VEF Blog

Titre du blog : Sur mes brizées
Auteur : Brize
Date de création : 23-04-2008
 
posté le 26-09-2010 à 18:01:03

Un petit tour au Festival America !

   Pour la première fois, je me suis rendu au Festival America, qui se tient tous les deux ans à Vincennes. Le principe :  d'une part, un chapiteau abritant un petit Salon du livre, d'autre part une série de rencontres avec les auteurs invités, sous forme d’interviews, débats etc. dans divers points de la ville (Hôtel de ville, maison des associations…), où les salles utilisées se voient rebaptisées pour la circonstance. Le site du Festival vous permettra si vous le souhaitez d’avoir une meilleure idée du dispositif.


   Je m’étais fixé un petit programme, limité au samedi faute de disponibilité le lendemain et avec, en amont, une déception : lorsque j’avais, il y a maintenant plusieurs mois, jeté un œil sur le site, j’avais noté une heure d’interview de Marisha Pessl (l’auteur de « La physique des catastrophes ») et je m’en réjouissais d’avance, mais à mon grand regret Miss Pessl avait disparu du programme définitif. J’ai mis un certain temps à comprendre (en fait, je l’ai compris hier) que je m’étais baladée sur le programme de 2008 et pas de 2010, qui ne devait pas être encore diffusé !

 

   Bref, faute de Pessl, j’ai visé Joseph Boyden, découvert avec son recueil de nouvelles, « Là-haut vers le nord », dont je continue à vous recommander la lecture et dont « Le chemin des âmes » et « Les saisons de la solitude » ont connu le succès que l’on sait.

   Et me voilà donc, à 11 H, dans la salle des mariages de l’Hôtel de ville (alias salle Octavio Paz, ce qu’ignorait visiblement l’employée de mairie auprès de laquelle une dame devant moi se renseignait (pour les toilettes que quelqu’un d’autre lui demandait, pas de problème : elles n’avaient pas changé d’identité) : heureusement, j’ai tout de suite remis les pendules à l’heure en précisant, « la salle des mariages », ça allait beaucoup mieux !), une belle salle à l’esthétique néo-Renaissance.

 

   La rencontre, organisée par celui que j’ai pris pour un journaliste (particulièrement compétent, ça change de certains intervenants du Salon du Livre de Paris) mais qui s’est avéré être un libraire de Vincennes, Pascal Thuot (librairie Millepages), réunissait ledit Joseph Boyden et Pierre Pelot (auteur connu et prolifique, mais je n’ai lu que « L’été en pente douce », dont vous avez peut-être vu l’adaptation cinématographique), dont le dernier roman s’intitule « La montagne des bœufs sauvages ». Quelques générations d’écart entre les deux (et un avantage physique incontestable côté Boyden, face aux muscles et aux tatouages duquel les longs cheveux grisonnants de notre Vosgien ne pouvaient pas lutter !), mais pourtant le rapprochement opéré par le libraire, fervent lecteur de ces deux écrivains, était plus que pertinent, comme leurs réponses croisées à ses questions, autour du thème « Les saisons de l’écriture », l’ont fait apparaître.

   En répondant à la première question relative au rôle de l’environnement dans l’écriture, Pelot se souvient de la première fois où il est allé au Québec : il faisait – 20°… mais il avait laissé – 30° dans les Vosges, qui sont « comme un petit Canada », d’ailleurs, « les bouts du monde peuvent être à nos portes », a rappelé le libraire lorsqu’il l’a présenté. Pour Pelot, le paysage est un personnage, plus exactement, le paysage est représenté par les hommes qui y vivent. Nourri de littérature américaine (il compare Boyden à Faulkner), il se trouvait à l’aise dans ces œuvres, où il reconnaissait des gens côtoyés tous les jours.

