VEF Blog

Titre du blog : Sur mes brizées
Auteur : Brize
Date de création : 23-04-2008
 
posté le 06-11-2010 à 15:01:01

"La carte et le territoire", Michel HOUELLEBECQ

   Artiste contemporain majeur, Jed Martin a commencé ce qui allait devenir sa carrière en se lançant dans « la photographie systématique des objets manufacturés du monde » : il entamait ainsi le répertoire de notre environnement quotidien, qu’il poursuivrait de diverses manières, recourant in fine à la peinture. La deuxième étape, qui le fit connaître du grand public, fut celle où il prit comme objets de ses photos les cartes Michelin.       

   C’est ainsi qu’il fut repéré par la belle Russe Olga Sheremoyova , chargée de communication chez Michelin et vit son œuvre exposée dans une exposition d’envergure, intitulée « La carte est plus intéressante que le territoire »…

 

   Il a fallu que ce roman me tende les bras sur le présentoir de la bibliothèque (et que la bibliothécaire me dise que je serais la première à l’emprunter car il venait seulement d’être acheté : j’y ai vu un signe !) pour que je me décide à franchir le pas : surmontant mes réticences, liées à la réputation sulfureuse de certains romans précédents et au battage médiatique entourant la personne de l’auteur, je suis repartie avec « La carte et le territoire », au sujet duquel j’avais d’ailleurs eu des échos favorables (mais qui n’avaient pas été jusqu’à me convaincre de le lire).

  Et je n’ai pas regretté ma décision !

 

   Immédiatement, le ton, spirituel (l’inquiétant chauffe-eau manifestant ses velléités de panne à intervalles récurrents...), m’a séduite, tout comme l’écriture. Notons cependant que l’usage abusif des italiques, portant sur des mots et des groupes de mots, et dont j’ai fini par renoncer à comprendre l’intérêt, m’a agacée, mais c’est un point mineur. L’insertion de fragments de textes externes (extraits de notices techniques ou autres…), quant à elle, m’a fait penser à la technique des collages qu’on peut rencontrer dans certaines œuvres d’art (et, renseignement pris, c’est effectivement ce que l’auteur avait en tête, mais lui se référait à la manière de procéder de Pérec).

 

   Le portrait tout en finesse de Jed Martin, artiste dont on pourrait presque dire qu’il subit son art, tant il ne maîtrise pas le cours de son évolution, individu attachant malgré sa difficulté à s’attacher, m’a séduite. Le retour sur sa vie avant sa percée dans le milieu artistique permet de comprendre la personnalité de Jed et l’éclairage donné sur son père, ses ambitions et ses désillusions d’architecte, s’intègre avec bonheur dans l’approche qu’a l’auteur de la démarche artistique en général. Les analyses de l’art contemporain ainsi que du discours sur l’art contemporain (au travers de l’exemple de Jed Martin mais pas seulement), de sa manière de s’inscrire dans la société (voire d’y être récupéré dans le cadre d’une communication d’entreprise) et notamment dans le marché au sens économique du terme (« on en est à un point […] où le succès en termes de marché justifie et valide n’importe quoi, remplace toutes les théories »), m’ont paru particulièrement pertinentes et j’y ai retrouvé avec plaisir l’écho de mes propres questionnements en la matière.

Sans rapport avec l’art, j’ai aussi remarqué en contrepoint quelques notations incisives, où l’humour le dispute à l’amertume du réalisme, sur la vieillesse et les dégradations qu’elle provoque.

 

   L’irruption d’une intrigue policière, je devrais plutôt dire d’une fantaisie policière, dans la dernière partie ne m’a, en revanche, pas convaincue, me donnant l’impression d’une greffe qui aurait mal pris, même si les deux policiers dépeints sont des personnages bien campés et tout à fait crédibles dans le cadre d’un roman policier.

