitoire, je te rejoins là-dessus ! Déjà 140 p., c'est indulgent ! ;-)
Et pour Le tombeau des lucioles, je suis comme toi, mon cher et tendre a tenté de me le faire voir, mais vraiment, je n'ai pas pu aller très loin, déjà les premières minutes m'ont anéantie !
2. sybilline le 01-07-2008 à 13:04:39 (site)
C'est vrai que le "Tombeau des lucioles" est fort triste, mais il est tellement beau!
Quand à Peter Carey, je suis plutôt tentée de m'abstenir...
3. clochette le 01-07-2008 à 13:22:37 (site)
Quelle belle rubrique que ces lectures inachevées ! Un bien beau titre pour exprimer des lectures que nous n'avons pas su ou pu rencontrer !
4. SD49 le 01-07-2008 à 13:40:30
pour les lectures inachevées je suis assez forte ! et le tombeau des lucioles c'est vraiment très très bien et très très triste
5. solen le 01-07-2008 à 17:12:17
Si tu veux te préparer au tmbeau des lucioles, tu peux lire la tombe des lucioles de Akiyuki Nosaka. Reste que le manga est une merveille (à voir en VO par contre...).
Josh, artiste marié à Flo, médecin pédiatre (grâce à laquelle il peut se consacrer à son art, peu rémunérateur), voit un jour se précipiter vers lui une jeune fille trempée et apparemment complètement égarée, surgie de nulle part.
Peu après, il fait à deux reprises l’expérience d’une coupure temporelle (cf le titre original du livre : « A Shortcut in Time »), la seconde fois de l’ordre de quinze minutes.
Si bien que, lorsqu’il retrouve la jeune fille et que celle-ci lui explique qu’elle vient de l’année 1908, il est tout disposé à la croire.
Ce n’est pas le cas de son épouse. Quant à Penny, leur fille de quinze ans, elle ne peut s’empêcher de raconter à ses copains la troublante expérience vécue par son père.
La cascade d’événements qui en découlera risque fort de remettre en question l’équilibre de cette petite famille.
« Quinze minutes » est une variation en mode mineur (qui pourra donc aussi séduire ceux qui n’aiment pas la science-fiction) sur le thème du voyage dans le temps. En mode mineur parce qu’elle est centrée sur une petite famille américaine, vivant dans un petit quartier d’une petite ville, en bordure d’une certaine allée qui peut le cas échéant vous emmener bien plus loin que prévu.
Les fils du temps trament une histoire qui se laisse lire avec plaisir, même si le livre ne sera sans doute pas inoubliable. Néanmoins, il diffuse une petite musique bien à lui, entre réalité et chimère, au croisement de ce que nous sommes et de ce que nous aurions pu être, en fonction des circonstances, des rencontres qui se font ou non…
Les personnages et leurs réactions face à des situations inhabituelles et dérangeantes sont esquissés avec intelligence. La relation du héros à sa femme, Flo, résolument ancrée dans le réel, retient l’attention, tout comme le lent glissement vers un futur à rebours.
Un agréable moment de lecture (mais sans plus), assez prenant car l’auteur maîtrise l’art de nous pousser à tourner la page suivante !
« Quinze minutes », Charles DICKINSON
Editions Joëlle Losfeld (357 p)
1. céline de enlivrezvous le 30-06-2008 à 17:09:37
Très jolie note en tous cas ! Je ne sais pas si le livre me plairait mais tu exprimes vraiment bien tes sentiments à son sujet.
2. Tamara le 30-06-2008 à 19:47:49 (site)
Bon, si ce n'est pas inoubliable, je m'en retourne à ma PAL inépuisable !
3. SD49 le 01-07-2008 à 08:05:49
Eh bien ca me donne quand meme envie de le lire si je le trouve à la bib
4. brize le 01-07-2008 à 18:56:33 (site)
@ Céline : J'en ai autant à ton service, puisque je pense la même chose lorsque je lis tes commentaires sur ton blog !
@ Tamara : C'est la rançon de la gloire (NDLR : Pour ceux qui l'ignoreraient, Tamara continue à essayer de lire tous les livres gagnés au Loto Book !) !
@ SD49 : Tu verras bien si tu accroches (si ce n'est pas le cas, hop, dans la catégorie "lectures inachevées" !) !
5. pom' le 02-07-2008 à 17:32:48 (site)
je l'ai lu, j'en garde un souvenir mitigé, j'ai préféré Replay
6. SD49 le 18-01-2009 à 08:47:53
un peu retour ves le futur, lecture agréable, les personnages sont sympathiques
7. brize le 18-01-2009 à 14:04:00 (site)
@ Pom' : Il faudra que j'aille jeter un oeil sur ce "Replay".