   Boyden, lui, ne vit pas dans la baie James où il situe ses histoires, puisqu’il habite à la Nouvelle Orléans. Mais il y séjourne régulièrement pour faire le plein d’histoires à raconter, appréciant ensuite la distance géographique car elle lui procure le recul nécessaire à l’écriture. Il rappelle à quel point les Indiens font partie intégrante de leur environnement et le respectent, considérant qu’ils lui doivent tout. Chez eux, contrairement à ce qui se passe chez les Blancs, aucune volonté de dominer le vivant, mais la conscience aigüe de la place qu’y occupe l’homme : tout en bas du totem, il est celui qui ne peut se passer de ce qui l’entoure pour vivre, alors que les rocs, l’eau, l’air, n’ont besoin de rien pour exister.

   Pelot et Boyden se retrouvent dans ce que raconte une légende des Indiens Cree : les histoires sont des êtres vivants qui se promènent et ne demandent qu’à être capturées par les écrivains qui vont les nourrir. Pelot, actuellement, alors qu’il voulait souffler un peu, s’est fait chopper par l’une d’elles : elle n’a pas voulu le lâcher et il sait déjà qu’il lui en coûtera plus de mille pages pour la raconter.

   On passe ensuite aux personnages. Et à la question posée, « Comment entre-t-on dans tel ou tel personnage ? » (les femmes, en particulier), Pelot avoue qu’il ne sait pas. Mais il a un jour raconté un accouchement d’une époque plus que préhistorique et, nous dit-il, « Je vous jure que j’ai accouché ! »… et il a eu des retours éberlués de gynécologues, parce que comment il avait fait, là, pour que ce soit exactement ça ?

   Quant à Boyden, aucun problème pour évoquer les femmes, comme Annie et Susan : il a eu sept sœurs plus âgées que lui ! Et, dans les réserves indiennes, il y a, comme dans ses romans (et, il le constate maintenant, dans ses deux romans on retrouve cette opposition à travers deux personnages), des gens profondément enracinés dans leur culture et d’autres qui ne le sont pas et cette question des racines n’est pas pour lui spécifique aux Indiens mais concerne tout le monde.

   Ont-ils un projet d’ensemble, nos écrivains ?

   Non. Boyden se sentirait enchaîné par une telle démarche. En ce moment, il écrit une histoire se situant au moment où des Jésuites de France rencontrent des Indiens d’Amérique. Il espère qu’elle sera achevée pour le prochain Festival America !

   Pour Pelot, le projet est contenu dans la façon dont on raconte l’histoire.

   Quels sont leurs commentaires lorsqu’on leur cite ces propos de Fernando Pesoa : « La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas » ?

   Boyden : « C’est vrai ! » (en français). « Mais il est trop tôt pour en parler : reposez-moi la question ce soir autour d’un verre de vin ! »

   Pelot : « On est dans ce qu’on écrit. Le reste est une machine de chair et d’os. Le mieux et le plus vivant, c’est ce que j’écris ».

   Quelles sont les saisons et les couleurs de leur écriture ?

   Boyden coupe l’herbe sous le pied à Pelot, puisque pour tous deux c’est l’automne, la saison de l’écriture, avec ses couleurs rouge, jaune, orange.


   Abandonnant Boyden à quelques lectrices désireuses de voir ses tatouages de plus près, j’ai traversé ensuite le hall du premier étage pour m’installer dans l’immense salle des fêtes Café des Libraires, où défilaient au cours de la journée tous les auteurs du festival : une grande scène et des interventions retransmises sur des écrans au-dessus des spectateurs, pas besoin de se tordre le cou pour apercevoir les uns ou les autres. Le thème de cette heure-là était « Les uns contre les autres » et, je le confesse, j’y allais surtout pour voir Craig Johnson, parce que les comptes-rendus de Quai du Polar à Lyon m’avaient donné envie de découvrir en chair et en os un auteur dont j’avais apprécié « Little Bird ». 