   Enfin, le roman, qui se projette après 2020, se clôt sur une vague anticipation de ce que pourrait être la France dans le futur : elle m’a laissée dubitative mais sans doute faut-il la prendre comme un clin d’œil amusé et amusant à des tendances actuelles, sans y voir une vision prospective plus fouillée que cela.

   Quant à la présence de l’auteur dans le roman en tant que personnage secondaire (il est sollicité pour rédiger le texte du catalogue de la seconde exposition majeure de Jed Martin), je reconnais qu’elle présente un aspect ludique car Houellebecq est sans pitié pour son double, mais je ne pense pas l’avoir appréciée à sa juste valeur : ne connaissant rien de personnel sur l’individu Michel Houellebecq, il m’était impossible de démêler le vrai du faux dans cette image qu’il donne de lui-même… et comme, en plus, cela ne m’intéressait pas, je n’ai pas cherché à le faire en m’informant sur le sujet.

De toute façon, ces insertions de personnes réelles dans le roman, dont Houellebecq n’est qu’un exemple, n’ont qu’un intérêt (très) limité. Pour ceux qui les (re)connaissent (sans les confondre avec celles qui sont inventées, il y en a aussi), la représentation est amusante, parce qu’elle emprunte au réel en se plaisant à le déformer à l’occasion. Mais ces gens, pour ne pas dire ces people (bon, j'arrête avec les italiques !), ne passeront pas à la postérité et, si le roman franchit l’épreuve du temps, leur insertion dans le récit aura perdu son impact pour être ramenée à son simple aspect anecdotique (et on aura, d’ici là, complètement oublié Beigbeder qui, contrairement à ce qu’affirme Houellebecq dans le roman, avec sérieux ce coup-ci, n’est certainement pas « une sorte de Sartre des années 2010 » !), quand elle ne sera pas totalement inaperçue des lecteurs.

Mais peut-être l’auteur en a-t-il bien conscience, auquel cas son procédé n’a d’autre ambition que d’amuser le lecteur comme il a amusé l’écrivain, considérant qu’une fois les figures réelles oubliées, demeureront des personnages plus ou moins emblématiques des rôles sociaux qu’ils tenaient (tel Jean-Pierre Pernaut et son journal télévisé de 13H sur TF1, où il « accomplissait chaque jour cette tâche messianique consistant à guider le téléspectateur, terrorisé et stressé, vers les régions idylliques d’une campagne préservée, où l’homme vivait en harmonie avec la nature, s’accordait au rythme des saisons.»).


   Malgré quelques réserves, « La carte et le territoire » fut une lecture plaisante, qui m’a souvent mis le sourire aux lèvres, donné parfois à penser, sans conteste un beau portrait d’artiste contemporain,.


Extraits :


- (une brève histoire de la vie, résumée par Jed) :

  « Jed n’étais pas jeune, il ne l’avait à proprement parler jamais été ; mais il était un être humain relativement inexpérimenté. En matière d’êtres humains il ne connaissait que son père, et encore pas beaucoup. Cette fréquentation ne pouvait pas l’inciter à un grand optimisme, en matière de relations humaines. Pour ce qu’il avait pu en observer l’existence des hommes s’organisait autour du travail, qui occupait la plus grande partie de la vie, et s’accomplissait dans des organisations de dimension variable. A l’issue des années de travail s’ouvrait une période plus brève, marquée par le développement de différentes pathologies. Certains êtres humains, pendant la période la plus active de leur vie, tentaient en outre de s’associer dans des micro-regroupements, qualifiés de familles, ayant pour but la reproduction de l’espèce ; mais ces tentatives, le plus souvent, tournaient court, pour des raisons liées à la « nature des temps », se disait-il vaguement en partageant un expresso avec son amante […]. »

 

- Discussion entre Houellebecq et Jed Martin. Houellebecq vient de regarder les portfolios d’anciens travaux de l’artiste et s’interroge :

«[…] Il y a une chose que je me demande en regardant votre travail depuis tout à l’heure : pourquoi avoir abandonné la photographie ? Pourquoi être revenu à la peinture ? »

  Jed réfléchit avant de répondre. « Je ne suis pas très sûr de savoir » avoua-t-il finalement. « Mais le problème des arts plastiques, il me semble », poursuivit-il avec hésitation, « c’est l’abondance des sujets. Par exemple, je pourrais parfaitement considérer ce radiateur comme un sujet pictural valable. » Houellebecq se retourna vivement en jetant au radiateur un regard suspicieux, comme si celui-ci allait s’ébrouer de joie à l’idée d’être peint ; rien de tel ne se produisit.