@ SD 49 : Contente qu'il t'ait plu
!
Samedi 5 juillet, un événement dont la portée peut encore difficilement être mesurée à ce jour se tiendra à Paris, sous l’égide d’un petit groupe de blogueuses qui non seulement en ont eu la génialissime idée mais ont ensuite tout mis en oeuvre pour la réaliser (et c'est pas rien, cette organisation !) :
Le rallye « Books and the city ».
Une quarantaine de blogueurs (et leurs amis) participent à ce rassemblement hors du commun, dont vous devriez entendre parler dans la blogosphère littéraire !
J'en fais partie !
Il y a quelques jours, nous avons tous reçu un (très détaillé et très impressionnant) mail des Redoutables Organisatrices , nous indiquant le point de ralliement et la composition des équipes.
J’appartiens à la (très sympathique, brillante, exceptionnelle et qui-va-sûrement-gagner : rayez la mention inutile… si toutefois il y en a une !) équipe « Antoine Le Tellier » (je n’en dirai pas plus… !).
A la lecture du mail, j’ai eu un moment de flottement… et les Terribles Organisatrices se doutaient que ce type de réaction pouvait survenir !
Elles ont en effet précisé, après avoir exposé leur système d’Enigmes Principales, Annexes, Secondaires (comment ça, j’exagère !) etc. (un truc hyper-méga retors, j’vous raconte pas !), après avoir ajouté qu’un kit de départ (elles n’ont pas dit « de survie », mais c’était limite !) nous serait fourni (avec le numéro des hôpitaux etc.),elles ont donc précisé, en accompagnant cette remarque d’un ricanement sardonique même pas dissimulé :
« Non, vous ne pouvez plus vous défiler. Hé, Hé ! »
Donc, après un frisson d’angoisse, accompagné d’un questionnement quasi existentiel (genre : que diable suis-je allée faire dans cette galère ? , variante : qu’est-ce qui m’a pris de m’offrir ainsi innocemment aux instincts sadiques de Brillantes Concocteuses d’Enigmes Surprenantes, Ebouriffantes et, qui sait, Insolubles ?), j’ai vaillamment repris du poil de la bête et décrété que, si leurs esprits tortueux avaient manigancé des Questions Diaboliques… mon esprit (et, sûrement, celui de mes coéquipiers !) ne l’était pas moins, tortueux, alors des Solutions Impensables allaient être trouvées !
Bon, je vous laisse, j’ai du pain sur la planche : pas facile de recenser et d'apprendre par coeur tout ce qui pourrait s’avérer utile pour s’en sortir le jour J, je me perds dans les Dictionnaires, Encyclopédies etc. (comment ça, je mens et je ne prépare rien … et tout ça c'est que du baratin pour impressionner les Equipes Adverses !!!) !
P.S 1 : Les Organisatrices du Rallye s’autorisent un pourcentage de pertes des effectifs de 10% (cf l’annexe 23f§8 du mail cité ci-dessus).
P.S 2 (conséquence du P.S 1) : Si dans les deux jours suivant le Rallye, aucun signe de vie n’apparaît sur ce blog, merci de bien vouloir prévenir les secours : Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale, Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris… ou qui vous voudrez, du moment que les sauveteurs sont beaux et virils !
1. Solen le 28-06-2008 à 09:57:32
ro, la frustration de la provinciale apparait! Zut, j'aimerai bien être à Paris aujourd'hui tiens!
2. Une Redoutable Organisatrice le 28-06-2008 à 10:09:44 (site)
ah que tu me fais rire !
et j'en ris d'avance aussi.... (rire sardonique, bien sûr !!)
3. céline de enlivrezvous le 29-06-2008 à 17:32:31
Ca m'a l'air très chouette tout ça mais ça consiste en quoi??? Une grande chasse aux livres dans Paris ? Des courses à cloche pieds sous le panthéon avec une pile de bouquins sur la tête??? En tous cas fais attention à toi, ce serait dommage de ne plus te retrouver sur le net :-)!!!!!!
4. brize le 29-06-2008 à 17:45:58 (site)
Enfin, Céline, tout est expliqué dans le site "Books and the city", que j'ai mis en lien ( pour m'éviter d'avoir à donner des explications et pouvoir me laisser aller à dire des bêtises ! ) : il s'agit d'un grand jeu de piste dans Paris sur le thème de "Paris et la littérature" (et qui dit "jeu de piste" dit énigmes etc.).
Et ne t'inquiète pas : je compte bien revenir sur le net !!!