   Impossible de le manquer, puisqu’il ne se défait pas de son Stetson (signe de reconnaissance… ou calvitie à dissimuler à ses admiratrices ?) ! Bon, il n’était pas seul, mais cela m’a permis de faire connaissance de J.M Servin et de John Biquenet, avant d’entendre le son de sa voix. Mon anglais avait dû se dérouiller un peu avec l’heure précédente, parce que je l’ai trouvé beaucoup plus facile à comprendre que Boyden. Et il a fait rire l’assistance en évoquant l’endroit où il vit, où les 25 habitants ne manquent pas de se reconnaître dans les personnages de ses romans ! Juste après lui, Douglas Kennedy est intervenu en français (avec une tendance à démarrer ses phrases par « Honnêtement… » ou « Franchement… »). Il parlait de son dernier roman, « Quitter le monde » et (non, ce n’est pas de la sénilité précoce, juste du tri sélectif) j’ai mis un moment à me remémorer (partiellement) ce livre, dont l’empreinte s’efface plus que rapidement, mais ça ne m’étonne pas.


   Arrivée au début de l’après-midi (et après une pause casse-croûte, quand même, on a beau aimer les livres, faut bien se nourrir !), direction La maison des associations, alias Magic Mirrors, pour un débat autour du thème, « La ville, un personnage de roman », avec deux présents sur les quatre annoncés, j’ai nommé Paul Beatty  Slumberland ») et Steve Erikson, James Frey et Colum McCann s’avérant aux abonnés absents. Ce coup-ci, j’ai trouvé l’animateur beaucoup moins charismatique (je ne donnerai pas de nom !), mais la confrontation des deux écrivains, l’un, Beatty (photo à gauche), au look de basketteur américain, l’autre plus classique en écrivain vêtu de noir avec des cheveux blancs mi-longs, étaient intéressante. Tous deux ont assez longuement parlé de Los Angeles, puisque l’un comme l’autre, pas dans les mêmes quartiers (mais aucun du côté des plus riches) ni à la même époque (écart d’âge de 12 ans) y ont vécu étant jeunes.

   Pour Erikson, il faut distinguer les natifs de L.A. de ceux qui y arrivent volontairement. Lui, il a grandi dans la vallée de San Fernando et il a été le témoin des modifications spectaculaires qu’y a apportées l’explosion de l’industrie spatiale, les champs d’orangers cédant soudain la place à un paysage de banlieue. L’idée de la transformation/mutation de la ville, importante chez lui, a germé là.

   Beatty considère que L.A. est une ville qui ne change jamais, elle demeure médiocre. Il a grandi en rêvant de ce que devait être la ville dans les beaux quartiers, apercevant ici et là une piscine privée alors qu’il allait à la piscine communale. « Lorsque j’écris sur L.A., j’écris sur un monde imaginaire ». Mais c’est aussi ce qu’il a fait en évoquant Berlin, où il réside, dans « Slumberland ». Il ne connaissait pas la ville géographiquement parlant, pourtant il la percevait de manière intuitive, tant et si bien que les lecteurs l’ont reconnue sans problème

   Je n’ai pas quitté la salle où je me trouvais pour la rencontre suivante, autour du thème « Un endroit où aller ? » (avec à nouveau un très bon animateur, Francis Geffard… même s’il a été un peu débordé par l’un des auteurs, mais j’y reviendrai !). Ce coup-ci, tous étaient présents, j’ai nommé Craig Johnson (on ne s’en lasse pas !), Ron Rash (dont je lirai prochainement « Un pied au paradis »), Benjamin Percy et Richard Van Camp.

   Tour à tour, chacun a présenté l’endroit d’où il vient et expliqué en quoi cet endroit est important pour lui.

   Richard Van Camp (photo à droite) s’est levé (par respect pour nous, a-t-il déclaré, parce qu’une partie de l’assistance n’avait pas trouvé de place assise) et a brandi les photos de ses grands-parents indiens, en nous expliquant en détail comment son grand-père, chaman,  procédait pour capturer les pensées de ceux auprès desquels on lui demandait d’intervenir (il plaçait sous son oreiller un objet leur appartenant). Il s’est aussi inquiété de notre capacité à favoriser l'apparition des aurores boréales en sifflant (il a fallu siffler), ou bien en frottant les uns contre les autres les ongles de nos mains, au cas où on ne saurait pas siffler (on a frotté) ou bien… bon, j’ai déjà oublié. Mais je n’oublierai pas de sitôt le personnage, qui aurait pu retenir l’attention de l’assistance pendant l’heure entière (et n’aurait pas demandé mieux, si j’en crois les quelques mots que j’ai échangés avec lui lorsque je me suis retrouvée à ses côtés en quittant les lieux), passionné par ce qu’il voulait nous transmettre de son histoire (et, du coup, je me suis dit que j’irais jeter un œil à ce qu’il avait écrit).