« Vous, je ne sais pas si vous pourriez faire quelque chose, sur le plan littéraire, avec le radiateur », insista Jed. « Enfin si, il y a Robbe-Grillet, il aurait simplement décrit le radiateur… Mais, je ne sais pas, je ne trouve pas ça très intéressant… » Il s’enlisait, avait conscience d’être confus et peut-être maladroit, Houellebecq aimait-il Robbe-Grillet ou non il n’en savait rien, mais surtout il se demandait lui-même, avec une sorte d’angoisse, pourquoi il avait bifurqué vers la peinture, qui lui posait encore, plusieurs années après, des problèmes techniques insurmontables, alors qu’il maîtrisait parfaitement les principes et l’appareillage de la photographie.

 

« La carte et le territoire », Michel HOUELLEBECQ

Editions Flammarion (428 p)

Paru en septembre 2010


Une interview intéressante de l’auteur dans Les Inrockuptibles.


D’autres avis chez : Ys , Leiloona , George , Emeraude , Neph , Herisson08 Stephie , Bénédicte , Joëlle ,  Sophie57 ...

 

Commentaires

Brize le 14-11-2010 à 16:33:12
@ Choco : Même réponse qu’à Cynthia pour la photo smiley_id118675 !


@ L’Or des Chambres : Vu et fait !


@ Liliba : C’est aussi ce que je me disais mais j’avais malgré tout décidé de ne pas lire l’auteur, car le contenu de ses romans ne m’attirait pas du tout : je n’ai franchi le pas que parce que celui-ci semblait différent.


@ Choupynette de Restin : Pareil pour moi et je trouve que ça valait le coup.
ChoupynettedeRestin le 14-11-2010 à 11:28:59
Pour la première fois j'ai envie de lire Houellebeq... sur ma LAL,donc. Bon dimanche. Clin doeil
liliba le 13-11-2010 à 16:07:03
Va falloir un jour que je me décide à lire cet auteur... Au moins juste pour ma culture générale et pour pouvoir en parler dans les dîners !
L'or des chambres le 09-11-2010 à 16:15:55
Tagguée chez moi Brize (un truc vite fait et qui devrait te plaire...)

Bonne soirée
choco (et son grenier) le 09-11-2010 à 13:52:01
je n'ai qu'une chose à dire sur ce monsieur : beurk ^^


sinon tout pareil que Cynthia pour la photo Clin doeil
Brize le 08-11-2010 à 21:46:00
b> @ Tamara : Franchiras-tu le pas (maintenant qu’il a eu le Goncourt) ?

(Merci pour la photo ! Trop bête : je n’avais même pas pensé à la retoucher boulette !)


@ Sassenach : Mais non, faut jamais avoir honte de nos billets ni les comparer à ceux des autres (oui, d’accord, ça m’arrive à moi aussi de le faire Clin doeil1 !) : on les rédige comme on veut/peut, en fonction de notre humeur/inspiration du moment (et selon les romans, on l’est plus ou moins, inspirée Quoi ) et après, ils nous plaisent ou non, mais ne t’inquiète pas, le tien rendait bien compte de ce que tu avais ressenti à ta lecture, c’est ce qu’on attendait et donc il nous a parfaitement convenu.

Et pour les italiques, ah, elles m’ont sauté aux yeux dès le départ et après, je n’en ratais pas une, c’était l’horreur smiley_id118678 !


