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Titre du blog : Sur mes brizées
Auteur : Brize
Date de création : 23-04-2008
 
posté le 20-09-2008 à 08:55:34

Donald WESTLAKE : Pas pour moi ???

Quatrième de couverture du livre « Le contrat », de Donald WESTLAKE :

 

  « Tout commence dans la salle de lecture d’une bibliothèque de Manhattan. Bryce Proctorr, auteur à succès, y prend des notes pour son prochain roman, qu’il a du mal à commencer. Il faut dire que Bryce est au milieu d’un divorce particulièrement pénible et que Lucie, sa future ex femme, a promis de le saigner à blanc. Soudain, Bryce aperçoit Wayne Prentice, un « collègue » avec lequel il a débuté. Mais qui n’a pas eu sa chance : il est sur la fameuse liste « intermédiaire de l’ordinateur, des commerciaux, celle qui recense les écrivains dont la courbe des ventes est descendante. Les conséquences sont faciles à prévoir : moins de livres mis en place dans les librairies, des avances de plus en plus faibles, le début d’un cercle vicieux.

  Les deux hommes, qui ne se sont pas revus depuis des années, exposent leurs difficultés, et Bryce a soudain une idée de génie : Wayne a un manuscrit, mais pas d’éditeur ; Bryce a un éditeur mais pas de manuscrit. Wayne va donc « vendre » son œuvre à Bryce qui la fera publier sous son nom et les bénéfices seront répartis de façon égale.

  Wayne accepte. C’est alors que Bryce ajoute une clause à l’étrange contrat qui va les lier : son épouse doit mourir. »

 

   Avec cette quatrième de couverture et les éloges lus au sujet de ce livre, j’étais acquise d’avance à ce premier roman que je découvrais de Donald Westlake, auteur autour duquel je tournais depuis un moment, sans parvenir à choisir le titre par lequel l’aborder (et auteur que, même si vous croyez ne pas le connaître, vous avez peut-être déjà croisé par l’intermédiaire du film « Le couperet », avec José Garcia, qui est une adaptation d’une de ses œuvres). 

 

   Hélas, j’ai trouvé la narration plate et plutôt languissante, au point que, après une petite centaine de pages, j’ai failli arrêter ma lecture.

   Il est vrai que les thèmes utilisés pour l’intrigue m’avaient un petit goût de déjà vu, sans que je puisse clairement identifier l’origine de cette impression (Hitchcock, Stephen King…). Mais peu importe. En littérature, la reprise de thèmes n’est pas exceptionnelle, tant s’en faut, mais c’est la modification du traitement qui en fait toute la richesse. Ici, j’ai trouvé ce traitement linéaire et nulle qualité de style particulière n’est venue racheter cela.

 

   Pour ce qui est de la psychologie des personnages, certes, l’auteur s’y intéresse. Mais Wayne est déconcertant et il me semble que l’auteur élude la difficulté le concernant, puisque l’individu surmonte finalement rapidement son "problème". Quant à Bryce, il y a à mon sens davantage ressassement que progression psychologique vers un point culminant, ce que pourtant l’auteur a voulu faire. Enfin Susan, l’épouse de Wayne, est dotée d’une personnalité qui mériterait qu'on s’y attarde davantage.

   Je n’ai pas non plus noté d’arrière-plan social dans ce roman (excepté les considérations concernant le milieu de l’édition) : c’est l’intrigue qui prime, resserrée sur un nombre très réduit de personnages.

 

   Tout ça pour dire que je n’ai rien trouvé qui me permette d’accrocher à ce livre.

 

   Pour conclure, l’ensemble m’a paru manquer de rythme et de surprise : je voyais les choses arriver et, en fin de compte, je me moquais un peu qu’elles arrivent ou non, parce que les protagonistes n’avaient pas retenu mon attention.

   Un livre que je n’ai achevé que pour savoir si le fin mot de l’histoire allait, pour moi, racheter le reste. Ce ne fut pas le cas. La chute, qui se veut impressionnante, ne m’a pas étonnée plus que cela. 

 

   Déçue, je n’ai pas envie de lire à nouveau du Westlake. Je me demande en effet si ce type de récit est pour moi, car lorsque la jaquette du livre affiche la mention « thriller », je m’attends à davantage de tension dramatique. 

 

   Mais ce n’est que mon avis et il n’est absolument pas partagé par Cuné et Amanda , qui ont beaucoup apprécié leur lecture. 

 

« Le contrat », Donald Westlake

Editions Rivages collection Thriller (337 p)

(et en édition de poche Rivages Noir) 

 

Commentaires

keisha le 15-01-2009 à 19:56:37
En effet, c'est un flop pour toi ! Bon, Westlake c'est peut être plus pour l'ambiance, mais il y a généralement quand même du suspense et des rebondissements.
brize le 24-09-2008 à 18:20:14
@ Liliba : Oui, tu pourras te faire ton opinion, comme ça !

@ Uncoindeblog : Ouf, tu me rassures, je n'ai pas été la seule à être déçue (même si, pour ce qui te concerne, tu ne l'étais qu'un peu) !
uncoindeblog le 24-09-2008 à 14:03:24
Ce n'est pas le Westlake que j'ai préféré. Cela fait un moment que je l'ai lu, mais peut être était-ce cette platitude que tu soulignes ou alors en comparant avec d'autres titres tel qu"Aztèques dansants" qui m'a fait éprouvé une certaine déception.
liliba le 23-09-2008 à 09:18:30
Il est dans une de mes tournantes de bouquins et passera surement donc un jour à la maison... On verra bien ce qu'il en ressortira !
brize le 23-09-2008 à 08:04:02
Peut-être... mais pas tout de suite !
Solen le 22-09-2008 à 18:16:15
J'adore Weslake, le couperet reste son meilleur, mais n'hésites pas à en tester d'autres, Le rythme n'est pas toujours au rdv, mais on passe en général un bon moment;
brize le 22-09-2008 à 11:49:55
@ Karine : Donald Westlake est un grand nom du roman policier et il y a de fortes chances que tu l'appréhendes quand même différemment de moi.

@ Amanda : Tu as raison, il faudrait que je voie si le côté humoristique de l'auteur me séduit davantage que son côté obscur !
amandameyre le 21-09-2008 à 13:22:17
oui, il n'y a pas de suspens au sens propre du terme, tout est dans la noirceur des personnages.


Je te conseille d'essayer aussi avec Jimmy the Kid, qui est tout à fait drôle Sourire
Karine :) le 20-09-2008 à 13:00:24
Je l'avais noté chez Cuné et Amanda, celui-là... je le garde noté mais un avis plus mitigé va remettre mes attentes à la bonne place!!