5. céline de enlivrezvous le 29-06-2008 à 21:56:56 (site)
Oups désolée, j'ai parfois un peu de mal avec les hyperliens :-) Amuse toi bien ça m'a l'air trop rigolo comme évènement !
6. brize le 29-06-2008 à 22:05:26 (site)
Ne sois pas désolée : si ça se trouve, tu n'étais pas la seule à te demander de quoi il était question exactement ; c'est vrai que j'aurais pu faire un rappel rapide mais mon billet était déjà un peu long !!!
7. liliba le 30-06-2008 à 18:01:05 (site)
J'aurais adoré participer, mais ce sera pour l'année prochaine, s'il y a des survivants !!!!
Bonne ballade !
8. Tamara le 30-06-2008 à 19:46:51 (site)
Ha ha, pauvre de vous, malheureux participants !! ;-))
Ton billet m'a bien fait rigoler... tout de même, ça reste un JEU et qu'il y a plein de chouettes cadeaux à la fin de la journée !!! (je dis ça pour rassurer les lecteurs effrayés !)
9. brize le 01-07-2008 à 19:07:22 (site)
@ Tamara : C'est un jeu, c'est un jeu... si on veut ! C'est un truc où on doit gagner, non
?!!!
@ Liliba : Des survivants... ben, faudra voir
!!!
Gamin, Harvey a procédé à un échange (« swap ») avec Odd, le souffre-douleur local : une de ses bandes dessinées (Superman numéro 1) contre une espèce de bandana en plastique.
Plus de vingt ans après, cet échange, tout son entourage le sait, le rend encore malade : entre temps, en effet, la bande dessinée a atteint une cote incroyable, de quoi bouleverser son quotidien de propriétaire d’une petite boutique de BD à Londres.
Alors, quand à une énième réunion des anciens de son école, dans sa petite ville d’origine, Harvey revoit enfin le fameux Odd, il n’a plus qu’une envie : lui demander s’il a conservé cette fameuse bande dessinée.
C’est le début d’un enchaînement d’événements qui va durablement perturber sa médiocre quiétude !
Amateurs de messages profonds cachés derrière la prose de l’auteur s’abstenir !
« Swap » est une pochade distrayante où le lecteur se plaît à suivre les aventures d’un antihéros, sympathique loser légèrement bedonnant que son humour mordant vis-à-vis de lui-même et des autres sauve du pathétique.
Il y est beaucoup question de vies un peu ratées, de parents et de copains caricaturaux, de verres de bière ingurgités et surtout d’un homme qu’un petit dérapage initial entraîne progressivement dans une situation de plus en plus complexe, pour le plus grand plaisir du lecteur, qui se demande comment tout cela va bien pouvoir finir.
L'auteur exerce le métier de psychologue (ça peut aider pour écrire un roman, surtout si, comme c'est le cas ici, les traumatismes de l'enfance y jouent un rôle non négligeable), c'est son premier roman... et, promis, on s'intéressera aux prochains !
A noter, en particulier parce que des bouquins où on a l’occasion de sourire ou rire en cours de lecture, il n’y en a pas beaucoup !
N.B. : C’est la couverture pétante du livre qui m’a attirée et ce titre aussi énigmatique que ceux des billets surgissant régulièrement dans les blogs, où est détaillé avec bonheur le contenu de paquets mystérieusement parvenus... Il m'a fallu un moment pour comprendre ce qu'étaient ces étranges "swaps", pourquoi et comment on pouvait être "swapé". J’en profite pour remercier ici Oiselle et conseiller en particulier à tout néophyte de la blogosphère littéraire sa Blogoboule de lecture, fort utile pour se repérer plus rapidement dans la terminologie et les us en vigueur !
« Swap », Anthony MOORE
éditions Liana Levi (350 p)
2. amanda le 26-06-2008 à 13:35:14 (site)
je l'ai trouvé amusant au début puis j'ai fini par m'ennuyer au bout d'un moment. Mais les goûts et les couleurs, et les moments... bref, amusant, pour moi, mais qui ne restera pas dans mes anales!
3. SD49 le 26-06-2008 à 13:36:52
Ma fille est partie réviser son oral de français à la bib, j'espère qu'elle va me le trouver,(pour l'instant je lis celui aux pages roses !)
5. brize le 26-06-2008 à 20:21:10 (site)
@ Cathulu : Ben c'est pas drôle, ce que tu nous dis là !
@ Amanda : Je ne pense pas non plus que ça restera dans les annales !
@ Solen et SD 49 : Les commentaires de Cathulu et Amanda vous permettent de voir... que c'est vous qui verrez si cette forme d'humour (noir) vous convient ou non : dans ce domaine les réactions peuvent être très variées
!