@ Sophie57 : Aïe ! Me serais-je fait avoir par l’ironie et le second degré de l’auteur, aveuglée par ma propre aversion pour Beigbeder et parce que ça me crispait de voir que Houellebecq l’encensait ? En tout cas, je t’assure que, même si j’ai sursauté smiley_id140561en lisant l’assertion que j’ai reprise dans mon billet, je me suis effectivement demandé si c’était de l’humour ou non… et j’ai conclu (à tort, peut-être ?) que non.

Ravie, par ailleurs, que mon billet t’ait intéressée : j’avais repéré le tien après avoir lu ta réaction dans les commentaires du billet de Stephie.
sophie57 le 08-11-2010 à 16:34:45
pour moi il est évident que Houellebecq ne pense pas un seul instant que Begbeider soit un nouveau Sartre.Le problème avec cet auteur, c'est qu'on le confond souvent avec ses personnages, ou qu'on lui attribue leurs propos...En tout cas ton billet est très intéressant!
Sassenach le 08-11-2010 à 10:25:07
J'ai honte de mon billet quand je lis le tien ... il est hyper bien et intéressant ! Et pour le coup des italiques dont l'auteur a abusé, ce n'est pas la première fois que je vois ce défaut cité mais moi, je n'avais rien remarqué !!!
Tamara le 07-11-2010 à 20:36:20
J'ai un a priori tellement négatif sur l'auteur que j'hésite devant les avis plutôt positifs qui fleurissent sur la blogosphère... Ton avis constructif m'incite presque à m'y mettre !

PS : et oui, jolie photo, et même pas retouchée, je témoigne ! :-)
Brize le 07-11-2010 à 17:53:47
@ Valérie et Aifelle : Pour moi, ce roman ne mérite pas le prix Goncourt. Mais, bon, tous les romans qui l’ont déjà eus ne sont pas pour autant passés à la postérité…


@ Cynthia : Plus qu’à espérer que les romans dans ta PAL te plairont !

(et merci pour ta sympathique remarque sur ma photo ! je l’ai mise il y a seulement une semaine : c’est le recadrage d’une photo qui figure déjà sur internet dans un contexte très différent et comme je comptais en parler un de ces jours sur mon blog en mettant le lien vers le site concerné, je me suis dit qu’il valait mieux que mes visiteurs habituels (au moins ceux qui ne m’ont jamais rencontrée en vrai !) me découvrent d’abord sur mon blog plutôt qu’à cette occasion. Et puis, un grand sourire, j’ai trouvé que c’était accueillant !)


@ Sylire : J’étais dans le même cas, aussi l’opportunité en bibliothèque m’a fait franchir le pas.


@ Sybilline : Je n’ai eu aucun état d’âme pour ne pas classer ce roman dans mes lectures marquantes et je pense, effectivement, que son souvenir risque de s’effacer assez vite.

Houellebecq est un auteur que je me suis toujours refusée à lire car j’étais certaine qu’il me déplairait, compte tenu des échos que j’en avais et je crois que je ne me trompais pas.

Une chance pour moi : celui-ci, je pense, est très différent des précédents et n’ayant finalement rien lu de l’auteur, j’ai pu jouer les « Candide au pays de Houellebecq », sur un territoire dont je subodore qu’il s’éloigne des sentiers battus de l’écrivain.

Tout ça pour te dire que si, comme toi, j’avais détesté une œuvre précédente, il y a fort à parier que je n’aurais plus jamais remis les pieds chez lui.
Brize le 07-11-2010 à 17:24:00
@ Mazel : J’ai vu que tu avais beaucoup aimé.