   Ron Rash a déclaré qu’il ne se lèverait pas, lui, en gros parce qu’il n’était pas si plaisant que ça à regarder ! Il a évoqué les Appalaches, où sa famille s’est installée depuis le milieu du 18ème siècle (ça, c’est de l’ancrage !), une région beaucoup plus isolée que les autres, avec son langage et ses superstitions spécifiques, une manière d’inconscient collectif dont, en tant que jungien, il se réclame. Pour lui, le paysage, c’est le destin, c’est aussi un personnage à part entière et qui a une incidence sur tous les autres personnages.

   Craig Johnson a alterné propos sérieux et anecdotes amusantes (son père s’identifiant, à tort bien sûr, au personnage du shérif Walt Longmire et Craig et sa mère décidant de lui laisser ses illusions).

   Quant à Benjamin Percy… ben, je ne sais plus trop ce qu’il a dit (à ce stade, vous l’avez constaté, ma prise de notes se réduisait de plus en plus), mais il avait une voix incroyable dans le genre hyper grave, on aurait cru entendre Dark Vador (sauf qu’il n’a pas dit « Luke, je suis ton père ! », ça y est, la fin de ce billet hyper-méga-long part en vrille, de toute façon, s’il y en a encore qui me lisent, là, eh bien je leur tire mon chapeau, moi je n’en peux plus de toute cette prose !).


   Au final, je retiendrai de cette journée américaine (où je m’efforçais de comprendre ce qui était dit sans attendre l’intervention, ensuite, des interprètes, pff… excellent exercice, mais ça m’a crevée, moi !), au cours de laquelle j’ai salué quelques blogueuses , des regards croisés sur l’acte d’écrire, une réflexion sur ce qui fait naître les histoires et, d’une manière plus générale, sur le rapport au réel entretenu par les écrivains.

   Et pas de problème, si j’habite encore en région parisienne, je remettrai ça dans deux ans !

 

Commentaires

brize le 03-10-2010 à 17:28:33
@ Manu : Ah, mais c'est très bien, ça, d'avoir tout lu Rire1 !

Et oui, je comprends que tu t'en veuilles un peu de ne pas y être allée, alors que tu étais en région parisienne, mais y arriver fatiguée n'était sûrement pas l'idéal pour en profiter.

A noter pour dans deux ans... et en arrivant la veille, si possible, pour être en forme !
manu-- le 02-10-2010 à 11:29:10
Mais bien sûr qu'on lit tout !

Je suis jalouse, j'avais envie d'y aller. En plus j'étais en région parisienne mais la route m'avait trop crevée. Mais dans deux ans, j'essaierai de m'organiser !
brize le 30-09-2010 à 09:49:50
@ Restling : Merci ! Il (mon compte-rendu) ne donne qu’un aperçu, car le nombre des rencontres possibles était impressionnant.


@ val-m-les-livres : Pas fan de tatouages non plus…mais j’ai dû me faire violence pour ne pas, en fin de séance, me diriger vers l’estrade où se tenaient les auteurs : y’avait comme qui dirait une attirance magnétique qui me poussait vers elle !


@ Keisha : Chouette, tu as tout lu (ça justifie mon décarcassage !) ! Et pour répondre à ta question : zéro achat ! (voir explications détaillées dans ma réponse à Ys)
keisha le 30-09-2010 à 09:38:20
J'ai tout lu (non mais !) et merci merci! J'espère retrouver des titres ici, tu as fait des achats?
val-m-les-livres le 28-09-2010 à 12:42:12
Hum, tu donnes envie. Une date à retenir pour dans deux ans.