6. céline de enlivrezvous le 26-06-2008 à 21:18:23 (site)
Une chouette lecture de vacances en perspective ! Je note ! A très bientôt Brize :-)
7. Florinette le 27-06-2008 à 10:42:45 (site)
Je l'ai noté sur ma LAL, mais il y a tellement d'avis divergents que j'hésite un peu à me lancer dans ce roman !
8. brize le 27-06-2008 à 19:33:22 (site)
Les avis sont effectivement partagés (mais en matière d'humour...), comme m'ont permis de le constater mes recherches dans la blogosphère (sauf que j'ai quelques difficultés pour afficher certains liens, donc j'ai laissé tomber).
Chez Cathulu, "Swap" n'a "pas déclenché le moindre sourire, juste une vague nausée" ; Amanda "n'a pas été transportée mais n'a pas détesté non plus" ; alors que Cuné et BelleSahi ont passé "un très bon moment".
C'est vraiment le genre de livre où il n'y a qu'en essayant (une vingtaine de pages) qu'on peut savoir si on aime ou pas.
9. SD49 le 06-09-2008 à 09:27:00
j'ai bien aimé le début, après je me suis un peu lassée puis l'interet revient avec l'enquete.
Quelques passages assez droles (conversation telephonique du héros avec sa mère !), bref globalement j'ai moyennement aimé
11. la-ronde-des-post-it (lasardine) le 10-02-2010 à 17:12:25 (site)
je le note! je pense que ça peut être une bonne lecture "plagesque" ou "terrassesque" ^^
merki!! 
Dimanche dernier, au « Marché de la poésie », place Saint-Sulpice, à Paris, je furète.
Je suis ici un peu par hasard. La poésie et moi, on s’est perdues de vue depuis un moment déjà. Alors je déambule d’un stand à l’autre, mais comme je n’ai apporté ni liste de courses, ni cabas, il me semble être mal partie pour ce marché !
Voilà pourtant mon œil harponné par une couverture un peu surréaliste (on ne dira jamais assez à quel point les couvertures ont leur importance !) et un titre énigmatique qui m'enchante : « Le soleil meurt dans un brin d’herbe ».
Je tends la main, m’empare du livre. Je l’ouvre. A l’intérieur, des poèmes courts et lumineux m’interpellent. Je devine la voix d’un grand-père (Jean Rivet) parlant à ses petites filles. Les illustrations d'Aude Léonard, en noir et blanc, collages-montages de photographies à cheval entre le réel et l’imaginaire, font écho aux poèmes. Le papier est épais, gaufré.
Dix euros sortent de ma poche pour que ce livre soit mien.
Parce qu’il les vaut bien !
En levant le nez, j’ai constaté qu’il s’agissait d’un éditeur (les éditions motus) jeunesse… ce qui ne m’a pas empêchée d’être touchée par les poèmes que j’ai lus.
Aude Léonard est une jeune femme qui illustre un ouvrage pour la première fois : je vous renvoie à son blog pour découvrir, entre autres, quelques-unes des merveilleuses images du livre :
Le premier des poèmes du recueil :
Elle m’a dit
Je t’aime beaucoup
Beaucoup
C’est pas assez
A-t-elle ajouté
Et elle a effacé
« Beaucoup »
« Le soleil meurt dans un brin d’herbe », Jean RIVET, illustrations d’Aude LEONARD
Editions Motus
1. SD49 le 24-06-2008 à 19:39:16
Ca donne envie, ce petit poème est très mignon, mais je viens de regarder et la bib n'a pas ce livre, dommage !
2. Floaimelesmots le 24-06-2008 à 23:34:44
Cela semble un très beau livre. Les illustrations invitent à le découvrir.
3. insatiable lectrice le 25-06-2008 à 08:30:54
Comme toi, je ne suis pas très poème, mais celui-ci court et percutant me touche.
4. Aliénor le 26-06-2008 à 10:41:30 (site)
Y as-tu croisé Frédéric Ferney ? J'ai relayé sur mon blog un message de soutien (à faire passer) pour le maintien de son émission.
5. céline de enlivrezvous le 26-06-2008 à 16:49:12
Les photos sont super ! Cette petite note donne envie de se replonger dans la poésie !
7. brize le 26-06-2008 à 20:59:36 (site)
C'est vrai que ce livre donne envie de revenir vers la poésie
!
8. liliba le 30-06-2008 à 18:02:58 (site)
Poésie... on y revient toujours, un jour ou l'autre... et ce petit recueil semble être une bonne occasion...