@ George : Initialement, j’avais précisé dans ma phrase finale que ce n’était pas une lecture marquante, mais je me suis dit que j’étais assez explicite dans mon billet (et avec seulement deux parts de tarte !). Comme toi, je pense que c’est une lecture qui risque de passer rapidement à la trappe…


@ Ys : Oui, je comprends ! Moi, l’aspect art contemporain m’a beaucoup plu et c’est je pense ce qui me restera. Quant au portrait, je le trouve bien étudié : j’ai vu dans Jed Martin quelqu’un d’un peu déphasé, vivant légèrement à côté des gens et des choses, un peu « étranger » mais sensible pourtant car il a conscience de cet écart, dû en grande partie à ce qu’il a vécu dans sa famille.


@ Emeraude : J’ai vu que tu avais beaucoup aimé et je suis contente que mon billet fasse écho à ta propre lecture. J’ai relu ton avis sur le roman et, du coup, ce que tu avais écrit sur « La possibilité d’une île » : je me disais que j’avais peut-être raté quelque chose en ne lisant pas celui-ci, mais tout compte fait, je crois bien que non (déjà, moi, les scènes de sexe, sauf quand c’est Tom Robbins dans « Comme la grenouille sur son nénuphar », ça me saoule).


@ Saxaoul : Je comprends tout à fait ! (ça me rappelle ma propre aversion pour Beigbeder, parce que je n’avais pas du tout aimé « 99 F »).
sybilline le 07-11-2010 à 16:50:10
Franchement j'ai détesté ce que j'ai lu précédemment de cet auteur, j'ai donc un solide préjugé contre ce roman.

Si je t'ai bien lue, ce livre est bon pour les désoeuvrés de la plage et ne laisse aucune trace derrière lui...

Et à lire les extraits que tu proposes, l'auteur écrit toujours aussi mal.
sylire le 07-11-2010 à 10:48:30
Je n'étais pas tentée mais les avis des uns et des autres me font changer d'avis progressivement...
Cynthiaaa le 06-11-2010 à 23:42:09
Un auteur que je n'ai toujours pas lu mais dont j'ai deux autres titres dans ma PAL.

Je commencerai par lire mon stock et j'aviserai ensuite. Au moins quand je le lirai, la médiatisation sera passée Clin doeil


PS : je rêve ou tu t'es décidée à sortir de l'ombre finalement? Cette photo n'était pas là avant si je ne me trompe pas? Clin doeil Tu as bien fait en tout cas, tu es lumineuse sur cette photo Brize !
Aifelle le 06-11-2010 à 20:41:45
Houellebecq rien à faire, je ne peux pas. Et çà m'embêterait qu'il ait le Goncourt, mais vu la dernière sélection j'ai bien peur que ce soit quasiment fait.
*Valérie* le 06-11-2010 à 20:39:47
Au moins, tu pourras bientôt te dire que tu as lu le nouveau Goncourt...Enfin, je pense.
saxaoul le 06-11-2010 à 20:36:06
L'extension du domaine de la lutte a été le premier et seul livre de Houellebecq que j'ai lu. J'ai tellement détesté que je n'ai absolument plus envie de le lire. Et si il obtient le Goncourt (ce dont je ne doute pas un seul instant) j'aurai encore moins envie de le lire.
3meraude le 06-11-2010 à 16:33:48
j'aime beaucoup ce billet.

Je rejoins ton avis à 99%, pour ne pas dire 100%.

Vraiment, je suis d'accord avec toi en tout point et tu sais quoi ? ça me donne envie de le relire !
Ys le 06-11-2010 à 15:47:47
Alors, si je t'ai bien lue : l'intrigue policière ne t'intéresse pas, pas plus que la présence de Houellebecq dans son livre et le portrait la France de 2020 : moi non plus. Ce qui reste, c'est la réflexion sur l'art contemporain, auquel personnellement, je ne m'intéresse pas. Tu comprends pourquoi ce livre ne m'a pas convaincue. Car le portrait "en finesse" du héros, je le cherche encore...
George le 06-11-2010 à 15:17:58
nous avons un peu le même avis ! avec le recul je me rends compte qu'il m'en reste pas grand chose !!!
mazel le 06-11-2010 à 15:16:31
un livre excellent !

bises