PS: je ne suis pas fan de tatouages mais je les aurais bien regardé de plus près moi aussi, ceux de Joseoh!
Restling le 28-09-2010 à 12:14:55
J'avais prévu d'y aller et puis finalement, une de mes petites a été malade, alors le projet a été annulé (elle m'avait fait pareil pour un concert de Muse il y a 4 ans, le ferait-elle exprès ?). Mais ton compte rendu est parfait, c'est presque comme si j'y étais allée. :-)
brize le 27-09-2010 à 21:12:57
@ Papillon : C’est trop bête de s’être croisées sans le savoir ! Le problème, c’est qu’on ne risque pas de se reconnaître quand on ne s’est jamais vues…

La prestation de Van Camp était spectaculaire et très sympathique et c’est vrai que l’homme donne envie de découvrir l’œuvre.


@ Aifelle : Je ne t’ai pas vue et pourtant j’ouvrais l’œil ! En tout cas j’ai hâte de voir tes photos : te connaissant, ça va être très chouette !

Oui, l’animateur était… ectoplasmique !

Je ne savais pas que Louise Erdrich avait fait faux bond. Elle n’est pas la seule, apparemment, et c’est très dommage pour les lecteurs qui attendent de rencontrer un écrivain dont ils ont déjà apprécié l’œuvre.


@ Petite Fleur : Oui, bien sûr, on a tendance à aller vers ce (en l’occurrence ceux) que l’on connaît. Mais finalement, comme tu le remarques fort justement, ce Festival peut aussi permettre des découvertes. En tout cas, la richesse des échanges, à elle seule, vaut le détour.


@ Sassenach : Si mon compte-rendu t’a permis d’y passer un petit moment, son but est atteint et je m’en réjouis !


@ Mango : Je suis ravie de t’avoir permis cette petite incursion dans le Festival !

Quant aux femmes, bonne question : il y en avait, comme tu peux le constater en regardant sur le site la liste des auteurs présents, mais pas dans les rencontres auxquelles j’ai assisté (très peu, au regard de tout ce qui était proposé).

Mais du coup, suite à ta question, j’ai regardé la liste de plus près et elles sont minoritaires, ces dames. Est-ce que leur proportion au Festival est représentative de leur proportion parmi les auteurs américains ? Aucune idée !


@ Titine75 : Oui, parce qu’il ne fallait pas compter sur l’animateur… pour animer !


@ Emmyne : Mais y’en a pas, des livres ! Incredible, is not it ?

Voir mes (longues) explications (non, ce ne sont pas des justifications !) à Ys !
brize le 27-09-2010 à 20:54:17
@ Wonderful : Ah, mais pas cool, l’hôtesse parisienne ! Plus qu’à attendre deux ans, alors !


@ ICB : Tu sais, j’ai hésité à rédiger ce long billet… parce que je me demandais si sa taille ne serait pas trop dissuasive. Alors tes remerciements me vont droit au cœur : ça valait le coup que je me décarcasse !


@ Pincureuil : J’ai bien l’impression qu’il est toujours alléchant !


@ Ys : Comme je le disais à ICB, ça me fait vraiment plaisir de constater que vous lisez ce billet, comme cela je n’ai aucun regret du temps passé à le rédiger.

C’est dommage que tu n’aies pas pu venir, surtout que tu devais t’en réjouir. J’espère que ce sera bon pour dans deux ans.

Et pour répondre à ta question, zéro achat ! Pas faute d’envie (on en a toujours), mais parce que je m’impose de rester fidèle à ma règle : un livre (broché, les poches, ce n’est pas grave) acheté = un livre lu dans la foulée (sinon alerte : risque de PAL). Or, là, ce n’est pas possible : en ce moment je lis une biographie (partenariat BoB), j’attends le Kingsolver (assez épais) de Masse critique, le dernier Amélie Nothomb réservé à la bib est arrivé (mais il ne doit pas être bien gros, lui !), j’ai un SF à terminer (lecture commune Cercle d’Atuan)… bref, dans l’immédiat, je ne pouvais pas jouer le jeu.