Pour gagner 1500 €, Léonie a accepté de tester une nouvelle molécule, dans le plus grand secret, durant quatre jours. Effet indésirable : tendance à la schizophrénie. Du coup, Léonie a l’impression d’être possédée, avec cette drôle de voix qu’elle entend en elle. Mais comment survivre autrement, quand on vient d’échapper, comme elle, à ses tortionnaires et qu’on se retrouve seule dans Paris, sans un sou ? A huit ans, Léonie a en effet quitté son Libéria natal, vendue par ses parents à un couple qui, depuis, l’a séquestrée pendant douze ans et exploitée sexuellement.
Cyrian, beau jeune homme d’excellente (et très riche) famille, poursuit sa scolarité dans une grande école réputée, l’EESS. Mais son rêve est d’être accepté dans la « Confrérie des Titans », organisation secrète dont l’influence s’étend internationalement sur toutes les sphères du pouvoir. Johannes, son mentor, lui demande, entre autres gages de sa détermination, de lui offrir, pour un soir, sa petite amie, Aurelle.
Edmé, policier à la Crim’, la cinquantaine, revenu de tout, doit faire équipe avec Sylvaine, sa collègue, sur une sinistre affaire de cadavres mutilés retrouvés sur l’île aux loups, près de Paris.
Trois personnages, trois histoires d’abord indépendantes mais qui vont finir par se croiser, dans un roman noir mais où il est aussi question d’âmes transportées et d’âmes qui se trouvent.
Difficile d’enfermer ce roman dans une catégorie (et est-ce bien nécessaire, d’ailleurs ?). Sa couverture donne l’impression qu’il s’agit d’un roman de science-fiction, or il n’en est rien. Tout au plus peut-on parler d’anticipation, dans la mesure où l’action se situe dans un futur (très) proche et guère différent de notre présent, même si les défauts de celui-ci semblent y être exacerbés et si certaine découverte scientifique relève bien sûr du domaine de l’imaginaire.
Ce n’est pas non plus un roman policier, car s’il y a une intrigue policière, elle n’est somme toute pas très difficile à démêler.
Disons que c’est un thriller, où l’action avance à toute allure, avec des périodes de tension extrême (et des héros qui commettent deux fois la même erreur, ce que l’auteur aurait pu éviter !), où le lecteur brûle de connaître la suite.
C’est aussi un roman populaire, au sens noble du terme, parce qu’il y est beaucoup question de petites gens (de misère, de SDF, d’expulsion de squat…), parce que la peinture sociale, donc, y tient une grande place.
C’est un roman tout court, avec ses personnages principaux, des personnages auxquels on s’attache et surtout des personnages qui sortiront changés par ce qu’ils auront vécu pendant la durée du récit et dont le regard sur le monde qui les entoure sera définitivement modifié.
Disons surtout que c’est un sacré bouquin, inclassable, à la fois roman noir et roman d’amour.
Car l’humanité y apparaît ignoble, violente et barbare. Les rapports humains, à quelque échelle que ce soit, sont placés sous le signe de la domination. Cette humanité nous apitoie, tant la désespérance des petits y est grande ou nous écœure, tant l’ignominie des forts y est insoutenable. Jusqu’à ce qu’une lueur d’espoir se fasse soudain jour, lorsque deux êtres se frôlent puis se rencontrent et là on se prend à croire à nouveau en elle.
« Porteurs d’âmes » est un roman prenant, passionnant. Certains lui reprocheront peut-être une vision à tendance manichéenne du monde, avec des « bons » (qui certes ont leurs fêlures, voire leurs failles) et des « méchants » sans scrupules ou carrément abjects. L’argument est recevable.
Mais cela ne m’a pas empêchée d’avoir un coup de cœur pour ce livre !
"Porteurs d'âmes", Pierre BORDAGE
éditions Au Diable Vauvert (494 p)
1. Aliénor le 21-06-2008 à 20:14:04 (site)
Et un livre de plus sur ma liste ! Ton post donne vraiment envie de le lire.
3. SD49 le 21-06-2008 à 22:56:06
et moi je suis tout à fait d'accord sur ce commentaire, j'avais bien aimé ce livre malgré son côté assez noir
PS : belle journée aujourd'hui à Versailles avec KP78 !!!!!!
édité le 21-06-2008 à 23:02:25
5. aurore le 22-06-2008 à 13:20:42
tu lis combien de livres par semaine ?... super ton blog, bon dimanche bisous
6. brize le 22-06-2008 à 21:01:46 (site)
@ Aliénor, Argantel et Betty : J'espère qu'il vous plaira !
@ SD49 : Oui, on ne peut pas nier le "côté obscur" du livre !
@ Aurore : Combien ? Ben j'sais pas moi : quand on aime, on ne compte pas ! (surtout, ça dépend des bouquins et des périodes !)
