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Titre du blog : Sur mes brizées
Auteur : Brize
Date de création : 23-04-2008
 
posté le 08-07-2008 à 08:41:20

"Un lieu incertain", Fred VARGAS

Le commissaire Adamsberg se trouve confronté à un crime atroce, dans un pavillon de la banlieue de Garches, crime qui semble présenter des liens avec une découverte non moins macabre, près d’un cimetière londonien.

Une fois de plus, le « pelleteur de nuages » et sa Brigade vont devoir mobiliser toutes leurs ressources pour découvrir le criminel !

    Le style de Vargas a su à nouveau me séduire et j’ai été prise au piège d’une histoire dont les méandres nous conduisent, par des chemins plus ou moins détournés (y compris celui menant à un petit village de Serbie), vers la découverte du criminel.

    Même si j’ai, au passage, noté par rapport aux précédents romans de l’auteur quelques similitudes dans les manières de procéder (qu’il m’est impossible d’évoquer sans trop en dire sur l’histoire), cela n’a pas gâché mon plaisir et je pense que tous les amateurs devraient être satisfaits de ce nouvel opus des aventures de notre (cher) commissaire Adamsberg !

    Mon seul regret : Retancourt n’est que fort peu présente dans ce volume !


"Un lieu incertain", Fred VARGAS

éditions Viviane Henry (385 p)


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  On aime ou on n’aime pas… (personnellement, j’adore !) la manière qu'a Vargas de décrire :



  - les particularités d’Adamsberg :

  son pouvoir apaisant :

« Quand je pose la mains sur la tête des gens, ils s’endorment. C’est tout.»

et on constatera que ça fonctionne aussi avec les chats !

  son goût pour la déambulation :

Il faut qu’il marche (ça l’aide à penser… enfin à laisser des formes de pensées indistinctes dériver en lui !)

  sa façon de raisonner … ou plutôt de ne pas raisonner :

« Il arrivait qu’Adamsberg se concentre, se transforme en un attaquant dense et dangereux. C’était rare, mais il était alors possible de le contrer. Il offrait en revanche moins de prises quand sa matière mentale se disloquait en masses mouvantes, ce qui était le cas en général. Et plus aucune quand cet état s’intensifiait jusqu’à la dispersion, comme en ce moment, aidé par le balancement du train qui abolissait les cohérences. Adamsberg semblait alors de déplacer comme un plongeur, le corps et les pensées ondulant gracieusement sans objectif. […] Accompagner Adamsberg en ses extrêmes, c’était rejoindre l’eau profonde, les poissons lents, les vases onctueuses, les méduses oscillantes .[…] A ces moments spécialement aqueux, on ne pouvait pas argumenter avec lui pas plus qu’avec de l’écume, de la mousse, des nuées. »



  - l’équipe d’Adamsberg (présentation non exhaustive) :


  Danglard : dont Adamsberg se figure l’esprit « comme un bloc de calcaire fin où la pluie des questions avait creusé d’innombrables cuvettes où gisaient les soucis irrésolus. Chaque jour, trois ou quatre de ces cuvettes étaient simultanément en activité. […] dès qu’une cuvette était assainie, elle libérait de l’espace pour en créer d’autres, emplies de nouvelles interrogations taraudantes. A s’en occuper sans cesse, il empêchait la sédimentation tranquille et le comblement naturel des excavations par l’oubli. »

  Violette Retancourt : « Retancourt savait-elle, ou non, qu’elle représentait pour lui un arbre secourable, aux fruits coriaces et miraculeux, ce genre d’arbre qu’on enlace sans pouvoir en faire le tour, sur lequel on grimpe en hâte quand surgit l’enfer ? Où l’on construit sa cabane dans les branches hautes ?  »

  Le lieutenant Noël : « le membre le plus brutal de l’équipe, vulgaire avec les femmes, primitif avec les hommes, méprisant avec les prévenus. Il créait plus d’ennuis que de bien, mais Danglard estimait sa présence nécessaire, affirmant que Noël catalysait ce que tout flic a de pire au fond de lui et que, de sorte, il permettait aux autres d’être meilleurs. »

  Le lieutenant Froissy : « ravitaillait comme en temps de guerre. Maigre, affamée, l’obsession de Froissy pour la nourriture l’avait conduite à installer des planques farcies d’aliments au sein de la Brigade. »

  Estalère : « le seul membre de la Brigade incapable de distinguer l’utile de l’inutile chez Adamsberg ». « A la Brigade, il était admis qu’on parlait de « l’ingénuité » d’Estalère, plutôt que de sa bêtise. Quatre fois sur cinq, Estalère était à côté de la plaque. »


  extrait de :

"Vargas pour les nuls", Tom GLARCOURT

éditions Neptune éternel (895 p)

à paraître en août 2008

 

Commentaires

SD49 le 05-10-2008 à 18:49:20
Ca y'est je l'ai enfin lu!!! mais où va-t-elle chercher toutes ses idées ???? c'est quand meme assez tordu, mais c'est bien.
Céline de enlivrezvous le 24-07-2008 à 12:27:39
En tant que vraie fan, j'ai adoré ce dernier opus de la saga Adamsberg, mais j'avoue que Retancourt nous manque est que l'assasin est trop facilement dévoilé (il y a un indice flagrant!) :-)
liliba le 21-07-2008 à 20:04:16
Je ne l'ai pas encore acheté, mais j'en crève d'envie !!!!
Fantômette-en-larmes le 10-07-2008 à 21:16:45
Soit disant que Fantômette a déjà été utilisé. Que l'usurpatrice se dénonce, mille pompons !!
Fantômette-en-larmes le 10-07-2008 à 21:13:41
Je n'ai pas encore osé le lire, çui là. Et pourtant, il trône en haut de la PAL (les nouveaux venus ont fait allégeance en se glissant dessous). Mais je le garde pour les jours de vent mauvais qui devraient venir bientôt. Très important ça, d'avoir un refuge pour le cas où. Vargas et Adamsberg sont un refuge, de même que Danglard et les autres.

Ceci étant, je suis verte de jalousie. Comment as-tu fait pour lire un live sur Vargas avant sa publication ? Tu l'as écrit ?
SD49 le 09-07-2008 à 08:45:02
Une de mes amies a du l'acheter, j'attends avec impatience qu'elle revienne de vacances pour le lire
maijo le 08-07-2008 à 21:42:06
Tu as déjà eu le temps de le lire??? Depuis sa sortie, il séjourne en bonne place dans ma PAL, mais des traîtres sont venus s'y déposer entretemps, sans crier gareet à lire en urgence. Je suis impatiente de pouvoir enfin l'ouvrir. J'adore aussi, comme toi...
Tamara le 08-07-2008 à 14:10:18
Je lis ton billet en diagonale car j'ai bien intention de le lire !!
fashion victim le 08-07-2008 à 13:55:17
Je suis comme toi, une inconditionnelle de Vargas et d'Adamsberg, pour toutes les raisons que tu cites si bien! J-B rules! Sourire