Donc j’attends et je n’achète rien. Il y a quelques livres (pas des masses) de la rentrée littéraire qui m’attirent et si ça se trouve, mon attente me permettra de les trouver en bibliothèque (ou d’occasion), donc ce n’est pas un mal (et inutile d’avoir plus grands yeux que grande bouche : je connais mon rythme de lecture, pas spécialement rapide).
emmyne le 27-09-2010 à 20:33:49
Ben oui, maintenant ce qu'on veut voir, ce sont les livres Sourire ( même si je reconnais que le chapeau de mon cow-boy préféré vaut le coup d'oeil )
Titine75 le 27-09-2010 à 14:19:58
Je suis entièrement d'accord avec toi en ce qui concerne l'intervenant du débat entre Beatty et Erikson ! Heureusement qu'ils étaient intéressants tous les deux !
mango le 27-09-2010 à 13:33:08
Eh bien, ça c'est du reportage et très complet: je m'y croyais à tes côtés sauf que j'aurais sûrement eu besoin des interprètes tant mon anglais s'est rouillé! Je vais me renseigner maintenant sur quelques auteurs que tu cites et que je ne connais pas bien , voire même pas du tout pour certains!

N' y avait-il pas de femmes dans cette rencontre?
Sassenach le 27-09-2010 à 09:39:22
J'aurais vraiment beaucoup aimé y participer cette année vu les invités (dommage par contre que James Frey n'aie pas été là !). Mais ce n'est pas facile caser un week-end à Paris, surtout à cette époque de l'année ! Veinarde et merci pour ton compte-rendu qui m'a un peu donné l'impression d'y être !
Petite Fleur le 26-09-2010 à 22:00:29
J'en ai beaucoup entendu parlé, et pourtant je n'étais pas du tout sur la région de toute la semaine. Le programme à première vue ne me tentait pas forcément, mais ça me permet de découvrir bientôt des auteurs que je ne connaissais pas. Du coup, je regarderai attentivement le programme dans 2 ans !
Aifelle le 26-09-2010 à 21:33:42
J'ai assisté à plusieurs débats en même temps que toi ! je t'admire d'avoir pris des notes, moi j'ai plutôt pris des photos. J'aime ta pudique expression sur un animateur moins charismatique .. J'étais très déçue par l'absence de Louise Erdrich, mais j'ai découvert des écrivains que je ne connaissais pas bien et que j'ai trouvé très intéressants.
pappillon le 26-09-2010 à 20:30:30
J'y étais aussi et je découvre que nous nous sommes croisées pour le débat avec Craig Johnson. J'ai adoré Richard van Camp, que j'ai revu aujourd'hui avec Joseph Boyden; du coup j'ai acheté son bouquin !

Ys le 26-09-2010 à 19:32:46
Merci merci pour ce compte rendu (ben oui, j'ai tout lu) qui me fait regretter plus encore de ne pas y être allée. C'était prévu depuis longtemps, mais quand la vie décide de faire autrement, c'est pas simple ! Tout ça donne très envie, le Ron Rash, et ce pauvre Craig Johnson qui prend la poussière depuis Saint-Malo, c'est indigne. Mais dis-moi, tu n'as pas acheté de livres !?
pincureuil le 26-09-2010 à 19:21:26
Le programme était très alléchant cette année, j'aurais aimé y être !
In Cold Blog le 26-09-2010 à 19:18:03
Mille mercis pour ce compte-rendu vivant, "vécu de l'intérieur". Ce que tu dis de Richard Van Camp me donne envie de découvrir ce qu'il a écrit. Je vais d'ailleurs illico faire une petite recherche sur le web histoire de me faire une idée. Merci à toi pour le partage de cette riche journée.
wonderful le 26-09-2010 à 19:17:46
oh my! que je suis jalouse, je l'ai loupé il y a deux ans pour cause de maladie clouante, cette année j'étais assurée d'y aller et mon hotesse parisienne m'a fait faux bond... affreux... dans deux ans... merci pour ton billet, j'ai un peu l'impression d'y être allée.