
« En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve encore à Béziers avec sa section. Elle a vingt-sept ans, c’est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. […] Elle souhaite n’exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l’admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux différents du sien, ont oublié qu’elle est la fille d’un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l’une d’entre elles, rien de plus. Cela la rend heureuse. Elle aime ce qu’elle fait, la nécessité de vivre au jour le jour. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux de campagne, elle se sent vivre, pour la première fois de sa jeune vie. Une vie sans passé, sans futur. Une vie au présent.»
Un petit jeu d'écriture lancé hier par Gwenaëlle : écrire un texte en reprenant sur notre blog.
Cette année encore, direction Le Salon du Livre le dimanche (oui, je sais, ce n’est pas le meilleur jour, mais certaine obligation parentale ne me laisse pas le choix). Bilan : une belle journée, au cours de laquelle j’ai glané quelques idées de lecture (pour mieux fouiner en bibliothèque) et qui fut, surtout, ponctuée par de sympathiques rencontres.
Apparemment, dans les bars du bush australien, il s’en raconte pas mal, des histoires incroyables ! Mais Kenneth Cook affirme que toutes celles qu’il rapporte dans ce premier d’une série de trois recueils de nouvelles (ici au nombre de quinze) sont véridiques et non pas issues des affabulations avinées de quelques redoutables poivrots en quête d’auditoire.