7. Florinette le 23-06-2008 à 12:09:04 (site)
À première vue, j'aurais de suite pensé à un roman de science-fiction et n'y aurais pas porté grand intérêt, mais ce que tu en dis titille ma curiosité !
8. brize le 23-06-2008 à 19:03:36 (site)
Eh oui, Florinette, tu confirmes ce que je craignais : la couverture dessert le livre, dans la mesure où, à mon avis, elle donne une mauvaise information à son sujet. Résultat : elle éloigne un certain nombre de lecteurs potentiels.
9. Le blog de philo le 24-06-2008 à 02:01:36
Un billet qui donne vraiment envie de le lire, même si la couverture m'aurait fait fuir s'il avait croisé mon chemin...
10. pom' le 24-06-2008 à 08:43:14 (site)
j'adore cet auteur, je te recommande "Abzalon", mon préféré
11. brize le 24-06-2008 à 20:59:11 (site)
C'est le premier livre de Pierre Bordage (dont le nom m'était bien sûr familier) que je lis et il m'a donné envie d'en découvrir d'autres, donc je note !
12. Solen le 26-06-2008 à 11:32:24
Il vient de chez moi lui. C'est un homme adorable et abordable en plus. Ces autres ouvrages traitent beaucoup d'écologie, je pense parfois à la culture nuippone où tout vit...
Mon mari l'adore, du coup j'ai voulu en lire et j'avoue que j'ai été séduite.
13. liliba le 30-06-2008 à 18:04:03 (site)
Pile-poil le genre de livres que j'adore lire en été : captivant et pas prise de tête ! Je note et je cours chez mon libraire !
14. L'or des chambres le 18-02-2010 à 22:25:45 (site)
Je me le suis acheté en poche il n'y a pas longtemps et tu me donne très envie de le lire...
15. brize le 19-02-2010 à 14:26:32 (site)
@ L'or des chambres : Ah oui, j'ai vu qu'il était sorti en poche il y a quelques mois.
Je souhaite qu'il te plaise ! En tout cas, pour le moment, des quelques romans de Pierre Bordage que j'ai lus, c'est (de loin) mon préféré.
En 2005, le dessinateur François SCHUITEN et son acolyte, l’écrivain Benoît PEETERS (tous deux auteurs de bandes dessinées dont j’aurai sûrement l’occasion de parler ici), s’associent une fois de plus, pour donner naissance à une création hors du commun :
une série de 20 planches représentant des articles d’un journal à paraître entre 2011 et 2046, « Les Portes du Possible ».
Ces planches (en format vertical double page), mêlant gravures en couleur et textes, sont publiées par différents journaux belges et paraissent en même temps dans « Courrier International », de février à juin.
Elles sont ensuite, en octobre, reprises dans un album (24cmx35cm) aux pages cartonnées (comme celles des livres pour tout petits), intitulé « Les Portes du Possible ».
Sur un mode ludique, Schuiten et Peeters imaginent quelques scènes du futur, abordant au passage de grands problèmes contemporains comme l’écologie ou les progrès de la génétique.
Au fil des pages, on découvre ainsi, entre autres : la transformation de l’ancien siège du Parlement Européen en un grand centre de loisirs ( Europark ) ; la création de voitures-cocons et de maisons mobiles, les « Toitures Nomades » (avec lesquelles on peut partir en vacances) ; l’invasion d’immeubles londoniens par des bambous transgéniques ; l’indéfectible attachement d’une petite fille pour le cochon censé lui servir de réservoir d’organes etc.
Les articles (comme dans les « vrais » journaux) mêlent reportages et interviews, s’attachant à conférer à l’ensemble un indéniable caractère d’authenticité, alors que la fantaisie et l’imagination des auteurs ne connaissent, comme d’habitude, pas de limite.
La richesse d’un graphisme classique et fouillé, qui fait toujours la part belle aux architectures extraordinaires, animé par des couleurs en demi-teintes, donne aux visions des deux artistes toute leur ampleur.
Un bel album original (qui fait partie de ma collection de BD), à découvrir ou à redécouvrir !
« Les Portes du Possible », Benoît PEETERS, François SCHUITEN
Editions Casterman
1. Solen le 19-06-2008 à 09:48:24
Je les adore, ils ont un univers vraiment unique. Je vais courir réserver ça le sur le site de ma médiathèque!!!
2. brize le 19-06-2008 à 20:37:50 (site)
Je fais aussi partie de leur fan club et je suis ravie de te faire découvrir un album qui t'avait échappé !
3. sybilline le 24-06-2008 à 18:19:05 (site)
Deux extraordinaires inventeurs, dessinateurs, artistes et architectes à l'imagination débordante et mirobolante..
Merci Brize pour ce bel article!
Le docteur Marc Seidman est victime à son domicile de deux coups de feu qui auraient pu lui être fatals.
Douze jours après, il sort du coma pour apprendre que sa femme, Monica, a été retrouvée morte à côté de lui et que leur petite fille de six mois, Tara, a disparu.
Son beau-père reçoit alors une demande de rançon de deux millions de dollars. Mais il est prévenu : s’il appelle la police, il n’y aura pas de seconde chance (cf le titre original du livre : « No second chance »).
Marc hésite, puis se résout à informer les forces de l’ordre…
En dire davantage serait criminel (!), dans la mesure où il s’agit d’un thriller.
Thriller qui ne partait pas avec un a priori très favorable, parce que je n’avais rien lu d’Harlan Coben depuis « Ne le dis à personne », que j’avais beaucoup aimé. Ensuite, j’ai eu l’impression que Coben moulinait le même thème (la personne disparue qui ressurgit, ou bien la personne dont le passé ténébreux est progressivement révélé), donc ses livres ne m’ont plus attirée. J’ai bien essayé « Du sang sur le green », mais il m’est tombé des mains, je ne devais pas être bien disposée ce jour-là.
« Une chance de trop », lui, m’a été prêtée par une amie, qui m’en a dit du bien... donc je me suis lancée.
Et ce thriller m’a plu :
dans un décor et au milieu de personnages bien campés, les péripéties s’enchaînent sans mollir et je n’ai rien vu venir du dénouement.
Bref, c’est de la belle ouvrage et les amateurs du genre devraient y trouver leur compte !
Je complète néanmoins cet avis objectif par une observation du domaine du ressenti (ce fameux ressenti qui permet de distinguer les livres que nous aimons bien de ceux qui nous emballent !) :
même si la lecture du livre m’a été agréable, je me suis aperçue que je restais extérieure à l'histoire et n’éprouvais pas de compassion pour le héros (ce qui, lorsqu’on connaît mon âme sensible, est pour le moins étonnant !), si bien que je pouvais fermer le livre et m’endormir sereinement… au lieu de veiller jusqu’à trois heures du matin pour savoir comment tout cela allait finir !
Est-ce dû au procédé narratif, à savoir l’utilisation de la première personne du singulier, avec interpellation régulière du lecteur pris à témoin, procédé censé susciter la proximité mais dont le caractère artificiel provoquerait chez moi le contraire ? Je l’ignore.
Voilà, c’était juste la petite réserve de la fin !
"Une chance de trop", Harlan COBEN
éditions Pocket, collection Thriller (470 p)
1. SD49 le 18-06-2008 à 12:15:12
Bon le problème avec moi, c'est qu'un an après je ne me souviens plus de l'histoire, mais j'avais noté que c'était très bien
2. céline de enlivrezvous le 19-06-2008 à 13:18:54 (site)
Sympathique ce Coben mais ça casse pas non plus des briques... Je crois que ces héros sont trop semblables et qu'on s'y attache de moins en moins. Restent des lectures de détente agréables... Mais côté thriller, j'attends avec impatience le dernier Fred Vargas (je suis amoureuse d'Adamsberg !)
3. brize le 19-06-2008 à 20:43:38 (site)
Je me réjouis moi aussi de la parution du prochain Vargas
!
4. KP78 le 23-06-2008 à 08:03:32
J'ai passé un bon moment. A conseiller pour une lecture d'été durant un voyage ou sur la plage. C'est vrai qu'on risque de vite l'oublier.
5. Nicolas le 13-10-2009 à 00:05:57 (site)
Pas fan non plus de ce livre, coomme de l'auteur. Comme toi, je préfère qu'un roman soit écrit à la troisième personne du singulier, c'est plus efficace. Concernant Coben, je trouve que ses romans manquent un peu d'âme, et j'ai du mal à comprendre son succès considérable.
6. brize le 13-10-2009 à 11:45:04 (site)
@ Nicolas : Je n'ai pas d'a priori contre la rédaction à la première personne du singulier : ça aurait pu marcher, sauf qu'ici, ça n'a pas été le cas (pour moi, du moins). Et c'est tout à fait ça, un manque d'âme, que j'ai ressenti concernant ce roman.
Quant à l'auteur, après mon coup de coeur initial pour "Ne le dis à personne", je n'ai finalement plus eu l'occasion de m'enthousiasmer pour d'autres romans de lui car, la plupart du temps, leurs thèmes ne m'ont pas attirée.
édité le 13-10-2009 à 11:45:36
Commentaires
1. pom' le 20-08-2008 à 10:24:04 (site)
je l'ai lu il y un sacré bout de temps, c'est le seul de sagan que j'ai lu.
2. kathel le 20-08-2008 à 11:36:37 (site)
Je crois que je l'ai lu il y a longtemps, ma mémoire me fait défaut, c'est agaçant... En tout cas, tant mieux s'il a bien "vieilli" !
3. Karine (mon coin lecture) le 20-08-2008 à 12:46:01 (site)
Il m'attend dans ma pile "officieuse", celui-ci... c'est à dire les livres que je désespérais d'avoir le goût de lire un jour! Je crois que je vais le déménager dans ma pile officielle!!! C'est déjà ça!
4. kesalul le 20-08-2008 à 17:48:09 (site)
Je l'ai lu il y a deux ans environ et j'en ai toujours un agréable souvenir. Je ne connaissais pas les romans de cet auteur, mais je n'ai pas été déçu de cette découverte.
5. brize le 20-08-2008 à 21:03:03 (site)
@ Pom : Je voulais au moins avoir lu celui-ci !
@ Kathel : Oui, il a bien "vieilli" (et je me demandais si c'était le cas, d'où ma curiosité !) !
@ Karine : ça vaut le coup de le déménager dans la pile "officielle" (et puis, il n'est pas très gros et se lit donc très vite !) !
@ Kesalul : Exactement comme toi, je n'ai pas été déçue de cette découverte.
6. Solen le 20-08-2008 à 21:19:31
Je reste comme toi admirative quand je pense à l'âge de l'auteur...
7. Jules le 22-08-2008 à 15:52:44 (site)
J'ai beaucoup aimé ce livre et depuis, je veux toujours lire autre chose de Sagan, mais la disponibilité dans les librairies fait défaut!
8. brize le 22-08-2008 à 19:44:32 (site)
Ta quête tu poursuivras (non, je ne viens pas de revoir "La Guerre des Etoiles" !), car viennent d'être réédités un certain nombre de titres chez Julliard et il y a aussi des parutions récentes aux Carnets de l'Herne.
9. Isil le 25-08-2008 à 18:20:41 (site)
J'ai eu exactement la même sensation à cette lecture. Je pensais m'imposer un "must read" ennuyeux et je me suis plongée dans cette histoire à priori à mille lieues de ce qui m'intéresse. Une belle découverte.
10. Leiloona le 30-08-2008 à 20:03:45 (site)
Ce roman m'attend depuis plus d'un mois ... il faudrait peut-être que je lui accorde du temps.
11. brize le 30-08-2008 à 20:25:21 (site)
@ Isil : C'est vrai que, spontanément, ce n'est pas le genre de livre qui m'intéresse ! Comme quoi nous avons eu raison de passer outre nos a priori !
@ Leiloona : Et comme ce roman est court, tu n'auras pas besoin de lui consacrer beaucoup de temps !
12. -Fleur- le 01-09-2008 à 19:32:32 (site)
Lu il y a longtemps mais je n'en garde malheureusement aucun souvenir
13. brize le 02-09-2008 à 13:14:26 (site)
Rendez-vous dans quelques années, Fleur : je te dirai si, de mon côté, "Bonjour tristesse" a résisté à l'usure du temps (bon test pour savoir si finalement le livre nous a marqué ou pas)
!
14. Alwenn le 05-09-2008 à 19:12:43 (site)
Seul livre de Sagan que j'ai lu... et il y a fort, fort, longtemps... mais j'en garde un très très bon souvenir...
15. brize le 05-09-2008 à 19:52:27 (site)
Donc, de ton côté, il a passé le test "résistance à l'usure du temps" avec succès !
16. songes-litteraires le 12-09-2008 à 11:16:11 (site)
Je l' ai lu il y a quelques semaines et il m' a plus également. J' ai eu la curiosité de le lire car on a pas mal parlé d' elle cette année dans la presse, du coup j' ai ét très intriguée par ce titre!
Bon classique à mettre dans toute bibliothèque, à lire de préférence en été bien évidemment!
17. Florinette le 11-11-2008 à 18:34:45 (site)
Tout comme toi c'est un roman qui va me rester longtemps en mémoire ! Désolée, je n'avais pas vu ton article, je vais vite le rajouter dans mes liens ! :-)
18. jo le 06-03-2010 à 02:52:14 (site)
mauvais souvenir. je l'ai lu d'un bout à l'autre en trainant les pieds. Je reconnais que la personnalité de la damoiselle est bien approfondi et que pour l'epoque et contenu de l'age de Sagan à ce moment c'est un exploit. Hélas de nos jours, c'est dépassé vu ou lu à maintes reprises sous de multiples angles. Aujourd'hui une ado qui choisi de vivre sa vie, sa sexualité etc... c'est commun